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10/18
EAN : 9782264075093
Code sériel : 5517
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Le pays des oubliés

Fabrice POINTEAU (Traducteur)
Date de parution : 06/02/2020
Une prose intense, lyrique pour le portrait d’une Amérique exsangue et désespérée.
Abandonné à la naissance, Jack est passé d'orphelinats en foyers, avant que Maryann, une lesbienne mise à l'écart par la bonne société de Louisiane, le prenne sous son aile. Aujourd'hui celle-ci vit ses derniers jours et sa propriété est menacée par les banques. Jack, qui veut à tout prix conserver... Abandonné à la naissance, Jack est passé d'orphelinats en foyers, avant que Maryann, une lesbienne mise à l'écart par la bonne société de Louisiane, le prenne sous son aile. Aujourd'hui celle-ci vit ses derniers jours et sa propriété est menacée par les banques. Jack, qui veut à tout prix conserver cet héritage, doit trouver l'argent nécessaire. Mais, le corps cassé par une vie de combats, ravagé par de multiples addictions, il ne se sent plus la force d'avancer. D'autant plus qu'il doit aussi affronter Big Momma Sweet, qui règne sur cet empire du vice qu'est le delta du Mississippi. 

Michael Farris Smith écrit mieux que personne sur le désespoir américain. Après Nulle part sur la terre, il s'impose ici définitivement comme la voix des exclus, des survivants, des combattants, aussi. Si le portrait est noir, l'écriture est d'une poésie rare, et le lecteur ne peut lâcher ce livre, qui oscille peu à peu de l'ombre vers la lumière. 
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EAN : 9782264075093
Code sériel : 5517
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MiMotsLettres Posté le 11 Septembre 2020
    EXPIATION J’avais lu, et grandement apprécié, « Nulle part sur la Terre » de Michael Farris Smith il y a de ça quelques mois. Dans ce roman, l’auteur nous plonge à nouveau dans l’Amérique des laissés pour compte, les miséreux, les alcolos, ceux cramés au fer rouge des choix pourris et de la poisse. Jack, quarantenaire au corps perclus d’années de combats sauvages, d’anti-douleurs et de whisky, doit de l’argent à Big Momma Sweet, truande du Delta appauvri du Mississippi et cherche aussi à sauver la propriété saisie par les banques de sa mère adoptive et lesbienne mise au ban de la société, Maryann, afin que celle-ci puisse mourir entre les murs de sa maison. Son chemin croisera celui d’Annette, danseuse tatouée dans un cirque à la troupe de bras cassés et autres repris de justice, en éternelle quête de liberté et de changement. On retrouve le style poétique et brutal de Michael Farris Smith, sa sensibilité à la nature humaine, ses travers, ses ratés et ses désirs d’absolution ainsi que sa voix pour les exclus du rêve américain. Un très beau roman, violent et lyrique à la fois, dans la lignée de Jim Harrison, James Lee Burke ou Larry Brown.
  • jfdupontviel Posté le 29 Juillet 2020
    J’avais apprécié le précédent opus de Michael Farris Smith « «  et je me disais que je devais lire son dernier pour confirmer si c’était juste une œuvre magistrale ou un coup de chance. Et bien, « Au pays des oubliés » a encore été un magnifique voyage au cœur du Mississippi. Je pourrai même étiqueté ma lecture de magique. Je me suis totalement abandonné dans cette lecture. L’émotion monte d’un cran dans les derniers chapitre. Une beauté ces oubliés. À lire ? Une lecture coup de poing direct dans votre cœur
  • _BNFA Posté le 4 Décembre 2019
    On est dans le Mississippi. Une nouvelle fois Michael Farris Smith évoque les oubliés de la vie, ceux qui ne sont pas nés sous une bonne étoile et qui passent leur vie à lutter contre l’adversité. Jack Boucher est de ceux-là. Orphelin recueilli par l’Armée du Salut il a été adopté par Maryann à l’âge de 12 ans. Sans se poser de questions cette femme lui a offert tout son amour. De très belles pages sont consacrées à leur relation et aux premiers instants de l’adoption. Au moment où commence le roman Jack est dans une mauvaise passe. Boxeur en fin de carrière il est cabossé de partout, abîmé physiquement et mentalement par trop de coups reçus. Il vient de réunir l’argent nécessaire pour éponger ses dettes et lever l’hypothèque de la maison dans laquelle il a grandi. Le romancier décrit un monde cruel et impitoyable. On y croise des parieurs clandestins, des dealers, des bookmakers et des forains. Mais il y a aussi Annette, la danseuse au corps entièrement tatoué de papillons. Les chemins de ces deux là vont se croiser. C’est encore une coïncidence de la vie comme les aime l’auteur, comme pour nous dire qu’il faut toujours... On est dans le Mississippi. Une nouvelle fois Michael Farris Smith évoque les oubliés de la vie, ceux qui ne sont pas nés sous une bonne étoile et qui passent leur vie à lutter contre l’adversité. Jack Boucher est de ceux-là. Orphelin recueilli par l’Armée du Salut il a été adopté par Maryann à l’âge de 12 ans. Sans se poser de questions cette femme lui a offert tout son amour. De très belles pages sont consacrées à leur relation et aux premiers instants de l’adoption. Au moment où commence le roman Jack est dans une mauvaise passe. Boxeur en fin de carrière il est cabossé de partout, abîmé physiquement et mentalement par trop de coups reçus. Il vient de réunir l’argent nécessaire pour éponger ses dettes et lever l’hypothèque de la maison dans laquelle il a grandi. Le romancier décrit un monde cruel et impitoyable. On y croise des parieurs clandestins, des dealers, des bookmakers et des forains. Mais il y a aussi Annette, la danseuse au corps entièrement tatoué de papillons. Les chemins de ces deux là vont se croiser. C’est encore une coïncidence de la vie comme les aime l’auteur, comme pour nous dire qu’il faut toujours croire en des jours meilleurs. On a de beaux personnages, une écriture sobre et émouvante et la peinture d’une Amérique qui ne fait pas forcément rêver. On est totalement pris par l’histoire de Jack et Annette qui cherchent désespérément à savoir qui ils sont. Il y a de l’émotion, de l’action, du suspense. C’est un livre noir mais la lumière n’est jamais loin. (A.P.)
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  • frconstant Posté le 24 Août 2019
    J’ai suivi Michaël Farris Smith sur base de la confiance gagnée par cet auteur lors de ma lecture de « Nulle part sur la terre ». J’ai retrouvé cette écriture simple qui rend le livre très accessible. Les phrases sont en générales courtes et d’une structure grammaticale de base. Lorsqu’elles s’allongent, c’est au prix d’une utilisation, parfois répétée, de la conjonction de coordination ‘et’…Curieusement, cette technique m’avait heurtée lors de la découverte de « Nulle part sur terre». Ce choix de l’auteur me paraît cette fois plus acceptable. Je m’habitue ? Ou je réalise que cette manière d’écrire permet de faire coller le phrasé lu aux personnages rudes, entiers, peu instruits, qualificatifs qui ne sont pas synonymes de brutes, grossiers ou simplets. Loin de là. Les personnages de Michaël Farris Smith sont des êtres oubliés du fin fond de l’Amérique, des hommes et des femmes aux caractères entiers, aux vies complexes, aux passés troubles, aux présents nébuleux, aux futurs précaires. Et tous, ils avancent sur leurs chemins au milieu de nulle part avec des repères internes cachés, des mobiles étonnants, dramatiques, parfois davantage malveillants que bienveillants, semble-t-il. Pourtant, l’auteur ne les juge jamais. Il nous donne d’en prendre connaissance… conscience,... J’ai suivi Michaël Farris Smith sur base de la confiance gagnée par cet auteur lors de ma lecture de « Nulle part sur la terre ». J’ai retrouvé cette écriture simple qui rend le livre très accessible. Les phrases sont en générales courtes et d’une structure grammaticale de base. Lorsqu’elles s’allongent, c’est au prix d’une utilisation, parfois répétée, de la conjonction de coordination ‘et’…Curieusement, cette technique m’avait heurtée lors de la découverte de « Nulle part sur terre». Ce choix de l’auteur me paraît cette fois plus acceptable. Je m’habitue ? Ou je réalise que cette manière d’écrire permet de faire coller le phrasé lu aux personnages rudes, entiers, peu instruits, qualificatifs qui ne sont pas synonymes de brutes, grossiers ou simplets. Loin de là. Les personnages de Michaël Farris Smith sont des êtres oubliés du fin fond de l’Amérique, des hommes et des femmes aux caractères entiers, aux vies complexes, aux passés troubles, aux présents nébuleux, aux futurs précaires. Et tous, ils avancent sur leurs chemins au milieu de nulle part avec des repères internes cachés, des mobiles étonnants, dramatiques, parfois davantage malveillants que bienveillants, semble-t-il. Pourtant, l’auteur ne les juge jamais. Il nous donne d’en prendre connaissance… conscience, peut-être. En lisant les pérégrinations de ces paumés de l’existence, de ces combattants à la recherche d’un à-venir meilleur, j’ai plus d’une fois pensé à l’ambiance de Bagdad café, film datant déjà mais dont la musique envoûtante m’est restée dans l’oreille. En plus sordide ici, plus en survie, les héros de Michaël Farris Smith font aussi preuve de résilience et, même hors-la-loi, ils tâchent de vivre selon des codes d’honneur qui en valent bien d’autres que nous voyons se développer dans notre société de nantis. Volonté de terminer ce qui est entamé, de garder ou retrouver une fidélité pour ceux qui, un jour, ont tendu une main, dit une parole, offert un silence compréhensif. Même perdu, écrasé, apparemment battu, garder sa dignité et se relever, tomber encore peut-être, mais vouloir encore se relever, vivre debout ! L’histoire, le cadre, les déchéances mises en exergues font de ce pays des oubliés un roman dur, triste, violent. L’auteur ne fait pas (trop) de concessions à des entourloupes permettant de finir par l’affirmation ‘Et ils vécurent heureux… » Il y a des artifices d’auteur permettant au scénario de tenir sa courbe, atteindre son paroxysme et redescendre vers une fin ouverte, bien sûr. Tout doit tenir en 250 pages. Mais, le lecteur se rend vite compte que ce n’est pas tant l’histoire, la romance de ce road movie qui compte. Bien plus intéressant est la piqûre de rappel nous invitant à ne pas oublier qu’au pays de l’oncle Trump, il n’y a pas que des buildings en or et des coffres remplis de richesses, d’aisance et de certitudes à tweeter. M.F. Smith se fait le chantre des exclus, des sans voix, des oubliés d’une Amérique de plus en plus violente et méprisable. En assurant la traduction et la publication en français, les éditions Sonatine nous invite à réaliser que la misère de ceux-là est malheureusement transposable et déjà, pour large partie, transférée dans notre vieille Europe. Un roman qui invite donc à réfléchir sans trop vite juger. Une réussite !
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  • marina53 Posté le 1 Août 2019
    Déposé, à l'âge de 2 ans, devant la porte de l'Armée du Salut, à Tunica, Jack connaîtra une adolescence ballottée entre foyers et familles d'accueil. Jusqu'à sa rencontre avec Maryann, alors qu'il avait 12 ans, qui lui offrira un foyer empli d'amour. Des dizaines d'années plus tard, cette dernière, alitée et atteinte de la maladie d'Alzheimer, vit aujourd'hui ses derniers jours dans une maison de retraite. Sa maison a été saisie et il ne reste à Jack que quelques jours avant que celle-ci ne soit vendue aux enchères. Malheureusement, l'homme au corps et à la tête en vrac après ses multiples combats, accro aux cachets qu'il fait passer avec du whisky, doit déjà 12000 dollars à Big Momma Sweet, une maquerelle mafieuse qui règne en maître du vice sur le delta du Mississippi. Il aurait pu s'acquitter d'une partie de cette dette si seulement il ne s'était pas fait voler l'argent gagné au casino. Jack va tout faire pour récupérer la maison de Maryann afin qu'elle y finisse sa vie, selon ses souhaits... Le corps, la tête et l'âme meurtris, Jack Boucher, la petite quarantaine, aura jusqu'ici donné et reçu pas mal de coups. Même si certains l'auront mis KO,... Déposé, à l'âge de 2 ans, devant la porte de l'Armée du Salut, à Tunica, Jack connaîtra une adolescence ballottée entre foyers et familles d'accueil. Jusqu'à sa rencontre avec Maryann, alors qu'il avait 12 ans, qui lui offrira un foyer empli d'amour. Des dizaines d'années plus tard, cette dernière, alitée et atteinte de la maladie d'Alzheimer, vit aujourd'hui ses derniers jours dans une maison de retraite. Sa maison a été saisie et il ne reste à Jack que quelques jours avant que celle-ci ne soit vendue aux enchères. Malheureusement, l'homme au corps et à la tête en vrac après ses multiples combats, accro aux cachets qu'il fait passer avec du whisky, doit déjà 12000 dollars à Big Momma Sweet, une maquerelle mafieuse qui règne en maître du vice sur le delta du Mississippi. Il aurait pu s'acquitter d'une partie de cette dette si seulement il ne s'était pas fait voler l'argent gagné au casino. Jack va tout faire pour récupérer la maison de Maryann afin qu'elle y finisse sa vie, selon ses souhaits... Le corps, la tête et l'âme meurtris, Jack Boucher, la petite quarantaine, aura jusqu'ici donné et reçu pas mal de coups. Même si certains l'auront mis KO, il s'en relèvera toujours. Mais, cette fois-ci, Jack est au bout du rouleau. Aussi bien physiquement que financièrement. Heureusement, il croisera sur sa route, la jeune Annette, artiste performeuse, tatouée sur une grande partie de son corps, travaillant à ce moment-là dans un cirque itinérant. Deux âmes cabossées, meurtries, abandonnées. Michael Farris Smith dépeint, comme dans "Nulle part sur la terre", la rencontre de deux paumés à la dérive qui vont s'entraider. Âpre, étouffant parfois, ce roman profondément noir, à l'écriture dépouillée et pénétrante, nous plonge dans une ambiance miséreuse, poussiéreuse et un brin mélancolique. Un roman noir, baigné de souffrance et de violence d'où s'échappent, dans un ultime souffle, une lueur d'espoir...
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…