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La Guerre en soi

Belfond
EAN : 9782714480972
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 134 x 190 mm
La Guerre en soi

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 07/02/2019
Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville au bord de la mer affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller la nuit en catimini. L’ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui... Paul est un garçon fugueur. Dans sa ville au bord de la mer affluent des hommes qui espèrent franchir la frontière. Avec eux, Paul a trouvé son combat. Une camionnette, des affiches à coller la nuit en catimini. L’ordre aux habitants de ne plus tirer les rideaux sur ceux qui rôdent sous leurs fenêtres. Un jour, Paul disparaît définitivement. Louise se tient debout dans le cercle. Ses mots éclatent : « Mon fils est mort. Il avait vingt-sept ans. » Louise cherche un coupable. Sur la plage balayée par un vent glacial, elle épie un homme à vélo, parmi ceux qui fuient la guerre…
 
À travers l’histoire de Louise et de Paul, Laure Naimski nous plonge de manière vertigineuse dans un deuil impossible attisé par la figure de l’étranger. Un roman puissant dont l’écriture aiguisée traque les symptômes d’une guerre en soi.
 
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EAN : 9782714480972
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

" Pour Louise, femme seule et désemparée, la vie ne sera que plaies vives et douleurs incessantes. D’abord son mari qui, dans son sommeil, expirera son dernier souffle. Puis, son fils mystérieux qui s’éloignera des siens pour apporter son aide aux plus démunis et qui finira par les quitter, sans rien laisser d’autre que de vagues souvenirs. Enfin, sa mère acariâtre sur qui elle doit veiller jusqu’à sa mort, subissant chaque jour ses plaintes et ses récriminations. Se raccrochant à sa chair, elle se lancera corps et âme à la recherche de Paul, partira jusqu’à Paris pour retrouver ses traces et quelques témoignages. Malgré l’apaisement que le groupe de paroles lui procurera, Louise n’arrivera jamais à oublier que pour elle « ce sont les hommes qui fuient la guerre et la misère qui ont pris son fils ». Chargé d’émotions, ce récit court et incisif emprisonne le cri de détresse d’une mère laissée à l’abandon, essayant de survivre tant bien que mal. Poignant. "
Delphine Chartier / Librairie Le Matoulu - 79500 - 79500 Melle
Un roman fort, intimiste, dérangeant.
Anouk Van Gestel et Gilles Cheraille / MARIE-CLAIRE BELGIQUE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Squirelito Posté le 25 Avril 2019
    C’est l’histoire de Louise, une femme semblant hors du temps ou à sa recherche, parce qu’elle a perdu ses proches et qu’elle semble n’avoir jamais rencontré le véritable amour, quelle que soit sa forme. Se sentant mal aimé par ses parents (surtout sa mère pour qui elle attend voire demande la mort), ayant peu de connivences avec son frère Mathieu, feu son mari a loin d’avoir été une fougueuse passion. Et puis il y a Paul, son fils unique, unique parce qu’elle en a décidé. Mais Paul est rebelle, il préfère fuir pour aider les autres, ces autres qui fuient la guerre. Un jour il quitte définitivement le foyer familial, puis meurt. Sa mère le cherchera, en vain. Elle, déjà si introvertie, en voudra à la terre entière, surtout aux migrants qui, pour elle, lui ont arraché son fils. Si l’écriture de Laure Naimski est, disons conventionnelle et fort belle, la structure de son roman est assez étrange. Son livre est un puzzle dont elle envoie des morceaux au lecteur et à lui de les assembler. Ce qui peut paraître un peu déroutant. Et pourtant dans ce voile énigmatique, deux éclairs surgissent : le parallèle entre la guerre que subissent des milliers... C’est l’histoire de Louise, une femme semblant hors du temps ou à sa recherche, parce qu’elle a perdu ses proches et qu’elle semble n’avoir jamais rencontré le véritable amour, quelle que soit sa forme. Se sentant mal aimé par ses parents (surtout sa mère pour qui elle attend voire demande la mort), ayant peu de connivences avec son frère Mathieu, feu son mari a loin d’avoir été une fougueuse passion. Et puis il y a Paul, son fils unique, unique parce qu’elle en a décidé. Mais Paul est rebelle, il préfère fuir pour aider les autres, ces autres qui fuient la guerre. Un jour il quitte définitivement le foyer familial, puis meurt. Sa mère le cherchera, en vain. Elle, déjà si introvertie, en voudra à la terre entière, surtout aux migrants qui, pour elle, lui ont arraché son fils. Si l’écriture de Laure Naimski est, disons conventionnelle et fort belle, la structure de son roman est assez étrange. Son livre est un puzzle dont elle envoie des morceaux au lecteur et à lui de les assembler. Ce qui peut paraître un peu déroutant. Et pourtant dans ce voile énigmatique, deux éclairs surgissent : le parallèle entre la guerre que subissent des milliers de personnes ou qui fuient leurs pays en ruines et la guerre intérieure d’une femme qui semble avoir son cerveau chargé de munitions prêts à exploser, et, la vaste question de la recherche de l’amour sans en donner peut-être réellement. Si l’auteure fait référence à un moment à la Traviata, c’est davantage le personnage de Lucia qui transperce que celui de Violetta, la scène finale étant proche de celle de la folie. Mais après tout, Louise est peut-être en fait ce genre d’être qui aime malgré tout mais à en perdre la raison. Surtout quand la solitude devient l’unique entourage… Merci à Babelio (Masse critique) et aux éditions Belfond de m'avoir permis cette lecture
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  • zazy Posté le 20 Avril 2019
    Une ville en bordure de mer où les réfugiés affluent en grand nombre. Le fils de Louise, son fils unique, fugue et, depuis la mort de son père, fugue encore plus. Au début, il aide les réfugiés, regonfle leurs téléphones et petit-à-petit, se met à vivre comme eux dans des usines désaffectées, des endroits improbables où sa mère le recherche. Une spirale infernale le conduit à la drogue.Un beau jour, Paul ne donne de nouvelles jusqu’à ce qu’un policier lui annonce son décès par téléphone. Louise est complètement dévastée, en colère, détruite aidée par l’alcool qui lui permet de supporter l’indicible, l’impossible deuil de la chair de sa chair. Il est plus facile d’accusr l’autre, l’étranger, den s’appuyer sur cette accusation qui permet à sa dévastation , je n’ose prononcer le mot haine, de sortir d’elle. C’est cette colère qu’elle crie lors des séances de thérapie du cercle des bois-sans-soif. Sa colère contre ces hommes fuyant leurs pays, la guerre, qui lui ont pris son fils, phagocyté par sa mission, jusqu’à aller trop loin, d’où l’on ne revient jamais. Que recherchait-il, un peu de la chaleur humaine qui ne trouvait pas chez lui avec une mère trop aimante, trop protectrice ? Un... Une ville en bordure de mer où les réfugiés affluent en grand nombre. Le fils de Louise, son fils unique, fugue et, depuis la mort de son père, fugue encore plus. Au début, il aide les réfugiés, regonfle leurs téléphones et petit-à-petit, se met à vivre comme eux dans des usines désaffectées, des endroits improbables où sa mère le recherche. Une spirale infernale le conduit à la drogue.Un beau jour, Paul ne donne de nouvelles jusqu’à ce qu’un policier lui annonce son décès par téléphone. Louise est complètement dévastée, en colère, détruite aidée par l’alcool qui lui permet de supporter l’indicible, l’impossible deuil de la chair de sa chair. Il est plus facile d’accusr l’autre, l’étranger, den s’appuyer sur cette accusation qui permet à sa dévastation , je n’ose prononcer le mot haine, de sortir d’elle. C’est cette colère qu’elle crie lors des séances de thérapie du cercle des bois-sans-soif. Sa colère contre ces hommes fuyant leurs pays, la guerre, qui lui ont pris son fils, phagocyté par sa mission, jusqu’à aller trop loin, d’où l’on ne revient jamais. Que recherchait-il, un peu de la chaleur humaine qui ne trouvait pas chez lui avec une mère trop aimante, trop protectrice ? Un refus de recopier la vie de ses parents ? Un rejet de cette mère qui, au début, n’a jamais rien raconté au père, craignant sa réaction ? Aucune communications au sein de la famille. Peut-on rejeter la faute sur la mère  qui a déjà tant de problèmes avec sa propre mère qui ne l’a jamais considérée, préférant le petit dernier. Ce fils qui reste fidèle à sa sœur, l’empêchant de sombrer définitivement, sans jamais rien demander ni poser de questions. Peut-on voir le malaise de son fils quand on n’est soi-même en colère contre la vie ? Tout comme avec son premier roman, moins noir, Laure Naimski raconte une femme en pleine dépression, la colère en plus, qui s’enfonce, sans plus de lucidité dans la spirale qui l’entraîne vers…. Elle ne le sait pas elle-même. L’écriture nerveuse, percutante permet à Laure Naimski de fouiller sans anesthésie l’âme de Louise. Un second roman fort et abouti
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  • voyagelivresque Posté le 17 Mars 2019
    Un coup de cœur pour un roman détonnant, différent, dur et rugueux: la guerre en soi de la journaliste auteure Laure Naimski. Un roman de la douleur, de la détresse, fort et poignant... Louise nous parle, non, nous crie avec ses mots à elle sa souffrance, son désespoir. Une véritable plongée dans les abimes du cœur d’une mère, dans le cerveau torturé d’une femme qui a mal, qui sombre perdant son âme , sa raison , qui enrage envers ceux qu’elle rend responsable de la perte de l’être aimé de ce fils unique tant chéri ! Un roman qui peut dérouter de par sa forme, complexe, déstructuré, dédale de sentiments, mélange d’allégories et de métaphores qui en fait un récit puissant. Laure Naimski ne se veut pas une donneuse de leçons, elle nous dresse le portrait d'une femme, portrait émouvant et troublant, car Louise n’attire ni la sympathie, ni l’empathie, de la compassion oui.... Elle n’est ni bonne , ni mauvaise , elle n’est pas parfaite ...ce vide intérieur , ce gouffre laissé par la perte la ronge ....Comment combler ce vide , cette béante plaie par la haine de... Un coup de cœur pour un roman détonnant, différent, dur et rugueux: la guerre en soi de la journaliste auteure Laure Naimski. Un roman de la douleur, de la détresse, fort et poignant... Louise nous parle, non, nous crie avec ses mots à elle sa souffrance, son désespoir. Une véritable plongée dans les abimes du cœur d’une mère, dans le cerveau torturé d’une femme qui a mal, qui sombre perdant son âme , sa raison , qui enrage envers ceux qu’elle rend responsable de la perte de l’être aimé de ce fils unique tant chéri ! Un roman qui peut dérouter de par sa forme, complexe, déstructuré, dédale de sentiments, mélange d’allégories et de métaphores qui en fait un récit puissant. Laure Naimski ne se veut pas une donneuse de leçons, elle nous dresse le portrait d'une femme, portrait émouvant et troublant, car Louise n’attire ni la sympathie, ni l’empathie, de la compassion oui.... Elle n’est ni bonne , ni mauvaise , elle n’est pas parfaite ...ce vide intérieur , ce gouffre laissé par la perte la ronge ....Comment combler ce vide , cette béante plaie par la haine de l’autre, de l’étranger, des autres, elle en devient raciste et réactionnaire envers ceux qu’elle rend responsable, elle cherche une proie comme son père chasseur , pour assouvir ce feu qui la détruit Ecrit à la premiere personne, ce roman débute par Louise qui se raconte face à un homme en blouse blanche. Son histoire s’avère nébuleuse, point de détails, une traversée de sa vie parsemée de ses sentiments et de ses impressions. Elle revient sur sa propre enfance, sa vie de couple et la mort prématurée de son époux. Elle revient sur sa relation compliquée avec son fils, rebelle, prenant cause pour les migrants , ce fils, insoumis, fugueur, drogué qui va sombrer, qu’elle cherchera des nuits entières dans les squats .... Un roman de la solitude, de l’impossibilité à communiquer et de l’incompréhension qui s’en suit... Un roman d’une errance sans fin , un roman porté par une magnifique écriture aux méandres multiples Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour cette découverte
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  • christinetrinti Posté le 10 Mars 2019
    Un récit taillé au couteau, comme on dégrossit un bout de bois, des phrases courtes, de l'émotion contenue. Léger dans la main, et lourd de sentiments.
  • mesecritsdunjour Posté le 10 Mars 2019
    Elle s’appelle Louise. À 56 ans, elle enterre son fils, se relevant à peine du décès de son mari quelques années auparavant. Louise veut comprendre pourquoi son fils a fugué et disparu de sa vie du jour au lendemain, se livrant corps et âme au sort des migrants. « - C’est la guerre et la misère qui m’ont pris Paul. Ce sont ces hommes qui fuient la guerre et la misère qui ont pris mon fils. Ils sont arrivés jusqu’à nous sans que nous puissions les contenir, pareils à une invasion de criquets. » Louise est la narratrice. Au fil des pages, elle se livre. Nous parlant d’elle comme l’enfant mal aimée, élevée à la dure et si proche de son frère. L’essentiel de ses confidences se concentre sur son fils, Paul, unique enfant, par choix. Elle aurait tant voulu l’aimer comme sont censées le faire toutes les mères. Mais les évènements lui échappent, la maîtrise est sa faille. C’est à partir de là que le roman me bouleverse. Les mots d’une mère « normale » qui a ses faiblesses comme chacune de nous et heureusement. L’autrice utilise un ton très personnel, il ne pouvait pas en être autrement avec un... Elle s’appelle Louise. À 56 ans, elle enterre son fils, se relevant à peine du décès de son mari quelques années auparavant. Louise veut comprendre pourquoi son fils a fugué et disparu de sa vie du jour au lendemain, se livrant corps et âme au sort des migrants. « - C’est la guerre et la misère qui m’ont pris Paul. Ce sont ces hommes qui fuient la guerre et la misère qui ont pris mon fils. Ils sont arrivés jusqu’à nous sans que nous puissions les contenir, pareils à une invasion de criquets. » Louise est la narratrice. Au fil des pages, elle se livre. Nous parlant d’elle comme l’enfant mal aimée, élevée à la dure et si proche de son frère. L’essentiel de ses confidences se concentre sur son fils, Paul, unique enfant, par choix. Elle aurait tant voulu l’aimer comme sont censées le faire toutes les mères. Mais les évènements lui échappent, la maîtrise est sa faille. C’est à partir de là que le roman me bouleverse. Les mots d’une mère « normale » qui a ses faiblesses comme chacune de nous et heureusement. L’autrice utilise un ton très personnel, il ne pouvait pas en être autrement avec un sujet pareil. La colère, la haine de cette mère sont des moyens de survie. Elle en veut à ces étrangers, ces tueurs. Retrouver le coupable est pour elle son leitmotiv. Comment ne pas la comprendre ? Mais pourquoi condamner si facilement ? L’autrice nous laisse le choix. Le coupable est-il l’autre ? Elle ? À chacun d’établir la vérité, sa vérité. Un roman où l’interprétation est unique, ce qui m’a beaucoup séduite. http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2019/03/10/37166007.html
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