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Nouveauté
Une saison pour les ombres
Étienne Gomez (traduit par)
Date de parution : 05/01/2023
Éditeurs :
Sonatine
Nouveauté

Une saison pour les ombres

Étienne Gomez (traduit par)
Date de parution : 05/01/2023
« Le froid arriva. Et puis le froid s'installa à jamais. »
Nord-est du Canada, 1972. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines d’acier.... Nord-est du Canada, 1972. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines d’acier. Les conditions de vie y sont difficiles. Au-delà du village, il n’y a rien. Juste une nature hostile, quelques ours,... Nord-est du Canada, 1972. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines d’acier. Les conditions de vie y sont difficiles. Au-delà du village, il n’y a rien. Juste une nature hostile, quelques ours, des loups. Aussi quand le corps d’une adolescente du village est découvert aux abords de la forêt, la gravité des blessures laisse supposer qu’elle a été victime d’une bête sauvage. Ce sera en tout cas la version officielle. Et tout le monde prie pour qu’elle soit vraie. Mais, quelques temps plus tard, le corps d’une autre jeune fille est retrouvé.
 
Montréal, 2011. Le passé que Jack Deveraux croyait avoir laissé derrière lui le frappe de plein fouet lorsqu’il reçoit un appel de Jasperville. Son jeune frère, Calvis, est en garde-à-vue pour tentative de meurtre. De retour sur les lieux de cette enfance, qu’il a tout fait pour oublier, Jack découvre qu’au fil des années, l’assassin a continué à frapper. L’aîné des Deveraux comprend alors que la seule façon de mettre fin à cette histoire tragique est de se répondre à certaines questions, parfois très personnelles. Mais beaucoup, à Jasperville, préfèrent voir durer le mensonge qu’affronter la vérité.
 
Dans la droite ligne de Seul le Silence, RJ Ellory nous offre un roman troublant de beauté et d’émotion à classer sans conteste parmi ses plus grandes réussites.
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EAN : 9782355849909
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 220 mm
EAN : 9782355849909
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Addiction_Polar 14/01/2023
    #9642;️Attendu chaque année par les inconditionnels .. Je n’y échappe pas, tout comme vous je suis faible et prévisible quand R J Ellory pointe le bout de son nez avec un nouveau-né.. Nouveau récit comme on les aime, à déguster, à savourer.. Rj Ellory, comme dans la lignée de ses meilleurs romans et, comme il sait si bien le faire, nous raconte.. Le grand Nord du Canada. D’ores et déjà les conditions sont extrêmes … Un hiver de huit mois avec des températures qui frôlent les moins 30 degrés et certains jours un soleil qui ne se lève même pas ! ..Le froid s’installe jusqu’à vous glacer le sang! RJ Ellory nous raconte.. Une nature hostile et des paysages balayés par les vents où la seule faune sont les loups et quelques ours .. Une mort certaine pour qui ose s’aventurer.. RJ Ellory nous raconte .. La vie d’une communauté .. une poignée d’hommes et de femmes qui s’usent dans le travail des mines de fer. Une vie qui s’apparente plus à de la survie tant les éléments extérieurs sont rudes.. Rj Ellory nous raconte.. Les méandres des relations familiales.. Relations d’une famille qui essaye de restée unie.. Relations entre deux frères .. mais qui seront séparés par le drame.. RJ Ellory nous raconte.. Un drame... #9642;️Attendu chaque année par les inconditionnels .. Je n’y échappe pas, tout comme vous je suis faible et prévisible quand R J Ellory pointe le bout de son nez avec un nouveau-né.. Nouveau récit comme on les aime, à déguster, à savourer.. Rj Ellory, comme dans la lignée de ses meilleurs romans et, comme il sait si bien le faire, nous raconte.. Le grand Nord du Canada. D’ores et déjà les conditions sont extrêmes … Un hiver de huit mois avec des températures qui frôlent les moins 30 degrés et certains jours un soleil qui ne se lève même pas ! ..Le froid s’installe jusqu’à vous glacer le sang! RJ Ellory nous raconte.. Une nature hostile et des paysages balayés par les vents où la seule faune sont les loups et quelques ours .. Une mort certaine pour qui ose s’aventurer.. RJ Ellory nous raconte .. La vie d’une communauté .. une poignée d’hommes et de femmes qui s’usent dans le travail des mines de fer. Une vie qui s’apparente plus à de la survie tant les éléments extérieurs sont rudes.. Rj Ellory nous raconte.. Les méandres des relations familiales.. Relations d’une famille qui essaye de restée unie.. Relations entre deux frères .. mais qui seront séparés par le drame.. RJ Ellory nous raconte.. Un drame qui va toucher l’ensemble de la communauté et rendre vulnérables les rapports humains déjà si fragilisés par des conditions de vie tellement peu clémentes. L'auteur manie comme à l’accoutumée sa plume avec beaucoup de précision. Toute la magnificence de RJ Ellory au service des émotions qui nous vont droit au coeur. La justesse du ton, la psychologie fouillée des protagonistes, un rythme parfait et cette qualité incomparable de conteur sont le reflet d'une littérature fine, travaillée et sublime. J’adore.. Je ne peux que vous conseiller ce dernier opus. Certes dans la même veine que les autres succès de l’auteur. Certains pourraient peut-être se lasser.. Mais les fans (comme moi) savent; vous sortirez de votre lecture triste, heureux, bouleversé, ou que sais-je, mais pas indifférent.. Une plume, une construction narrative digne des plus grands le tout agrémenté d'une sensibilité peu commune.. RJ Ellory un auteur à lire absolument !#9642;️
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  • Stelphique 14/01/2023
    🐺Chronique🐺 « Le passé nous suit, aussi loin, aussi vite que l’on aille. » Rien ne sert de courir, de fuir, de résister, la nuit, là-bas, à Jasperville, dure des mois, alors je vous prie de croire que les ombres ne vont pas se gêner de prendre l’espace. L’espace que certains laissent dans leurs liens, l’espace que le froid vous empêche de fouler du pied, l’espace que l’oisiveté n’a pas encore gâché, l’espace que vous leur laissez…Les ombres, là-bas, sont dévorantes: elles ne craignent rien, ni personne. Elles arrachent, lacèrent, détruisent tout. Une saison pour les ombres c’est bien assez de temps et d’espace pour faire son œuvre et ses dégâts, le froid fera le reste…Mais un appel survient. L’urgence rappelle Jack Devereaux, et lui fera payer son escapade de vingt-six ans: le karma réclame son dû… « La conscience est un pays intérieur. » C’est peut-être ce que j’ai préféré dans ce roman noir, les questionnements sur l’intériorité. L’appréhension d’être ou de faire quelque chose de mal, d’être condamné dans cette idée ou métaphore du monstre, de ne pouvoir sortir de sa condition extérieure ou intérieure malaisante, de toujours devoir faire face à des mensonges ou des actes de violences inouïes. Et crier au loup, encore et... 🐺Chronique🐺 « Le passé nous suit, aussi loin, aussi vite que l’on aille. » Rien ne sert de courir, de fuir, de résister, la nuit, là-bas, à Jasperville, dure des mois, alors je vous prie de croire que les ombres ne vont pas se gêner de prendre l’espace. L’espace que certains laissent dans leurs liens, l’espace que le froid vous empêche de fouler du pied, l’espace que l’oisiveté n’a pas encore gâché, l’espace que vous leur laissez…Les ombres, là-bas, sont dévorantes: elles ne craignent rien, ni personne. Elles arrachent, lacèrent, détruisent tout. Une saison pour les ombres c’est bien assez de temps et d’espace pour faire son œuvre et ses dégâts, le froid fera le reste…Mais un appel survient. L’urgence rappelle Jack Devereaux, et lui fera payer son escapade de vingt-six ans: le karma réclame son dû… « La conscience est un pays intérieur. » C’est peut-être ce que j’ai préféré dans ce roman noir, les questionnements sur l’intériorité. L’appréhension d’être ou de faire quelque chose de mal, d’être condamné dans cette idée ou métaphore du monstre, de ne pouvoir sortir de sa condition extérieure ou intérieure malaisante, de toujours devoir faire face à des mensonges ou des actes de violences inouïes. Et crier au loup, encore et encore…Toujours l’accuser, lui, plutôt qu’eux. Parce que dire c’est lui, c’est le loup, c’est nier son intériorité, nier sa part d’ombre, nier l’acte de cruauté. Et puis comment faire? Comment est-ce qu’on se défait d’un attachement, d’un lieu, d’une malédiction? Pourquoi on bascule? Qu’est-ce que nos légendes, nos héritages, nos imaginaires, notre sang, disent de nous? Il y a-t-il au fin fond de nous, à l’intérieur, un lieu où les esprits mauvais tiennent le siège? Est-ce que Jasperville, de par sa position, aurait-elle, des bêtes plus présentes, des ombres plus féroces, des hommes plus enclins à perdre l’esprit? Peut-être, en tout cas, c’est les jeunes filles qui en pâtissent, sont retrouvées mortes, et c’est bien les hommes qui ne font pas leur part du boulot pour rendre justice, en criant aux loups ou autres légendes faisant partie intégrante de cette nature hostile…Mais qui ira à l’intérieur, qui ira à l’intérieur des choses et des foyers, qui osera seulement? « Qui sait? On se recroisera peut-être un jour dans une situation où il n’est pas question de jeunes filles mortes et de psychopathes. » On recroisera le froid, les ombres et les abandons dans cette histoire, jusqu’à en faire des flocons cristallisés de malheurs qui n’en finiront pas de tomber sur Jasperville. On croisera aussi, le talent indéfectible de R.J Ellory, qui chaque fois, malgré la noirceur du cœur des hommes, nous en ramène aussi des brisures lumineuses. On croisera évidemment, la violence parce qu’elle fait partie de ce monde. On croisera quelques bêtes sauvages, un fantôme ou deux, et des récurrences affreuses. On croisera le silence, les traumatismes, les tragédies domestiques, les promesses non tenues, les espoirs effacés, l’ignoble et l’indicible. Mais on ne croisera plus jamais Thérèse, Lisette, Anne-Louise, Fleur, Estelle, Virginie, Geneviève, Madeleine… Et peut-être que vous croiserez, mon cœur brisé dans cette chronique, parce que à cet endroit précis, que je le suis…Je porte en moi les fantômes de celles qui ont disparues dans Une saison pour les ombres… Coup de cœur, of course!
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  • audelagandre 10/01/2023
    Est-il encore nécessaire de présenter RJ Ellory ? C’est un écrivain qui possède un don précieux, que peu possèdent, une ligne directe vers le cœur de ses lecteurs. Pour ce nouveau roman, « Une saison pour les ombres », l’écrivain quitte ses terres de prédilection, les États-Unis, pour placer son intrigue dans le nord-est du Canada, à Jasperville. Un personnage principal, Jack Devereaux qui a quitté sa famille et Jasperville à l’âge de 19 ans. Son frère Calvis en avait à leur 12. Sa mère Elizabeth est décédée deux mois plus tôt. Sa sœur Juliette a mis fin à ses jours. Une famille brisée, dans laquelle, les silences et les ombres fantomatiques noient toute lumière. Une question de survie sans doute, un besoin d’auto- protection, une nécessité de se construire, ailleurs, dans un endroit vierge de toute pollution de mémoire. Il faut dire qu’en 1972, la petite ville a subi un vrai traumatisme. Outre le froid polaire, les vents glaciaux, les nuits qui n’en finissent pas durant huit mois, les autorités ont retrouvé le corps très abîmé d’une jeune adolescente. À n’en pas douter, il s’agit là de l’œuvre d’une bête sauvage. « Les organes aussi étaient déchiquetés, les uns... Est-il encore nécessaire de présenter RJ Ellory ? C’est un écrivain qui possède un don précieux, que peu possèdent, une ligne directe vers le cœur de ses lecteurs. Pour ce nouveau roman, « Une saison pour les ombres », l’écrivain quitte ses terres de prédilection, les États-Unis, pour placer son intrigue dans le nord-est du Canada, à Jasperville. Un personnage principal, Jack Devereaux qui a quitté sa famille et Jasperville à l’âge de 19 ans. Son frère Calvis en avait à leur 12. Sa mère Elizabeth est décédée deux mois plus tôt. Sa sœur Juliette a mis fin à ses jours. Une famille brisée, dans laquelle, les silences et les ombres fantomatiques noient toute lumière. Une question de survie sans doute, un besoin d’auto- protection, une nécessité de se construire, ailleurs, dans un endroit vierge de toute pollution de mémoire. Il faut dire qu’en 1972, la petite ville a subi un vrai traumatisme. Outre le froid polaire, les vents glaciaux, les nuits qui n’en finissent pas durant huit mois, les autorités ont retrouvé le corps très abîmé d’une jeune adolescente. À n’en pas douter, il s’agit là de l’œuvre d’une bête sauvage. « Les organes aussi étaient déchiquetés, les uns éparpillés, les autres simplement exposés au jour. Elle avait été ouverte. Il n’y avait pas d’autre mot. Ouverte et vidée. » Lisette Roy victime d’un ours ou d’un loup devait être une victime isolée. Or, lorsque la terrible tragédie se reproduit quelque temps plus tard, la communauté de Jasperville plonge dans la terreur. « Une saison pour les ombres » est un récit en deux temps, comme souvent dans l’œuvre D’Ellory. Le lecteur est à la fois plongé dans les souvenirs de Jack en 1972, mais également dans son présent, à Montréal en 2011. En effet, l’arrestation de son frère Calvis pour tentative de meurtre va obliger Jack à revenir à Jasperville. Et cette idée terrasse cet homme qui a mis tant d’acharnement à laisser le passé derrière lui. « La vérité, c’est que le pire arrive aux gens bien. Et le passé est un pays qui a sa langue à lui, une langue que la plupart apprennent à oublier. Les mots de cette langue sont comme des chansons apprises par cœur. Au moindre rappel, elles reviennent et la mélodie est aussi familière, aussi obsédante que jamais. » S’il y a une personne à sauver, ou une enquête à mener, l’essentiel de « Une saison pour les ombres » ne se trouve pas là. Comme dans d’autres livres de l’auteur, tels que « Seul le silence » ou « Papillon de nuit », il est d’abord question d’intériorité. D’intimité. De souvenirs douloureux qui ressurgissent. Et de la façon dont on fait la paix avec le passé. C’est sans doute là une des thématiques qui me touche le plus dans l’œuvre d’Ellory. L’homme, au sens général du terme, n’est ni bon ni mauvais. Il est. Dans toute son entièreté, avec ses failles et ses forces. L’enfance, les blessures d’enfance, les traumas de la jeune adolescence sont toujours présents dans ses romans, comme si, à travers ses héros, Ellory cherche à exorciser ses jeunes années. Cela nous fait un point commun, et non des moindres. L’adulte que l’on est émane de l’enfant qu’on a été, des drames que l’on a vécus, des émotions qui nous taraudent. « Il commençait à comprendre que les fantômes étaient en lui et que, même s’il partait au bout du monde, ils l’attendraient encore. » Le cheminement de Jack à travers son passé, pour tenter de sauver son frère, est crucial. Il ne le sait pas encore, mais il faut cesser de fuir, affronter les ombres, quitte à en crever. « Il commençait à comprendre que les fantômes étaient en lui et que, même s’il partait au bout du monde, ils l’attendraient encore. », car même le bout du monde n’offre pas la possibilité d’effacer ses souvenirs, et donc ses blessures intimes. Dans ce roman, c’est cette quête, qui m’a terriblement touchée. Il est parfois plus facile de vivre par l’intermédiaire d’un héros de fiction, un chemin que l’on devrait parcourir soi-même. Comme pour Jack, comme pour ces ombres qui nous traquent, la vie nous oblige parfois à affronter nos propres démons. « Il ne s’était échappé d’une prison que pour s’enfermer dans une autre, dans laquelle il vivrait où qu’il aille, même s’il partait au bout du monde. S’il voulait se libérer de tout ça, exorciser ce lieu, il devait affronter tout cela – ses actes, ses défauts, ses trahisons, ses fausses promesses, ses mensonges. » Il y a un autre point que je souhaiterais aborder parce que je le trouve crucial et qu’il fait partie de « la patte » d’Ellory. Si Jack a son propre chemin à parcourir, ses propres plaies à panser, il ne peut pas le faire seul. Sa rédemption passe par les autres. Les autres, son frère Calvis, son ancienne petite amie, ceux qui ont été proches, et qui ont vécu des déchirements en même temps que lui, ne peuvent être ignorés. Le mal qui a été fait non plus. Chez Ellory, l’enfer ce n’est pas les autres. L’enfer est composé de moi AVEC les autres. Parce que les autres et moi sommes indissociables. Ainsi, réparer, demander pardon, fait partie intégrante du processus de guérison, et cela l’auteur le décortique de manière magistrale. « On fait tous des conneries, certains plus que les autres. Mais, tu sais, ce qui compte, ce n’est pas la façon dont les gens agissent. C’est la façon dont ils réagissent. » Un roman est souvent l’occasion de s’évader. Pour moi, cela a été très longtemps le cas. Aujourd’hui, grâce à des écrivains tels que Ellory, le roman devient une catharsis. Il m’amène à réfléchir sur moi-même, à me remettre en question, à analyser mes actions. En étant en totale empathie avec le personnage principal, je remue le passé et ses vieux démons. Parfois, c’est difficile. Mais ce n’est jamais futile. J’en retire toujours quelque chose, une émotion qui me touche, qu’elle apparaisse positive ou négative de prime abord. « La conscience est un pays intérieur. On a beau changer de décor, il y a toujours quelque chose qui vient vous rappeler ce que vous avez fait de pire dans votre vie. », parfois aussi ce que vous avez fait de mieux, si vous avez de la chance. Les années de maturité n’y sont sans doute pas étrangères, les lectures, les émotions, tout ce qui nous nourrit et nous aide à grandir. Vous l’aurez compris, Ellory fait partie de mes essentiels. Ses romans me touchent toujours viscéralement. « Une saison pour les ombres », très proche de « Seul le silence » qui est certainement mon préféré (je n’ai pas encore lu « Mauvaise étoile »), et d’une beauté sans faille. Sonatine lui a offert un bel écrin avec cette superbe couverture pour contenir des mots qui touchent l’âme et qui parviennent, après les ombres, à faire revenir la lumière. Comme je vous le disais en début de chronique, Ellory possède une ligne directe vers le cœur de ses lecteurs.
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  • LaMinuteMAD 09/01/2023
    Il n'y a pas à redire, Ellory sait créer des atmosphères, recréer totalement des décors dans ses romans : on plonge carrément dans cette bourgade québécoise qu'est Jasperville, froid terrible, neige et vent l'hiver, boue et moustiques l'été, bref un endroit où on n'a pas envie d'aller. C'est pour cette raison et beaucoup d'autres (violence de son père, pauvreté, isolement, jeunes filles retrouvées sauvagement tuées dans la nature, ...) que Jacques Devereaux, qui se fait maintenant appeler Jack, est parti à 19 ans, laissant derrière lui un petit frère, Calvis, aux mains d'un père violent et alcoolique et une petite amie qu'il a promis de venir sauver dès qu'il serait installé à Montréal. Il n'est jamais revenu. Sauf maintenant, car son frère a tenté de tuer quelqu'un et il est en prison. De retour dans son village d'enfance et d'adolescence, Jack se souvient de ce qu'il a mis 30 ans à essayer d'oublier et, pour essayer de comprendre le geste de son frère et peut-être l'innocenter, il va enquêter sur les raisons qui ont poussé Calvis à la tentative de meurtre ; il faut dire que la police locale (un seul agent) est complètement dépassée par les événements. J'ai retrouvé ici un peu... Il n'y a pas à redire, Ellory sait créer des atmosphères, recréer totalement des décors dans ses romans : on plonge carrément dans cette bourgade québécoise qu'est Jasperville, froid terrible, neige et vent l'hiver, boue et moustiques l'été, bref un endroit où on n'a pas envie d'aller. C'est pour cette raison et beaucoup d'autres (violence de son père, pauvreté, isolement, jeunes filles retrouvées sauvagement tuées dans la nature, ...) que Jacques Devereaux, qui se fait maintenant appeler Jack, est parti à 19 ans, laissant derrière lui un petit frère, Calvis, aux mains d'un père violent et alcoolique et une petite amie qu'il a promis de venir sauver dès qu'il serait installé à Montréal. Il n'est jamais revenu. Sauf maintenant, car son frère a tenté de tuer quelqu'un et il est en prison. De retour dans son village d'enfance et d'adolescence, Jack se souvient de ce qu'il a mis 30 ans à essayer d'oublier et, pour essayer de comprendre le geste de son frère et peut-être l'innocenter, il va enquêter sur les raisons qui ont poussé Calvis à la tentative de meurtre ; il faut dire que la police locale (un seul agent) est complètement dépassée par les événements. J'ai retrouvé ici un peu les mêmes thématiques rencontrées dans Le Carnaval des ombres : une jeunesse chaotique, un conflit avec le père, un enquêteur seul qui n'hésite pas à enfreindre un peu les règles, beaucoup de dialogues ou de questionnements intérieurs, mais le tout dans un contexte totalement différent et avec une intrigue qui nous mène (peut-être) sur les traces d'un tueur en série. On se laisse emporter dans ce thriller, entre passé et présent (enfin, 2010), on est dépaysé, on est content(e) d'être au chaud pour le lire, à l'abri du froid, des loups, des ours et, qui sait, d'un serial killer...
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  • gruz 05/01/2023
    Une saison pour les ombres restera sans doute à part dans la grande histoire qui s’est tissée entre R.J. Ellory et le continent américain. Car il traverse la frontière pour plonger au cœur glacé du Canada, au fin fond du Québec, là où aucune route praticable ne va. Seule la ligne de chemin de fer permet de se rendre dans cette région reculée où ne (sur)vivent les habitants que grâce aux mines d’acier. Bienvenue à Jasperville, aux côtés de quelques milliers d’âmes, presque une autre planète, où le froid et la mine dictent les lois. Le récit se joue sur deux temporalités, les années 60-70 et nos jours, pour mettre en scène un homme qui a fui. Mais qui doit revenir sur ses pas. Jack Deveraux (anciennement Jacques) s’est échappé de cet endroit il y a plusieurs décennies, suite à son enfance difficile. La première phrase du roman en dit long : « On est tous brisés, quoique chacun à un endroit différent ». Mais peut-on réellement se détacher du passé, surtout lorsque celui-ci se rappelle brutalement à vous ? Cet homme a abandonné ses proches pour s’exiler dans la grande ville, si loin de cet endroit reculé, terre de mythes. Ce livre est l’histoire d’un... Une saison pour les ombres restera sans doute à part dans la grande histoire qui s’est tissée entre R.J. Ellory et le continent américain. Car il traverse la frontière pour plonger au cœur glacé du Canada, au fin fond du Québec, là où aucune route praticable ne va. Seule la ligne de chemin de fer permet de se rendre dans cette région reculée où ne (sur)vivent les habitants que grâce aux mines d’acier. Bienvenue à Jasperville, aux côtés de quelques milliers d’âmes, presque une autre planète, où le froid et la mine dictent les lois. Le récit se joue sur deux temporalités, les années 60-70 et nos jours, pour mettre en scène un homme qui a fui. Mais qui doit revenir sur ses pas. Jack Deveraux (anciennement Jacques) s’est échappé de cet endroit il y a plusieurs décennies, suite à son enfance difficile. La première phrase du roman en dit long : « On est tous brisés, quoique chacun à un endroit différent ». Mais peut-on réellement se détacher du passé, surtout lorsque celui-ci se rappelle brutalement à vous ? Cet homme a abandonné ses proches pour s’exiler dans la grande ville, si loin de cet endroit reculé, terre de mythes. Ce livre est l’histoire d’un retour aux sources, contraint et forcé, en quête de rédemption. Il avait lui-même prononcé l’anathème qui l’envoyait loin de la froidure, il est aujourd’hui temps de payer la facture. Jack a tenté de se créer une vie à l’opposé de ce froid québécois, au point de devenir expert en incendie pour les assurances. Guerrier du feu, une manière de combattre la glace. Il est singulier de voir Ellory utiliser des noms à consonance francophone pour ses personnages et ses lieux. Cela donne un cachet particulier à cette histoire-là. Un supplément d’âme pour les lecteurs francophones, pour un roman qui n’en manque pas ! Sorti en 2022 en version originale, sous le titre The Darkest season, le livre présente le Ellory actuel. Plus direct, avec une intrigue plus ramassée, sur 400 pages et des chapitres assez courts. Une intrigue qui se lit comme un thriller, alors que c’est un pur roman noir, à ambiance. Ce coin du Canada est un personnage à part entière, qui pèse par son omniprésence, sur les gens comme sur leurs actes. Et quand surviennent des morts atroces, nombre d’esprits restent anesthésiés alors que d’autres songent aux légendes. Ce Jack qui redevient Jacques a tout de l’anti-héros. Terriblement humain, touchant par ses failles. Il a fait des choix dans sa vie qu’il a du mal à assumer. Au point de plonger dans un abîme émotionnel à trop se mentir à lui-même. Et il n’est pas le seul… L’écrivain anglais poursuit son chemin à côtoyer le Mal sous toutes ses formes, mais surtout à rechercher ce qu’est l’être humain intimement. Loin de tout manichéisme, tout en subtilité. Parce qu’être une femme ou un homme est parfois une malédiction. Une saison pour les ombres est une merveille de roman noir, au plus près d’un homme brisé qui tente de se racheter. Une intrigue instinctive, profondément humaine, avec un R.J. Ellory qui prouve une fois de plus qu’il sait aussi bien manier les récits que les émotions, par la grâce de personnages sublimes dans leurs fêlures.
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