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EAN : 9782264049476
Code sériel : 1559
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

La fille du temps

Michel DUCHEIN (Traducteur)
Collection : Grands Détectives
Date de parution : 02/04/2009

Immobilisé sur son lit d'hôpital, l'inspecteur Grant s'ennuie. Pour se distraire, il passe au crible de son œil criminologiquement très exercé des portraits de personnages historiques. Parmi eux, un visage lui inspire sympathie et déférence. Mais il s'avère être celui de l'épouvantable Richard III, roi d'Angleterre, parvenu au trône (voyez...

Immobilisé sur son lit d'hôpital, l'inspecteur Grant s'ennuie. Pour se distraire, il passe au crible de son œil criminologiquement très exercé des portraits de personnages historiques. Parmi eux, un visage lui inspire sympathie et déférence. Mais il s'avère être celui de l'épouvantable Richard III, roi d'Angleterre, parvenu au trône (voyez Shakespeare) grâce à l'assassinat de ses neveux, les enfants d'Édouard. Alors commence à travers l'Histoire une quête de la vérité qui forme l'une des enquêtes les plus originales de toute la littérature policière, l'un des dix grands classiques du genre salué par la critique et aussi par les pairs de l'auteur.


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EAN : 9782264049476
Code sériel : 1559
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bougnadour Posté le 23 Octobre 2020
    La Fille du temps où comment un roman policier en apparence insignifiant se révèle plein de richesses. Comme dans Fenêtre sur cour de Hitchcock, le héros, un policier convalescent cloué sur son lit, mène une enquête par amis interposés et avec le personnel soignant. Ayant reçu des livres il est troublé par un portrait de Richard III, l'incarnation du mal chez Shakespeare. Se piquant de morphopsychologie il s'étonne de ne pas déceler un criminel dans ce visage et décide de faire des recherches historiques depuis son lit. L'air de rien ce petit polar pose des questions d'historiographie : sur les témoignages du passé qui ne sont pas toujours sincères, sur les historiens qui ne sont pas exempts de parti pris, qui peuvent se contenter de répéter à l'infini des éléments non vérifiés. On apprend aussi à investiguer sur des faits vieux de cinq cents ans, à recouper les sources littéraires et à ne pas se fier à Shakespeare. Voilà donc un divertissement de haut vol, intelligent et plein d'humour et qui, de plus, rétablit une vérité... mais méfions nous de ce que l'on trouve dans les livres.
  • lesjolismotsdeclem Posté le 17 Août 2020
    Richard III (personnage historique) : le dernier roi d'Angleterre de la maison d'York, de 1483 à sa mort, en 1485. De courte durée fut son règne. La postérité garde de Richard l'image d'un tyran machiavélique et monstrueux, coupable d'infanticide, suite aux portraits dressés par les historiens de la période Tudor. William Shakespeare lui accorda l'une de ses premières tragédies. L'une de mes matières préférées a toujours été l'Histoire. Je trouve cela passionnant à divers niveau. Apprendre à connaître ceux qui nous ont précédés, leurs mœurs et coutumes. De la dynastie romaine des douze Cesars au sacré de Napoléon Bonaparte en passant par la cour du Roi Soleil, le règne de ses hommes à la main de fer me subjuguent. Les transformations sociales et societales me fascinent. Autant, l’Histoire de France n’a pas trop de secrets pour moi (au Trivial Pursuit tout du moins), autant j’ai de grosses lacunes en ce qui concerne nos voisins d’outre Manche. A l’exception peut être de Richard Cœur de Lion, par le prisme d’un célèbre prince des voleurs et de ses multiples adaptations. Ainsi, Richard III m’était totalement inconnu il y a encore quelque jours. C’est sans compter sur la plume de Joséphine Tey, auteure écossaise de... Richard III (personnage historique) : le dernier roi d'Angleterre de la maison d'York, de 1483 à sa mort, en 1485. De courte durée fut son règne. La postérité garde de Richard l'image d'un tyran machiavélique et monstrueux, coupable d'infanticide, suite aux portraits dressés par les historiens de la période Tudor. William Shakespeare lui accorda l'une de ses premières tragédies. L'une de mes matières préférées a toujours été l'Histoire. Je trouve cela passionnant à divers niveau. Apprendre à connaître ceux qui nous ont précédés, leurs mœurs et coutumes. De la dynastie romaine des douze Cesars au sacré de Napoléon Bonaparte en passant par la cour du Roi Soleil, le règne de ses hommes à la main de fer me subjuguent. Les transformations sociales et societales me fascinent. Autant, l’Histoire de France n’a pas trop de secrets pour moi (au Trivial Pursuit tout du moins), autant j’ai de grosses lacunes en ce qui concerne nos voisins d’outre Manche. A l’exception peut être de Richard Cœur de Lion, par le prisme d’un célèbre prince des voleurs et de ses multiples adaptations. Ainsi, Richard III m’était totalement inconnu il y a encore quelque jours. C’est sans compter sur la plume de Joséphine Tey, auteure écossaise de la première moitié du XXe siècle, qui en fait un coupable présumé à l’affaire non jugée, dans La fille du temps : « Immobilisé sur son lit d'hôpital, l'inspecteur Grant s'ennuie. Pour se distraire, il passe au crible de son œil criminologiquement très exercé des portraits de personnages historiques. Parmi eux, un visage lui inspire sympathie et déférence. Mais il s'avère être celui de l'épouvantable Richard III, roi d'Angleterre, parvenu au trône (voyez Shakespeare) grâce à l'assassinat de ses neveux, les enfants d'Edouard » C'est sur un postulat singulier mais non sans charmes que l'intrigue est basée. Le portrait de Richard III reflète un homme hanté et d'une tristesse infinie. Si tel était le cas serait il réellement le bourreau qui a fait exécuté ses neveux pour accéder brièvement au trône d'Angleterre ? C'est depuis un lit d' Hôpital aux nurses affables et visiteurs curieux que l'enquête se déroulent. Comment être en mesure de réunir des faits et non des bruits de couloirs plus de six cents ans après les faits ? Comment appréhender l'Histoire et ses sources pour réhabiliter un Roi crapuleux, détesté de son peuple et ce depuis des siècles ? Outre l'enquête particulière qui a capté toute mon attention, j'ai aimé la peinture de la bonne société anglaise, faite de thé et de temps pour soi, d'un je ne sais quoi de snobisme qui me fait tant aimé ce genre de roman légèrement suranné. C'est pour toutes ses raisons que La Fille du temps est un coup de cœur que je ne saurai que vous recommander.
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  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 29 Mai 2020
    So charming ! J'ai adoré cette enquête so british ! L'inspecteur Grant s'ennuie au fond de son lit d'hôpital. Pour le distraire, une amie lui apporte des portraits à étudier (une occupation comme une autre), dont celui du... terrible Richard III, qui lui fait pourtant bon effet (et l'inspecteur ne se trompe jamais). Troublé, il décide de mener l'enquête sur ce roi si détesté, à grands renforts de livres (internet n'existe pas encore) et de télégrammes, pour trouver la vérité sur ce personnage. Bien qu'écrit en 1951, ce court roman a conservé une fraîcheur et un pétillement indéniables : c'est léger, drôle, savoureux, intelligent : quel plaisir de lecture ! Josephine Tey parvient à nous entrainer dans les tourments de l'Histoire anglaise du XVème siècle, à travers les multiples récits contradictoires des différents historiens, sans que l'on s'ennuie un seul instant. Au contraire, l'intrigue est palpitante, et l'enjeu est important : il en va de l'honneur d'un homme, accusé notamment d'avoir fait assassiner ses deux jeunes neveux pour prendre le trône ! Est-il vraiment coupable ? Pourquoi tant de haine à son égard ? C'est ce que Grant va essayer de comprendre, sans bouger de son lit. C'est une enquête passionnante, et... So charming ! J'ai adoré cette enquête so british ! L'inspecteur Grant s'ennuie au fond de son lit d'hôpital. Pour le distraire, une amie lui apporte des portraits à étudier (une occupation comme une autre), dont celui du... terrible Richard III, qui lui fait pourtant bon effet (et l'inspecteur ne se trompe jamais). Troublé, il décide de mener l'enquête sur ce roi si détesté, à grands renforts de livres (internet n'existe pas encore) et de télégrammes, pour trouver la vérité sur ce personnage. Bien qu'écrit en 1951, ce court roman a conservé une fraîcheur et un pétillement indéniables : c'est léger, drôle, savoureux, intelligent : quel plaisir de lecture ! Josephine Tey parvient à nous entrainer dans les tourments de l'Histoire anglaise du XVème siècle, à travers les multiples récits contradictoires des différents historiens, sans que l'on s'ennuie un seul instant. Au contraire, l'intrigue est palpitante, et l'enjeu est important : il en va de l'honneur d'un homme, accusé notamment d'avoir fait assassiner ses deux jeunes neveux pour prendre le trône ! Est-il vraiment coupable ? Pourquoi tant de haine à son égard ? C'est ce que Grant va essayer de comprendre, sans bouger de son lit. C'est une enquête passionnante, et pour le moins originale, qu'il serait dommage de rater, pour peu que l'on soit féru d'Histoire ET de littérature (le bonheur absolu).
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  • Coco04 Posté le 24 Juillet 2018
    Ce n'est pas réellement un polar (même si le personnage principal est un officier de police), ni un livre d'histoire (la rigueur de Brent laisse un peu à désirer). Néanmoins une bonne porte d'entrée à ces périodes troubles et romanesques de la guerre des deux roses et du règne des Tudor (trop galvaudé à la télévision).
  • helhiv Posté le 14 Mai 2018
    Pour expliquer ma motivation pour lire ce livre, il me faut dire qu'on m'avait annoncé qu'il est considéré comme le meilleur roman policier de tous les temps. N'étant pas une spécialiste en la matière, je voulais consolider mes références. De ce point de vue, j'ai été très déçue même si ce livre se lit vraiment très facilement. En effet, il s'agit d'une enquête historique menée par un policier (l'inspecteur Grant) cloué sur un lit d'hôpital. Après avoir vu, sans le reconnaître, le portrait de Richard III et lui avoir trouvé un air honnête et droit, l'inspecteur Grant se demande comment il peut s'agir du plus terrible des rois d'Angleterre. A partir de différentes sources historiques, il s'efforce de démontrer que la détestable réputation de Richard III n'est due qu'à la manipulation de l'histoire officielle opérée par ses ennemis et successeurs sur le trône : les Tudor. S'il s'agit bien d'une enquête, on est loin des classiques du genre. Je reconnais cependant qu'on se prend vite au jeu de la recherche de la vérité, exaltation habituelle quand on fait de la recherche documentaire et qu'on a l'impression de lever un lièvre ! En fin de compte, les trouvailles de l'inspecteur Grant proviennent d'un... Pour expliquer ma motivation pour lire ce livre, il me faut dire qu'on m'avait annoncé qu'il est considéré comme le meilleur roman policier de tous les temps. N'étant pas une spécialiste en la matière, je voulais consolider mes références. De ce point de vue, j'ai été très déçue même si ce livre se lit vraiment très facilement. En effet, il s'agit d'une enquête historique menée par un policier (l'inspecteur Grant) cloué sur un lit d'hôpital. Après avoir vu, sans le reconnaître, le portrait de Richard III et lui avoir trouvé un air honnête et droit, l'inspecteur Grant se demande comment il peut s'agir du plus terrible des rois d'Angleterre. A partir de différentes sources historiques, il s'efforce de démontrer que la détestable réputation de Richard III n'est due qu'à la manipulation de l'histoire officielle opérée par ses ennemis et successeurs sur le trône : les Tudor. S'il s'agit bien d'une enquête, on est loin des classiques du genre. Je reconnais cependant qu'on se prend vite au jeu de la recherche de la vérité, exaltation habituelle quand on fait de la recherche documentaire et qu'on a l'impression de lever un lièvre ! En fin de compte, les trouvailles de l'inspecteur Grant proviennent d'un livre de 1906, Richard III: his life and character par Clements Markham (j'ai commencé à le lire en anglais mais j'avoue avoir abandonné par manque de persévérance due à mes lacunes de langage ...). Tout comme l'inspecteur Grant, il semble que Markham ait sous-estimé certaines sources et pris beaucoup de libertés d'interprétation. Bref, s'il n'était pas l'odieux intrigant décrit par Shakespeare, Richard III n'était pas non plus la victime accablée d'opprobre par l'histoire tel que présenté par Josephine Tey et Clements Markham. Ce roman "policier" est donc bien plaisant à lire si on oublie la rigueur de la recherche historique (voir aussi La gloire de l'Empire de Jean d'Ormesson où histoire réelle et pures inventions sont mélangées avec brio).
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