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La Découverte
EAN : 9782348044380
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 135 x 220 mm

Le genre du capital

Comment la famille reproduit les inégalités

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Collection : SH / L'envers des faits
Date de parution : 06/02/2020
On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d’inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l’on sait moins, c’est que l’inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail,... On sait que le capitalisme au XXIe siècle est synonyme d’inégalités grandissantes entre les classes sociales. Ce que l’on sait moins, c’est que l’inégalité de richesse entre les hommes et les femmes augmente aussi, malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et sœurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices. Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que le capital a un genre.
Céline Bessière et Sibylle Gollac enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit. Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff et MacKenzie Bezos, des transmissions de petites entreprises à l’héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Ce livre analyse ainsi comment la société de classes se reproduit grâce à l’appropriation masculine du capital.
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EAN : 9782348044380
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Limpide et édifiant, [...] ce livre n’a pas besoin de lunettes de spécialiste pour être lu. Notamment parce qu’il est ourlé d’exemples concrets, tirés du travail empirique des chercheuses qui, d’un point de vue méthodologique, conjuguent ethnographie et approche statistique depuis pas loin de quinze ans. Parce qu’il parle, ce livre est même le meilleur cadeau à offrir à tout un chacun, qui serait convaincu par exemple d’être issu d’une famille a priori “éclairée” et “juste”, ou encore d’être/d’avoir été la moitié d’un couple “équitable” et peut-être “progressiste” - “moderne”, comme on dit. Car... peut-être pas (ou pas tant que ça), tous comptes faits.
Chloé Leprince / France Culture

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Beatrice23011974 Posté le 1 Juin 2020
    Un titre inquiétant dîtes-vous? Oh, je dirais qu'il est déictique. Comme le geste premier et ultime des enfants qui montrent les choses du doigt car ils ne savent pas encore les nommer ou parce qu'elles les émerveillent ou, au contraire, leur font peur. Un titre, c'est un peu ça : montrer les choses du doigt. Ce livre, écrit par deux sociologues : une professeure de faculté et une chercheuse au CNRS après 20 années à suivre, pas à pas et, surtout, mot à mot, les notaires, les JAF, les avocats, les familles aussi pendant leur divorce ou leur héritage. En province (comme disent les Parisiens) ou à Paris. Un livre écrit alors que l'affaire autour de l'héritage de Johnny Hallyday éclate. Ça pose son livre cette anecdote, je sais.... Patiemment, ces deux femmes ont écouté, relevé les mots, beaucoup de mots latins : des mots d'un autre monde qui, pourtant, ont toujours cours. C'est là qu'elles rappellent que patrimoine et patronyme ont la même origine : "pater"... J'ajoute, humblement, que le mot famille vient du latin "familia" qui signifie : l'ensemble des esclaves. Ce livre c'est l'acceptation des familles dans la peine, c'est ces femmes, toutes ces femmes qui disent et ne... Un titre inquiétant dîtes-vous? Oh, je dirais qu'il est déictique. Comme le geste premier et ultime des enfants qui montrent les choses du doigt car ils ne savent pas encore les nommer ou parce qu'elles les émerveillent ou, au contraire, leur font peur. Un titre, c'est un peu ça : montrer les choses du doigt. Ce livre, écrit par deux sociologues : une professeure de faculté et une chercheuse au CNRS après 20 années à suivre, pas à pas et, surtout, mot à mot, les notaires, les JAF, les avocats, les familles aussi pendant leur divorce ou leur héritage. En province (comme disent les Parisiens) ou à Paris. Un livre écrit alors que l'affaire autour de l'héritage de Johnny Hallyday éclate. Ça pose son livre cette anecdote, je sais.... Patiemment, ces deux femmes ont écouté, relevé les mots, beaucoup de mots latins : des mots d'un autre monde qui, pourtant, ont toujours cours. C'est là qu'elles rappellent que patrimoine et patronyme ont la même origine : "pater"... J'ajoute, humblement, que le mot famille vient du latin "familia" qui signifie : l'ensemble des esclaves. Ce livre c'est l'acceptation des familles dans la peine, c'est ces femmes, toutes ces femmes qui disent et ne sont pas entendues, pas comprises, c'est les dérives de certains juges qui ont oublié le sens du mot "impartialité" , c'est l'univers des faux-monnayeurs, c'est un passé patriarcal qui se conjugue au présent. Ce livre c'est donc un présent d'inertie. Or le présent qui applique le passé n'est qu'un présent de répétition, un rejeton, c'est pire... Ces deux sociologues, comme le demande leur métier qu'elles ont épousé, renvoient le miroir de ce présent pour qu'il change. Avec une intelligence fine et nuancée, avec une grande honnêteté intellectuelle.
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