Lisez! icon: Search engine
Julliard
EAN : 9782260053217
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 130 x 205 mm

L'outrage fait à Sarah Ikker

Date de parution : 02/05/2019

« Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s’était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah...

« Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s’était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l’abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t’arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu’à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu’il te suffit d’un sourire pour les tenir à distance ? »
Couple comblé, Sarah et Driss Ikker mènent la belle vie à Tanger jusqu’au jour où l’outrage s’invite à leur table. Dès lors, Driss n’a plus qu’une seule obsession : identifier l’intrus qui a profané son bonheur conjugal.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260053217
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ils en parlent

« L’écrivain algérien poursuit une quête : démonter, en se transportant au Maroc, le système des sociétés frelatées d’Afrique du Nord. » 
Pierre Vavasseur / Le Parisien

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AHala Posté le 24 Novembre 2019
    Un bon polar que j'ai dévoré avec plaisir. Mais ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable contrairement à d’autres œuvres de l’auteur.
  • WerdeWerDubist Posté le 10 Novembre 2019
    Je commence par préciser que j'aime beaucoup cet auteur dont la langue, le style et le procédé narratif me séduisent. Plus qu'un roman policier il s'agit sans doute ici d'avantage d'un roman noir qui s'attache, à l'instar des grands auteurs américains initiateurs du genre, à dépeindre une société vermoulue et ses travers, plutôt qu'une complexe intrigue policière de type "who's done it?" comme savent si bien le faire nos amis d'outre Manche. Si l'on accepte l'idée que selon moi YK a voulu dépeindre la société marocaine engluée dans la corruption, ce livre est une belle description d'une société où toute réussite dépend, comme sous l'ancien régime, de la naissance et de la caste dans laquelle on nait, avec de rares exceptions notables dues au talent (la diva), la maitrise de l'art de l'obséquiosité (le commissaire) ou l'absence de morale (les petits truands, trafiquants de toutes sortes, gigolos et autres policiers tripoux). L'autre intérêt du livre est de rappeler les concepts sidérants (pureté, virginité, et autres concepts du même acabit) qui ont cours dans de nombreuses sociétés musulmanes et principalement arabes et qui rendent la vie très différente selon que l'on naît femme ou homme. La situation de la femme, même dans les... Je commence par préciser que j'aime beaucoup cet auteur dont la langue, le style et le procédé narratif me séduisent. Plus qu'un roman policier il s'agit sans doute ici d'avantage d'un roman noir qui s'attache, à l'instar des grands auteurs américains initiateurs du genre, à dépeindre une société vermoulue et ses travers, plutôt qu'une complexe intrigue policière de type "who's done it?" comme savent si bien le faire nos amis d'outre Manche. Si l'on accepte l'idée que selon moi YK a voulu dépeindre la société marocaine engluée dans la corruption, ce livre est une belle description d'une société où toute réussite dépend, comme sous l'ancien régime, de la naissance et de la caste dans laquelle on nait, avec de rares exceptions notables dues au talent (la diva), la maitrise de l'art de l'obséquiosité (le commissaire) ou l'absence de morale (les petits truands, trafiquants de toutes sortes, gigolos et autres policiers tripoux). L'autre intérêt du livre est de rappeler les concepts sidérants (pureté, virginité, et autres concepts du même acabit) qui ont cours dans de nombreuses sociétés musulmanes et principalement arabes et qui rendent la vie très différente selon que l'on naît femme ou homme. La situation de la femme, même dans les hautes sphères marocaines est peu enviable et toujours soumise aux codes ancestraux de la société patriarcale clanique arabe nous dit Yasmina Khadra. Enfin, et ça n'est pas un mince mérite, le livre nous égare sur une impression de goujaterie, muflerie, d'esprit particulièrement rétrograde et arriéré de l'époux qui se considère plus malheureux que sa femme violée avant que les rebondissements inattendus de l'intrigue n'apportent un éclairage différent sur une situation différente qui permet de mieux rétrospectivement comprendre la première arme du livre. D'où une certaine frustration de certains lecteurs, bien compréhensible. Mais comme Fritz Lang, dans le remarquable"Invraisemblable vérité" de 1956, Yasmina Khadra n'a pas besoin de personnages entièrement noirs ou blancs pour dépeindre une réalité qu'il dénonce. Il leur préfère, et je le comprends, le gris, qui rend justice à la réalité sans enlever la force de la charge. Un très bon livre qui se lit facilement et agréablement.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Nikoz Posté le 7 Novembre 2019
    Une première partie (il y aura une suite) policière qui serait très classique si il n'y avait pas tout ce non dit, cette ambiance lourde dans le couple (je n'en dit pas plus). Très très très lisible.
  • QuandOpheLit Posté le 4 Novembre 2019
    "Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareil à une étoile veillant sur son berger." Chronique d’un retour, manqué, à la littérature noire Sarah et Driss forment un couple comblé. Ils vivent une belle vie à Tanger, jusqu’au jour où… L’outrage s’invite dans leur ménage et Driss n’a plus qu’une seule obsession, identifier l’homme qui a détruit son bonheur. Amoureuse de la plume de Yasmina Khadra, je savais que ce roman me sortirait de mon désert littéraire, pourtant, je suis mitigée sur cette dernière œuvre de l’auteur. Avec L’outrage fait à Sarah Ikker, Yasmina Khadra revient à la littérature noire qu’il avait abandonné depuis plusieurs années. C’est dans ce genre que je l’avais découvert, avec Le Quatuor Algérien, et si j’avais aimé la plume, les intrigues ne m’avaient pas emballées. Toutefois, sur les conseils avisés de ma tante, j’ai lu Ce que le jour doit à la nuit, et c’est ce roman qui m’a fait tomber amoureuse de la plume sensible et délicate de ce conteur. Depuis, je ne manque aucune de ses sorties littéraires et je me suis précipitée chez mon libraire pour acquérir son dernier né. Je ne l’ai pas ouvert de suite,... "Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui, pareil à une étoile veillant sur son berger." Chronique d’un retour, manqué, à la littérature noire Sarah et Driss forment un couple comblé. Ils vivent une belle vie à Tanger, jusqu’au jour où… L’outrage s’invite dans leur ménage et Driss n’a plus qu’une seule obsession, identifier l’homme qui a détruit son bonheur. Amoureuse de la plume de Yasmina Khadra, je savais que ce roman me sortirait de mon désert littéraire, pourtant, je suis mitigée sur cette dernière œuvre de l’auteur. Avec L’outrage fait à Sarah Ikker, Yasmina Khadra revient à la littérature noire qu’il avait abandonné depuis plusieurs années. C’est dans ce genre que je l’avais découvert, avec Le Quatuor Algérien, et si j’avais aimé la plume, les intrigues ne m’avaient pas emballées. Toutefois, sur les conseils avisés de ma tante, j’ai lu Ce que le jour doit à la nuit, et c’est ce roman qui m’a fait tomber amoureuse de la plume sensible et délicate de ce conteur. Depuis, je ne manque aucune de ses sorties littéraires et je me suis précipitée chez mon libraire pour acquérir son dernier né. Je ne l’ai pas ouvert de suite, préférant me le réserver pour un moment bien particulier, et c’est donc pendant les vacances de Toussaint que j’ai découvert l’histoire de Sarah Ikker… Comme je vous le disais en préambule, c’est avec un sentiment mitigé que j’ai refermé ce roman. Si l’on retrouve par endroit la poésie de Yasmina Khadra, elle m’a cruellement manquée. Le style est toujours soutenu mais moins recherché. Moins de jolies phrases et de belles images. J’ai même eu des sensations de lourdeur par endroit, ce qui ne m’était jamais arrivé avec lui. Du côté de l’intrigue, j’ai subi la première moitié du livre. Les éléments se mettent en place trop lentement, et j’ai eu le sentiment que l’auteur avait cherché à combler des manques. Manque de contenu, manque d’idées, je ne saurais vous dire, mais j’ai bien failli abandonner. Pourtant, lasse de refermer livres sur livres depuis des mois, je me suis accrochée et sur la deuxième moitié, je me suis laissée emporter. Comme à son habitude, l’auteur évoque des thèmes de société mais surtout, ancrés dans les pays où il place ses histoires. Ici, c’est au Maroc qu’il a choisi de nous emmener et il nous parle de corruption, de relations de couple, de la famille et comme dans un grand nombre de ses livres, d’amour. Si comme moi, vous connaissez l’auteur, peut-être l’avez vous lu et en êtes ressorti avec un autre sentiment, et je serais ravie d’en parler avec vous. Si vous ne le connaissez pas, ce n’est pas le roman que je recommanderais pour découvrir sa plume. Malgré cet avis plutôt négatif, nul doute que je lirai les prochaine sorties de cet auteur que j’affectionne.
    Lire la suite
    En lire moins
  • peacenour Posté le 30 Octobre 2019
    Tellement attendu de la part d'un grand écrivain comme Yasmina Khadra.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE JULLIARD
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.