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La Découverte
EAN : 9782707154019
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 135 x 220 mm

Souffrances sociales

Philosophie, psychologie et politique

Collection : Armillaire
Date de parution : 31/01/2008

La souffrance sociale est bien un objet susceptible d'être défini rigoureusement, et non pas seulement un slogan polémique que le sérieux scientifique conduit à rejeter. La connaître et la comprendre est le premier outil pour agir et revendiquer.

La question de la souffrance est d'une actualité politique paradoxale. Si nos responsables politiques ne cessent de parler de la « souffrance des gens » ou de la « France qui souffre », on continue de toutes parts à contester que le terme de souffrance puisse désigner de véritables problèmes sociaux, et faire l'objet...

La question de la souffrance est d'une actualité politique paradoxale. Si nos responsables politiques ne cessent de parler de la « souffrance des gens » ou de la « France qui souffre », on continue de toutes parts à contester que le terme de souffrance puisse désigner de véritables problèmes sociaux, et faire l'objet d'un usage politique pertinent. Certains dénoncent dans la problématique de la souffrance la vision d'individus réduits à des victimes impuissantes. D'autres dénoncent le paternalisme d'un Etat qui prétendrait s'occuper du bonheur des individus. D'autres encore y voient une nouvelle figure du biopouvoir et une psychologisation, voire une médicalisation du social. Enfin, nombreux sont ceux pour qui la problématique de la souffrance fait écran à la perception juste du poids des structures de la domination et de l'exploitation
À travers un examen critique des modèles théoriques par lesquels la sociologie et la psychologie, mais aussi l'économie politique, la médecine sociale et l'anthropologie médicale, ont tenté de décrire la souffrance, Emmanuel Renault montre que la souffrance sociale est un objet susceptible d'être défini rigoureusement. À l'époque du capitalisme néolibéral, une conception générale de la souffrance permet ainsi d'éclairer un certain nombre de débats théoriques brûlants (en psychologie et en sociologie du travail et de l'exclusion notamment) tout en contribuant à une relance de la critique adaptée à la forme actuelle de la question sociale.
Décrire la souffrance vécue, la constituer en objet de récit et de connaissance contribue à sortir des pans entiers de la société de l'invisibilisation, à rendre aux individus une capacité de revendiquer et d'agir collectivement pour transformer les conditions de leur existence.

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EAN : 9782707154019
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

« À travers un examen critique des modèles théoriques par lesquels la sociologie et la psychologie, mais aussi l'économie politique, la médecine sociale et l'anthropologie médicale ont tenté de la décrire. Emmanuel Renault montre que la souffrance sociale est un objet susceptible d'être défini rigoureusement. Décrire la souffrance vécue, la constituer en objet de récit et de connaissance contribue à sortir des pans entiers de la société de l'"invisibilisation", à rendre aux individus une capacité de revendiquer et d'agir collectivement pour transformer les conditions de leur existence. »
ESPACE SOCIAL EUROPÉEN

« On peut discuter de ce livre érudit dont les argumentations subtiles empruntent à plusieurs espaces intellectuels. Il reste que Souffrances sociales a un grand intérêt: au moment où le thème de la souffrance, comme celui des victimes, s'impose sans discernement dans notre univers politique et social, il importe de savoir de quoi on peut parler sans être, ni envahi par l'émotion, ni réduit au silence par les plaintes et les poses vertueuses et un peu convenues de la "critique". Dans un style proprement théorique, le livre d'Emmanuel Renault nous apprend à voir ce qu'il est si difficile de regarder en face. »
LA VIE DES IDÉES

« Sans prétendre être un modèle de critique générale de la vie sociale, cette analyse des souffrances sociales mérite d'y être intégrée et mobilisée pour une relance du débat démocratique et l'émergence de l'action citoyenne. »
L'HUMANITÉ

« Le concept de souffrance est-il opératoire pour juger et définir une politique sociale ? Telle est l'interrogation qui jalonne cet essai. Si le thème de la "France qui souffre" résonne souvent dans la bouche des hommes politiques, le phénomène de "souffrance au travail" reste extrêmement difficile à circonscrire. L'idée de souffrance sociale permet de caractériser certaines des expériences négatives les plus caractéristiques de notre époque; seulement, sa théorisation et son évaluation sont encore de vastes chantiers. Constatant que "l'une des conséquences les plus remarquables des transformations du travail tient à la mobilisation de la subjectivité dans le travail", l'auteur estime que la critique sociale devra intégrer de plus en plus le répertoire de la souffrance si elle ne veut pas passer à côté des vrais problèmes. »
LIAISONS SOCIALES

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