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EAN : 9782266289276
Code sériel : 12533
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Phèdre

Date de parution : 30/10/2018
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE
 
Phèdre est un tourbillon de folie amoureuse et de sang. Des divinités invisibles égarent les héros de Racine, les jetant dans la fureur...
Héritière d'une lignée maudite, Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Elle brûle au contraire pour son beau-fils Hippolyte d'une fièvre qui...
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE
 
Phèdre est un tourbillon de folie amoureuse et de sang. Des divinités invisibles égarent les héros de Racine, les jetant dans la fureur...
Héritière d'une lignée maudite, Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Elle brûle au contraire pour son beau-fils Hippolyte d'une fièvre qui la ronge, la conduit au délire et au crime. Plongée dans « l'inimaginable enfer » de la jalousie, elle prépare la mise à mort de ce jeune dieu qui en aime une autre...
« Quels vers ! écrivait André Gide. Y eut-il jamais, dans aucune langue humaine, rien de plus beau ? »

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
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EAN : 9782266289276
Code sériel : 12533
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Kaky Posté le 3 Mai 2020
    Je n'ai pas trop le droit de juger trop sévèrement ce livre. Je ne suis pas trop fan de cette mythologie que je trouve très glauque et je ne suis pas fan non plus de ce type de phrasé. J'avais préféré Iphigénie a celui-ci. Mais c'est tout de même un classique que l'on doit avoir lu au moins une fois.
  • AMR Posté le 21 Avril 2020
    C’est à la faveur d’un podcast France Culture que je redécouvre Phèdre de Racine, pièce étudiée au collège, à une époque où l’on apprenait par cœur les tirades et monologues les plus significatifs que l’on commentait également en détail, puis relue souvent depuis car j’avoue une sensibilité particulière pour l’alexandrin tragique. En effet, le partenariat qui lie France Culture et la Comédie-Française a permis d’enregistrer de nombreuses pièces du répertoire du théâtre classique et ainsi de constituer une mémoire radiophonique de notre patrimoine théâtral. À l’issue de cette écoute, j’ai repris ma vieille édition des classiques illustrés Hachette et retrouvé avec bonheur les passages connus, jamais vraiment oubliés. Le propos de la tragédie, d’inspiration antique prise chez Euripide, Sénèque, Ovide et Plutarque, en quelques mots… Seconde femme de Thésée, Phèdre, jeune encore, brule d’une passion secrète et coupable pour son beau-fils Hippolyte, cherche par tous les moyens à l’éloigner d’elle et songe même au suicide. Son beau-fils, qu’elle adule et rejette à la fois, a l’intention de quitter Trézène pour partir à la recherche de son père disparu pendant la guerre de Troie et que tout le monde tient pour mort, fuyant aussi par là son propre amour pour Aricie, princesse déchue... C’est à la faveur d’un podcast France Culture que je redécouvre Phèdre de Racine, pièce étudiée au collège, à une époque où l’on apprenait par cœur les tirades et monologues les plus significatifs que l’on commentait également en détail, puis relue souvent depuis car j’avoue une sensibilité particulière pour l’alexandrin tragique. En effet, le partenariat qui lie France Culture et la Comédie-Française a permis d’enregistrer de nombreuses pièces du répertoire du théâtre classique et ainsi de constituer une mémoire radiophonique de notre patrimoine théâtral. À l’issue de cette écoute, j’ai repris ma vieille édition des classiques illustrés Hachette et retrouvé avec bonheur les passages connus, jamais vraiment oubliés. Le propos de la tragédie, d’inspiration antique prise chez Euripide, Sénèque, Ovide et Plutarque, en quelques mots… Seconde femme de Thésée, Phèdre, jeune encore, brule d’une passion secrète et coupable pour son beau-fils Hippolyte, cherche par tous les moyens à l’éloigner d’elle et songe même au suicide. Son beau-fils, qu’elle adule et rejette à la fois, a l’intention de quitter Trézène pour partir à la recherche de son père disparu pendant la guerre de Troie et que tout le monde tient pour mort, fuyant aussi par là son propre amour pour Aricie, princesse déchue et sœur des Pallantides, clan ennemi. La mort que Phèdre implore pour expurger son crime sera retardée par la nécessité successorale puis par l’annonce du retour inespéré de Thésée. Entretemps, Phèdre a avoué ses sentiments à Hippolyte et ce dernier l’a repoussée avec horreur et dégout. La suivante de Phèdre distille la calomnie et, maudissant son fils qui l’aurait outragé, Thésée appelle sur sa tête la vengeance des dieux, apprenant trop tard son innocence, de la bouche même de Phèdre qui meurt à ses pieds. C’est au tour de Thésée d’expier ses erreurs, rendant les honneurs funèbres à Hippolyte et adoptant Aricie. J’ai toujours été très touchée par la bouleversante humanité de Phèdre, à la fois victime et coupable, marquée d’une terrible hérédité car « fille de Minos et de Pasiphaé » (mère du Minautore), névrosée, hystérique, jalouse, mais capable aussi de tendresse, ambivalente toujours. Sa passion pour Hippolyte n’a d’incestueuse que le nom car, à Athènes, une veuve pouvait épouser le fils de son mari ; Racine met ici en avant un droit canonique, un inceste contre nature, d’ordre social, qui pousse une femme mûre vers un jeune homme qui pourrait être son fils. J’ai beaucoup moins d’affinités avec Hippolyte, trop sûr de lui au début de la pièce, puis beaucoup trop naïf par la suite… Il critique les amours de son père tout en se vouant lui-même à une passion que les convenances lui interdisent. Ses qualités de courage, de grandeur d’âme et de sang-froid sont cependant misse en lumière dans sa mort spectaculaire et dramatique. Thésée est à la fois un héros guerrier, un père et un époux… Au début, il brille par son absence et n’apparaît que dans les ressentis des autres personnages vis-à-vis de lui. Son retour est une sorte de résurrection. Cependant, son personnage manque de discernement tant il se laisse facilement manipuler par Œnone ; il devient pitoyable quand il réalise ses erreurs. Aricie est charmante et aimable, timide et romanesque… Malgré tout, son personnage gagne peu à peu en profondeur ; elle se rebelle, exige le mariage avant d’accepter de fuir avec Hippolyte, par exemple. J’avoue toujours un intérêt particulier pour les seconds rôles, les nourrices et les confidentes, ces personnages effacés, toujours dévoués, indulgents, de bon conseil, capables tour à tour de tendresse et de rappel à la dignité, actants de l’ombre, victimes parfois de l’affection qu’ils ou elles portent aux héros qu’ils servent, victimes collatérales toujours et morts sans sépulture souvent. Je n’oublie donc pas Œnone et Théramène. Cette pièce est un approfondissement et un couronnement, une histoire scandaleuse et violente, qui va causer une véritable cabale entre les partisans de Racine et de Corneille et marquer un moment crucial dans la carrière de son auteur. D’abord créée sous le titre Phèdre et Hippolyte, le titre actuel date de 1687. Dans la préface de Phèdre, Racine exprime la volonté de ne peindre les passions « que pour montrer le désordre dont elles sont causes », présentant son personnage éponyme comme une victime à qui la grâce avait fait défaut. La vertu est mise à l’honneur ; les moindres fautes ou intentions de fautes sont punies… Ainsi, en 1677, Racine se montrait repentant et se réconciliait avec le jansénisme de Port-Royal. La tragédie ne doit pas seulement divertir mais aussi instruire le public. Sa Phèdre est moins odieuse que dans les œuvres des anciens, plus vertueuse et noble : Racine met, par exemple, la calomnie dans la bouche de la nourrice… J’ai toujours trouvé cette pièce de Racine très accessible avec une exposition sous la forme des deux confessions en parallèle d’amours coupables et le coup de théâtre de la mort de Thésée, puis une montée en puissance d’abord lente avec la confession d’Aricie et l’aveu de Phèdre puis captivante avec le retour inopiné de Thésée, une accélération dramatique avec un affolement généralisé de tous les personnages avant l’inévitable ambiance de jugement du quatrième acte, sous le signe de la fureur et de l’excès. Enfin, le dernier acte est celui des combats, celui jusqu’au-boutiste d’Hyppolite, celui désespéré de Phèdre et celui de Thésée qui, dans l’urgence, ne parvient pas à tout arrêter. Je ne le dirai jamais assez : redécouvrons nos classiques ! https://www.facebook.com/piratedespal/ https://www.instagram.com/la_pirate_des_pal/
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  • Tandarica Posté le 9 Avril 2020
    Cette pièce est un exemple typique de tragédie en cinq actes et un respect presque total de la règle des trois unités. On ressent l’influence de la tragédie grecque sur Racine qui a utilisé comme source la tragédie « Hippolyte » de Euripide. Le sujet principal de la pièce est la passion amoureuse et en l’occurrence un inceste plus social que naturel certes, mais quand même. La passionnée est bien sûr Phèdre. La fatalité est incarnée par la malédiction lancée par Thésée, qu’il essaye de retirer à un moment, mais doit cependant s’accomplir. En filigrane est inscrite la politique et ses raisons sont souvent subordonnées à celle du cœur. Les jeux de l’amour et du pouvoir ? Une pièce qu’il faut absolument lire ou voir au théâtre !
  • TheWind Posté le 7 Avril 2020
    "Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace ! Ô désespoir ! ô crime ! ô déplorable race ! Voyage infortuné ! Rivage malheureux, Fallait-il approcher de tes bords dangereux ! " À lire ! Que dis-je ! À déclamer ! Les vers de Racine sont somptueux. Toute la passion de l'Amour s'y consume. À croire que Vénus elle-même a guidé la plume de l'auteur. Tragédie classique, certes mais les mots qui résonnent sont universels et intemporels. Ils transportent le lecteur et transcendent les sombres héros de cette tragédie antique. Peu importe qu'il s'agisse d'inceste, de trahison, d'honneur, pour ma part, j'y ai surtout vu un déferlement de la passion amoureuse avec tous les tourments qui la caractérisent. On pourrait croire à mes propos que Racine exalte cette passion. C'est loin d'être le cas. Car même si des vers prononcés par les personnages déferlent toute leur ardeur et toute leur rage, la fin - tragique comme il se doit - montre à quel point cette passion est destructrice. D'où l'éternel débat philosophique : Les passions sont elles toujours sources de souffrance ?
  • Doubleplusgood Posté le 27 Mars 2020
    Bien que cette pièce soit très courte (70 pages en version poche), j'ai peiné à la lire dès la 5e page, je reste sur mon idée que le théâtre ne doit pas être lu mais écouté (je me souviens que mon enthousiasme après avoir vu En attendant Godot m'avait bêtement poussé à acheter le livre...qui prend la poussière quelque part sur une étagère, je ne l'ai jamais ouvert ). J'ai donc fini Phèdre en audio, et là ça va beaucoup mieux, ouf. Style admirable, pas de doute, mais pas convaincue par l'histoire, car à part ce pauvre Hyppolite, aucune empathie pour les personnages. Une 'tite pensée aussi pour la vie des femmes de l'époque, quand elles avaient la mauvaise idée de tomber amoureuse de quelqu'un d'autre que leur officiel...
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