Lisez! icon: Search engine
Nouveauté
Citoyens policiers
Une autre histoire de la sécurité publique en France, de la garde nationale aux voisins vigilants
Collection : Sciences humaines
Date de parution : 18/01/2024
Éditeurs :
La Découverte
Nouveauté

Citoyens policiers

Une autre histoire de la sécurité publique en France, de la garde nationale aux voisins vigilants

Collection : Sciences humaines
Date de parution : 18/01/2024
Selon la formule célèbre de Max Weber, l’État revendique le monopole de la violence physique légitime. Tout au long de l’époque contemporaine, il organise des forces de l’ordre de plus... Selon la formule célèbre de Max Weber, l’État revendique le monopole de la violence physique légitime. Tout au long de l’époque contemporaine, il organise des forces de l’ordre de plus en plus nombreuses et professionnalisées. 
Des amateurs n’ont pourtant jamais cessé de participer aux fonctions policières. Ils (rarement elles) viennent en...
Selon la formule célèbre de Max Weber, l’État revendique le monopole de la violence physique légitime. Tout au long de l’époque contemporaine, il organise des forces de l’ordre de plus en plus nombreuses et professionnalisées. 
Des amateurs n’ont pourtant jamais cessé de participer aux fonctions policières. Ils (rarement elles) viennent en renfort quand le besoin s’en fait sentir ou quand le désir les y entraîne. Appui citoyen ou aiguillon sécuritaire, ils revêtent des visages variés : foules révolutionnaires formant leur propre police, gardes nationaux héroïques ou ventripotents, « amis de l’ordre » armés  de gourdins, détectives amateurs de la Belle Époque, volontaires  ou requis des temps de guerre, gardes civiques de la Libération, enfants enquêteurs des Trente Glorieuses, milices des années Giscard, réservistes de la gendarmerie, voisins vigilants du XXIe siècle… Ce livre retrace dans leur diversité souvent pittoresque l’histoire foisonnante de ces groupes méconnus.
Suivre leur trace, comprendre les limites et les critiques de leur action, dont les sources documentent surtout les échecs, c’est éclairer l’envers de la construction de l’État, que l’on réduit trop souvent à la croissance des institutions publiques, alors qu’elle procède aussi d’une mobilisation civique. 
À l’heure où l’on s’interroge sur les pratiques policières, les obsessions sécuritaires et la participation citoyenne, cette enquête historique de grande ampleur, fondée sur une large palette de sources originales, entend apporter du recul et de la nuance au débat public.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782348065538
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 135 x 220 mm
EAN : 9782348065538
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

[...] Des citoyens, ni gendarmes ni policiers, n’ont cessé d’intervenir dans le maintien de l’ordre en France. Le cadre a beau être posé clairement depuis le début du XIXe siècle - confiant cette responsabilité aux seules gendarmerie (force militaire) et police (force civile) -, la réalité nous enseigne bien autre chose.
Télérama
"On ne pose au passé que les questions du présent. Spécialiste de l’histoire du contrôle social, Arnaud-Dominique Houte s’inquiète visiblement de vivre le temps de l’éclosion de la sécurité privée, du renouvellement des polices municipales, de la floraison des panneaux «Voisins vigilants» et des appels à une «société de vigilance» dont une expression extraordinaire fut, au printemps 2020, l’attestation par laquelle les citoyens s’accordaient à eux-mêmes le droit de circuler. Dans 'Citoyens policiers', il se propose de faire l’histoire de ce problème – opération compliquée, puisque les archives qui permettent d’écrire cette histoire sont, à l’exception des articles de presse, produites par des institutions publiques qui n’ont guère de raisons de rendre justice aux formes de participation citoyenne aux fonctions de police. Première bonne nouvelle : l’historien y parvient. [...] Les débats d’aujourd’hui, conclut-il en forme de paradoxe, concernent moins les hypothétiques «citoyens policiers» que la faiblesse des politiques publiques en matière de sécurité. [...]"
Libération
Dans quelle mesure le « monopole de la violence physique légitime » a-t-il appartenu, ces deux derniers siècles, aux seuls agents de l’Etat ? L’historien Arnaud-Dominique Houte s’intéresse en expert aux « citoyens policiers » qui, de la Révolution française aux « voisins vigilants » d’aujourd’hui, ont entendu participer à la mise en œuvre de la sécurité publique. L’affaire est complexe, émaillée de contradictions, et c’est en cela qu’elle est intéressante. Car le plus troublant réside dans les contradictions de la société française qu’éclaire ce parcours. Il existe des courants idéologiques plus ou moins enclins à inciter les citoyens à endosser le rôle de gardiens légitimes de l’ordre. [...] Ces contradictions existent parce que l’histoire des citoyens policiers est l’envers de la structuration des forces de police et de gendarmerie. [...] Au total, l’auteur réussit donc une belle histoire de la monopolisation inachevée et peut-être pas complètement désirée de la sûreté publique, où s’entremêlent professionnalisation de la police et contours ambigus et disputés du civisme.
Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marcbali 11/02/2024
    Aujourd’hui je vais évoquer Citoyens policiers essai historique d’Arnaud-Dominique Houte. Le livre est sous-titré Une autre histoire de la sécurité publique en France, de la garde nationale aux voisins vigilants. L’auteur propose un panorama sur plusieurs siècles de la participation citoyenne au sein de l’institution policière. Citoyens policiers couvre la période allant de la Révolution Française à aujourd’hui en huit chapitres divisés en trois parties. C’est entre 1880 et 1960 que la part des amateurs est la plus modeste tandis qu’avant et après le recours aux citoyens organisés en groupes ou milices est davantage présent. L’ouvrage dresse l’histoire méconnue de cette institution avec sa formation, ses développements et ses recompositions. La question au centre de cette recherche est relative à l’implication volontariste des citoyens pour prêter main forte à la police et à la gendarmerie. De tout temps, faute de moyens suffisants et de ressources adéquates, les gouvernements autorisent la police à s’adjoindre les services bénévoles de citoyens qui ainsi s’impliquent dans les politiques sécuritaires nationales. Pour son enquête Arnaud-Dominique Houte utilise les méthodes et les outils classiques de la recherche historique : il consulte les archives, les journaux, les lois et compile les faits. Force est de constater que le résultat est a priori contre-intuitif mais à bien y réfléchir il appert qu’en effet, et encore aujourd’hui, la bonne volonté citoyenne est régulièrement sollicitée pour épauler la maréchaussée dans ses fonctions. Certes, le régalien demeure l’affaire de l’État, tout comme le recours à des armes pour assurer la sécurité. Mais la participation de la population est encouragée et louée dans un périmètre et des limites fixés. Bien entendu la frontière est parfois ténue avec la délation et les honnêtes gens n’ont pas nécessairement vocation à pallier aux défaillances policières. Il faut se méfier que cette police citoyenne spontanée ne se substitue pas à la Justice. Pourtant des initiatives sont encouragées par les pouvoirs publics, comme les voisins vigilants qui sont les lointains héritiers de la Garde nationale et autres dispositifs. Ceci permet à moindre frais de garantir un meilleur niveau de sécurité et d’éviter le sentiment de peur et d’insécurité notamment dans les villes. Il est intéressant de constater comment l’histoire se répète au fur et à mesure des époques avec l’alternance de phases durant lesquelles l’implication citoyenne est plus ou moins encouragée. Ainsi l’auteur précise : « l’élan civique des « protagonistes » retombe à mesure que s’éloigne la charge émotionnelle de l’histoire en marche. Après la guerre, après la Libération, les Françaises et les Français ont sans doute besoin de répit et de repos. » Mais quelques décennies plus tard cela ne choque pas d’organiser des milices pour protéger la population et servir de relai vers la police. Le système policier du vingt-et-unième siècle s’origine autour de la Révolution, les principes en vigueur ont peu changé : la vigilance citoyenne est indispensable pour aider la police dans ses actions. Dans les affaires, les appels à témoin sont un bon exemple de l’interrelation existante. L’auteur rapporte par exemple la mobilisation de la population de Belle-Île lors de la révolte du bagne d’enfants dont Sorj Chalandon a récemment romancé l’épisode dans L’enragé. Citoyens policiers est un essai précis et documenté. La lecture de cet ouvrage permet de se faire une idée exacte des étapes qui ont permis la forte implication citoyenne dans des tâches de surveillance et d’observation qui viennent en appui des actions policières. Arnaud-Dominique Houte s’abstient de se prononcer sur la pertinence de la collaboration entre citoyens et policiers, il se contente d’établir un état des lieux précis et détaillé. Voilà, je vous ai donc parlé de Citoyens policiers d’Arnaud-Dominique Houte paru aux éditions La Découverte.Aujourd’hui je vais évoquer Citoyens policiers essai historique d’Arnaud-Dominique Houte. Le livre est sous-titré Une autre histoire de la sécurité publique en France, de la garde nationale aux voisins vigilants. L’auteur propose un panorama sur plusieurs siècles de la participation citoyenne au sein de l’institution policière. Citoyens policiers couvre la période allant de la Révolution Française à aujourd’hui en huit chapitres divisés en trois parties. C’est entre 1880 et 1960 que la part des amateurs est la plus modeste tandis qu’avant et après le recours aux citoyens organisés en groupes ou milices est davantage présent. L’ouvrage dresse l’histoire méconnue de cette institution avec sa formation, ses développements et ses recompositions. La question au centre de cette recherche est relative à l’implication volontariste des citoyens pour prêter main forte à la police et à la gendarmerie. De tout temps, faute de moyens suffisants et de ressources adéquates, les gouvernements autorisent la police à s’adjoindre les services bénévoles de citoyens qui ainsi s’impliquent dans les politiques sécuritaires nationales. Pour son enquête Arnaud-Dominique Houte utilise les méthodes et les outils classiques de la recherche historique : il consulte les archives, les journaux, les lois et compile les faits. Force est de constater que le...
    Lire la suite
    En lire moins
Inscrivez-vous à la Newsletter Lisez!, la Newsletter qui vous inspire !
Découvrez toutes les actualités de nos maisons d'édition et de vos auteurs préférés