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        Un tango en bord de mer

        Julliard
        EAN : 9782260022015
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 80
        Format : 130 x 205 mm
        Un tango en bord de mer

        Date de parution : 04/09/2014

        « On a été heureux ensemble…
        – Toi et ta nostalgie…
        – Et puis, un jour, ç’a été terminé…
        – C’est comme ça. On n’y peut rien.
        – Peut-être qu’on y pouvait quelque chose. Peut-être qu’on n’a pas assez essayé. Peut-être qu’on n’y a pas assez cru.
        – Je croyais que tu détestais les couples....

        « On a été heureux ensemble…
        – Toi et ta nostalgie…
        – Et puis, un jour, ç’a été terminé…
        – C’est comme ça. On n’y peut rien.
        – Peut-être qu’on y pouvait quelque chose. Peut-être qu’on n’a pas assez essayé. Peut-être qu’on n’y a pas assez cru.
        – Je croyais que tu détestais les couples. La durée. Ces choses-là. Bourgeoises. »

        Lui est un écrivain célèbre, la quarantaine passée. L’autre est un jeune homme qui cherche encore sa voie. Quelques années auparavant, ils se sont follement aimés, déchirés puis quittés. Ils se retrouvent par hasard, au beau milieu de la nuit, dans le bar désert d’un grand hôtel en bord de mer. Une atmosphère irréelle, propice au souvenir et à la confidence…
        Mais la magie d’un décor peut-elle suffire à faire renaître la vérité des êtres et des sentiments ?

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        EAN : 9782260022015
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 80
        Format : 130 x 205 mm
        Julliard
        9.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • ZeroJanvier79 Posté le 1 Septembre 2018
          Une œuvre un peu particulière de Philippe Besson, mais on y retrouve son style particulier. Il y parle de séparation, d'amour, de manque, comme dans presque tous les livres, et il trouve toujours les mots justes pour en parler. Une réussite, à nouveau.
        • Mateiva Posté le 25 Juin 2017
          J'ai adoré cette courte pièce de théâtre, ce fut un régal et un véritable plaisir. J'ai aimé la forme, les descriptions des personnages, du décor, de la mise en scène : pleins de petits éléments qui confèrent au lecteur l'impression d'être en plein cœur du texte, de visualiser la scène telle qu'elle pourrait s'offrir à nos yeux. Cette soirée avec ces deux hommes donne lieu à un très bel échange sur eux-mêmes, leur passé, le présent, les ressentiments et les sentiments. Encore une fois j'ai été subjuguée par la plume de l'auteur, par ses mots. Il a su exactement faire ressortir la différence entre les deux personnages. Le format théâtre nous offre toute l'intensité produite par le dialogue entre ces deux hommes, nous donnant l'essentiel de leur pensée. Et chaque petit détail, en aparté, comme les temps de pause, les images où se posent leurs yeux, leurs gestes, nous procurent un sentiments de huit-clos intense où les sentiments, encore à vif, explosent et se délient. La plume de Philippe Besson est un enchantement pour mon cœur et un enrichissement pour mon âme. J'aime son phrasé particulier, unique, les nuances qu'il y insère, la magie qu'il forme à si bien manier les mots. Sa plume... J'ai adoré cette courte pièce de théâtre, ce fut un régal et un véritable plaisir. J'ai aimé la forme, les descriptions des personnages, du décor, de la mise en scène : pleins de petits éléments qui confèrent au lecteur l'impression d'être en plein cœur du texte, de visualiser la scène telle qu'elle pourrait s'offrir à nos yeux. Cette soirée avec ces deux hommes donne lieu à un très bel échange sur eux-mêmes, leur passé, le présent, les ressentiments et les sentiments. Encore une fois j'ai été subjuguée par la plume de l'auteur, par ses mots. Il a su exactement faire ressortir la différence entre les deux personnages. Le format théâtre nous offre toute l'intensité produite par le dialogue entre ces deux hommes, nous donnant l'essentiel de leur pensée. Et chaque petit détail, en aparté, comme les temps de pause, les images où se posent leurs yeux, leurs gestes, nous procurent un sentiments de huit-clos intense où les sentiments, encore à vif, explosent et se délient. La plume de Philippe Besson est un enchantement pour mon cœur et un enrichissement pour mon âme. J'aime son phrasé particulier, unique, les nuances qu'il y insère, la magie qu'il forme à si bien manier les mots. Sa plume est élégante, sensible, riche de mots et d'émotion. Cette pièce c'est un bilan, un bilan des amours perdus mais qui ne s’effacent pas, c'est un bilan de ce qui a été et de ce qui est, un bilan des actes, des gestes, un bilan du cœur et de ce que l'on souhaite et ressent encore. Un sublime échange bien mené, tantôt nostalgique, tantôt rieur, tantôt amer avec comme figure de prou la vérité des sentiments, la vérité de ce que nous sommes, le tout adouci par un décor enchanteur, magique. Un titre très bien choisi pour cette danse des échanges, ce rythme lent, en deux temps.
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        • Herve-Lionel Posté le 23 Avril 2017
          La Feuille Volante n° 1129 Un tango en bord de mer – Philippe Besson – Julliard (Theâtre) C'est une histoire d'amour presque banale, celle que se termine par une rupture brusque, presque en catimini entre « Lui », Stéphane, la quarantaine, écrivain connu et reconnu et « l'autre », Vincent, vingt-deux ans, genre « latin lover ». Ils se sont aimés puis se sont quittés depuis deux ans et se retrouvent presque au bar d'un hôtel de luxe étonnamment vide, sorte de bateau ivre, au bord de la mer, la nuit. Au début, le lecteur a l'impression que cette rencontre est fortuite entre deux hommes qui se connaissent, puis, petit à petit il apprend que le hasard n'y est pour rien et que c'est Vincent qui est parti. Cette rupture n'a pas été sans souffrance, surtout pour Stéphane, abandonné sans explication. Ce huis-clos incite à la confidence et les hommes vont réveiller leur passé commun avec ses violences, ses regrets, ses remords, ses trahisons, sa passion aussi sans qu'on sache très bien la motivation de leur rupture. Pour eux aussi, au début, leur liaison a été heureuse avec la découverte de l'autre et le plaisir de vivre à ses côtés puis l'habitude s'est installée et avec elle l'usure... La Feuille Volante n° 1129 Un tango en bord de mer – Philippe Besson – Julliard (Theâtre) C'est une histoire d'amour presque banale, celle que se termine par une rupture brusque, presque en catimini entre « Lui », Stéphane, la quarantaine, écrivain connu et reconnu et « l'autre », Vincent, vingt-deux ans, genre « latin lover ». Ils se sont aimés puis se sont quittés depuis deux ans et se retrouvent presque au bar d'un hôtel de luxe étonnamment vide, sorte de bateau ivre, au bord de la mer, la nuit. Au début, le lecteur a l'impression que cette rencontre est fortuite entre deux hommes qui se connaissent, puis, petit à petit il apprend que le hasard n'y est pour rien et que c'est Vincent qui est parti. Cette rupture n'a pas été sans souffrance, surtout pour Stéphane, abandonné sans explication. Ce huis-clos incite à la confidence et les hommes vont réveiller leur passé commun avec ses violences, ses regrets, ses remords, ses trahisons, sa passion aussi sans qu'on sache très bien la motivation de leur rupture. Pour eux aussi, au début, leur liaison a été heureuse avec la découverte de l'autre et le plaisir de vivre à ses côtés puis l'habitude s'est installée et avec elle l'usure des choses et l'étouffement de la routine. C'est Stéphane qui en a le plus souffert, à cause de la différence d'âge sans doute, de la tromperie et du départ de Vincent, puis petit à petit, l'alcool aidant, des reproches fusent, l'auteur défend sa qualité d'écrivain, son droit à la création et celui de prendre des modèles là où il veut jusques et y compris dans son entourage immédiat, parle de son métier de créateur, de ses grandeurs et de ses servitudes, des avantages qu'il procure aussi, l'argent et la notoriété tant désirée et si ardemment entretenue, de la qualité d’intellectuel reconnue et qui met l'auteur au-dessus du commun des mortels, de la spécificité de l'écriture, de solitude devant la page blanche, face aux personnages qu'il a lui-même crées et qui parfois lui échappent. Stéphane défend l'écriture comme étant un exorcisme, une catharsis, une source de créativité mais aussi une façon de panser ses plaies intimes, de faire pièce à sa souffrance quand Vincent montre une certaine jalousie d'avoir été, sans qu'il le veuille, l'objet des livres de son amant. D'évidence Stéphane parle de son art avec passion sur le ton de la justification et Vincent fait montre d'une certaine distance, qui, à ses yeux peut-être, à justifié son départ. Si l'un est de bonne foi, l'autre le semble sur la défensive. Immanquablement, leur ancien attachement va susciter des questions sur ce qu'il reste de cet amour qui fut, apparemment très fort, sur le hasard qui les a fait se rencontrer à nouveau, peut-être ou peut-être pas. Philippe Besson est surtout connu pour ses romans. Ici c'est une pièce de théâtre en un acte et un tableau, avec des dialogues entrecoupés de monologues, dans un décor à la fois anonyme et romantique (le bord de mer), avec de la vodka, où il est difficile de ne pas voir un épisode autobiographique mais aussi une sorte d'exercice de style de la part de Philippe Besson. Au-delà de la relation homosexuelle pour laquelle il ne manque pas de gens soit pour la rejeter au nom d'une morale désuète ou le simple besoin d'enfants, soit pour la justifier au motif qu'on a plus de points communs avec quelqu’un de son sexe que du sexe opposé, je me suis toujours demandé si la solitude n'était pas la meilleure solution dans cette vie. Vincent va opter pour un projet de mariage traditionnel avec une femme, rejetant son passé au nom du « petit tas de secrets » dont parlait Malraux, de son droit à l'oubli et son pari sur l'avenir, alors que Stéphane tient à sa sexualité et ne s'est pas remis de la fuite de Vincent et qui n'a vécu depuis que des toquades. La discussion dérape ensuite sur la mort par suicide ou par meurtre mais en ayant soin de le pratiquer pleine jeunesse, comme si c'était la conclusion obligée d'une relation homosexuelle, une sorte d'impossibilité de se réaliser, de refuser la vieillesse et sa décrépitude, d'être romanesque jusqu'au bout, sur une plage, comme Pasolini. Tout au long de ce dialogue, on sent la nostalgie de Stéphane et l''envie de Vincent de passer à autre chose. Il a tourné la page de cette passade mais n'est plus très sûr de lui ! © Hervé GAUTIER – Avril 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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        • ninachevalier Posté le 20 Février 2016
          Philippe Besson - Un tango en bord de mer - théâtre Julliard (76 pages – 9€) Si Philippe Besson est connu comme entomologiste des coeurs , la forme du récit change, puisqu'il met ses deux protagonistes, devant un public. Il distille avec précision toutes les indications scéniques. Il désigne Stéphane,l' écrivain confirmé, la quarantaine, par « Lui » et Vincent, le jeune et beau hidalgo, par « L'Autre », rendant à la pièce une portée plus universelle. Pour débuter, l'auteur campe les deux ex-amants dans un décor à la Hopper. C'est dans un bar que se font leurs retrouvailles, deux ans plus tard. Très vite, par flashback, on apprend comment ils se sont... Philippe Besson - Un tango en bord de mer - théâtre Julliard (76 pages – 9€) Si Philippe Besson est connu comme entomologiste des coeurs , la forme du récit change, puisqu'il met ses deux protagonistes, devant un public. Il distille avec précision toutes les indications scéniques. Il désigne Stéphane,l' écrivain confirmé, la quarantaine, par « Lui » et Vincent, le jeune et beau hidalgo, par « L'Autre », rendant à la pièce une portée plus universelle. Pour débuter, l'auteur campe les deux ex-amants dans un décor à la Hopper. C'est dans un bar que se font leurs retrouvailles, deux ans plus tard. Très vite, par flashback, on apprend comment ils se sont rencontrés, puis les motifs de leur éloignement. Ils confessent même avoir eu des pulsions meurtrières, Stéphane convoquant, au passage, le fantôme de Pasolini. Stéphane se remémore leurs orages, une certaine violence, une « nuit aux urgences », « des bleus sur le corps ». Chacun d'eux essaie de sonder l'autre, de deviner si leurs sentiments sont restés intacts et de savoir où ils en sont. On sent des tensions, des reproches fusent. L'alcool invite aux confidences, mais aussi l 'atmosphère « feutrée, tamisée ». Quand Vincent dévoile son intention d'épouser Sophie, L'Autre, sidéré, l'exhorte à réfléchir. Les garçons ne risquent-ils pas de lui manquer ? Quant à Lui, éprouverait-il de la jalousie? Caresserait-il le désir de reprendre leur liaison, après s'être expliqués ? Le suspense naît des atermoiements de Vincent, qui joue à cache-cache avec ses incertitudes : va-t-il épouser Sophie ou retomber dans les rets de celui qu'il a fui ? L'un concède avoir eu une attirance physique fulgurante devant « une splendeur insoutenable », l'autre un sentiment authentique, qui ne s'est jamais émoussé, «  les fameuses traces d'amour ». Tous deux reconnaissent s'être « mal aimés ». Les silences traduisent leur embarras. Ils se testent, se provoquent, se réapprivoisent. Face à face,d'un côté, « le prédateur », friand de « chair fraîche », de l'autre l'éphèbe « lumineux, innocent, pervers ». Pourquoi Vincent, qui ne s'est jamais trop intéressé aux romans de Stéphane, manifeste de la curiosité pour son dernier livre? On sourit quand Vincent parvient à lâcher son merci « pour le beau moment ». Comme Stendhal, il a engrangé ces moments heureux, lumineux, « si rares ». Les monologues des deux acteurs, prenant le public à témoin, sont pétris de lucidité. A travers Vincent, Philippe Besson montre combien les écrivains peuvent piller votre vie, sans permission, tels « des monstres irresponsables et anthropophages ». Puisque «c'est cousu de fil blanc », L'Autre reconnaîtra inévitablement leur histoire. Stéphane cherche-t-il à se venger ? A-t-il réglé son compte à L'Autre ou au contraire l'a-t-il « magnifié » ? Pourquoi écrire si l'auteur ne tatoue pas l'esprit du lecteur ? D'ailleurs Stéphane, à l'adresse du public ou du lecteur, justifie le dénouement de cette rencontre fortuite. Il n'offre pas une fin ouverte, avec tout un « champ des possibles, avec les hypothèses, les espoirs ou les craintes », car il a choisi de raconter « la vie », donc de vivre avant d'écrire. Leur bonheur serait-il en embuscade au bout de la plage. Quoi de plus romantique qu'un « un tango en bord de mer » ? Ne lit-on pas un livre « pour danser avec son auteur », selon Charles Dantzig ? Philippe Besson autopsie une rupture, ses causes et les stigmates qui en découlent : « La douleur est éblouissante ». Il montre que l'écriture a été la thérapie salvatrice pour Stéphane, après le temps nécessaire « de … digestion ». Il explore le manque, le désir et la dépendance. Par ailleurs il s'intéresse au mystère de cette aimantation, de cette alchimie entre deux êtres diamétralement opposés , question âge, notoriété, talent, statut, milieu. Il s'interroge sur la longévité de l'amour et si un amour peut renaître de ses cendres. « Ces choses-là se décident sans nous, j'en ai bien peur. », conclut Stéphane. Les brûlés de l'amour se retrouveront dans cette trinité de désir, de plaisir et de souffrance. Un tango en bord de mer met en exergue les intermittences du coeur, la difficulté d'aimer et dévoile le talent de Philippe Besson en tant que dramaturge. Un tango en bord de mer a été repris en septembre 2015 au Petit Montparnasse. Pièce, mise en scène par Patrice Kerbrat, remarquablement interprétée par Jean-Pierre Bouvier et Frédéric Nyssen.
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        • liioonell Posté le 18 Janvier 2016
          Une pièce de théâtre qui se lit très rapidement, une parenthèse où deux hommes qui se sont aimés se retrouvent dans un hôtel en bord de mer. Une parenthèse agréable signée Philippe Besson.
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