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La Découverte
EAN : 9782707186805
Code sériel : 433
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 125 x 190 mm

La Commune

Claude Rétat (préface de), Éric Fournier (préface de)
Date de parution : 01/10/2015
En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : « Écrire ce livre, c’est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s’envola de l’abattoir ; c’est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l’incendie, s’endormit la Commune... En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : « Écrire ce livre, c’est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s’envola de l’abattoir ; c’est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l’incendie, s’endormit la Commune belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l’heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. »
Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n’a rien perdu de sa fougue. Dans ce récit passionné, elle raconte, jour par jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d’être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. Ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.
Cette édition, entièrement revue, est augmentée de nombreux éclaircissements critiques, d’un index et d’un dossier photographique.
 
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EAN : 9782707186805
Code sériel : 433
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

La publication de deux des ouvrages majeurs de la combattante de la Commune de Paris, militante républicaine, socialiste et anarchiste, est l’occasion d’une redécouverte de son œuvre à la fois littéraire et politique.
Jérôme Skalski / L'Humanité

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • julspirit Posté le 26 Mai 2021
    Je n'ai pas connu la Commune. Cela va de soi, puisque c'était il y a 150 ans. Cependant, je n'ai aucun souvenir d'une quelconque mention de ces événements du printemps de l'année 1871 au collège, au lycée ou même ensuite. J'ai donc appris, grâce à Louise Michel qui l'a vécue au plus près, l'existence de cette guerre civile qui aura fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts selon les sources. Le terme même de guerre civile n'est jamais employé lorsque l'on parle de la Commune, bien qu'en vérité on ne voit pas bien en quoi ce n'en serait pas une. Le témoignage de Louise Michel, bien que très documenté, ne prétend en aucun cas être objectif. Il est partial, et c'est ce qui fait toute sa force. On parcourt les événements de 1870 et 1871 emporté par le souffle de l'autrice, on pressent, on sait que la fin sera tragique, mais on se prend, malgré tout, à rêver d'un autre destin pour les "Communards" et les "Communardes". J'ai aimé l'écriture à la fois enlevée et précise, le style qui fait des allers-retours entre le roman historique, le compte rendu journalistique et la chanson populaire, l'hommage appuyé aux compagnes et... Je n'ai pas connu la Commune. Cela va de soi, puisque c'était il y a 150 ans. Cependant, je n'ai aucun souvenir d'une quelconque mention de ces événements du printemps de l'année 1871 au collège, au lycée ou même ensuite. J'ai donc appris, grâce à Louise Michel qui l'a vécue au plus près, l'existence de cette guerre civile qui aura fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts selon les sources. Le terme même de guerre civile n'est jamais employé lorsque l'on parle de la Commune, bien qu'en vérité on ne voit pas bien en quoi ce n'en serait pas une. Le témoignage de Louise Michel, bien que très documenté, ne prétend en aucun cas être objectif. Il est partial, et c'est ce qui fait toute sa force. On parcourt les événements de 1870 et 1871 emporté par le souffle de l'autrice, on pressent, on sait que la fin sera tragique, mais on se prend, malgré tout, à rêver d'un autre destin pour les "Communards" et les "Communardes". J'ai aimé l'écriture à la fois enlevée et précise, le style qui fait des allers-retours entre le roman historique, le compte rendu journalistique et la chanson populaire, l'hommage appuyé aux compagnes et compagnons morts pour la cause, dont les noms sont systématiquement énumérés. J'admire le courage et la ténacité de cette femme malgré la répression, la terreur et la déportation. Pour toutes ces raisons, cette lecture me semble éminemment nécessaire. Par là, il s'agit aussi, au cas où ce serait encore nécessaire, de se remémorer que, par bien des aspects, la société dans laquelle nous vivons s'est construite sur la répression et les massacres.
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  • Hulot Posté le 1 Décembre 2019
    C'est à une histoire de la Commune vécue de l'intérieur que nous invite Louise Michel. En effet, sur les soixante-douze jours que dura la Commune, elle en passa plus de soixante sur le "front" , à combattre ou à secourir les blessés. Puis viendra la semaine sanglante, son incarcération ( elle se constitue prisonnière en échange de la libération de sa mère ) et enfin l'exil en Nouvelle Calédonie. Pendant tous ces événements, elle nous racontera le destin souvent tragique de tous ses compagnons de lutte mais aussi une solidarité dans les épreuves qui permit à certains de survivre. C'est un livre passionnant qui donne envie de connaitre encore plus Louise Michel mais, concernant l'histoire de la Commune en elle même, je pense qu'il faut avoir déjà lu sur ce sujet pour bien comprendre tout ce à quoi l'auteur fait référence.
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