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EAN : 9782264080004
Code sériel : 9999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté
Blackwood
Fabrice Pointeau (traduit par)
Date de parution : 19/05/2022
Éditeurs :
10/18
Nouveauté

Blackwood

Fabrice Pointeau (traduit par)
Date de parution : 19/05/2022
"Blackwood est un piège dont on ne sort pas indemne." Le Soir
1975. Red Bluff, petite ville du Mississippi, se meurt en silence, étouffée par le kudzu, une plante grimpante qui envahit tout. Les rues sont désertes, les devantures closes, les habitants... 1975. Red Bluff, petite ville du Mississippi, se meurt en silence, étouffée par le kudzu, une plante grimpante qui envahit tout. Les rues sont désertes, les devantures closes, les habitants rares. Après des années d’absence, Colburn est de retour sur les lieux de son enfance, dans l’espoir d’exorciser le passé.... 1975. Red Bluff, petite ville du Mississippi, se meurt en silence, étouffée par le kudzu, une plante grimpante qui envahit tout. Les rues sont désertes, les devantures closes, les habitants rares. Après des années d’absence, Colburn est de retour sur les lieux de son enfance, dans l’espoir d’exorciser le passé. Mais sa présence semble échauffer les esprits, déjà passa- blement agacés par l’apparition d’une mystérieuse famille de vagabonds aux abords de la ville. Lorsque deux enfants disparaissent, la vallée s’embrase.

PRESSE :
« Ce beau récit de Michael Farris Smith nous plonge dans une Amérique oubliée, celle du Sud des déshérités et des marginaux. » L’Obs.
« Comme son illustre prédécesseur William Faulkner, Michael Farris Smith est le romancier du quart-monde au coeur du Mississippi et des existences gâchées par les fantômes du passé » Le Monde des livres.
« La végétation envahit tout dans ce livre oppressant […] Symbole du mal qui ronge les âmes, elle court, monstrueuse et féroce, au fil des pages de ce formidable roman noir ». Le Figaro magazine.
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EAN : 9782264080004
Code sériel : 9999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • aliasdam Posté le 13 Février 2022
    Après les brillants Nulle part sur terre et Une pluie sans fin, M. Farris Smith continue à s'intéresser à l'Amérique profonde. Un homme revient dans sa ville natale des années après un drame familial. Un couple et leur enfant débarquent également au même moment dans cette petite ville du Mississippi où deux jeunes garçons vont disparaître. Drame social qui côtoie du fantastique pour proposer une vision désenchantée d'une population qui n'attend plus rien. L'humain s'efface derrière l'animal dans une nature qui prend toute la place. Pas de building, pas de paillettes, à peine quelques paroles. Des êtres au bout de la chaîne qui survivent tant mal que bien. Dommage que l'auteur ne propose pas quelque chose de foncièrement nouveau dans ce roman noir, âpre. Pour les connaisseurs de MFS, aucune surprise à l'horizon. Un portrait glaçant d'une Amérique abandonnée.
  • Sachalia Posté le 7 Novembre 2021
    Colburn, la trentaine, revient s’installer dans son village d’enfance où il a vécu un drame. Il n’est pas spécialement le bienvenu. A quelques heures près, une famille en marge de la société s’installe quand à elle, en bordure communale, dans la forêt dans une vieille cadillac en panne. Ce petit village se meurt et s’enlise peu à peu sous le kudzu qui recouvre tout sur son passage. Cette plante est étouffante et s’insinue dans les moindres recoins, canalisations ou orifices. Lorsque des jumeaux disparaissent, le shérif et les villageois partent les rechercher mais peine à les trouver sous cette végétation impénétrable. Ils n’y a aucune trace des garçons. Farris Smith plante un décor inquiétant et étouffant, dans une campagne américaine du Mississippi avec des personnages a priori normaux ou pas, cette intrigue nous glace le sang par moments, cette lecture est tombée à pic en cette période d’Halloween même si tout est rationnel, j’ai parfois eu peur !
  • Pennywise Posté le 1 Octobre 2021
    Décidément cet auteur a le don de me fasciner à chaque nouvelle parution. Une fois les premières pages lues il n'y plus de retour possible. Comme la nature a horreur du vide, le coeur ne supporte pas l'absence de sentiments, d'émotions , quitte à se laisser submerger. Je me demande s'il ne faudrait pas ajouter une sixième étoile aux évaluations Babelio?
  • Agneslitdansonlit Posté le 24 Septembre 2021
    S'il faut bien concéder un talent à Michael Farris Smith, c'est celui de conteur du malaise. Il déploie dans "Blackwood" toute la gamme de l'étrange, de l'inquiétant, instillant lentement une ambiance sombre, progressivement oppressante et menaçante, jusqu'à être funeste. Colburn revient dans son Mississippi natal, après avoir été témoin, enfant, du suicide d'un père qui se désintéressait de lui. Cet épisode cité en prologue est saisissant et jette déjà le lecteur dans un abîme de malaise. #x270f; Ce retour à Red Bluff a lieu en même temps que chemine vers cette ville une étrange famille dont le père est menaçant, la mère fantomatique et le jeune garçon farouche, craintif et livré à lui-même. Ils auront, sur leur trajet, abandonné leur dernier-né, incapables d'en assurer la charge, eux qui subsistent déjà à peine. L'arrivée de ses personnages dans la ville de Red Bluff sonne le déclenchement d'une inexorable tension qui progresse en intensité conjointement à l'expansion d'une plante-liane, le kudzu, qui lentement s'étend et prend possession des alentours. #x270f; Si le récit démarre sur un rythme indolent, posant le cadre d'une ville morne frappée de désolation, où les habitants défilent sans que l'on y ressentent la vie, la disparition de... S'il faut bien concéder un talent à Michael Farris Smith, c'est celui de conteur du malaise. Il déploie dans "Blackwood" toute la gamme de l'étrange, de l'inquiétant, instillant lentement une ambiance sombre, progressivement oppressante et menaçante, jusqu'à être funeste. Colburn revient dans son Mississippi natal, après avoir été témoin, enfant, du suicide d'un père qui se désintéressait de lui. Cet épisode cité en prologue est saisissant et jette déjà le lecteur dans un abîme de malaise. #x270f; Ce retour à Red Bluff a lieu en même temps que chemine vers cette ville une étrange famille dont le père est menaçant, la mère fantomatique et le jeune garçon farouche, craintif et livré à lui-même. Ils auront, sur leur trajet, abandonné leur dernier-né, incapables d'en assurer la charge, eux qui subsistent déjà à peine. L'arrivée de ses personnages dans la ville de Red Bluff sonne le déclenchement d'une inexorable tension qui progresse en intensité conjointement à l'expansion d'une plante-liane, le kudzu, qui lentement s'étend et prend possession des alentours. #x270f; Si le récit démarre sur un rythme indolent, posant le cadre d'une ville morne frappée de désolation, où les habitants défilent sans que l'on y ressentent la vie, la disparition de deux jeunes frères, alors qu'ils jouaient à proximité de leur maison, plonge définitivement le lecteur dans une descente dramatique inéluctable. Pourquoi diable vouloir venir ou revenir à Red Bluff, dans cette ville en déclin où l'on végète plus qu'on n'y vit ? Cette ville qui voit croître à sa lisière le kudzu, parasite et invasif, qui menace de l'engloutir. Cette plante pleine d'ambivalence, qui ondoie, séduisante, sous le vent et qui affiche cette couleur verte végétale, signe d'une nature bien portante. Pourtant, elle dévore tout sur son passage, recouvre les lieux et les objets comme un voile d'oubli. Ce que l'on ne voit plus existe-t-il encore ? Et qu'y a t-il donc sous ce kudzu qui génère cette atmosphère si angoissante ? #x270f; Face à cette propagation pernicieuse, Michael Farris Smith laisse la porte ouverte à l'interprétation, le lecteur y verra ce qu'il voudra: • Soit il s'en tiendra à un roman où l'ambiance prédomine, entre fantastique et quasi gothique, et comment alors ne pas saluer le talent de l'auteur à instiller l'inquiétude, l'angoisse, la peur sourde, le danger le plus redoutable qui soit car silencieux ? • Soit le lecteur pourrait oser y voir, comme moi, une métaphore audacieuse d'une communauté rongée par un mal qui s'insinue lentement, un mal laissé aux portes de la ville comme un souvenir coupable que l'on écarte mentalement pour pouvoir continuer à vivre. Un mal qui pourtant revient et se rappelle à toute une ville, autant qu'il se venge. Un mal généré par la construction d'une nation, dont les fondations reposent sur des souffrances encore si fraîches si l'on considère la jeunesse de ce pays américain. Combien de sang aura irrigué cette terre, à commencer par celui des natifs massacrés, puis des esclaves réduits à l'état d'objets, suivis par l'hécatombe d'une guerre civile monstrueuse. C'est osé mais concevable. Ce mal pourrait prendre de nombreux visages : un capitalisme galopant et dévastateur, prônant la loi du plus fort et grignotant tout ce qui ne lui sert plus et qu'il a vidé de sa substance, comme ces villes qui furent à l'âge d'or économique en plein essor et qui laissèrent place, à l'instar de Détroit, à un centre urbain sinistré. Tout comme la pauvreté recouvre progressivement ces grandes villes, le kudzu se propage. Comme il serait passionnant d'interroger l'auteur sur ses intentions à l'écriture de ce roman ! Si ce dernier ne m'a pas profondément enthousiasmée, je reste admirative de l'habileté de l'auteur à déployer le registre de l'angoisse sourde, tapie au creux du récit.
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  • Elodiedaire Posté le 9 Septembre 2021
    Pour Colburn, Red Bluff est comme un aimant. Il ne sait pas l'expliquer mais ce petite village du Mississippi envahi par le kudzu l'attire.  Mais Colburn ne se doute pas que bientôt il sera lui-même ensevelis sous cette plante invasive. Ce que c'est sombre. Et c'est surement ce qu'on aime le plus chez Michael Farris Smith. Cette capacité à instaurer une ambiance très noir, très pesante presque oppressante. Dénué de tout espoir. Un ambiance misérable et ancré dans la rancœur. L'auteur associe l'homme à la nature, mêlant leurs noirceurs respectives. Le kudzu est une plante mystérieuse, somme toute innocente et pourtant tellement menaçante. Elle transforme les hommes, les poussant encore plus loin dans leur tristesse, dans leur noirceur. C'est toujours incroyablement bien écrit avec Mr Smith. Une plume ciselé qui ne connaît pas le répit. Une plume incisive qui pousse son histoire dans les tréfonds de la misère. Je suis incapable de passer à côté d'un nouveau roman de cet auteur car c'est toujours spectaculaire. Malgré la difficulté de ces lectures de par leur pesanteur, c'est fantastiquement génial.
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