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EAN : 9782221256275
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 135 x 215 mm
La Clé à molette
Roland Stragliati (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 30/09/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

La Clé à molette

Roland Stragliati (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 30/09/2021

La réédition en poche du roman lauréat du prix Strega en Italie, l’équivalent du Goncourt, par l’auteur de Si c’est un homme

Sur un chantier isolé en basse Volga, deux hommes se lient d’amitié. Le premier, jeune constructeur de charpentes métalliques et bourlingueur jamais à court d’histoires, s’appelle Faussone. Le second, un...

Sur un chantier isolé en basse Volga, deux hommes se lient d’amitié. Le premier, jeune constructeur de charpentes métalliques et bourlingueur jamais à court d’histoires, s’appelle Faussone. Le second, un chimiste, c’est Primo Levi, qui se fait le narrateur de leurs discussions. Tout y passe : le métier, la famille,...

Sur un chantier isolé en basse Volga, deux hommes se lient d’amitié. Le premier, jeune constructeur de charpentes métalliques et bourlingueur jamais à court d’histoires, s’appelle Faussone. Le second, un chimiste, c’est Primo Levi, qui se fait le narrateur de leurs discussions. Tout y passe : le métier, la famille, les amis, les femmes. Avec La Clé à molette, paru en 1978, Primo Levi, que son témoignage et sa réflexion sur Auschwitz avaient placé au tout premier rang des écrivains du XXe siècle, explorait une nouvelle dimension littéraire et, s’interrogeant sur le lien entre le monde des intellectuels et celui des ouvriers, donnait une leçon de vie drôle et désabusée.

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EAN : 9782221256275
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gielle Posté le 11 Novembre 2021
    Eloge au travail manuel d'abord, au travail bien fait ensuite, ce livre rend magnifiquement hommage à toutes les personnes qui aiment leur travail, et qui tiennent à le réaliser le mieux possible. Tout au long de sa lecture, je me suis sentie si proche de Fausonne, cet ouvrier hyper qualifié, qui raconte les mésaventures vécues sur divers chantiers dans le monde, en les présentant comme des défis rendant ses tâches passionnantes...
  • jmarcio Posté le 24 Octobre 2021
    Je me suis intéressé à ce livre après avoir lu "Si c'est un homme". Et j'attendais retrouver quelque chose dans le même style même si c'était sur un autre sujet. En fait... c'était quelque chose complètement différente. Un dialogue entre un ouvrier monteur et un chimiste écrivain (Primo Levi, lui même). Un dialogue entre deux personnes de niveau culturel assez différent différent. Pour commencer, on ne retrouve pas une partie descriptive de contexte au début du livre. On rentre tout de suite dans le dialogue entre les deux hommes. La quasi totalité du livre ne concerne que les récits de l'ouvrier, son boulot, quelques péripéties, mais avec une richesse de détails techniques typique des ouvriers qui aiment leur boulot - disons même un peu prolixe. Le récit de l'ouvrier est, de temps en temps, intercalé par ceux du chimiste. La différence dans la, disons, richesse littéraire des deux récits est frappante. Lisant les récits de Faussonne, j'imagine parfaitement être devant un ouvrier, tandis que celui du chimiste, je retrouve le style déjà connu de Primo Levi. Ce n'est pas péjoratif ce que j'écris - la vie est ainsi. Peut-être que ce livre aurait pu être plus court mais... par son originalité, au moins pour moi,... Je me suis intéressé à ce livre après avoir lu "Si c'est un homme". Et j'attendais retrouver quelque chose dans le même style même si c'était sur un autre sujet. En fait... c'était quelque chose complètement différente. Un dialogue entre un ouvrier monteur et un chimiste écrivain (Primo Levi, lui même). Un dialogue entre deux personnes de niveau culturel assez différent différent. Pour commencer, on ne retrouve pas une partie descriptive de contexte au début du livre. On rentre tout de suite dans le dialogue entre les deux hommes. La quasi totalité du livre ne concerne que les récits de l'ouvrier, son boulot, quelques péripéties, mais avec une richesse de détails techniques typique des ouvriers qui aiment leur boulot - disons même un peu prolixe. Le récit de l'ouvrier est, de temps en temps, intercalé par ceux du chimiste. La différence dans la, disons, richesse littéraire des deux récits est frappante. Lisant les récits de Faussonne, j'imagine parfaitement être devant un ouvrier, tandis que celui du chimiste, je retrouve le style déjà connu de Primo Levi. Ce n'est pas péjoratif ce que j'écris - la vie est ainsi. Peut-être que ce livre aurait pu être plus court mais... par son originalité, au moins pour moi, c'est un livre qui mérite d'être lu.
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  • Tsuru Posté le 22 Février 2018
    Sous forme d'un dialogue entre deux hommes, et bien souvent même d'un monologue, l'un écoutant l'autre parlant, Primo Levi dresse ici le portrait d'une profession, constructeur de charpentes métalliques. Mais plus généralement, ce sont des sujets universels qui sont traités ici: l'amitié, l'exil, notre rapport au travail, l'amour, le voyage,... Tout à tour drôle et émouvant ce petit roman nous amène à nous interroger sur le sens de notre vie.
  • bilodoh Posté le 3 Février 2014
    Aimez-vous votre boulot? Ce n’est pas l’intro d’un quiz de psychologie populaire : le travail est vraiment le thème de ce roman de Primo Levi, un texte bien différent des horreurs des camps de « Si c’était un homme ». « le fait d'aimer son travail — qui est, hélas! le privilège de peu de gens — est bien ce qui peut donner la meilleure idée et la plus concrète du bonheur sur terre. (p.102) Les métiers de la construction ne sont pas très présents dans la littérature, peut-être parce qu’il n’est pas très courant d’avoir à la fois l’imagination littéraire et l’intelligence concrète des bâtisseurs. On trouve plus facilement des romans qui traitent des difficultés des écrivains! De ce texte de Levi, je retiens la beauté du travail d’ingénierie, la satisfaction devant l’élégance et la solidité de la structure d’un pont ou d’une tour. Dans les discussions entre les gars, on découvre aussi l’amitié entre les hommes et la vision du monde des travailleurs qui vont d’un chantier à l’autre sans s’attacher. Une œuvre à découvrir.
  • JeanLouisBOIS Posté le 15 Janvier 2014
    Le travail, c’est toute une histoire. Avec La Clé à molette, Primo Levi aborde un thème peu présent dans les romans du 20ème siècle : le travail manuel comme outil de dignité humaine et de relations entre les individus par la transmission de connaissances spécifiques et par la source d’histoires racontées et échangées. Cet ouvrage constitue véritablement un roman, même s’il, peut apparaître au premier abord comme un recueil de nouvelles. En effet, Faussone raconte au narrateur très semblable à l’auteur (italien, chimiste, écrivain) le récit de son expérience de monteur international et c’est l’occasion de mettre en scène de nombreuses petites saynètes relatant son mode de vie avec les joies et les peines qui en résultent. Il en ressort un amour du travail bien fait mais aussi une certaine affection pour le travail qui ne se passe pas comme prévu et qui exige du monteur une capacité de dépasser ses habitudes pour pouvoir résoudre les problèmes qui se présentent. Ces obstacles plus ou moins bien surmontés représentent pour Faussone le sel de son métier et la base des histoires qu’il prend plaisir à raconter. La confrontation entre le travail manuel et intellectuel aboutit souvent à des rapprochements... Le travail, c’est toute une histoire. Avec La Clé à molette, Primo Levi aborde un thème peu présent dans les romans du 20ème siècle : le travail manuel comme outil de dignité humaine et de relations entre les individus par la transmission de connaissances spécifiques et par la source d’histoires racontées et échangées. Cet ouvrage constitue véritablement un roman, même s’il, peut apparaître au premier abord comme un recueil de nouvelles. En effet, Faussone raconte au narrateur très semblable à l’auteur (italien, chimiste, écrivain) le récit de son expérience de monteur international et c’est l’occasion de mettre en scène de nombreuses petites saynètes relatant son mode de vie avec les joies et les peines qui en résultent. Il en ressort un amour du travail bien fait mais aussi une certaine affection pour le travail qui ne se passe pas comme prévu et qui exige du monteur une capacité de dépasser ses habitudes pour pouvoir résoudre les problèmes qui se présentent. Ces obstacles plus ou moins bien surmontés représentent pour Faussone le sel de son métier et la base des histoires qu’il prend plaisir à raconter. La confrontation entre le travail manuel et intellectuel aboutit souvent à des rapprochements où la complémentarité et une certaine similarité se font jour et où l’opposition est souvent surmontée. D’autant que le narrateur a lui aussi son histoire à raconter ce qui en fin de compte rapproche les deux compères et les place sur un pied d’égalité ou de comparaison. On voit donc que l’ensemble de cette trame structure un roman à partir de récits a priori dispersés. On trouve aussi dans La Clé à molette des réflexions sur l’importance de l’auditeur et sur le roman en train de s’écrire qui donnent à ce livre une profondeur supplémentaire. On pourrait même y trouver une sorte d'allégorie de l'écrivain. En effet, un auteur de livres se nourrit d'expériences multiples et variées comme celles que Faussone se plaît à raconter. Puis le romancier crée une histoire originale qui fait la synthèse du matériau brut en utilisant ce qui l'intéresse comme il y est fait allusion dans La Clé à molette. Cet effet de miroir, cette mise en abyme renforce évidemment le charme du récit où on sent les clins d’œil amusés de Primo Levi. On a ainsi affaire à un roman drôle et désabusé, mais pas comique et pas désespéré où percent à chaque page l’humanisme et l’universalisme de l'auteur italien.
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