Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264076564
Code sériel : 5598
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Factotum

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 08/10/2020
Les péripéties rocambolesques d’Hank, alter ego de Bukowski.
Hank Chinaski, un marginal solitaire et alcoolique chronique, raconte sa vie d'errance, de La Nouvelle-Orléans à Los Angeles, de New York à Philadelphie, passant d’un petit boulot à l’autre, d’une femme à l’autre, d’une bouteille à l’autre. Et Bukowski, via les pérégrinations de son alter-ego, bâtit sa légende. Cette litanie... Hank Chinaski, un marginal solitaire et alcoolique chronique, raconte sa vie d'errance, de La Nouvelle-Orléans à Los Angeles, de New York à Philadelphie, passant d’un petit boulot à l’autre, d’une femme à l’autre, d’une bouteille à l’autre. Et Bukowski, via les pérégrinations de son alter-ego, bâtit sa légende. Cette litanie de boulots minables, de chambres sordides, d'étreintes glauques, de saouleries mornes, de bagarres d'ivrognes, de vexations, de rigolades, sera la matière inépuisable d'une œuvre qui, avec sa vitalité consolante, sa folle énergie, ira jusqu'à brancher Hollywood.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice MATTHIEUSSENT
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264076564
Code sériel : 5598
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • merlonrouge Posté le 12 Novembre 2020
    Du Bukowski, du Chinaski pur jus ! Le vocabulaire vert, cru, direct, réjouissant. L’errance déjantée, misérable et même minable de ville en ville, de fille en fille, de chambre de location en chambre d’hôtel miteux, de boulot merdique en job cradingue, Buk dans toute sa gloire, émergent chaque matin terrassé par l’alcool, écrasé par la plus pétrifiante gueule de bois pour aller travailler certains jours. Et oui, ça lui arrive. Il cherche souvent du travail, n’importe quoi. Il exerce mille métiers mais jamais longtemps : 6 semaines paraît un maximum ! Comment faire plus dans les postes occupés ? Ensuite, place à la vraie vie, boire, boire et boire encore, traîner au lit avec l’une ou l’autre ou seul et puis aller au courses perdre et gagner. Buk ou Chinaski est une sorte de vainqueur. Il arrive à vivre la vie telle qu’il l’entend à tort et à travers. Un modèle en somme ! Ces aventures, ce style littéraire à part me fait bien rire.
  • xanaxstr8x Posté le 10 Novembre 2020
    La relation à la sexualité de Chinaski, dans ce livre, m'a énormément fait penser à la relation à la sexualité des personnages de Boris Vian dans beaucoup de ses livres (J'irais cracher sur vos tombes, Les morts ont tous la même peau..) une relation trash et forcée qui m'a quelque peu dérangé à certains passage (avec Grace dans le yacht notamment..) Cependant pour ce qui est de la forme j'ai beaucoup eu de mal avec l'argot et les raccourcissement de phrase (Keski, jferais,...) qui me déconcentre énormément. Pourtant le fond est "plaisant", pathétique aux personnages decalqués, devergondés, souvent ivre d'ailleurs... Comme on peut s'attendre d'un livre du Bukowski ! La vision de cette Amérique est similaire à l'Amérique de Kerouac sur sa route et ses chemins sinueux en quelques de son quelque chose (le travail ; un peu d'argent, des filles, de la picole...) Bref, description simple : une quête infernale du travail dans une Amérique des années 60 pleine d'ébriété et de débauche.
  • fran6h Posté le 5 Novembre 2020
    L'errance d'un alcoolique à travers le pays et à travers les petits emplois successifs. Il y a de la truculence dans ce récit, de la grivoiserie parfois, de l'ironie aussi. Si le texte ne manque pas d'humour, il manque quand même un élément pour tenir le lecteur. Mais lequel ? On suit là les tribulations d'Henry, un gars qui essaie de survivre, qui dépense tout son pognon dans l'alcool, qui aime rire et baiser et qui n’aime pas les lendemains. Apparemment il était très facile de trouver un emploi dans les Etats-Unis de 1945, magasinier, nettoyeur, homme à tout faire, pour peu qu'on ait un peu de tchatche et de la bonne volonté ... Mais le texte ne mène nulle part, un peu comme la vie d'Henry, on passe d'une piaule à l'autre, d'un entrepôt à l'autre ... heureusement que ce n'est pas trop long.
  • Caro29 Posté le 26 Mai 2019
    De Bukowski, je n’avais lu que les Contes de la folie ordinaire. Certains m’avaient beaucoup plu, d’autres un peu moins. Et puis ça a été tout. J’ai mis Bukowski un peu de côté, en m’intéressant quand même aux critiques et citations de ses livres sur Babelio, mais il m’a fallu six ou sept ans avant de le lire de nouveau. La première fois que je l’ai lu, c’est parce qu’une amie m’avait dit que les romans de Pedro Juan Gutierrez, que je lisais beaucoup à l’époque, lui faisaient vaguement penser à ceux de Bukowski. Il paraît que le Cubain s’est beaucoup inspiré de l’Américain… Je ne connaissais pas du tout Bukowski et j’ai commencé par les Contes. Si j’avais su, j’aurais commencé par Factotum… Il est génial ce livre. D’abord, il y a les anecdotes que raconte l’auteur sur les boulots minables qu’il a dû faire pour pouvoir se payer une chambre ou un appartement, mais surtout pour acheter ses bières et ses whiskys. Avec humour parfois. Eh oui, car il se fait virer très vite à chaque fois (ou il s’en va de lui-même – enfin ça c’est plus rare). Et j’ai trouvé certaines de ses réflexions très justes, notamment... De Bukowski, je n’avais lu que les Contes de la folie ordinaire. Certains m’avaient beaucoup plu, d’autres un peu moins. Et puis ça a été tout. J’ai mis Bukowski un peu de côté, en m’intéressant quand même aux critiques et citations de ses livres sur Babelio, mais il m’a fallu six ou sept ans avant de le lire de nouveau. La première fois que je l’ai lu, c’est parce qu’une amie m’avait dit que les romans de Pedro Juan Gutierrez, que je lisais beaucoup à l’époque, lui faisaient vaguement penser à ceux de Bukowski. Il paraît que le Cubain s’est beaucoup inspiré de l’Américain… Je ne connaissais pas du tout Bukowski et j’ai commencé par les Contes. Si j’avais su, j’aurais commencé par Factotum… Il est génial ce livre. D’abord, il y a les anecdotes que raconte l’auteur sur les boulots minables qu’il a dû faire pour pouvoir se payer une chambre ou un appartement, mais surtout pour acheter ses bières et ses whiskys. Avec humour parfois. Eh oui, car il se fait virer très vite à chaque fois (ou il s’en va de lui-même – enfin ça c’est plus rare). Et j’ai trouvé certaines de ses réflexions très justes, notamment sur ce qu’il appelle le « mythe de l’artiste affamé » qui est, dit-il, une « mystification ». Difficile d’être créatif le ventre vide ! Avec Factotum, Bukowski a aussi mis l’accent sur le cynisme du monde du travail et le succès que certains peuvent avoir – succès qui s’appuie parfois sur le malheur d’autrui : « Quand tu as compris que tout est à l’avenant, tu deviens malin et tu te mets à descendre en flammes tes meilleurs amis. Je bâtirais un empire sur les corps désarticulés et les vies sans espoir de ces hommes, femmes et enfants. Je ferais mon chemin. JE LEUR MONTRERAIS ! » C’est encore (et peut-être plus que jamais) tellement actuel ! Puis il y a sa vie avec Jan, leurs beuveries, leurs engueulades et leurs parties de jambes en l’air, ainsi que la « GDB » qui l’empêche régulièrement d’aller bosser. Alors c’est sûr, on peut dire de Bukowski qu’il était anticonformiste, marginal, etc. mais il avait une façon exceptionnelle d’écrire sur tout ça, sans ambages et sans fioritures, de la manière la brute qui soit et ça fonctionne très bien. L’homme à tout faire m’a touchée en plein cœur. Alors que lire ensuite ? Du Bukowski ! Je compte bien le retrouver dès que j’en aurai l’occasion !
    Lire la suite
    En lire moins
  • colimasson Posté le 18 Avril 2019
    Dans Women, Bukowski écrivait : « L’amour ne convient qu’aux gens capables de supporter cette surcharge psychique. C’est comme d’essayer de traverser un torrent de pisse en portant un sac plein d’ordures sur le dos ». Buko, conteur roi de l’emmerdement psychique maximum que nous impose l’amour, aborde ce thème sur le versant de la baise, oubliant pour notre plus grand soulagement d’en faire l’éloge à la manière de ces puceaux soixante-huitards qui n’idéalisaient la baise que parce qu’on l’auréolait encore (à l’époque) d’un fatras d’empêchements et d’interdictions ô combien (j’essaie d’imaginer) stimulants. Buko prend à revers ce discours débandant tenant, par la débandade généralisée de ses récits, à replacer la baise dans l’univers de quotidienneté qui l’étreint pour que, de fantasmes pervers en fascination hystérique, on puisse la retrouver à peu près sans enthousiasme servile ni effarouchement moribond, ni plus ni moins, l’humour noir ne servant qu’à rehausser ce plat de la singularité qui le rend délectable. « La plupart des baises ne valent pas le coup, c’est quasiment un boulot, comme d’essayer de gravir une colline humide et boueuse ». Contre tous les hiérogamos débandants du monde, faites place à Buko. Je vous prie à présent de m’excuser... Dans Women, Bukowski écrivait : « L’amour ne convient qu’aux gens capables de supporter cette surcharge psychique. C’est comme d’essayer de traverser un torrent de pisse en portant un sac plein d’ordures sur le dos ». Buko, conteur roi de l’emmerdement psychique maximum que nous impose l’amour, aborde ce thème sur le versant de la baise, oubliant pour notre plus grand soulagement d’en faire l’éloge à la manière de ces puceaux soixante-huitards qui n’idéalisaient la baise que parce qu’on l’auréolait encore (à l’époque) d’un fatras d’empêchements et d’interdictions ô combien (j’essaie d’imaginer) stimulants. Buko prend à revers ce discours débandant tenant, par la débandade généralisée de ses récits, à replacer la baise dans l’univers de quotidienneté qui l’étreint pour que, de fantasmes pervers en fascination hystérique, on puisse la retrouver à peu près sans enthousiasme servile ni effarouchement moribond, ni plus ni moins, l’humour noir ne servant qu’à rehausser ce plat de la singularité qui le rend délectable. « La plupart des baises ne valent pas le coup, c’est quasiment un boulot, comme d’essayer de gravir une colline humide et boueuse ». Contre tous les hiérogamos débandants du monde, faites place à Buko. Je vous prie à présent de m’excuser pour mon obsession qui n’est finalement pas si révélatrice que je ne me l’imaginais de ce roman de Buko. S’il est vrai qu’avec Women, Buk s’attardait sur les relations féminines qu’il enchaînait avec toute l’énergie de l’indifférence, ainsi que j’ai cru pouvoir bon de le rappeler pour Factotum, en vérité je dois reconnaître qu’il s’attarde cette fois un peu moins sur les bonnes femmes et un peu plus sur les boulots à la con qu’il faut bien se taper pour survivre au jour le jour, l’un allant avec l’autre, l’un pouvant se transposer à l’autre, à condition de remplacer le terme convenu par l’autre terme approprié. On en revient au même constat : le boulot c’est comme la baise, à la chaîne, sauf que le boulot ce n’est jamais exceptionnel. Moralité : quitte à choisir, encore vaut-il mieux prendre la baise. Nous voilà rassurés. Etant gosse et rêvassant tandis que je jouais avec mes petites peluches (dont j’ai un souvenir bien plus vivace que mes amis de l’époque), j’imaginais que je deviendrais une adulte qui aurait été à peu près l’opposée en tous points de Buko (sauf pour ce que j’appelais encore naïvement l’amour). Plus je vieillis, plus je me dis que j’aimerais lui ressembler. Ça doit être ça la sagesse.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…