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Julliard
EAN : 9782260019602
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

L'Équation africaine

Date de parution : 18/08/2011

A la suite d'un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d'accompagner son ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au larges des côtes somaliennes, et le voyage "thérapeutique" du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié,...

A la suite d'un terrible drame familial, et afin de surmonter son chagrin, le docteur Kurt Krausmann accepte d'accompagner son ami aux Comores. Leur voilier est attaqué par des pirates au larges des côtes somaliennes, et le voyage "thérapeutique" du médecin se transforme en cauchemar. Pris en otage, battu, humilié, Kurt va découvrir une Afrique de violence et de misère insoutenables où "les dieux n'ont plus de peau aux doigts à force de s'en laver les mains". Avec son ami Hans et un compagnon d'infortune français, Kurt trouvera-t-il la force de surmonter cette épreuve ?
En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale tour à tour sauvage, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d'un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s'ouvrir à la réalité d'un monde jusqu'alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux prédateurs et aux tyrans génocidaires.

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EAN : 9782260019602
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Yasmina Khadra excelle dans l’art de déplacer nos lignes de pensée, en nous faisant comprendre les failles de chacun de ses personnages. S’il se garde de donner des réponses, il ouvre avec talent les champs de notre réflexion. »

Florence Saugues / Paris Match

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aurelalala Posté le 7 Octobre 2020
    Recommandé par ma tante (parmi d’autres livres qu’elle a pu me donner), je m’inquiétais de ne pas apprécier ou de me sentir dépassée par la narration. Yasmina Khadra écrit pourtant bien avec une plume parfois philosophique, parfois poétique. En dehors de quelques passages descriptifs qui m’ont un peu ennuyée (pas tout le temps), je n’ai rien à redire à ce propos (d’ailleurs je ne suis pas fan des descriptions en général donc cette remarque est purement subjective). D’autant qu’il est nécessaire voire intéressant (même pour moi 😁) de s’attarder sur ce qui fait le décor de ce livre pour avoir l’impression d’y être. Notre narrateur, Kurt, est médecin. Il mène une vie monotone même si depuis quelques temps, sa femme est étrangement distante. Amoureux comme au premier jour, il s’inquiète sans pour autant parvenir à la faire parler. Lorsqu’il découvre que sa femme a mis fin à ses jours, Kurt se renferme dans la tristesse et la noirceur. Le vide laissé par Jessica est de ceux que rien ne peut combler. De fait, ce roman fait la part belle au deuil puisque Kurt ne nous cache pas grand chose de ses émotions à ce niveau là mais cela passe très vite en arrière-plan. Pour... Recommandé par ma tante (parmi d’autres livres qu’elle a pu me donner), je m’inquiétais de ne pas apprécier ou de me sentir dépassée par la narration. Yasmina Khadra écrit pourtant bien avec une plume parfois philosophique, parfois poétique. En dehors de quelques passages descriptifs qui m’ont un peu ennuyée (pas tout le temps), je n’ai rien à redire à ce propos (d’ailleurs je ne suis pas fan des descriptions en général donc cette remarque est purement subjective). D’autant qu’il est nécessaire voire intéressant (même pour moi 😁) de s’attarder sur ce qui fait le décor de ce livre pour avoir l’impression d’y être. Notre narrateur, Kurt, est médecin. Il mène une vie monotone même si depuis quelques temps, sa femme est étrangement distante. Amoureux comme au premier jour, il s’inquiète sans pour autant parvenir à la faire parler. Lorsqu’il découvre que sa femme a mis fin à ses jours, Kurt se renferme dans la tristesse et la noirceur. Le vide laissé par Jessica est de ceux que rien ne peut combler. De fait, ce roman fait la part belle au deuil puisque Kurt ne nous cache pas grand chose de ses émotions à ce niveau là mais cela passe très vite en arrière-plan. Pour le sortir de cette dangereuse spirale, son vieil ami Hans l’entraîne en mer pour un voyage destiné à lui changer les idées. Si le départ se fait sans encombre, ils sont malheureusement accostés par des pirates africains qui sont prêts à tout pour les dépouiller. Débute alors une longue liste de péripéties ayant l’horreur comme point commun. L’auteur ne se prive de rien dans cette affaire et montre, au-delà de la dangerosité, toute la cruauté dont sont capables ces hommes. Si certains sont plus tendres que d’autres, la majorité ne se préoccupe de rien en dehors du profit, quitte à dépouiller le pauvre de ses biens, même s’il s’agit d’un autochtone. Si je tiens à préciser ce point, c’est pour remettre en contexte. Cependant, force est de reconnaître que Kurt n’est pas des plus altruistes ce qui agacent fortement un des chefs, tout comme moi. Rébarbatif sur ce point, le roman montre en permanence le Blanc qui croit tout savoir de l’Afrique parce qu’il a vu des images à la TV, en opposition au Noir dont la colère se justifie par la misère dans laquelle il a grandi. Ce n’est pas faux, dans une certaine mesure, mais finalement Kurt et quelques-uns de ses ravisseurs ne sont que clichés et préjugés. Si le concept sert évidemment la trame du roman, il manque de nuances pour parvenir à une perfection qui sied bien au genre du texte. Les relations sont faussées dès le départ puisque chacun campe sur les principes sans laisser le loisir à l’autre de fournir sa conception du monde. Cependant, les derniers chapitres sont plus évocateurs d’une compréhension de la part de Kurt, en tout cas. Pour finir, je qualifierai ce roman de quête initiatique puisque cette aventure africaine ouvrira les yeux à Kurt qui redessinera la manière dont il voit la vie, le genre humain et plus particulièrement l’Afrique et ses habitants. Un roman intéressant malgré son contenu parfois gore (probablement proche d’une certaine réalité) qui offre des réflexions intéressantes sur l’humanité.
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  • l-ourse-bibliophile Posté le 22 Août 2020
    Ayant peu lu en juillet, ayant l'esprit bien occupé début août par mon emménagement, sans compter les températures invivables, j'ai voulu opter pour un livre que je pressentais captivant, avec quelques péripéties, bref, l'inverse de ma lecture précédente, L'ingratitude de Ying Chen. Et une histoire de prise d'otage me semblait pas mal. J'ai été globalement entraînée par ce récit, mais il reste avant tout très contemplatif. Ce n'est pas un tort à mes yeux et ça ne m'a heureusement pas empêché de lire avec fluidité. Je remercie la première partie qui, même si elle est finalement plutôt introductive, est d'un dynamisme qui facilite la progression dans le récit. Cependant, ne nous mentons pas : c'est la partie africaine du roman qui me restera en tête. A travers les yeux de Kurt, nous expérimentons la captivité. Une sensation d'accablement pesant m'est tombée dessus. Ce poids naît de plusieurs facteurs. de la canicule assommante et du soleil aveuglant qui brûle le pays (pour le coup, le moment de ma lecture – début août – était bien choisi). de l'enfermement et de la répétition laborieuse des jours et des nuits. de la misère qui tranche si violemment avec le quotidien jusque-là aisé du... Ayant peu lu en juillet, ayant l'esprit bien occupé début août par mon emménagement, sans compter les températures invivables, j'ai voulu opter pour un livre que je pressentais captivant, avec quelques péripéties, bref, l'inverse de ma lecture précédente, L'ingratitude de Ying Chen. Et une histoire de prise d'otage me semblait pas mal. J'ai été globalement entraînée par ce récit, mais il reste avant tout très contemplatif. Ce n'est pas un tort à mes yeux et ça ne m'a heureusement pas empêché de lire avec fluidité. Je remercie la première partie qui, même si elle est finalement plutôt introductive, est d'un dynamisme qui facilite la progression dans le récit. Cependant, ne nous mentons pas : c'est la partie africaine du roman qui me restera en tête. A travers les yeux de Kurt, nous expérimentons la captivité. Une sensation d'accablement pesant m'est tombée dessus. Ce poids naît de plusieurs facteurs. de la canicule assommante et du soleil aveuglant qui brûle le pays (pour le coup, le moment de ma lecture – début août – était bien choisi). de l'enfermement et de la répétition laborieuse des jours et des nuits. de la misère qui tranche si violemment avec le quotidien jusque-là aisé du narrateur (et du mien). de la bêtise aveugle, de la violence. Pourtant, parmi les pirates, des personnalités se dessinent, plus complexes, comme des fulgurances, des espoirs fragiles à accorder en faveur de l'humanité. Des fragilités, des sensibilités, des rêves et des convictions dissimulées derrière les armes et les injures. le mal n'est plus si absolu, on se prend à rêver d'un changement, d'une évolution, même si le sang, la sueur et la crasse de la souffrance et de la mort restent omniprésents. Le récit terrible de deux cultures qui s'entrechoquent, se brisent, tentent parfois de communiquer. Parfois un émerveillement réciproque, une esquisse de compréhension, un élan d'admiration ; parfois l'incompréhension méprisante, la rancoeur des années passées, la haine dévorante. C'est aussi une longue introspection pour Kurt. Ce voyage devait être thérapeutique, il sera aussi traumatique que ce qui l'avait poussé à partir. le besoin de comprendre, de se comprendre, de comprendre l'autre. L'autre, ce n'est pas seulement les Africains, mais aussi sa femme et son suicide incompréhensible. Un lent cheminement, des rencontres marquantes – Blackmoon le lunatique, Joma l'enragé, Bruno l'excentrique marcheur de la brousse… – qui lui apprendront qu'on peut toujours remonter la pente, même après les plus atroces épreuves, et qui lui permettront de recommencer à vivre. J'ai toutefois eu la sensation que tout allait trop vite sur la fin, que la résilience de Kurt se fait de manière très brutale, comme s'il était temps de boucler cette histoire qui menaçait de tourner en rond. Je dois avouer que les personnages qui gravitent autour de Kurt m'ont bien davantage fascinée que le narrateur. Impossible de nier la tendresse envers Bruno qui semble parfois être resté trop longtemps sous le soleil africain. Les personnages évitent tout manichéisme et sont source de fascination comme d'émotion. Dommage peut-être que les femmes – à l'exception de sa femme, l'absente, celle qui par sa mort fait naître l'histoire – soient uniquement celles qui soignent, qui consolent, qui réconfortent, qui nourrissent, mais c'est une remarque post-lecture, cela ne m'a pas tant heurtée au cours de ma lecture. En revanche, la romance finale m'a parfois fait bailler d'ennui au bout de la dixième évocation de la beauté d'Elena (qui, accessoirement, est médecin, qui vit dans les camps d'Afrique depuis des années, et dont on peut supposer l'intelligence qui aurait peut-être pu aussi lui valoir les éloges du narrateur). Et puis, il y a l'écriture de Yasmina Khadra. Me voilà assez partagée. D'un côté, je l'ai trouvée évocatrice, joliment imagée et puissante de justesse. Mais elle est aussi très lyrique, un lyrisme avec lequel elle chante les beautés de l'Afrique et de ses peuples (sans forcément tenter d'en atténuer les pires aspects et les plus macabres facettes). Et si c'était parfois très beau, c'était parfois un peu long tout en donnant épisodiquement l'impression que l'auteur se délectait lui-même du choix de ses épithètes. Autre petit reproche, les grands discours placés dans la bouche de Bruno sur l'Africain. de la même manière que « LA femme » me dérange un tantinet, je ne comprends pas « L'Africain ». Alors que l'auteur s'évertue avec succès à tracer des portraits fouillés des principaux pirates, voilà qu'il donne l'impression que les Africain·es sortent du même moule sans jamais varier leurs réactions ou approches de la vie. J'avoue, je ne connais rien à l'Afrique et à ses habitants, mais je me dis que, de la même manière que je connais des Européen·es déterminé·es et d'autres défaitistes, il doit quand même avoir des petites nuances de l'autre côté de la Méditerranée. Voilà bien des reproches finalement au sujet de ce roman. Pourtant, je vous l'assure, je l'ai lu avec plaisir, intérêt et fluidité. Disons que c'était une lecture pas désagréable dont les défauts, même s'ils m'ont parfois fait tiquer, n'ont pas freiné mon voyage africain. Cependant, j'attendais mieux d'un auteur reconnu comme Yasmina Khadra et j'ose penser que ce n'était pas son meilleur. Je n'exclus pas la possibilité de me tourner vers un autre de ses romans un jour, alors avez-vous des suggestions à me faire ?
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  • unplatdelivres Posté le 3 Août 2020
    Un roman sur l'afrique et surtout la dualité occident-afrique. Le sujet abordé est bien pensé, bien que ce que nous décrit monsieur Khadra me semble un tantinet surfait et caricatural: Un couple qui parait soudé jusqu'à la rupture fatale. Jusqu'au suicide incompréhensible de l'épouse adorée. Endeuillé, Kurt décide de faire partie d'un voyage par bateau au Comores avec son ami de longue date. Mais rien ne se passe comme prévu. Un rapt a lieu par des brigands, des pirates, des sauvages noires africains, des êtres que la vie a mal mené. Des êtres qui n'ont pas les privilèges de l'Occident, dont les pays sont ravagés par l'injustice, la corruption, la famine, les guerres et la déchéance. Aux victimes, ce périple leur ouvre les yeux sur un peuple digne qui ne cherche qu'à survivre, qui ne vit que de la proximité et du peu d'amour des siens. Ce contraste Europe-Afrique est bien peint surtout devant ce jeune mal au point qui porte sa mère mourante sur son dos jusqu'au campement de la croix rouge et la sauve et en parallèle Jessica, qui pour un rien décide d'en finir, de rompre le contrat solennel de la vie. Mais cette analyse de la société africaine, des... Un roman sur l'afrique et surtout la dualité occident-afrique. Le sujet abordé est bien pensé, bien que ce que nous décrit monsieur Khadra me semble un tantinet surfait et caricatural: Un couple qui parait soudé jusqu'à la rupture fatale. Jusqu'au suicide incompréhensible de l'épouse adorée. Endeuillé, Kurt décide de faire partie d'un voyage par bateau au Comores avec son ami de longue date. Mais rien ne se passe comme prévu. Un rapt a lieu par des brigands, des pirates, des sauvages noires africains, des êtres que la vie a mal mené. Des êtres qui n'ont pas les privilèges de l'Occident, dont les pays sont ravagés par l'injustice, la corruption, la famine, les guerres et la déchéance. Aux victimes, ce périple leur ouvre les yeux sur un peuple digne qui ne cherche qu'à survivre, qui ne vit que de la proximité et du peu d'amour des siens. Ce contraste Europe-Afrique est bien peint surtout devant ce jeune mal au point qui porte sa mère mourante sur son dos jusqu'au campement de la croix rouge et la sauve et en parallèle Jessica, qui pour un rien décide d'en finir, de rompre le contrat solennel de la vie. Mais cette analyse de la société africaine, des enlèvements et des événements vécus n'a pas été assez approfondie à mon goût. Pas assez disséquée et du coût elle est bien restée loin de la réalité. Dommage
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  • PaulineSUZANNE Posté le 27 Juillet 2020
    Cet auteur m'avait subjuguée avec L'attentat!!! Je me suis donc plongée dedans en étant convaincue. L'auteur a toujours cette faculté de planter le décor en nommant des scènes simples mais efficaces. Les descriptions sont présentes et sans trop en faire. Les événements se suivent mais manquent pour certains à être creusés. Mais c'était sans doute la volonté de l'auteur. Le voyage en Afrique est plutôt bien dressé et l'on s'y croirait presque. Quelques passages montrent la dureté de l'histoire. Le côté psychologique est dépeint mais peut-être trop succinctement. Cependant, j'ai trouvé des longueurs dans l'action. Certains aspects sont comme un cliché (notamment les pirates), ce qui m'a fait prendre de la distance dans cette aventure. Le retour à la vie quotidienne me paraît de trop même si cela influence le choix final. Pas à la hauteur de l'attentat, malheureusement. Du coup, une déception s'est dessinée.
  • VaneC Posté le 24 Avril 2020
    J’arrive au bout de de roman, non sans mal. L’intrigue est simple, un homme subit coup sur coup le décès de son épouse et une prise d’otage en Afrique. L’intrigue n’est pas moins attrayante pour autant, abordant l’Afrique et ses contrastes. C’est un beau roman, touchant malgré les longueurs, qui fait voler en éclats les certitudes de nos vies modernes.

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