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Julliard
EAN : 9782260029885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 130 x 205 mm

« Arrête avec tes mensonges » - Prix Maison de la presse 2017

Date de parution : 05/01/2017

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère...

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

Prix Maison de la presse 2017.

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EAN : 9782260029885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 198
Format : 130 x 205 mm
Julliard

Ils en parlent

« Bravo maestro Besson, continuez à nous raconter la vérité vous avez écrit le « Brokeback Mountain » français. » 
Édouard Dutour / Elle
« Ce livre poignant, déroutant, sans doute son meilleur, pourrait être considéré comme la matrice de son œuvre. Il en contient les principaux thèmes : le manque, l’absence, les élans inaboutis, les amours malheureuses. Mais aussi le caractère imprévisible de l’existence, les événements inattendus qui en modifient le cours. Besson affirme de plus en plus sa filiation avec Duras, tant par l’épure du style que par le ressassement des thèmes et des noms. » 
Claire Julliard / L’Obs
« un requiem aussi puissant que bouleversant. […] Un roman plein de grâce, témoignage d'une époque les années l980 – où la liberté était là – pas encore le sida – et témoignage du passage à l'âge d'homme, avec ses expériences et ses tâtonnements. Formidable, encore ! » 
Valérie Gans / Madame Figaro

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aproposdelivres Posté le 11 Mars 2020
    Barbezieux en Charente, c’est la rencontre improbable entre deux garçons dans un lycée de province. Thomas est fils de paysan destiné à reprendre la ferme familiale, Philippe, l’auteur du livre, est fils d’instituteur, il aime les livres et après son Bac, il poursuivra ses études à Bordeaux. Cet hiver 1984, ils tombent amoureux l’un de l’autre, une histoire clandestine et secrète, c’est la condition obligatoire pour pouvoir vivre cette passion réciproque. Même s’ils se côtoient au lycée, rien ne doit paraître sur leur complicité, sur leur élan amoureux… Thomas ne veut pas et ne peut pas avouer ce qu’il est, il craint trop les conséquences d’un tel aveux. Dans ce roman l’auteur se dévoile enfin en racontant ce premier grand amour qui est certainement à l’origine de sa vocation d’écrivain et qui a inspiré son oeuvre. Il ose enfin raconter cette histoire autobiographique longtemps gardée secrète. Un roman juste et poignant. Une lecture émouvante et sincère. La lecture faite par Antoine Leiris est juste et très agréable. L’entretien « bonus » avec Philippe Besson est également très intéressante.
  • Tapagenocturne Posté le 8 Mars 2020
    Ce livre est une grosse claque. Le genre de claque à laquelle on ne s’attend pas en empruntant machinalement un livre à la bibliothèque, légèrement séduite par la quatrième de couverture, et conquise par l’auteur avec un livre précédent. Qui était bon, certes, mais celui-ci est magistral et je ne m’y attendais pas. Le coup de coeur est probablement encore plus fort dans la surprise. On pourrait croire aux simples tourments d’un adolescent : un peu trop solitaire, et un peu trop amoureux. C’est tellement plus que ça. Un amour à la dérobée, un amour manqué. D’autres diront que c’est un juste un souvenir de jeunesse, et non un roman d’amour. Mais l’amour est au coeur du récit, il est visible pour qui sait voir : entre les lignes, entre les mots, sous le silence, dans un regard. Malgré des expressions parfois crues, l’auteur écrit avec une finesse et une sensibilité bouleversante.
  • AlexSaeba Posté le 23 Février 2020
    Conseillé par l'auteur lui-même lors du salon du Clos Vougeot, auteur de bons conseils car j'ai bien aimé. C'est une histoire d'amour adolescente, une histoire d'amour cachée car l'un des protagonistes n'assume pas sa sexualité et ne l'assumera que tardivement et trop tard pour rattraper le temps perdu. c'est un roman qui fait réfléchir sur le poids qu'on donne aux regards des autres, aux difficultés de s'accepter et d'être soi ( et thème universel qui ne touche pas que la sexualité à mon sens). Malgré sa tristesse, c'est un bon roman agréable à lire et qui se lit vite. En un trajet à peine Paris-Lille. Il n'attend pas la beauté et l'émotion d'Un homme accidentel que j'avais adoré, mais je l'ai nettement, et sans comparaison possible, préféré à en l'absence des hommes et son héros juste imbuvable.
  • manU17 Posté le 29 Janvier 2020
    Comme tu le sais, j'ai lu ce livre à sa sortie. Je l'ai terminé les yeux humides tellement il m'a touché. Je n'ai pas réussi, enfin je devrais plutôt dire, je n'ai pas tenté d'en parler. Trop d'émotions contradictoires, trop d'échos en moi et à ma propre histoire pour y parvenir sereinement. Alors ce Blabla, entre « toé pis moé », sans personne pour nous lire est idéal, non ? ;) Pour ceux qui n'auraient pas lu ce livre, on va dire que c'est un roman en partie autobiographique sur un amour secret, à Barbezieux en Charente où Philippe Besson a passé sa jeunesse. Amour secret à plus d'un titre. Déjà parce qu'amour entre deux hommes, le genre d'amour dont on ne parlait pas à l'époque comme on en parle aujourd'hui même s'il reste encore beaucoup à faire. Ensuite parce l'homme aimé, un certain Thomas Andrieux, tenait à ce qu'il en soit ainsi, à prendre ou à laisser. Sans trop en raconter, j'ai horreur de ça, c'est un roman qui parlera à beaucoup, l'auteur s'y entend pour mettre de l'émotion dans ses mots. Mais s'il est une chose dont je suis certain, c'est qu'il parlera encore davantage à tous ceux qui ont vécu... Comme tu le sais, j'ai lu ce livre à sa sortie. Je l'ai terminé les yeux humides tellement il m'a touché. Je n'ai pas réussi, enfin je devrais plutôt dire, je n'ai pas tenté d'en parler. Trop d'émotions contradictoires, trop d'échos en moi et à ma propre histoire pour y parvenir sereinement. Alors ce Blabla, entre « toé pis moé », sans personne pour nous lire est idéal, non ? ;) Pour ceux qui n'auraient pas lu ce livre, on va dire que c'est un roman en partie autobiographique sur un amour secret, à Barbezieux en Charente où Philippe Besson a passé sa jeunesse. Amour secret à plus d'un titre. Déjà parce qu'amour entre deux hommes, le genre d'amour dont on ne parlait pas à l'époque comme on en parle aujourd'hui même s'il reste encore beaucoup à faire. Ensuite parce l'homme aimé, un certain Thomas Andrieux, tenait à ce qu'il en soit ainsi, à prendre ou à laisser. Sans trop en raconter, j'ai horreur de ça, c'est un roman qui parlera à beaucoup, l'auteur s'y entend pour mettre de l'émotion dans ses mots. Mais s'il est une chose dont je suis certain, c'est qu'il parlera encore davantage à tous ceux qui ont vécu ou vivent un amour qui doit rester secret ou qu'on préfère garder secret. Amour entre personnes du même sexe mais aussi liaison adultère qu'on doit garder pour soi afin de ne blesser personne. Un amour gardé secret est toujours à double tranchant. Il vous semble encore plus précieux mais tôt ou tard, il risque de finir pour vous étouffer et tout faire voler en éclat. L'amour secret est sans doute le plus douloureux. Il nous pousse à franchir une zone inestimable, le mensonge. Celui que l'on impose à l'autre ou que l'on se fait imposer. Tôt ou tard, comme tu le dis si bien, la blessure survient, inévitable, manifestée par diverses émotions, la douleur de l'attente, celle du manque, de l'abandon, autant de sentiments qui ont habité l'auteur à travers les pages de son récit. Il faut cacher son bonheur, se cacher tout court, cacher son amour envers l'autre, « faire semblant », ne pas pouvoir se montrer ensemble. Car « les autres », eux, ont tous ces droits. Être heureux et le crier à la Terre entière… J'ai été profondément touchée par l'humilité et la franchise de Philippe Besson. J'ai lu quelque part qu'à travers ce livre il s'ouvrait pour la première fois sur cet épisode marquant de sa vie. Il ressort de cette mise à nue des aveux qui ont dû lui demander un certain courage ou un courage certain… je me dis que le besoin de nous la raconter – son histoire – a dû être une forme d'exutoire, de libération. Avoir 17 ans est difficile, avec toute cette charge émotive qu'elle contient déjà et qui demande une adaptation de tous les jours. Les questionnements, les hésitations, les dénis, les premiers touchers, les premières découvertes. Quand s'ajoute à cela un si grand secret, un si grand amour qu'on se doit de taire, à l'abri des regards, les bouleversements intérieurs doivent être parfois insupportables. Puis vient la violence des mots et des insultes, quand le doute s'installe autour d'eux et que ces gens tout autour n'ont rien compris des sentiments profonds qui habitaient ces deux hommes. Le garçon sur la couverture du livre est beau. Il ne se doutait sans doute pas qu'un jour le silence se briserait. Et que notre auteur livrerait sur la page cet amour « interdit ». Mais quelque chose me dit qu'il en aurait peut-être été libéré lui aussi… Que tu en parles bien ma sweet Nad et que ta conclusion est belle ! #9829; Le hasard a voulu que je rencontre et échange quelques mots avec Philippe Besson alors que nous venions de débuter ce blabla. Une rencontre dont je me souviendrai longtemps. J'ai même une photo floue en souvenir ! ;) L'occasion de lui dire à quel point son histoire m'a touché, d'évoquer avec lui le poids des secrets, parler à demi-mots et avoir la douce sensation de se sentir compris… Rendez-vous dans quelques temps pour les prochains blablas de Nad manU !
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  • Foufoubella Posté le 9 Janvier 2020
    « Arrête avec tes mensonges » ou fulgurance des premières amours. J'ai eu l'occasion de rencontrer Philippe Besson lors de la dédicace d'un de ses précédents romans, Une bonne raison de se tuer. J'ai même pu m'entretenir quelques minutes avec lui et il m'avait laissé un petit mot personnalisé sur mon exemplaire, j'avais même été très surprise à quel point il avait su lire en moi car, à ce moment-là, il avait su retranscrire en une seule phrase ce que j'étais en train de vivre. Tout ça pour dire que son écriture me touche, me parle même. Et c'est pour cela qu' « Arrête avec tes mensonges » m'a fortement marquée. Dans ce roman, Philippe Besson se raconte à travers l'histoire vécue avec son premier amour alors qu'il n'avait que 17 ans. 2007, salon d'un hôtel bordelais, il pense reconnaître quelqu'un de son passé et se présente à lui. Mais, non, pas si vite, revenons en arrière. Nous sommes en 1984, il est en Terminale C et il sait qu'il aime les garçons. Mais nous sommes en 1984 et même si l'homosexualité n'est plus interdite, elle reste tabou. Alors on se cache, on nie qui on est pour ne pas être traité de pédale, de tarlouze,... « Arrête avec tes mensonges » ou fulgurance des premières amours. J'ai eu l'occasion de rencontrer Philippe Besson lors de la dédicace d'un de ses précédents romans, Une bonne raison de se tuer. J'ai même pu m'entretenir quelques minutes avec lui et il m'avait laissé un petit mot personnalisé sur mon exemplaire, j'avais même été très surprise à quel point il avait su lire en moi car, à ce moment-là, il avait su retranscrire en une seule phrase ce que j'étais en train de vivre. Tout ça pour dire que son écriture me touche, me parle même. Et c'est pour cela qu' « Arrête avec tes mensonges » m'a fortement marquée. Dans ce roman, Philippe Besson se raconte à travers l'histoire vécue avec son premier amour alors qu'il n'avait que 17 ans. 2007, salon d'un hôtel bordelais, il pense reconnaître quelqu'un de son passé et se présente à lui. Mais, non, pas si vite, revenons en arrière. Nous sommes en 1984, il est en Terminale C et il sait qu'il aime les garçons. Mais nous sommes en 1984 et même si l'homosexualité n'est plus interdite, elle reste tabou. Alors on se cache, on nie qui on est pour ne pas être traité de pédale, de tarlouze, de tapette et j'en passe. Ou pour ne pas se voir casser la gueule au détour d'une rue. 1984 , c'est aussi en plein des années SIDA, le « cancer gay » qui fait des ravages, une autre bonne raison de se cacher. Mais 1984 c'est aussi Thomas, élève de Terminale D, que Philippe a repéré et qui, à sa grande surprise, l'a repéré aussi. Et l'histoire commence. Même s'il y a des mots assez bruts parfois, j'ai trouvé la plume délicate et tout en pudeur. Philippe Besson se livre sur ce qu'il est, simplement, sans chercher à se cacher. Je ne sais ce qui relève de la réalité ou de la pure fiction mais ce roman, premier d'une trilogie, montre à quel point la vie peut être belle et cruelle à la fois. Je ne sais pas s'il s'agit ici du roman le plus facile pour aborder l'oeuvre de l'auteur mais il s'agit sans aucun doute d'un de ses plus personnels. J'ai lu quelque part qu'un écrivain ne faisait en réalité qu'écrire à chaque fois le même livre, en changeant ceci ou cela parfois mais que la trame narrative était toujours la même. Peut-être parce qu'il n'a pas encore réussi à dire clairement ce qu'il souhaitait. Là, Philippe Besson le réussit très bien. Challenge multi-défis 2020 Challenge riquiquis 2020 Challenge monopoly
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