Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782260054535
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 189 mm
Le Sel de tous les oublis
Date de parution : 20/08/2020
Éditeurs :
Julliard
En savoir plus

Le Sel de tous les oublis

Date de parution : 20/08/2020

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de...

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance,...

Lorsqu’une femme claque la porte et s’en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l’apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l’instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l’errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d’affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d’esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu’au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.
À travers les pérégrinations d’un antihéros mélancolique, flanqué d’une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu’occupent les femmes dans les mentalités obtuses.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782260054535
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 189 mm
Julliard
En savoir plus

Ils en parlent

« L’écriture de Yasmina Khadra est aussi profonde qu’accessible, toujours plus aboutie. À savourer comme une légende autour du feu. » 
Matthieu Marin / Ouest France

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • La31 Posté le 21 Février 2022
    Ce roman noir nous raconte les tribulations d'un instituteur que sa femme a quitté dans l'Algérie des années 1960. Il abandonne sa vie rangée pour courir les chemins de la campagne algérienne. Indifférent à tout et à tous il chemine sans abri, sans argent, où le destin porte ses pas. Il rencontre des gens bienveillants sans leur rendre une quelconque reconnaissance. Il reprend brièvement sa fonction d'enseignant; son aventure se termine dramatiquement après qu'il ait tenté de conquérir l'épouse de son hôte handicapé.
  • katell Posté le 12 Février 2022
    Je n'avais pas lu de roman de Yasmina Khadra depuis bien longtemps, c'est avec joie que j'ai renoué avec sa lecture en me plongeant dans « Le sel de tous les oublis ». Ce qui est formidable avec Khadra, c'est qu'il réussit à hameçonner la lectrice que je suis dès les premières lignes. Nous sommes quelques années après la guerre d'Indépendance, dans une Algérie encore meurtrie par les atrocités subies de part et d'autre. Adem, instituteur consciencieux, apprend de la bouche même de son épouse, Dalal, qu'elle le quitte pour un autre. En quelques mots, l'univers d'Adem bascule dans le néant, en quelques phrases, Dalal le renvoie face à son inexistence, face à son inconsistance. Aussi, quand elle claque la porte, Dalal emporte le monde avec elle, la Chute du Paradis en un claquement de talon. Commence alors pour lui une quête du sens de sa vie dans un vagabondage tenant plus de la descente aux enfers qu'à une rédemption. Adem connaîtra la faim, la soif, la déchéance dans le regard des autres, la violence mais aussi côtoiera la générosité des hommes, sans demande de contrepartie, l'hospitalité paysanne et l'espoir. Sa route croise celle d'un musicien aveugle au chant prophétique, d'un nain solitaire, assoiffé de compagnie,... Je n'avais pas lu de roman de Yasmina Khadra depuis bien longtemps, c'est avec joie que j'ai renoué avec sa lecture en me plongeant dans « Le sel de tous les oublis ». Ce qui est formidable avec Khadra, c'est qu'il réussit à hameçonner la lectrice que je suis dès les premières lignes. Nous sommes quelques années après la guerre d'Indépendance, dans une Algérie encore meurtrie par les atrocités subies de part et d'autre. Adem, instituteur consciencieux, apprend de la bouche même de son épouse, Dalal, qu'elle le quitte pour un autre. En quelques mots, l'univers d'Adem bascule dans le néant, en quelques phrases, Dalal le renvoie face à son inexistence, face à son inconsistance. Aussi, quand elle claque la porte, Dalal emporte le monde avec elle, la Chute du Paradis en un claquement de talon. Commence alors pour lui une quête du sens de sa vie dans un vagabondage tenant plus de la descente aux enfers qu'à une rédemption. Adem connaîtra la faim, la soif, la déchéance dans le regard des autres, la violence mais aussi côtoiera la générosité des hommes, sans demande de contrepartie, l'hospitalité paysanne et l'espoir. Sa route croise celle d'un musicien aveugle au chant prophétique, d'un nain solitaire, assoiffé de compagnie, abandonné par sa tribu et recueilli par des nonnes, des saisonniers aux allures de Lenny et Georges, héros tragiques de Steinbeck, d'un politicien magouilleur profitant de sa position au sein du FNL pour extorquer terres et biens aux paysans pauvres et illetrés. Khadra m'a lancée dans un road-movie, aux côtés de son héros maudit, au cœur d'une Algérie en pleine reconstruction de ses infrastructures, de sa politique et de son avenir. Chaque étape d'Adem est une mue à l'issue de laquelle, on espère qu'il redeviendra lui-même, grandi par son voyage en quête de son moi, de son identité. L'espoir brille, ténu et fragile, offrant une perspective de renouveau pour Adem, las, l'Eden est sans cesse au loin, tel un mirage des trésors perdus. Sous la plume empathique et poétique de Khadra, les paysages intérieurs que je me suis fabriqués au gré de mes séjours marocains, accompagnent ceux que l'auteur fait surgir. Il joue, avec brio, entre la noirceur du récit et la poésie lumineuse des descriptions des paysages algériens. Bien que son héros ne soit pas très sympathique, il est carrément insupportable par moment, Khadra, par son empathie qu'il parvient à transmettre, lui donne une dimension d'humanité tragique. Adem est un homme en quête de l'impossible aux allures de Dom Quichotte moderne. Mika, le nain en mal de compagnie, pourrait être son Sancho Pança. Entre la tragédie sociale de « Des souris et des hommes » et celle philosophique de « Dom Quichotte », Yasmina Khadra dresse un portrait d'une Algérie qui se cherche pour assumer son devenir ainsi que le portrait d'un homme dévasté par ses désillusions et confronté brutalement à une réalité qu'il ne veut pas admettre : un partie du monstre demeure en lui et l'enchaîne jusqu'à ce qu'il se perde dans ses errances. « Le sel de tous les oublis » est un roman fort, poignant et d'une beauté extraordinaire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • BlandineBergeret Posté le 9 Janvier 2022
    Choqué. Dévasté. Tel est l'état d'Adem quand sa femme lui apprend qu'elle le quitte. Il abandonne sa vie, sa maison, son métier d'enseignant pour prendre la route. Je l'ai suivi dans sa traversée du désert, espérant qu'il se relève, qu'il finisse par rebondir, se relever plutôt que d'errer telle une âme en peine, seul et solitaire. Perdu et perclus d'une douleur infinie. D'une souffrance sans fond. Des rencontres jalonnent son chemin, des possibilités d'un lendemain, mais Adem nous offre son désespoir, son arrogance et sa misanthropie sans faillir chaque jour qui passe. Un livre sombre, dans une Algérie qui panse ses blessures au lendemain de son indépendance, au même titre que notre antihéros, meurtri et habité par ses fantômes.
  • fcathp Posté le 1 Janvier 2022
    Livre étrange car le " héros" est un personnage antipathique, qui repousse les autres malgré leurs bonnes intentions et leurs actions en sa faveur. Malgré tout cette histoire de non rédemption m'a tenue en haleine jusqu'au bout et j'ai beaucoup aimé le style.
  • maryjane Posté le 18 Novembre 2021
    Le style, l'expression, les phrases si bien construites et imagées, m'ont toujours épatée chez Yasmina Khadra pour lequel j'ai la plus grande admiration. J'ai eu moins de plaisir à lire "Le sel de tous les oublis" d'un noir total, mais riche d'enseignements sur la mentalité, le ressenti, les préjugés et la culture des Algériens tout juste sortis de la période coloniale. J'ai beaucoup aimé cet aspect du roman, moins la posture résolument négative du héros envers les autres et envers lui-même. Je n'ai pas compris cette auto-flagellation permanente.
Abonnez-vous à la Newsletter Julliard
Les éditions Julliard sont spécialisées dans la littérature française contemporaine. Julliard ne cesse de découvrir de nouveaux talents et d'enrichir son catalogue avec des textes d'auteurs à la personnalité toujours singulière, et au style inimitable. Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Pocket

    28 idées de livres pour Noël

    À l'occasion des fêtes de fin d'année, les Éditions Pocket vous gâtent en vous proposant une sélection exclusive de 28 livres à offrir pour Noël ! 

    Lire l'article
  • Sélection
    Julliard

    Lectures d'été : 8 livres qui invitent à l'évasion

    Une sélection de lectures pour bien commencer l'été ! Laissez-vous tenter en explorant Nimrod et ses secrets, plongez-vous dans une histoire d'amour ultra-contemporaine, voyagez à Cuba... Commencez votre évasion au travers d'univers passionnants.

     
    Lire l'article