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Julliard
EAN : 9782260054535
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 189 mm

Le Sel de tous les oublis

Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020.

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance,...

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d’affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d’esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu’au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.
À travers les pérégrinations d’un antihéros mélancolique, flanqué d’une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu’occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

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EAN : 9782260054535
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 189 mm
Julliard

Ils en parlent

« L’écriture de Yasmina Khadra est aussi profonde qu’accessible, toujours plus aboutie. À savourer comme une légende autour du feu. » 
Matthieu Marin / Ouest France

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cecille Posté le 13 Novembre 2020
    Le roman s'ouvre sur une rupture et un départ, Dalal annonce à son mari qu'elle le quitte. Le monde s'effondre aux yeux d'Adem, enseignant, il décide de renoncer à toutes ses responsabilités et il démissionne. Il fuit sa vie en partant sur les routes, avec pour seul bagage un sac de toile et sa souffrance, plus rien n'a de sens ! L’alcool va l'aider à noyer ce chagrin insurmontable, ce qui va le conduire à être enfermer dans un asile. Réussissant à se libérer, il va reprendre la route et errer jusqu'à une nouvelle rencontre. Dans cette noirceur du monde, un personnage lumineux va lui apparaître, mais sera t-il reconnaître sa chance et la saisir ? Yasmina Khadra nous décrit avec talent la souffrance et la colère, colère d'avoir été abandonné. C'est l'histoire d'une incompréhension qui mène à une amertume de tout et envers tout et tout le monde. Ce personnage m'a touchée mais en même temps il m'était insupportable, comment se laisser habiter par tant d'aigreur, de colère, comment ne pas essayer de s'en sortir autrement, en s'ouvrant aussi aux autres. Le peu qu'il va essayer de faire n'est que par intérêt ! Mais en même temps n'est pas notre lot... Le roman s'ouvre sur une rupture et un départ, Dalal annonce à son mari qu'elle le quitte. Le monde s'effondre aux yeux d'Adem, enseignant, il décide de renoncer à toutes ses responsabilités et il démissionne. Il fuit sa vie en partant sur les routes, avec pour seul bagage un sac de toile et sa souffrance, plus rien n'a de sens ! L’alcool va l'aider à noyer ce chagrin insurmontable, ce qui va le conduire à être enfermer dans un asile. Réussissant à se libérer, il va reprendre la route et errer jusqu'à une nouvelle rencontre. Dans cette noirceur du monde, un personnage lumineux va lui apparaître, mais sera t-il reconnaître sa chance et la saisir ? Yasmina Khadra nous décrit avec talent la souffrance et la colère, colère d'avoir été abandonné. C'est l'histoire d'une incompréhension qui mène à une amertume de tout et envers tout et tout le monde. Ce personnage m'a touchée mais en même temps il m'était insupportable, comment se laisser habiter par tant d'aigreur, de colère, comment ne pas essayer de s'en sortir autrement, en s'ouvrant aussi aux autres. Le peu qu'il va essayer de faire n'est que par intérêt ! Mais en même temps n'est pas notre lot à tous ? Un roman grave et sombre dans une Algérie qui vit ses premières heures de l'indépendance. La vie est rude, les blessures suintent toujours dans les cœurs et les corps meurtris. L'espoir est-il possible ? Combien de temps faut-il pour se remettre debout ? Pour faire à nouveau confiance en la vie et en les Hommes ?
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  • silencieuse1 Posté le 8 Novembre 2020
    Un voyage et une invitation à la méditation. Comme d'habitude, l'auteur nous interroge sur nos propres sentiments et notre capacité à résister et /ou à s'adapter. Une écriture fine et travaillée qui me plaît.
  • Galirad Posté le 3 Novembre 2020
    D’une banale idée d’abandon, d’un amour qui s’est étiolé jusqu’à se désagréger, Yasmina Khadra déroule pour nous un roman bien tortueux. Son récit est émaillé de rencontres improbables, enchevêtrées dans des réflexions tantôt historiques, politiques, sociales mais aussi religieuses. Néanmoins, un doute demeure, le point de départ de cette histoire est-il finalement si convenu ? Est-ce si ordinaire, dans l’Algérie de la décolonisation, qu’une femme, ici Dalal, abandonne son mari, le dit Adem, pour rejoindre un autre homme ? Que la focale soit uniquement placée sur la déshérence de ce mari dont tous les repères ont valsé suite à cette rupture ? Cette fiction se voulant bien ancrée dans le réel se transforme très rapidement, trop rapidement au regard de ma sensibilité, en conte philosophique. Même si d’y déceler, au fil des pages, de petits clins d’œil à Candide et Don quichotte, et probablement à d’autres encore qui m’ont échappés, n’a pas été pour me déplaire. Tantôt de façon poétique, tantôt de manière plus pragmatique, nous suivons l’errance de cet homme blasé et misanthrope qui, si je ne m’abuse, pourrait bien être une métaphore de l’Algérie, qui à cause d’elle et malgré elle, est parvenue à retrouver son indépendance. Si c’est... D’une banale idée d’abandon, d’un amour qui s’est étiolé jusqu’à se désagréger, Yasmina Khadra déroule pour nous un roman bien tortueux. Son récit est émaillé de rencontres improbables, enchevêtrées dans des réflexions tantôt historiques, politiques, sociales mais aussi religieuses. Néanmoins, un doute demeure, le point de départ de cette histoire est-il finalement si convenu ? Est-ce si ordinaire, dans l’Algérie de la décolonisation, qu’une femme, ici Dalal, abandonne son mari, le dit Adem, pour rejoindre un autre homme ? Que la focale soit uniquement placée sur la déshérence de ce mari dont tous les repères ont valsé suite à cette rupture ? Cette fiction se voulant bien ancrée dans le réel se transforme très rapidement, trop rapidement au regard de ma sensibilité, en conte philosophique. Même si d’y déceler, au fil des pages, de petits clins d’œil à Candide et Don quichotte, et probablement à d’autres encore qui m’ont échappés, n’a pas été pour me déplaire. Tantôt de façon poétique, tantôt de manière plus pragmatique, nous suivons l’errance de cet homme blasé et misanthrope qui, si je ne m’abuse, pourrait bien être une métaphore de l’Algérie, qui à cause d’elle et malgré elle, est parvenue à retrouver son indépendance. Si c’est toujours un bonheur de lire Yasmina Khadra, je suis ressortie moins enthousiaste de cet opus. Bien entendu, son écriture est toujours aussi belle, son phrasé demeure fluide, sa langue sans cesse teintée de délicatesse, tout en n’oubliant pas d’être précise est toujours d’une élégance avérée. Et pourtant …. Je suis restée hermétique à cette coloration fantastique virant à la fable. A mon goût, ce genre sied moins bien à son style, car si j’apprécie tant cet auteur, c’est précisément pour sa capacité à produire des fictions qui semblent avoir était extraites directement du réel.
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  • Christlbouquine Posté le 23 Octobre 2020
    Dalal vient d'annoncer à son mari, Adem Naït-Gacem, qu'elle le quitte. Pour cet instituteur algérien c'est le ciel qui lui tombe sur la tête. Il décide alors de tout quitter, de faire son baluchon et de prendre la route. Nombre d'embûches vont parsemer son chemin mais il va aussi rencontrer plusieurs personnes prêtes à l'accueillir et à l'aider. Une aide qu'il ne cesse de repousser ou en tous les cas pour laquelle il n'exprime aucune gratitude, ancré dans son dégoût de l'humain et dans sa mélancolie. Nous sommes en 1963, dans une Algérie qui panse encore les plaies de la guerre et les pérégrinations d'Adem vont aussi le conduire à croiser des personnes qui souffrent des séquelles de cette guerre ou qui ont profité de ces revirements pour prendre le pouvoir. Adem va ainsi affronter la prison, travailler sur des chantiers, redevenir quelques temps instituteur et à chaque fois vivre de nouvelles épreuves. Que ce livre est beau mais que cet Adem est antipathique ! Tout au long du livre on attend qu'il soit enfin réceptif à la bonté des gens qui l'aident, qu'il éprouve un peu d'empathie ou qu'il exprime au moins un remerciement. Mais rien. Il s'enfonce dans sa... Dalal vient d'annoncer à son mari, Adem Naït-Gacem, qu'elle le quitte. Pour cet instituteur algérien c'est le ciel qui lui tombe sur la tête. Il décide alors de tout quitter, de faire son baluchon et de prendre la route. Nombre d'embûches vont parsemer son chemin mais il va aussi rencontrer plusieurs personnes prêtes à l'accueillir et à l'aider. Une aide qu'il ne cesse de repousser ou en tous les cas pour laquelle il n'exprime aucune gratitude, ancré dans son dégoût de l'humain et dans sa mélancolie. Nous sommes en 1963, dans une Algérie qui panse encore les plaies de la guerre et les pérégrinations d'Adem vont aussi le conduire à croiser des personnes qui souffrent des séquelles de cette guerre ou qui ont profité de ces revirements pour prendre le pouvoir. Adem va ainsi affronter la prison, travailler sur des chantiers, redevenir quelques temps instituteur et à chaque fois vivre de nouvelles épreuves. Que ce livre est beau mais que cet Adem est antipathique ! Tout au long du livre on attend qu'il soit enfin réceptif à la bonté des gens qui l'aident, qu'il éprouve un peu d'empathie ou qu'il exprime au moins un remerciement. Mais rien. Il s'enfonce dans sa mélancolie et sa misanthropie et ne présente aucun signe de rédemption ou de reconnaissance. Yasmina Khadra profite des déplacements de son personnage principal pour dresser un portrait de l'Algérie d'après la guerre, s'interroge sur les rapports humains, expose la condition féminine dans un récit sombre et parfois emprunt d'une certaine violence. Ne serait ce personnage profondément égoïste qui finit par nous taper sur les nerfs, ce roman a la faculté de transporter totalement le lecteur.
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  • mcd30 Posté le 20 Octobre 2020
    Avec Le sel de tous les oublis, ce qui me touche le plus c’est cette écriture si particulière de Yasmina Khadra , son empathie pour ses personnages, cette alternance de noirceur et de poésie qui fait partie du charme de son style. Après s’être fait quitter par sa femme, Adem Naït-Gacem par sur les routes et rejette la société. Il va sombrer dans l’alcoolisme, se retrouver à l’asile psychiatrique. Il est en colère et ne veut pas oublier, il va devenir sombre, négatif, se complaire dans sa souffrance jusqu’au jour ou il éprouve une certaine attirance pour une autre femme mais il sera emporté par sa noirceur et seul le sel de l’oubli l’en délivrera. C’est un excellent roman avec un magnifique personnage : Mika qui aurait toutes les raisons de haïr le monde et pourtant à décidé de profiter de la vie. C’est aussi un éloge de la simplicité, en ville les laissés pour compte sont rejetés ou enfermés dans des hôpitaux psychiatriques alors qu’à la campagne, les gens font preuve de bienveillance, de compréhension, essaient d’aider même si Adem préfère rester enfermer dans son malheur mais peut-être le départ de sa femme n’est-il pas la seule... Avec Le sel de tous les oublis, ce qui me touche le plus c’est cette écriture si particulière de Yasmina Khadra , son empathie pour ses personnages, cette alternance de noirceur et de poésie qui fait partie du charme de son style. Après s’être fait quitter par sa femme, Adem Naït-Gacem par sur les routes et rejette la société. Il va sombrer dans l’alcoolisme, se retrouver à l’asile psychiatrique. Il est en colère et ne veut pas oublier, il va devenir sombre, négatif, se complaire dans sa souffrance jusqu’au jour ou il éprouve une certaine attirance pour une autre femme mais il sera emporté par sa noirceur et seul le sel de l’oubli l’en délivrera. C’est un excellent roman avec un magnifique personnage : Mika qui aurait toutes les raisons de haïr le monde et pourtant à décidé de profiter de la vie. C’est aussi un éloge de la simplicité, en ville les laissés pour compte sont rejetés ou enfermés dans des hôpitaux psychiatriques alors qu’à la campagne, les gens font preuve de bienveillance, de compréhension, essaient d’aider même si Adem préfère rester enfermer dans son malheur mais peut-être le départ de sa femme n’est-il pas la seule raison ? Yasmina Khadra nous livre le portrait d’un homme qui malgré son éducation, son savoir n’éprouve aucune gratitude envers ceux qui l’aident et se montre même impoli, agressif. Ce livre est une réflexion sur notre propension à accepter les épreuves et notre volonté de nous en sortir où pas. Merci aux éditions Julliard pour leur confiance. #Le sel de tous les oublis #NetGalleyFrance
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