Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266289276
Code sériel : 12533
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Phèdre

Date de parution : 30/10/2018
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE
 
Phèdre est un tourbillon de folie amoureuse et de sang. Des divinités invisibles égarent les héros de Racine, les jetant dans la fureur...
Héritière d'une lignée maudite, Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Elle brûle au contraire pour son beau-fils Hippolyte d'une fièvre qui...
LES GRANDS TEXTES DU XVIIe SIÈCLE
 
Phèdre est un tourbillon de folie amoureuse et de sang. Des divinités invisibles égarent les héros de Racine, les jetant dans la fureur...
Héritière d'une lignée maudite, Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Elle brûle au contraire pour son beau-fils Hippolyte d'une fièvre qui la ronge, la conduit au délire et au crime. Plongée dans « l'inimaginable enfer » de la jalousie, elle prépare la mise à mort de ce jeune dieu qui en aime une autre...
« Quels vers ! écrivait André Gide. Y eut-il jamais, dans aucune langue humaine, rien de plus beau ? »

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266289276
Code sériel : 12533
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • magireve Posté le 10 Décembre 2019
    Lorsque l'on achève la lecture de Phèdre, on ne peut s'empêcher d'être stupéfait par une œuvre aussi puissante. D'autant plus que l'histoire de cette pièce est tout à fait sidérante: en 1677, une véritable machination est orchestrée par les ennemis les plus acharnés de Racine afin de battre en brèche son influence. Lors de ses débuts de dramaturge, Jean Racine avait été accueilli à l'Hôtel de Bourgogne. Mais au fil de son ascension, ce lieu était devenu le point de ralliement de ses ennemis. C'est ainsi que l'on chargea un jeune écrivain du nom de Pradon de rédiger une pièce nommée Phèdre, afin de l'opposer à celle de Racine, qui allait être jouée le premier janvier 1677 à l'Hôtel de Bourgogne. La pièce de Pradon éclipse celle de Racine qui décide de se retirer quelque temps de la vie parisienne, avant de revenir au théâtre à la demande de Madame de Maintenon. Phèdre, en grec ancien, signifie "la brillante", ce qui est tout à fait paradoxal, lorsque l'on observe le personnage éponyme et le déroulement de la pièce: à Trézène, dans le Péloponnèse, l'épouse de Thésée est en proie à des affres accablantes. Elle est éperdument éprise de son beau-fils,... Lorsque l'on achève la lecture de Phèdre, on ne peut s'empêcher d'être stupéfait par une œuvre aussi puissante. D'autant plus que l'histoire de cette pièce est tout à fait sidérante: en 1677, une véritable machination est orchestrée par les ennemis les plus acharnés de Racine afin de battre en brèche son influence. Lors de ses débuts de dramaturge, Jean Racine avait été accueilli à l'Hôtel de Bourgogne. Mais au fil de son ascension, ce lieu était devenu le point de ralliement de ses ennemis. C'est ainsi que l'on chargea un jeune écrivain du nom de Pradon de rédiger une pièce nommée Phèdre, afin de l'opposer à celle de Racine, qui allait être jouée le premier janvier 1677 à l'Hôtel de Bourgogne. La pièce de Pradon éclipse celle de Racine qui décide de se retirer quelque temps de la vie parisienne, avant de revenir au théâtre à la demande de Madame de Maintenon. Phèdre, en grec ancien, signifie "la brillante", ce qui est tout à fait paradoxal, lorsque l'on observe le personnage éponyme et le déroulement de la pièce: à Trézène, dans le Péloponnèse, l'épouse de Thésée est en proie à des affres accablantes. Elle est éperdument éprise de son beau-fils, Hippolyte, et est horrifiée par cette "flamme si noire" allumée par Vénus. Rongée par le remord, Phèdre se confie à sa confidente qui l'exhorte à dévoiler ses sentiments, après avoir eu vent que Thésée aurait péri. Phèdre cède à ses sentiments, et fait une déclaration saisissante à Hippolyte (Acte II scène 5), qui prend la fuite, terrifié par ce qu'il vient d'entendre. Ce que j'aime le plus dans Phèdre, c'est la déconstruction de l'héroïsme de Thésée; ce dernier a beau avoir triomphé du minotaure, ses aventures galantes sont subrepticement évoquées dans la pièce, et contribuent à sa déchéance, de même que le dénouement de la pièce. Car lorsqu'il réapparaît, c'est un homme prompt à s'emporter, inapte à raisonner, et qui prend pour argent comptant les calomnies de la confidente de Phèdre. Conformément aux règles du classicisme, la pièce renoue avec les sources antiques (Phèdre, à l'origine, est une pièce de Sénèque). Pourtant, je ne peux m'empêcher de la trouver en avance sur les autres dans les registres pathétique et tragique sont transcendés par Racine, afin de susciter en nous un émoi plus fort que la terreur ou la pitié.
    Lire la suite
    En lire moins
  • bfauriaux Posté le 13 Novembre 2019
    Un chef d'oeuvre à lire et relire Racine est sans aucun doute le plus grand tragedien francais et ce livre est peut etre son best of ! A decouvrir ou relire sans tarder !
  • MissAnnabeth Posté le 8 Juin 2019
    J'adore la mythologie grecque, j'adore les histoires tragiques, forcément j'ADORE les tragédies grecques ! L'histoire de Phèdre est horrible, disons-le, inceste, mort, les éléments classiques de la mythologie grecque sont réunis pour que les personnages souffrent de leur destin.. Mais j'ai tout adoré, l'histoire, les personnages et surtout l'écriture ! La plume est magnifique ! Ça devait être tellement dur d'écrire une pièce en vers (alexandrin en plus) avec les rimes etc...La pièce regorge de citations magnifiques, qui décrivent tellement bien les sentiments des personnages. Pour avoir lu les 2 autres grands dramaturges du XVIIème, Corneille et Molière, c'est Racine qui a la plus belle plume. Les personnages parlons-en ! Je suis amoureuse des personnages torturés, déchirés entre leur souffrance et leur volonté de s'en sortir. Et Phèdre représente tellement ce genre de personnage ! Je l'ai trouvé très touchante, rendue folle par cet amour interdit qui la ronge. Hippolyte est très intéressant aussi, assez bon pour ne pas dénoncer Phèdre, préférant s'enfuir que de risquer d'attrister son père. Sa mort est d'autant plus injuste, alors qu'il voulait arranger les choses.. J'aurais bien aimé voir plus de son histoire d'amour avec Aricie, que j'ai trouvé très belle. Ce que je préfère... J'adore la mythologie grecque, j'adore les histoires tragiques, forcément j'ADORE les tragédies grecques ! L'histoire de Phèdre est horrible, disons-le, inceste, mort, les éléments classiques de la mythologie grecque sont réunis pour que les personnages souffrent de leur destin.. Mais j'ai tout adoré, l'histoire, les personnages et surtout l'écriture ! La plume est magnifique ! Ça devait être tellement dur d'écrire une pièce en vers (alexandrin en plus) avec les rimes etc...La pièce regorge de citations magnifiques, qui décrivent tellement bien les sentiments des personnages. Pour avoir lu les 2 autres grands dramaturges du XVIIème, Corneille et Molière, c'est Racine qui a la plus belle plume. Les personnages parlons-en ! Je suis amoureuse des personnages torturés, déchirés entre leur souffrance et leur volonté de s'en sortir. Et Phèdre représente tellement ce genre de personnage ! Je l'ai trouvé très touchante, rendue folle par cet amour interdit qui la ronge. Hippolyte est très intéressant aussi, assez bon pour ne pas dénoncer Phèdre, préférant s'enfuir que de risquer d'attrister son père. Sa mort est d'autant plus injuste, alors qu'il voulait arranger les choses.. J'aurais bien aimé voir plus de son histoire d'amour avec Aricie, que j'ai trouvé très belle. Ce que je préfère dans les tragédies grecques, parce que j'aime souffrir, c'est voir le destin s'acharner sur les personnages. Une fois que le destin, ou les dieux ont scellé le sort d'un personnage, rien ni personne ne pourra l'empêcher. Quelque soit les décisions, les actions qu'il fera, tous ces efforts seront vains et rien ne pourra changer le sort funeste qui l'attend. C'est horriblement déprimant, mais on compatit d'autant plus avec les personnages, qui luttent malheureusement en vain, je me suis vraiment prise d'affection pour ces pauvres âmes déchirées. C'est une leçon pour nous, veillons à ne jamais prendre des chemins qui nous mèneraient vers de terrible destin.. Phèdre est pour moi l'apogée de la tragédie grecque, alliant la plume parfaite de Racine et les émotions tragiques et sublimes de l'histoire (dans le vrai sens du mot sublime, l'homme tout petit face à son destin et au monde qui l'entoure).
    Lire la suite
    En lire moins
  • Lucilou Posté le 9 Mai 2019
    J'ai dû apprendre à aimer les tragédies classiques et celles de Racine. Leur rigidité formelle, leur sacro-sainte règle de trois… Tout cela me laissait une impression de froideur et pire encore : me laissait froide. C'est que j'avais rencontré le drame romantique, et les tragédies antiques. Et Shakespeare. Surtout Shakespeare. Un jour de désœuvrement, j'ai toutefois ressorti Racine de ma bibliothèque pour lui redonner une chance, sans trop savoir pourquoi. Je venais de finir le très beau roman « Titus n'aimait pas Bérénice » et je le soupçonne de m'avoir poussé vers les volumes classiques de ma bibliothèque… Cette fois, je suis entrée dans l'oeuvre sans mal et pour la première fois, la beauté des vers m'a frappé. Je me suis plu à les lire à voix haute, à les chuchoter voire à en répéter certains. Racine est un orfèvre, mais un orfèvre qui fait dans la pureté, dans la limpidité… Et puis, et c'est là le point de où se réunissent ma surprise et mon éblouissement, cette perfection formelle n'est pas sans feu, ni sans douleur. Pour la première fois de ma vie, j'ai été percutée de plein fouet par une tragédie classique, par sa beauté et par sa violence feutrée.... J'ai dû apprendre à aimer les tragédies classiques et celles de Racine. Leur rigidité formelle, leur sacro-sainte règle de trois… Tout cela me laissait une impression de froideur et pire encore : me laissait froide. C'est que j'avais rencontré le drame romantique, et les tragédies antiques. Et Shakespeare. Surtout Shakespeare. Un jour de désœuvrement, j'ai toutefois ressorti Racine de ma bibliothèque pour lui redonner une chance, sans trop savoir pourquoi. Je venais de finir le très beau roman « Titus n'aimait pas Bérénice » et je le soupçonne de m'avoir poussé vers les volumes classiques de ma bibliothèque… Cette fois, je suis entrée dans l'oeuvre sans mal et pour la première fois, la beauté des vers m'a frappé. Je me suis plu à les lire à voix haute, à les chuchoter voire à en répéter certains. Racine est un orfèvre, mais un orfèvre qui fait dans la pureté, dans la limpidité… Et puis, et c'est là le point de où se réunissent ma surprise et mon éblouissement, cette perfection formelle n'est pas sans feu, ni sans douleur. Pour la première fois de ma vie, j'ai été percutée de plein fouet par une tragédie classique, par sa beauté et par sa violence feutrée. J'ai éprouvé la douleur, la colère, la haine des personnages. Avec eux, comme eux, j'ai été engloutie par les passions interdites et aussi interdites soient-elles, je les ai accompagné jusqu'au bout. L'argument de la pièce est connu, Racine l'a emprunté. Il l'a sculpté à sa manière. Phèdre, l'épouse du roi Thésée s'est éprise d'Hyppolyte, le fils de ce dernier. Amour incestueux et donc impossible… Pour la souveraine, la passion côtoie l'épouvante, puis le dépit… car le jeune homme la rejette : aimer l'épouse de son père ? Trahir son père et son roi du même coup ? Faire rougir les dieux ? Et puis… quand bien même… il n'aime pas Phèdre, qui l'effraie avec sa déclaration et l'amour fou qui surgit de son regard et son instinct de possession. Non, lui, c'est Aricie qu'il aime, la jeune et belle, et pure Aricie. Leur amour est bien réel et sans noirceur… Phèdre alors passe du désespoir à la haine et ce qui pourrait être un triangle amoureux banal touche au sublime et à la fureur, magnifié par la langue de Racine. J'avais dit « jamais ! » et pourtant, je me suis inclinée… Et pourtant, j'ai aimé ! La deuxième chance fut la bonne. Toutefois, ce nouvel amour n'en replace aucun et c'est un amour sage et sans tempête, quand je le compare à ma passion pour Shakespeare et les drames romantiques…
    Lire la suite
    En lire moins
  • Popotte Posté le 26 Avril 2019
    Je n'ai lu Bérénice qu'il y a peu de temps et j'en ai déjà fait mon livre de chevet, j'avais envie de continuer mon éducation théâtrale classique par Phèdre. Je dois reconnaître que le sujet me semblait compliqué, gênant et complètement tabou au final. Mais le style, l'écriture me font continuer de penser que les classiques résistent au temps pour de bonnes raisons !
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.