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Nathan
EAN : 9782092592762
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 64
Format : 140 x 210 mm

Court toujours - Silent boy - Roman ado avec audio inclus

Collection : Court Toujours
Date de parution : 03/09/2020
Court toujours, une collection de romans courts à lire ou à écouter en moins d’une heure.
Silent boy… Celui qui la ramène pas mais qu’il faut pas chercher. Qu’est-ce que j’ai d’autre comme choix ? Tu t’intègres ou t’es mort. 

Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène: ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie...
Silent boy… Celui qui la ramène pas mais qu’il faut pas chercher. Qu’est-ce que j’ai d’autre comme choix ? Tu t’intègres ou t’es mort. 

Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène: ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie vie, Anton ne donne jamais son avis, ne prend jamais parti. Jusqu’à sa rencontre avec Nathan…

Quand on veut, où l'on veut ! 1 roman, 3 versions. Avec ce livre, vous pouvez écouter la version audio et lire la version numérique gratuitement via l’appli Nathan Live. Des récits initiatiques intenses et percutants, qui racontent un moment-charnière de la vie d’un ou d’une ado d’aujourd’hui.
 
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EAN : 9782092592762
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 64
Format : 140 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Shaynning Posté le 5 Juin 2021
    Sixième lecture de la fratrie Court toujours, collectif de petits romans pour ados, je sors de celui-ci gentiment amoché, c,est le moins qu'on puisse dire! C'est de loin mon préféré de la série, mais c'est aussi un des plus poignants. "Silent boy' est le pseudonyme d'un adolescent de 16 ans, Anton, qui navigue sur un forum en mode "sous-marin", c,est-à-dire en simple observateur et lecteur. Un pseudo qui le définit bien: il ne prend la parole ni dans le monde réel ni dans le virtuel, bien à l'abri de sa carapace étanche. Pourtant, Anton en a des choses à dire. Il se console en observant ces ados qui se livrent de manière constructives sur le net en songeant avec cynisme que sa classe n'atteindra jamais ce niveau de considération. de fait, c,est une classe clivés entre les invisibles et les show-off populaires, chacun bien ancré dans son stéréotype et marinant tous ensemble dans un climat aussi toxique qu'invivable. Les profs tentent alors une approche en leur faisant un exercice de réflexion, où on nomme les inconvénients et avantages d'être homme ou femme. Anton en aurait bien a dire des inconvénient d'être un homme, mais c'est la colonne des femmes qui... Sixième lecture de la fratrie Court toujours, collectif de petits romans pour ados, je sors de celui-ci gentiment amoché, c,est le moins qu'on puisse dire! C'est de loin mon préféré de la série, mais c'est aussi un des plus poignants. "Silent boy' est le pseudonyme d'un adolescent de 16 ans, Anton, qui navigue sur un forum en mode "sous-marin", c,est-à-dire en simple observateur et lecteur. Un pseudo qui le définit bien: il ne prend la parole ni dans le monde réel ni dans le virtuel, bien à l'abri de sa carapace étanche. Pourtant, Anton en a des choses à dire. Il se console en observant ces ados qui se livrent de manière constructives sur le net en songeant avec cynisme que sa classe n'atteindra jamais ce niveau de considération. de fait, c,est une classe clivés entre les invisibles et les show-off populaires, chacun bien ancré dans son stéréotype et marinant tous ensemble dans un climat aussi toxique qu'invivable. Les profs tentent alors une approche en leur faisant un exercice de réflexion, où on nomme les inconvénients et avantages d'être homme ou femme. Anton en aurait bien a dire des inconvénient d'être un homme, mais c'est la colonne des femmes qui se remplie dans cette catégorie, comme si être un homme ne venait qu'avec des avantages. Entre temps, Anton a un nouveau coloc de chambre, Nathan, qui en raison de son look, passe pour un homosexuel. Lorsqu'Anton fini par lui demandé la raison de son changement de chambre, Nathan explique qu'en réalité, ce n'est pas lui qui fut exclu, mais bien lui qui a demander le transfert, parce que l'homophobe notoire qui lui servait de coloc est en réalité homosexuel lui-même et qu'il le harcelait pour des faveurs. Enfin, sur le forum, Anton remarque une des personnes, qui sort du lot et qui lui semble avoir une tête sur les épaules. Donc, entre son coloc, sa classe, ses amis et cette inconnue, Anton commence à se dire que le statu quo pèse lourd, mais prendre la parole lui semble la chose la plus ardue à faire...et pourtant. Un évènement majeur pourrait bien le faire changer d'avis. Voir ENFIN un ado de ce genre me redonne presque foi envers les auteurs pour ado, parce que pour une fois, je suis tombé sur un ado qui est capable d'une vraie introspection, d'une grande sensibilité et qui a réussi à voir à travers ses propres erreurs pour mieux cheminer. C'était vraiment beau à lire. On a peu d'occasion de voir des gars de cet âge se livrer de cette façon et on oublie aisément que la lutte féministe inclut de laisser une place à nos ados hors des stéréotypes et archétypes qui les rend prisonniers eux aussi des plus désuètes facettes du patriarcat. Apparence, sensibilité, exploration sexuelle, coquetterie, communication, on parle de pleins de choses ici en ce qui concerne les ados gars. Anton n'est d'ailleurs pas le seul à nous livrer une réalité basé sur les apparences et la loi de la majorité, il y a aussi le personnage de Nathan. Le court passage où Nathan explique qu'il est en réalité l'hétéro maniéré harcelé par un homo refoulé qui se prend pou un mâle alpha a été un moment aussi inconfortable que révélateur. Tout simplement parce que ces deux archétypes sont hyper rares et pourtant, il en existe bel et bien. C'est un exemple type du manque de variété des figures masculines dans la littérature jeunesse, qui est congestionnée d'archétypes désuets comme le wanna-be bad boy-je-porte-du-cuir-je-suis-un-incomprit, le sportif attardé, le "nerds" maigre qui s'habille en pépère, l'autre bad boy qui est supposé cacher un prince charmant, le ténébreux asocial, l'autre bad boy qui est un être de je ne sais quel espèce fantastique, etc. Des personnages comme Nathan et Anton ne sont pas légion et pourtant, bon sang que je nous souhaite d'en avoir plus! Parce que pour une fois, on a des gars qui ne se comporte pas comme des salaud en se justifiant d'un passé difficile comme les Edward, Quatre, Hardin et autres bidules du genre. J'ai beaucoup aimé le cheminement émotif et introspectif d'Anton et plus il nous en livrait sur lui, plus je le trouvais magnifique ce personnage. Il veut que le monde tourne plus rond, il cherche à changer les choses, même s'il est clairement pas outillé pour ça. Et il pose un réel acte de changement simplement en verbalisant le fond de sa pensée. Ça prend des couilles pour faire ça - ça il l'ignore c'est clair - mais en posant cette simple action, il nous démontre qu'il va vraiment de l'avant. le roman se termine ensuite, mais cette ouverture appelle à un changement dans la façon d'être du personnage et ça me plait beaucoup. Je vous le dit, des comme lui, on en veut plus! Aussi, mention au personnage féminin, Clara, qui a une bonne tête sur les épaules et qui a choisi Nathan au lieu de l'armée de duch bag de sa classe, bravo Clara! Cependant, je m'interroge une fois de plus sur l'intensité du sexisme ambiant dans les écoles de France, parce que ce degré n'est pas le même ici, au Québec. Du moins, pas de cette ampleur ni avec une si grande violence ( évidemment je me base sur mon expérience). Cette rigidité de pensée quasi cristallisée semble dénoté un fossé majeur entre les genres et je me demande s'il est avéré dans la vie. Simple réflexion, ça ne change rien au fait que j'adore ce roman! Le roman alterne entre le récit au "je" et les conversations sur le forum, et ça se lit facilement en une fois, sacré suspense pour un roman qui n'est pas un polar. C'est un climat tendu et l'auteur le rend très bien à travers les yeux d'Anton. Et j'aime la fin, vraiment, c'est porteur d'espoir tout en demeurant sobre. On oublie que le sensationnel n'a pas besoin d'être présent quand il s'agit de récit de ce genre, porté par les enjeux sociaux et les émotions. La sobriété sied mieux. Petite note à l'intention des lecteurs qui ne sont pas français, il y a présence de mots soit d'argot soit de "langage de jeune" comme "Davon", "s'est latté", "tchiper", "aller au self", "des wesh de premier pro", "faire tourner les nudes" ou binger" ( D'ailleurs, à mes amis de France, si vous êtes d'humeur traductrice, allez-y gaiement!). À voir! Classé Secondaire deuxième cycle, 15 ans +, mais il n'y a pas de scènes sexuellement explicite ni de scènes violentes. Comme tous les romans de la collection Court Toujours, vous avez à son achat la version papier, audio et numérique.
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  • StephGM Posté le 2 Juin 2021
    Intéressant et bien écrit, ce court roman sonne assez juste, et est assez touchant. On aimerait vraiment voir des garçons faire ce chemin d’introspection sur leur comportement. Maintenant je trouve dommage dans ce roman que le garçon ait vécu des moments de harcèlement quand il était plus jeune, je trouve que s’il avait fait ce chemin sans être passé par cette expérience, ça aurait donné plus de force à son évolution...
  • sylviedoc Posté le 31 Mai 2021
    Gaël Aymon fait partie du paysage littéraire depuis une dizaine d'années, il est omniprésent dans les CDI des collèges et des lycées pour ses romans destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. "Oublier Camille", "Ma réputation" et bien d'autres figurent parmi les acquisitions incontournables des profs-docs. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le retrouver dans cette collection assez récente, "Court toujours", des romans très vite lus sur des sujets proches des préoccupations quotidiennes de nos ados. On peut d'ailleurs également les découvrir sous formats audio ou numérique, pour les réfractaires au livre papier, c'est compris dans le prix. Attention : "court" ne signifie pas bâclé, les sujets sont remarquablement bien traités, même si aux yeux d'adultes cela peut paraître un peu trop synthétique. Dans cette histoire, c'est Anton, 16 ans, qui nous raconte son quotidien de lycéen dans une classe "difficile" où l'on côtoie tous les stéréotypes, du bogoss à la victime en passant par les intellos ("intellopes", pour les filles, raffiné...). Anton est plutôt populaire, il fait partie de la bonne bande, est délégué de classe, sportif, et suit le mouvement quand ses potes charrient la prof d'anglais au bord de craquer. Mais au fond de lui, il n'est... Gaël Aymon fait partie du paysage littéraire depuis une dizaine d'années, il est omniprésent dans les CDI des collèges et des lycées pour ses romans destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. "Oublier Camille", "Ma réputation" et bien d'autres figurent parmi les acquisitions incontournables des profs-docs. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le retrouver dans cette collection assez récente, "Court toujours", des romans très vite lus sur des sujets proches des préoccupations quotidiennes de nos ados. On peut d'ailleurs également les découvrir sous formats audio ou numérique, pour les réfractaires au livre papier, c'est compris dans le prix. Attention : "court" ne signifie pas bâclé, les sujets sont remarquablement bien traités, même si aux yeux d'adultes cela peut paraître un peu trop synthétique. Dans cette histoire, c'est Anton, 16 ans, qui nous raconte son quotidien de lycéen dans une classe "difficile" où l'on côtoie tous les stéréotypes, du bogoss à la victime en passant par les intellos ("intellopes", pour les filles, raffiné...). Anton est plutôt populaire, il fait partie de la bonne bande, est délégué de classe, sportif, et suit le mouvement quand ses potes charrient la prof d'anglais au bord de craquer. Mais au fond de lui, il n'est pas d'accord avec ces postures qu'il trouve imbéciles, et se libère de sa culpabilité sur un forum où de jeunes inconnus font part de leurs problèmes avec leurs parents, du harcèlement dont ils sont victimes ou de leurs chagrins d'amour. Ce forum, modéré par d'autres jeunes, ne ressemble pas du tout à ceux que fréquentent habituellement nos ados, on s'y exprime de façon respectueuse, en bon français (le langage sms est proscrit) et surtout sans craindre de jugement. Anton s'y est inscrit sous le pseudo de Silent Boy, parce qu'au début il se contente de lire les échanges sans intervenir. Mais un événement qui le touchera de près va se produire dans son lycée, et Silent Boy va finalement s'exprimer, sur le forum, mais pas seulement. Plusieurs thèmes assez classiques dans le roman jeunesse sont abordés ici, mais sous un angle assez original puisque ce n'est pas le point de vue de la victime qu'on nous présente, ni celui du harceleur, mais celui du suiveur, trop lâche pour s'opposer, mais dont la mauvaise conscience le travaille. Il nous raconte l'homophobie, les profs qui n'en peuvent plus, le sexisme ordinaire, mais aussi son envie d'aller à contre-courant, mais ça signifierait lâcher les copains...On sent très bien le dilemme auquel est confronté Anton, et j'imagine que de nombreux jeunes ont déjà ressenti ces tiraillements sans oser franchir le pas et afficher leurs convictions. Je ne sais pas si un forum "bienveillant" (c'est Anton qui lui donne ce qualificatif) tel que celui décrit existe, mais ce serait certainement une bonne chose. Je rencontre quand même assez régulièrement des jeunes qui n'attendent qu'une occasion de s'exprimer à contre-courant des tendances ou qui souffrent de situations difficiles dans leur classe ou leur entourage. Mais je n'ai hélas jamais entendu parler d'un tel endroit sur internet. L'écriture au présent est proche du langage parlé mais reste d'un niveau relativement soutenu, même si elle utilise des tournures familières. Le but de la collection étant d'attirer un lectorat qui recherche des romans rapidement et facilement lus, j'estime que c'est tout à fait réussi. Gaël Aymon a relevé le challenge de "Court toujours" haut le stylo !
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  • Noctenbule Posté le 13 Avril 2021
    L'éditeur Nathan lance une nouvelle collection "Court toujours". "Silent Boy" fait parti de la série et s'adresse aux pré-adolescents et adolescents. L'histoire évoque des sujets qui lui parlent vraiment aux jeunes. Les thématiques ne manquent pas en cette période de transition. Le besoin de vouloir être à la fois conforme et montrer sa personnalité créent des conflits d'intérêt intérieur. A cela se rajoute ceux qui sont en quête de popularité et qui sont prêts à tout pour faire pour le garder. Pour cela rien de tel que d'écraser ceux qui ont moins confiance en eux. En général, ils sont sans pitié et sans coeur. D'ailleurs, quand un de leur souffre douleur fait une tentative de suicide, ils s'en satisfont. La médiocrité de leur comportement ne les rend pas pour autant plus heureux. Mais ceux qui voient et qui ne disent rien sont tout autant coupable. Car si tous refusait cette injustice, elle n'apparaîtra peu. La peur est présente partout. Comment l'affronter? Comment la contrer? Et si la dire pouvait changer les choses? Est-il possible de rendre les gens meilleurs? plus bienveillant et dès leur plus jeune âge? On peut espérer que ce genre de livre peut aider à la réflexion,... L'éditeur Nathan lance une nouvelle collection "Court toujours". "Silent Boy" fait parti de la série et s'adresse aux pré-adolescents et adolescents. L'histoire évoque des sujets qui lui parlent vraiment aux jeunes. Les thématiques ne manquent pas en cette période de transition. Le besoin de vouloir être à la fois conforme et montrer sa personnalité créent des conflits d'intérêt intérieur. A cela se rajoute ceux qui sont en quête de popularité et qui sont prêts à tout pour faire pour le garder. Pour cela rien de tel que d'écraser ceux qui ont moins confiance en eux. En général, ils sont sans pitié et sans coeur. D'ailleurs, quand un de leur souffre douleur fait une tentative de suicide, ils s'en satisfont. La médiocrité de leur comportement ne les rend pas pour autant plus heureux. Mais ceux qui voient et qui ne disent rien sont tout autant coupable. Car si tous refusait cette injustice, elle n'apparaîtra peu. La peur est présente partout. Comment l'affronter? Comment la contrer? Et si la dire pouvait changer les choses? Est-il possible de rendre les gens meilleurs? plus bienveillant et dès leur plus jeune âge? On peut espérer que ce genre de livre peut aider à la réflexion, à l'échange,.... Quelque soit le lecteur, aucun doute qu'il ne reste indemne à la fin. Le héros même s'il a pris la parole devant toute sa classe n'a pas fait changer tout le monde. Il est devenu la personne qui lui correspond le mieux.
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  • PetiteNoisette Posté le 6 Avril 2021
    Anton est interne et a la chance d'être seul dans sa chambre. Pendant la journée, il fait parti d'une bande de rugbymen. Il ne parle pas beaucoup, il ne donne pas son avis. Pour être accepté dans le groupe, il ne faut pas sortir du lot. La nuit, pourtant, il aime aller sur les forums et parler à d'autres adolescents. Il y trouve des personnes plus intéressantes, plus réfléchies, avec lesquelles on peut dire ce qu'on pense. Mais pourquoi donc ces camarades de classe ne sont-ils pas ainsi ? Un jour, Nathan est changé de chambre et intègre celle d'Anton. Ils parlent peu, mais rapidement Anton apprend le secret de Nathan, la raison pour laquelle il a changé de chambre. Il faut dire que Nathan semble être tout son contraire : il affirme ses différences et ne cache pas ce qu'il pense. Il ne cherche pas à s'intégrer à tout prix. Et pour cela, il est rapidement pris en grippe par les autres élèves du lycée. Rapidement, Anton ne se reconnaît plus. Un événement tragique et un conseil de classe difficile vont lui faire prendre conscience qu'être silencieux peut faire du mal aux autres, plus que ce qu'il n'imaginait. Alors Anton ne... Anton est interne et a la chance d'être seul dans sa chambre. Pendant la journée, il fait parti d'une bande de rugbymen. Il ne parle pas beaucoup, il ne donne pas son avis. Pour être accepté dans le groupe, il ne faut pas sortir du lot. La nuit, pourtant, il aime aller sur les forums et parler à d'autres adolescents. Il y trouve des personnes plus intéressantes, plus réfléchies, avec lesquelles on peut dire ce qu'on pense. Mais pourquoi donc ces camarades de classe ne sont-ils pas ainsi ? Un jour, Nathan est changé de chambre et intègre celle d'Anton. Ils parlent peu, mais rapidement Anton apprend le secret de Nathan, la raison pour laquelle il a changé de chambre. Il faut dire que Nathan semble être tout son contraire : il affirme ses différences et ne cache pas ce qu'il pense. Il ne cherche pas à s'intégrer à tout prix. Et pour cela, il est rapidement pris en grippe par les autres élèves du lycée. Rapidement, Anton ne se reconnaît plus. Un événement tragique et un conseil de classe difficile vont lui faire prendre conscience qu'être silencieux peut faire du mal aux autres, plus que ce qu'il n'imaginait. Alors Anton ne sait plus s'il doit continuer à rester silencieux ou s'il doit s'affirmer, dire, enfin, ce qu'il pense, même si c'est différent de ce que pensent les autres. Et d'ailleurs, peut-être ne sera-t-il pas la seul à penser ainsi ? Silent boy est un roman très fort. Il se lit extrêmement rapidement, il n'a qu'une soixantaine de pages dont certaines sont des pages de forums ou de MP. Je l'ai lu d'une traite et c'est ce qui en fait aussi sa pertinence. C'est un coup de poing, qui choque et qui fait réfléchir. J'ai bien aimé le point de vue d'Anton qui est différent de ce que l'on a l'habitude de lire. Il n'est pas harcelé, il n'est pas non plus harceleur, mais il est suiveur. Celui qui ne dit rien, qui ne dit pas non, qui ferme les yeux dans les situations qui ne lui plaisent pas. Et finalement, peut-être inconsciemment celui grâce à qui le harcèlement peut avoir lieu. Un roman que j'ai beaucoup aimé, à mettre dans les CDI de lycée !
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