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Une saison pour les ombres
Étienne Gomez (traduit par)
Date de parution : 05/01/2023
Éditeurs :
Sonatine

Une saison pour les ombres

Étienne Gomez (traduit par)
Date de parution : 05/01/2023
« Le froid arriva. Et puis le froid s'installa à jamais. »
1972, Nord-est du Canada. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines de... 1972, Nord-est du Canada. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines de fer. Les conditions de vie y sont difficiles. Au-delà du village, il n’y a rien. Juste une nature hostile, quelques... 1972, Nord-est du Canada. Dans cette région glaciale, balayée par les vents, où l’hiver dure huit mois, la petite communauté de Jasperville survit grâce au travail dans les mines de fer. Les conditions de vie y sont difficiles. Au-delà du village, il n’y a rien. Juste une nature hostile, quelques ours, des loups. Aussi quand le corps d’une adolescente du village est découvert aux abords de la forêt, la gravité des blessures laisse-t-elle supposer qu’elle a été victime d’une bête sauvage. Ce sera en tout cas la version officielle. Et tout le monde prie pour qu’elle soit vraie. Mais, quelques temps plus tard, le corps d’une autre jeune fille est retrouvé.
Des années plus tard, de retour à Jasperville où il a passé son enfance, Jack Devereaux réalise que tout le monde se contente aujourd'hui encore des mensonges du passé, par peur d'affronter une vérité bien trop dérangeante.
 
Dans la droite ligne de Seul le Silence, RJ Ellory nous offre un roman troublant de beauté et d’émotion à classer sans conteste parmi ses plus grandes réussites.
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EAN : 9782355849909
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 220 mm
EAN : 9782355849909
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

« Un grand et beau roman, ambitieux, qu'on dévore tout en en redoutant le dénouement. » 
Télé Z

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • karenpdf38 11/05/2024
    Je découvre par ce livre l’écrivain britannique R.J. Ellory. Un scénario sombre avec une intrigue à huit clôt dans la froide et triste ville de Jasperville, au nord-est du Canada. Le décor est posé, nous sommes vite dans l’ambiance. Des morts de jeunes filles dont le caractère criminel semble vite évident pour le lecteur. Des allers et retour entre passé et présent relativement lisibles. Il convient de retenir la dimension psychologique des personnages, bien détaillée. La folie des êtres faibles est au cœur de cet ouvrage. Pour autant, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages « sains d’esprit » comme le personnage principal, Jack. Je retiendrai tout de même sa résilience. Le double dénouement de l’intrigue est bien ficelé mais m’a modérément tenue en haleine. Ce livre est plutôt agréable à lire mais ne me laissera pas de souvenir impérissable.
  • ecceom 10/05/2024
    Rien de tel que le Labrador pour se faire guider dans la nuit Évidemment, quand R.J. Ellory brode un polar basé sur une série d’assassinats sordides de jeunes filles, et sur des secrets enfouis au cœur de contrées mortifères, difficile de ne pas penser à « Seul le silence », le roman qui l’a propulsé au sommet des ventes. Pour son quasi copié-collé, il a toutefois choisi de troquer les terres brûlées de soleil de la Géorgie (USA bien sûr), pour le grand nord canadien où -comme on le sait grâce aux feuilles de Vigneault- ce pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. Comme le personnage de « Seul le silence » fuyait Augusta Falls pour New York, Jack Devereaux, a laissé derrière lui la ville minière de Jasperville, sa famille et tous ses souvenirs, pour gagner Montréal. Mais 26 ans plus tard, en apprenant que son frère resté là-bas a été arrêté pour tentative de meurtre, il décide d’arrêter enfin de fuir ses responsabilités, de revenir dans ce village maudit et d’élucider la série de meurtres qui a ensanglanté ces lieux au climat impitoyable. L’enquête elle-même est un prétexte. Ellory s’attache davantage à la psychologie de Jack, qui croyait à tort être revenu de tout alors qu’au fond, il n’avait jamais soldé son passé. En quête de résilience, il choisit d’affronter ses démons. Cet aspect-là du roman est certainement le plus réussi. Dommage que le savoir-faire, pour ne pas dire la rouerie d’Ellory empêche vraiment l’émotion de s’installer durablement. Je dois dire que le procédé visant à entrecouper le récit de flash-back est tellement usité qu’il en devient lassant et que de plus en plus souvent désormais, on a l’impression de lire un produit de classe d’écriture, un peu mécanique. De même, le choix du lieu où se déroulent les évènements est vraiment original et relève de la bonne idée. On peut également penser qu’il est un peu extrême et finalement, un peu artificiel. Bien sûr Ellory a malgré tout, suffisamment de talent pour créer une ambiance, maintenir le suspense et nous tenir en haleine, et c’est déjà beaucoup. Mais encore une fois, je n’ai pas retrouvé dans « Une saison pour les ombres », la noirceur poétique qui selon moi, fait la force des meilleurs livres d’Ellory. Rien de tel que le Labrador pour se faire guider dans la nuit Évidemment, quand R.J. Ellory brode un polar basé sur une série d’assassinats sordides de jeunes filles, et sur des secrets enfouis au cœur de contrées mortifères, difficile de ne pas penser à « Seul le silence », le roman qui l’a propulsé au sommet des ventes. Pour son quasi copié-collé, il a toutefois choisi de troquer les terres brûlées de soleil de la Géorgie (USA bien sûr), pour le grand nord canadien où -comme on le sait grâce aux feuilles de Vigneault- ce pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver. Comme le personnage de « Seul le silence » fuyait Augusta Falls pour New York, Jack Devereaux, a laissé derrière lui la ville minière de Jasperville, sa famille et tous ses souvenirs, pour gagner Montréal. Mais 26 ans plus tard, en apprenant que son frère resté là-bas a été arrêté pour tentative de meurtre, il décide d’arrêter enfin de fuir ses responsabilités, de revenir dans ce village maudit et d’élucider la série de meurtres qui a ensanglanté ces lieux au climat impitoyable. L’enquête elle-même est un prétexte. Ellory s’attache davantage à la psychologie de Jack, qui croyait à tort être...
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  • Encoreunthriller 29/04/2024
    Au début des années 70, la famille Devereaux part s’installer à Jasperville, une ville glaciale dans le Nord du Canada. Un jour, le corps d’une jeune adolescente est retrouvé mutilé. Les habitants pensent alors à un animal sauvage. Un deuxième corps est découvert, puis un troisième…Jack, adolescent à cette période, est marqué par ces atrocités. Vingt-six ans plus tard, il va être obligé de retourner à Jasperville et devra se confronter aux souvenirs de son passé. Ce roman est le premier que je lis de R. J. Ellory. Je l’avais vu un peu partout sur Booksta et je ne suis pas déçue. J’ai beaucoup apprécié le style d’écriture de cet auteur. Il apporte de nombreux détails, les chapitres sont remplis de descriptions qui inscrivent le personnage principal dans un cadre bien défini. Tout au long du livre, il est confronté à un passé qu’il a fui il y a vingt-six ans. J’ai d’abord été surprise par la manière de traiter l’affaire mais je me suis finalement laissé porter par celle-ci. J’ai beaucoup apprécié la fin et l’atmosphère pesante qui règne dans la ville. Instagram: @encoreunthriller
  • Ingannmic 20/04/2024
    Je règle d’emblée mes comptes avec l’unique (et léger) bémol que je souhaite exprimer à l’issue de cette lecture : le fait de retrouver une structure narrative strictement identique à celle utilisée dans deux autres titres de l’auteur lus ces derniers mois, a créé un sentiment de redondance (et m’a quelque peu questionné sur la propension de R. J. Ellory à céder à la facilité). Ceci dit, la recette fonctionne, alors… L’auteur utilise donc cette fois encore des événements du passé pour faire écho au présent, et contraindre son personnage principal à affronter ses traumatismes enfouis et les conséquences de ses manquements. Jack Devereaux apprend que son frère Calvis vient d’être arrêté pour avoir violemment agressé un homme dont la vie est en danger. C’est ainsi qu’après vingt-six ans d’absence, il est de retour à Jasperville, ville du Québec érigée dans le seul but d’exploiter les richesses de son sous-sol, aux dépens d’autochtones spoliés de leur terre. C’est une ville isolée, de désolation et de froid extrême -"le trou du cul du monde, mais gelé jusqu’à l’os"-, où l’unique représentant gouvernemental, un envoyé de la Sûreté du Québec, change tous les deux ans. C’est là que s’installent les Devereaux en 1969. Comme tant d’autres, le père est venu pour travailler chez Canada Iron. Son épouse, institutrice, a suivi, accompagnée de son père William qui, impliqué dans une obscure affaire d’escroquerie, a dû fuir l’Angleterre quelques années auparavant. Le couple a trois enfants : une fille -Juliette- et deux garçons. Le récit alterne entre les démarches entreprises par Jack pour tenter de comprendre le geste de son frère, et des épisodes du passé qui nous replongent dans son enfance. Il a gardé de ces années 1970 des souvenirs de faim et de souffrance, ainsi qu’une profonde mélancolie. Elles ont été marquées par le lent délitement de la solidité paternelle vaincue par l'alcool, par le glissement du grand-père William, qui les abreuvait de légendes horrifiques mettant en scène monstres et esprits, dans la démence, et surtout par la perte. Celle de certains de ses proches, mais aussi celle de jeunes filles dont la mort n’a jamais été élucidée. Par manque de moyens, et en l’absence d’éléments tangibles, on en a conclu à des accidents, leurs cadavres déchiquetés laissant penser à une attaque d’animal. Jack a tout fait pour oublier ce passé et les promesses, faites alors, qu’il n’a jamais tenues. Il a fui sa ville mais aussi ses responsabilités, et réalise après toutes ces années avoir été naïf, et surtout s’être menti à lui-même autant qu’aux autres : il a cru tout laisser derrière lui, mais a en réalité été poursuivi par des fantômes et des remords qui l’ont empêché de vivre. Affronter la réalité qui, après toutes ces années, le rattrape, est d’autant plus douloureux. C’est dans ce terreau de la vulnérabilité des êtres que R. J. Ellory exprime le mieux son talent. Il sonde, triture, ausculte pour les mettre au jour les mécanismes inconscients de la culpabilité et de la désespérance suscitée par les drames ou les inaccomplissements. L’atmosphère qui imprègne le récit est à l’unisson de l’état d’esprit de son héros. Jasperville, sous ses apparences de ville ouvrière et chaleureuse où on se serre les coudes, est plombé d’une menace insaisissable et néanmoins oppressante, que suscitent notamment l’isolement et le manque de lumière. On finit par être de cette contrée reculée comme si le reste n’existait plus, piégé, dans l’impossibilité d’entrer en contact avec le monde extérieur. S’y ajoute l’empreinte laissée par les morts inexpliquées des jeunes filles et des fantasmes, auxquels cette ambiance était propice, qu’elles ont entretenus, fantasmes nés de peurs parfois irrationnelles, mais aussi devenant prétexte à expliquer la violence insupportable mais bien réelle à laquelle nous confronte parfois l’existence. L’intrigue se déploie lentement, mais n’ennuie jamais, l’auteur entretenant un sens de l’ellipse qui ménage plusieurs surprises au cours du récit. Quant à la résolution de l’énigme relative aux jeunes mortes du passé, j’avais, mais ce n’est pas bien grave, deviné dès sa rencontre l’identité du coupable...Je règle d’emblée mes comptes avec l’unique (et léger) bémol que je souhaite exprimer à l’issue de cette lecture : le fait de retrouver une structure narrative strictement identique à celle utilisée dans deux autres titres de l’auteur lus ces derniers mois, a créé un sentiment de redondance (et m’a quelque peu questionné sur la propension de R. J. Ellory à céder à la facilité). Ceci dit, la recette fonctionne, alors… L’auteur utilise donc cette fois encore des événements du passé pour faire écho au présent, et contraindre son personnage principal à affronter ses traumatismes enfouis et les conséquences de ses manquements. Jack Devereaux apprend que son frère Calvis vient d’être arrêté pour avoir violemment agressé un homme dont la vie est en danger. C’est ainsi qu’après vingt-six ans d’absence, il est de retour à Jasperville, ville du Québec érigée dans le seul but d’exploiter les richesses de son sous-sol, aux dépens d’autochtones spoliés de leur terre. C’est une ville isolée, de désolation et de froid extrême -"le trou du cul du monde, mais gelé jusqu’à l’os"-, où l’unique représentant gouvernemental, un envoyé de la Sûreté du Québec, change tous les deux ans. C’est là que s’installent les Devereaux en 1969. Comme tant...
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  • EBONNAVE 16/04/2024
    L’auteur de Birmingham se surpasse dans l’art du thriller. J’ai récemment écouté un français diplômé de criminologie, mais n’ayant jamais entamé une carrière dans ce domaine, écrivain lui-même. Il exprimait simplement la différence entre un polar et un thriller. «Le premier laisse au lecteur la possibilité de trouver le coupable dès le départ alors que le second met plus de pression émotionnelle jusqu’à la fin pour livrer une solution inattendue». Cette définition n’est pas forcément conventionnelle, mais me convient parfaitement. Ellory, chose que j’apprécie particulièrement, a souvent bâti ses romans sur un fond historique. Il a déjà adossé l’intrigue à des épisodes propres à l’Outfit ou à l’aide aux Contras d’Amérique centrale. J’ai noté une alternance dans ses romans, auxquels il va de cette construction à quelque chose de plus épuré, minimaliste, pourrait-on dire. Seule la psychologie des personnages habille le roman. C’est le cas dans celui-ci. Il choisit un lieu désertique dans le nord du Québec, à la frontière du Labrador. Les gens qui viennent là, dans cet univers de glace, n’ont guère le choix. Une contrée dans laquelle les loups et les ours font la loi. Une toundra dans laquelle les ombres ne peuvent survivre qu’en se cloitrant dans une pénombre où les jours de lumière se comptent.L’auteur de Birmingham se surpasse dans l’art du thriller. J’ai récemment écouté un français diplômé de criminologie, mais n’ayant jamais entamé une carrière dans ce domaine, écrivain lui-même. Il exprimait simplement la différence entre un polar et un thriller. «Le premier laisse au lecteur la possibilité de trouver le coupable dès le départ alors que le second met plus de pression émotionnelle jusqu’à la fin pour livrer une solution inattendue». Cette définition n’est pas forcément conventionnelle, mais me convient parfaitement. Ellory, chose que j’apprécie particulièrement, a souvent bâti ses romans sur un fond historique. Il a déjà adossé l’intrigue à des épisodes propres à l’Outfit ou à l’aide aux Contras d’Amérique centrale. J’ai noté une alternance dans ses romans, auxquels il va de cette construction à quelque chose de plus épuré, minimaliste, pourrait-on dire. Seule la psychologie des personnages habille le roman. C’est le cas dans celui-ci. Il choisit un lieu désertique dans le nord du Québec, à la frontière du Labrador. Les gens qui viennent là, dans cet univers de glace, n’ont guère le choix. Une contrée dans laquelle les loups et les ours font la loi. Une toundra dans laquelle les ombres ne peuvent survivre qu’en se cloitrant dans une...
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