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EAN : 9782264046635
Code sériel : 4149
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Retour en terre

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 05/03/2009

Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Métis chipewa-finnois, Donald y a toujours vécu. Lorsqu’à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie, il entreprend de dicter à sa femme son histoire et celle de sa famille, des...

Bordée par les Grands Lacs, la péninsule Nord est un pays aux forêts profondes et au climat rigoureux. Métis chipewa-finnois, Donald y a toujours vécu. Lorsqu’à quarante-cinq ans, il se sait condamné par la maladie, il entreprend de dicter à sa femme son histoire et celle de sa famille, des existences simples et dignes, teintées de spiritualité. Avec son sens incomparable du détail, Jim Harrison poursuit son examen des rapports étroits qu’entretient l’homme avec la Nature. Dans la vie, la mort et au-delà…

« Un roman déchirant mais fabuleusement charnel, où se mêlent la sensibilité et la mort, les tourments des cœurs et les jouvences de la vie sauvage. Comme si cet office des ténèbres se transformait peu à peu en un hymne à la joie sous les caresses du vent. »
André Clavel, L'Express

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EAN : 9782264046635
Code sériel : 4149
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jcjc352 Posté le 28 Août 2020
    Harrison c'est du brut. Il suffit de se laisser porter par la narration et puis les images viennent toutes seules C'est l'Amérique forte et sauvage telle qu'on l'aime . Immense aussi on peut être au USA, au Canada ou au Mexique c'est toujours l'Amérique les frontières semblent ne pas exister c'est juste un territoire Des personnages, hommes et femmes, durs qui courent après la vie qui l'explorent et somme toute l'assument pleinement Il y a une grande communion entre les personnages et la nature notamment les animaux loups et ours deux prédateurs et leurs proies. Un monde naturel sans fioritures vu tel qu'il est, brut, sans être romancé il est vécu car l'homme et la nature ne sont pas indifférenciés mais bel et bien la même chose. Harrison, même s'il conte une histoire avec lyrisme, l n'idéalise pas cette nature et ses personnages il les décrit telle qu'ils sont La morale n'a pas sa place ici
  • LeChameauBleu Posté le 29 Juin 2020
    Je lis pour la 2ème fois cet auteur par hasard et encore une belle surprise. Divisé en 4 chapitres, portés par 4 narrateurs différents, le 1er s'ouvre sur les souvenirs de Donald qu'il transmet à sa femme alors qu'il est emporté par une maladie dégénérative et prépare son suicide. Son histoire revient sur sa famille sur 4 générations entremêlée sur ses origines indiennes et finnoises. les 3 autres chapitres portés par 3 autres membres de sa famille sont imprégnés fortement de l'esprit du 1er narrateur, force de la nature et personnage très charismatique. Outre l'histoire familiale c'est un joli témoignage sur l'animisme, les croyances indiennes et une vision humaniste de l'histoire américaine, ses blessures et els tourments de chaque être humain. C'est véritablement un retour aux choses simples de la nature et des relations humaines qui prime.
  • Blackbooks Posté le 5 Janvier 2020
    « Il est difficile de vivre en compagnie d'une vie non vécue », un leitmotiv qui hante mes nuits, poursuit mes jours. J'ai quarante-cinq ans. J'ai décidé de quitter cette vie. Je ne veux plus être un fardeau pour ma famille. Je souffre depuis deux ans d'une sclérose qui me rend, désormais, spectateur de ma vie. Avant de rejoindre la Terre de mes ancêtres, il me faut léguer la mémoire de mes aïeux, de mon peuple aux miens. Moi, c'est Kenneth, mais je préfère qu'on m'appelle K.. Donald a réclamé ma présence. C'est un peu mon père, petit il m'emmenait souvent en promenade ou à la pêche, voire dans les réunions ancestrales. Ah oui, Donald il est moitié blanc moitié indien. Je suis le frère de Cynthia, David. Notre père, un alcoolique névrosé et obsédé, avait engagé ,un rude gaillard islandais, comme jardinier. Clarence, le père de Donald. Donald, c'est mon beau-frère, mais aussi un ami. Je reviens du Mexique, où je tente de fuir le fantôme de mon géniteur, afin d'assister Donny dans ses dernières volontés. Je m'appelle Cynthia, vous me connaissez déjà. Avec Donald, je suis l'un des personnages récurrents de cette histoire. Je ne peux le montrer, mais je... « Il est difficile de vivre en compagnie d'une vie non vécue », un leitmotiv qui hante mes nuits, poursuit mes jours. J'ai quarante-cinq ans. J'ai décidé de quitter cette vie. Je ne veux plus être un fardeau pour ma famille. Je souffre depuis deux ans d'une sclérose qui me rend, désormais, spectateur de ma vie. Avant de rejoindre la Terre de mes ancêtres, il me faut léguer la mémoire de mes aïeux, de mon peuple aux miens. Moi, c'est Kenneth, mais je préfère qu'on m'appelle K.. Donald a réclamé ma présence. C'est un peu mon père, petit il m'emmenait souvent en promenade ou à la pêche, voire dans les réunions ancestrales. Ah oui, Donald il est moitié blanc moitié indien. Je suis le frère de Cynthia, David. Notre père, un alcoolique névrosé et obsédé, avait engagé ,un rude gaillard islandais, comme jardinier. Clarence, le père de Donald. Donald, c'est mon beau-frère, mais aussi un ami. Je reviens du Mexique, où je tente de fuir le fantôme de mon géniteur, afin d'assister Donny dans ses dernières volontés. Je m'appelle Cynthia, vous me connaissez déjà. Avec Donald, je suis l'un des personnages récurrents de cette histoire. Je ne peux le montrer, mais je suis effondrée par la perte imminente de mon amant. J'ai beau être très forte, je sombre peu à peu dans ce lac sombre et sans fond de la dépression. Ma vie s'étiole dans la lente et douloureuse agonie de mon aimé. Quand l'un d'entre eux ferme les yeux, ce sont les autres qui doivent subitement les ouvrir sur ce monde qui s'écroule autour d'eux. Les questions qui jaillissent.« Comment vivons-nous avec ce que nous savons ? », « Comment vivons-nous avec ce que nous ignorons ? » Sans l'aura fédératrice, les protagonistes vont devoir explorer de nouvelles voies, de nouvelles facettes de leur vie. « Chacun (...), était en proie à ses propres dilemmes intimes et s'efforçait en vain de s'accrocher à une froide logique ». Chacun devra affronter ses peurs, ses dénies, ses amours cachés ou encore combattre ses démons. Le passé et le présent se croisent, s'entre-mêlent, s'entre-choquent pour se fondre dans cette nature et ces croyances indiennes autour de Donald et de Flower. À travers Donald, c'est l'Amérique traditionnelle et ancestrale qui disparaît peu à peu, c'est le peuple Indien qui lutte pour ses coutumes et ses différences, mais ce sont aussi les peuples minoritaires qui font entendre leurs voix, leur histoire. Une histoire, ou plutôt quatre histoires (un peu, toute proportion gardée, comme le Quatuor d'Alexandrie de Durrell) qui invitent à la réflexion, sans jamais sombrer dans le mélancolique, sur les complexités structurelles de l'être humain, sur les recherches de la jouissance et de l'identité, sur les réactions face à la mort, l'euthanasie ou encore l'amour. Un hymne à la vie, à la nature, une pêche initiatique à la découverte de l’ego et de la beauté en plein cœur du Michigan, sur les bords du lac Supérieur. Alors faut-il attendre de mourir pour apprendre à vivre?
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  • berni_29 Posté le 23 Novembre 2019
    L'Amérique que j'aime, c'est celle de Jim Harrison. Les grands espaces, les forêts profondes, la vie sauvage, les tourments du coeur, la sensualité, la mort, les choses de l'invisible, celles qui prennent le relais après... Ce sont les thèmes chers à cet écrivain et Retour en Terre n'échappe pas à cette merveilleuse invitation à les revisiter une fois encore. C'est un roman choral, quatre voix se succèdent qu'on a déjà entendues, qu'on connaît depuis ce magnifique roman dont je vous ai parlé il y a peu : de Marquette à Veracruz. Faut-il avoir lu ce livre pour mieux comprendre l'histoire de Retour en Terre ? Cela aide sans doute. Ou bien ce livre vous aidera à aimer l'autre... Nous retrouvons ici avec plaisir, le Lac Supérieur, la Péninsule Nord du Michigan, sa faune, sa flore... Quatre voix, quatre récits qui se croisent et se parlent, quatre personnages intimement liés par les liens familiaux et les sentiments : Donald, K le neveu de Donald, David son beau-frère et Cynthia son épouse. C'est Donald qui ouvre le bal. Donald est gravement malade, souffre d'une sclérose en plaques. Il a quarante-cinq ans. Donald est métis, il descend de colons finlandais et d'Indiens Chippewas. L'âme indienne... L'Amérique que j'aime, c'est celle de Jim Harrison. Les grands espaces, les forêts profondes, la vie sauvage, les tourments du coeur, la sensualité, la mort, les choses de l'invisible, celles qui prennent le relais après... Ce sont les thèmes chers à cet écrivain et Retour en Terre n'échappe pas à cette merveilleuse invitation à les revisiter une fois encore. C'est un roman choral, quatre voix se succèdent qu'on a déjà entendues, qu'on connaît depuis ce magnifique roman dont je vous ai parlé il y a peu : de Marquette à Veracruz. Faut-il avoir lu ce livre pour mieux comprendre l'histoire de Retour en Terre ? Cela aide sans doute. Ou bien ce livre vous aidera à aimer l'autre... Nous retrouvons ici avec plaisir, le Lac Supérieur, la Péninsule Nord du Michigan, sa faune, sa flore... Quatre voix, quatre récits qui se croisent et se parlent, quatre personnages intimement liés par les liens familiaux et les sentiments : Donald, K le neveu de Donald, David son beau-frère et Cynthia son épouse. C'est Donald qui ouvre le bal. Donald est gravement malade, souffre d'une sclérose en plaques. Il a quarante-cinq ans. Donald est métis, il descend de colons finlandais et d'Indiens Chippewas. L'âme indienne s'élève alors dans ce récit, les croyances qu'elle amène dans ce rapport entre la nature, la vie et la mort. Donald ne veut plus souffrir, pour les siens, pour lui, il veut mourir dans la dignité. Retour en Terre, c'est ce voyage intime, ultime vers la mort, partir là-bas accompagné de ses proches, où l'attend une tombe creusée au milieu de la forêt à même l'humus. J'ai trouvé ce premier récit très touchant, de temps en temps son épouse Cynthia reprend la plume, complète ou corrige un propos, apporte une dernière précision qui parfois prend réellement le pas. L'âme indienne de Donald s'est-elle réincarnée dans ce vieil ours que les corbeaux du ciel guident et alertent avec empathie ? De temps en temps, un rayon de soleil semble se faufiler parmi les pages, soulever un peu de neige qui s'envole dans le vent. Le sens de la vie semble aussi venir dans la respiration du paysage, vivre avec ce que nous savons et ce que nous ignorons. J'ai aimé ce voyage. Chez Jim Harrison, la nature est toujours présente comme se faufilant dans les racines profondes des peuples indiens. Chez Jim Harrison j'aime aussi le sujet de la transmission, des inégalités, l'Autre Amérique, celle si actuelle, celle qui a mal aussi... Il y a ces gestes qui portent cette transmission. Brûler du tabac pour libérer l'âme des défunts auxquels les gestes de leurs proches s'accrochent encore un peu, guetter la tanière d'un loup, sentir le souffle d'un ours enfoui dans un trou où il y hiberne. Un ours est-il seulement un ours ? C'est une respiration qui remonte de la terre, plus loin que la terre peut-être. Et puis de temps, le paysage se restreint, se resserre au bord des gestes intimes, des cœurs, là où la vie commence ou prend fin... Plus tard, c'est le récit de Cynthia qui clôt le roman, Cynthia réapprenant à vivre, à aimer peut-être, avec et sans Donald, car il est forcément toujours présent, en elle, autour d'elle. La voix de Cynthia est sans doute le récit le plus bouleversant de ce livre, celui qui fait écho à celui de Donald. L'envie de vivre de Cynthia est comme un hymne à la joie. C'est poignant. La mort est un passage, semble nous dire l'auteur, comme une barque qui file le long du rivage du Lac Supérieur. La branche d'un chêne ondoie, semble bercer quelque chose d'invisible à nos yeux. C'est peut-être l'âme de Jim Harrison qui continue de se poser sur les pages de ses livres.
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  • evh138 Posté le 10 Décembre 2017
    Un hymne poignant à la liberté, à la nature et aux grands espaces, mais c’est surtout un grand roman sur la mort, le deuil et la mémoire familiale. L’écriture y est vive, lyrique, et donne un très beau texte mélancolique et spirituel. L’histoire se déroule sur les bords du Lac Supérieur. Un homme, moitié indien, moitié finnois (et moitié Ours), se sait condamné par une maladie, perd peu à peu le contrôle de son corps et veut abréger ses souffrances. Avant d’en finir, il raconte son passé et la vie de ses aïeux à sa famille proche. Le roman porte aussi sur l’après : les conséquences de cette transmission mémorielle et de sa mort sur le quotidien de ses proches. Outre la grande beauté littéraire et sensuelle des paysages et de la nature en général, j’ai adoré la variété et la profondeur des personnages : leur regard sur le monde, autant que leur manière de survivre au deuil m’ont fasciné. C’est un livre sur la mort, la mémoire, mais aussi sur l’évolution des rapports à la famille, à la nature et aux traditions. Un texte engagé et passionnant sur le monde d’aujourd’hui, sur l’histoire métissée des États-Unis et sur les inégalités,... Un hymne poignant à la liberté, à la nature et aux grands espaces, mais c’est surtout un grand roman sur la mort, le deuil et la mémoire familiale. L’écriture y est vive, lyrique, et donne un très beau texte mélancolique et spirituel. L’histoire se déroule sur les bords du Lac Supérieur. Un homme, moitié indien, moitié finnois (et moitié Ours), se sait condamné par une maladie, perd peu à peu le contrôle de son corps et veut abréger ses souffrances. Avant d’en finir, il raconte son passé et la vie de ses aïeux à sa famille proche. Le roman porte aussi sur l’après : les conséquences de cette transmission mémorielle et de sa mort sur le quotidien de ses proches. Outre la grande beauté littéraire et sensuelle des paysages et de la nature en général, j’ai adoré la variété et la profondeur des personnages : leur regard sur le monde, autant que leur manière de survivre au deuil m’ont fasciné. C’est un livre sur la mort, la mémoire, mais aussi sur l’évolution des rapports à la famille, à la nature et aux traditions. Un texte engagé et passionnant sur le monde d’aujourd’hui, sur l’histoire métissée des États-Unis et sur les inégalités, que je vous recommande.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…