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EAN : 9782264066947
Code sériel : 5267
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
Avant l'aube
Collection : Polar
Date de parution : 05/10/2017
Éditeurs :
10/18

Avant l'aube

Collection : Polar
Date de parution : 05/10/2017
Nouvelle recrue de la Brigade Criminelle, l’inspecteur Marlin se retrouve plongé dans le théâtre d’un monde corrompu où sévit le Service d’Action Civique du général De Gaulle. 
Paris, 1966. Le cadavre mutilé d’une femme est retrouvé sur les rails de la Petite Ceinture. Marlin, un flic fraichement muté à la Brigade Criminelle, ancien maquisard, veuf et amateur... Paris, 1966. Le cadavre mutilé d’une femme est retrouvé sur les rails de la Petite Ceinture. Marlin, un flic fraichement muté à la Brigade Criminelle, ancien maquisard, veuf et amateur de jazz, est chargé de l’enquête sous les ordres du Commissaire Baynac. Il va découvrir le monde de l’affairisme politico-financier,... Paris, 1966. Le cadavre mutilé d’une femme est retrouvé sur les rails de la Petite Ceinture. Marlin, un flic fraichement muté à la Brigade Criminelle, ancien maquisard, veuf et amateur de jazz, est chargé de l’enquête sous les ordres du Commissaire Baynac. Il va découvrir le monde de l’affairisme politico-financier, un monde corrompu et cynique, où le Service d’Action Civique (SAC), la police parallèle du général de Gaulle, règne souterrainement en maître. Dans ce théâtre d’ombres – où l’on croisera un entrepreneur véreux, un ancien para reconverti en homme de main et un sénateur corrompu – ses convictions républicaines seront ébranlées et l’héritage de la Résistance sérieusement mis à mal.
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EAN : 9782264066947
Code sériel : 5267
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • smithro Posté le 17 Février 2022
    Un très bon polar découvert récemment qui mêle habilement le politique et l'intime. À travers une enquête de Philippe Marlin (le lecteur y verra immédiatement un hommage au personnage de Philipp Marlowe créé par Chandler), l'auteur nous invite à nous plonger dans les zones d'ombre du gaullisme. Ceux qui l'ignorent découvriront que par le biais du SAC, véritable police politique caché du régime, le général et ses séides utilisaient de véritables méthodes de voyous, n'hésitant pas recruter des criminels endurcis pour taper sur les communistes. Cela dit, si l'histoire est présente, cela reste un roman au style alerte et vivant et aux personnages principaux attachants. En conclusion, un livre qui reprend les codes du roman noir, tels qu'ils ont été définis par les pères fondateurs, Chandler et Hammett, en les adaptant avec brio à la société française des années 1960.
  • Ana_Kronik Posté le 30 Octobre 2021
    On est au milieu des trente glorieuses. Tout est possible, l'avenir s'annonce radieux. Côté pile, la madeleine de Proust: le jazz, les petits restos sympathiques et sans chichis, où les habitués rangent leur rond de serviette dans le casier en bois. Ici, l'entrecôte-pommes grenaille flirte avec le gevrey-chambertin (on pouvait encore se siffler une bouteille à midi sans que personne n'y trouve à redire). Le hachis Parmentier et la tarte aux pommes (tous deux maison, évidemment) vous sont servis sur la table en Formica. L'autoroute n'existe pas encore: il faut toute une après-midi pour se rendre de Paris en Bourgogne, par les départementales... Côté face, pour construire ces fameuses autoroutes, il faut bien vaincre quelques résistances, et mettre un pied dans la corruption. Le milieu du BTP, du SAC, et des politicards troubles, sans oublier les séquelles de la guerre qui ont séparé les deux camps, résistants, collabos et profiteurs en tous genres. Avec au passage, un petit détour par les bidonvilles de Nanterre où l'on a laissé s'entasser sans scrupule, les ouvriers étrangers conviés à participer à cette grande époque de construction. Xavier Boissel ressuscite un vocabulaire que l'on avait oublié ou qui m'était même inconnu, comme la bignole (concierge) ou les... On est au milieu des trente glorieuses. Tout est possible, l'avenir s'annonce radieux. Côté pile, la madeleine de Proust: le jazz, les petits restos sympathiques et sans chichis, où les habitués rangent leur rond de serviette dans le casier en bois. Ici, l'entrecôte-pommes grenaille flirte avec le gevrey-chambertin (on pouvait encore se siffler une bouteille à midi sans que personne n'y trouve à redire). Le hachis Parmentier et la tarte aux pommes (tous deux maison, évidemment) vous sont servis sur la table en Formica. L'autoroute n'existe pas encore: il faut toute une après-midi pour se rendre de Paris en Bourgogne, par les départementales... Côté face, pour construire ces fameuses autoroutes, il faut bien vaincre quelques résistances, et mettre un pied dans la corruption. Le milieu du BTP, du SAC, et des politicards troubles, sans oublier les séquelles de la guerre qui ont séparé les deux camps, résistants, collabos et profiteurs en tous genres. Avec au passage, un petit détour par les bidonvilles de Nanterre où l'on a laissé s'entasser sans scrupule, les ouvriers étrangers conviés à participer à cette grande époque de construction. Xavier Boissel ressuscite un vocabulaire que l'on avait oublié ou qui m'était même inconnu, comme la bignole (concierge) ou les barbillons (proxénètes). Une intrigue bien menée, et comme dans tout polar qui se respecte, du grain à moudre sur notre époque actuelle: qu'est-ce qui a vraiment changé ?
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  • 1001histoires Posté le 19 Août 2020
    Avant l'aube : C'est un bon flic, en service depuis 1949. Il s'est illustré en octobre 1966 en tuant les deux braqueurs qui venaient de commettre un hold up sanglant dans une bijouterie de Paris. Alors il a été muté à la Crim' pour y travailler sous les ordres du réputé commissaire Baynac. Il aurait pu se réjouir, mais non. Il ne reste rien de sa vie privée depuis le décès de son épouse Jeanne trois mois auparavant. Il ne reste rien de sa vie privée, seulement un studio aux Batignolles, des disques de jazz, son chat Duke ( comme le surnom d'Ellington ) et le whisky. Voilà comment commence ce superbe roman noir, il n'est pas récent ( parution en 2017 ), je le gardai précieusement sous le coude en attendant le bon moment pour l'ouvrir. Dés les premières pages, j'ai senti que l'ambiance serait au rendez-vous, le temps des 404 Peugeot, des ID 19 Citröen, la R 8 Gordini, la police et ses TUB. Le formica envahit les bistrots et le béton chasse les pavés. L'action se passe durant l'hiver 1966 - 1967. L'hiver à Paris est sombre. C'est un bon flic, un peu impulsif mais un bon flic qui... Avant l'aube : C'est un bon flic, en service depuis 1949. Il s'est illustré en octobre 1966 en tuant les deux braqueurs qui venaient de commettre un hold up sanglant dans une bijouterie de Paris. Alors il a été muté à la Crim' pour y travailler sous les ordres du réputé commissaire Baynac. Il aurait pu se réjouir, mais non. Il ne reste rien de sa vie privée depuis le décès de son épouse Jeanne trois mois auparavant. Il ne reste rien de sa vie privée, seulement un studio aux Batignolles, des disques de jazz, son chat Duke ( comme le surnom d'Ellington ) et le whisky. Voilà comment commence ce superbe roman noir, il n'est pas récent ( parution en 2017 ), je le gardai précieusement sous le coude en attendant le bon moment pour l'ouvrir. Dés les premières pages, j'ai senti que l'ambiance serait au rendez-vous, le temps des 404 Peugeot, des ID 19 Citröen, la R 8 Gordini, la police et ses TUB. Le formica envahit les bistrots et le béton chasse les pavés. L'action se passe durant l'hiver 1966 - 1967. L'hiver à Paris est sombre. C'est un bon flic, un peu impulsif mais un bon flic qui sent quand quelque chose ne colle pas. Il fait équipe avec l'inspecteur Le Varech. Le duo va avoir fort à faire, le cadavre atrocement mutilé d'une femme est découvert près d'un tunnel de chemin de fer de la Petite Ceinture. Oui, il ne sera pas facile de voir le bout du tunnel. Ce flic ( le narrateur ) s'appelle Marlin. Son prénom ? Fatalement, c'est une femme qui lui arrachera la confidence. Cette femme aurait pu lui enlever ses pensées sombres, l'extraire de ses journées noires et de son sommeil ponctué de cauchemars, jamais de rêves. Mais un cadavre a été découvert et il veut enquêter jusqu'au bout, quoi qu'il en coûte ! L'ambiance est surtout rendue par le visage de Paris et de la France à cette époque. Un immense chantier où fourmille une main d'oeuvre venue d'Afrique du Nord vivant dans des bidonvilles. A l'époque, Cergy et Pontoise sont encore à la campagne. Mais partout on exproprie pour construire des immeubles et des autoroutes. Tous les moyens sont bons pour exproprier, le SAC s'y emploie. Que les débuts de la Vème République furent noirs ! Des flics pourris, des politiques pourris, des promoteurs pourris, des entrepreneurs pourris. La majorité gaulliste ne tremble pas pour les législatives. Pour la première fois il y a des sondages et ils lui sont très favorables. Tout pour le progrès social ! Tout pour l'indépendance ! Tout pour faire un superbe roman noir, avec un volet polar bien mené et un volet social qui s'y prête bien. Que les débuts de la Vème République furent noirs ! Il est bien loin l'esprit de la Résistance. Marlin a été Résistant pendant la Guerre, dans les Maquis des forêts du Loiret. Mais tout cela est bien fini, oublié, enseveli sous la politique et les magouilles. Seul Duke mérite de finir aux Aunottes ... Le 16 février 1967, Marlin livre son dernier assaut. Avant l'aube.
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  • DrBenway Posté le 12 Décembre 2018
    Immense polar, dont les multiples citations - dont les sources sont dévoilées à la fin du récit - glissent comme une rivière souterraine affleurant et qui aurait sa vie propre... Rare de trouver une telle poésie noire dans un roman de ce genre...
  • claude53 Posté le 2 Juin 2018
    Une critique est toujours difficile à entamer….. il ne faut pas répéter ce qui fut dit déjà….. et je n'aime pas écrire un nouveau résumé d'un livre comme on peut le lire en quatrième de couverture. Pour ce livre, voyons les choses sous un autre angle… un polar certes, mais quelle belle langue, quelle poésie dans de multiples passages, quel hommage au jazz des années 50 et 60 (John Coltrane, Miles Davis, entre autres….) et au jazz plus classique (Duke Ellington). Un roman policier, mais aussi dévoilant les dessous de la politiques années 60, ambiance Affaire Ben Barka. Mais surtout, surtout, la poésie de la langue qu'on oublie trop souvent. Le grand plaisir de la lecture, comme un rendez-vous avec Léo Malet et les tout grand du beau polar français, compact, poétique. UN PUR PLAISIR QUE JE RECOMMANDE SANS RESERVE POUR AUTANT QUE LE LECTEUR AIME LE POLAR TOUT EN IMPRESSIONS, EN DESCRIPTIONS D'UNE GRAND POESIE, ET MERVEILLEUSE EVOCATION DU PARIS DES ANNEES 60, UN PARIS ENGLOUTI, MAIS QU'ON PEUT RETROUVER DANS LE RÊVE ET GRÂCE A DE TELS LIVRES !!!!!
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