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            La chute de l'Empire Romain

            Perrin
            EAN : 9782262048266
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 250
            Format : 140 x 210 mm
            La chute de l'Empire Romain
            Une histoire sans fin

            Date de parution : 14/09/2017
            Et si la chute de l'Empire romain n'avait jamais eu lieu ?
            La « chute » de l’Empire romain ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Plus encore, elle a suscité un nombre de publications sans précédent ces dernières années. On la traite à tort comme une énigme historique qu’il s’agirait de résoudre en identifiant les causes, alors que c’est bien la... La « chute » de l’Empire romain ne cesse de faire couler beaucoup d’encre. Plus encore, elle a suscité un nombre de publications sans précédent ces dernières années. On la traite à tort comme une énigme historique qu’il s’agirait de résoudre en identifiant les causes, alors que c’est bien la longévité de l’Empire romain qui relève de l’énigmatique. Si elle fascine autant, c’est parce qu’elle agit tel un miroir reflétant les peurs contemporaines du déclin et de l’effondrement, qui connaissent aujourd’hui un nouvel essor au sein de l’« Empire américain » comme de l’Union européenne.
            Si ce livre raconte et interroge naturellement le dernier siècle de l’empire d’Occident, il entend montrer que sa « chute » est largement un fantasme. Non seulement il est impossible d’en épuiser la réalité, mais encore la culture occidentale semble n’avoir aucun désir d’y renoncer. La raison en est peut-être que cet abandon mettrait en cause le pessimisme foncier qui la sous-tend. Cette « chute » est devenue une histoire sans fin, car on s’efforce en vain d’accumuler les facteurs incertains d’un événement sans contours définissables, tandis qu’elle sert en réalité de miroir et d’exutoire à nos angoisses.
             
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            EAN : 9782262048266
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 250
            Format : 140 x 210 mm

            Ils en parlent

            Vous goûteriez sans modération sa science, son art de la polémique et... la force de ses arguments.
            M.R / Lire
            C'est vif, informé et pertinent.
            L'OBS
            Pour Bernard Lançon, notre fascination pour la chute de Rome en dit plus long sur nous-mêmes que sur la ville éternelle.
            Le Figaro Littéraire

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Philwitz Posté le 4 Décembre 2017
              A une époque, j’ai vécu une crise passionnelle avec l’Histoire, en découvrant ses gènes « impurs », la fin d’une lune de miel naïve qui avait duré longtemps. L’histoire moderne était née pour raconter l’histoire des nations modernes, et relève en grande partie du fantasme, au même titre que le nationalisme. Pour donner un exemple dramatique, la garce a soufflé à la Grèce moderne l’idée d’interdire à la Macédoine de s’appeler la Macédoine. L’heure est grave : que fera-t-on si un jour un pays revendique en plus la Maïonnaise ? Et puis j’ai fini par reconnaître le vrai sens de cette formule qu’elle répète tout le temps, tellement consensuelle, qu’elle en est suspecte. Elle veut dire en fait exactement le contraire de ce qu’elle dit (comme tant de gens). Quand elle prétend « Etudions l’histoire pour ne pas répéter ses erreurs. », elle pense en son for intérieur : « Montrons les faits historiques sous un prisme qui favorise mes opinions. ». Elle a une propension pour les mises en scènes passionnelles. Et ce phénomène dépasse largement les ouvrages de bullshit évidents, qu’on reconnaît aisément à la photo de leur auteur sur la couverture. La Chute ou la non Chute de l’Empire Romain... A une époque, j’ai vécu une crise passionnelle avec l’Histoire, en découvrant ses gènes « impurs », la fin d’une lune de miel naïve qui avait duré longtemps. L’histoire moderne était née pour raconter l’histoire des nations modernes, et relève en grande partie du fantasme, au même titre que le nationalisme. Pour donner un exemple dramatique, la garce a soufflé à la Grèce moderne l’idée d’interdire à la Macédoine de s’appeler la Macédoine. L’heure est grave : que fera-t-on si un jour un pays revendique en plus la Maïonnaise ? Et puis j’ai fini par reconnaître le vrai sens de cette formule qu’elle répète tout le temps, tellement consensuelle, qu’elle en est suspecte. Elle veut dire en fait exactement le contraire de ce qu’elle dit (comme tant de gens). Quand elle prétend « Etudions l’histoire pour ne pas répéter ses erreurs. », elle pense en son for intérieur : « Montrons les faits historiques sous un prisme qui favorise mes opinions. ». Elle a une propension pour les mises en scènes passionnelles. Et ce phénomène dépasse largement les ouvrages de bullshit évidents, qu’on reconnaît aisément à la photo de leur auteur sur la couverture. La Chute ou la non Chute de l’Empire Romain en est un bon exemple, sujet de revendication qui revient toujours dans ses conversations. Et même au-delà des débats idéologiques de notre époque, elle inspire bien des pensées petites. Je lis que les historiens spécialistes du Moyen-Âge favoriseraient la thèse de la chute de l’Empire Romain, rupture donnant naissance à une période hivernale appelée Haut Moyen-Âge. Les spécialistes de l’Antiquité, quant à eux, préfèreraient mettre l’accent sur une lente mutation, été indien qu’ils nomment Antiquité Tardive. Même saison, différence de couverture nuageuse. On en est là quand elle annonce la météo. Eh bien ce livre achève de me réconcilier avec elle. Elle est bourrée de défauts, c’est vrai, mais c’est ce qui la rend vivante et si séduisante, et qui éclaire ses qualités d’une lumière irrésistible. On ne peut pas lui reprocher les erreurs de ses ancêtres, ni ses errements mal inspirés. L’amour n’est pas une science, c’est une histoire qui s’écrit perpétuellement.
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