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EAN : 9782221122754
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Easter Parade
Aline Azoulay-Pacvoñ (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 13/01/2022
Éditeurs :
Robert Laffont

Easter Parade

Aline Azoulay-Pacvoñ (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 13/01/2022
Un double itinéraire de femme, avec des résonances singulièrement contemporaines.
Décrire « la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de... Décrire « la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de Onze histoires de solitude, a consacré à son thème favori, l’« American way of life », et à ses héros... Décrire « la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de Onze histoires de solitude, a consacré à son thème favori, l’« American way of life », et à ses héros favoris, les gens ordinaires. On y suit l’existence de deux soeurs, Emily et Sarah, depuis leur plus tendre enfance jusqu’à l’âge mûr. Tandis que leurs parents, deux excentriques, vieilliront avant de disparaître, elles connaîtront des moments de joie et parfois de plaisir, d’autres malheureux, se marieront, divorceront, auront des aventures…
Avec le style plein de retenue et de simplicité qui a fait de lui l’un des « grands » des lettres américaines de la seconde moitié du XXe siècle, Richard Yates atteint à une profondeur bouleversante en évitant tout pathos. Avec un brio hors pair, il entraîne le lecteur dans une passionnante réflexion sur l’existence.

« Richard Yates dépouille [des] trajectoires dont la fugacité, parcourue par une écriture aussi rapide que le temps qui passe, est l’ultime et bouleversante élégance. »
Libération
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EAN : 9782221122754
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sallyrose Posté le 3 Mai 2021
    « Aucune des deux sœurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents. » Tel est l'incipit de ce formidable roman qui met en scène deux sœurs nées aux Etats-Unis dans les années 1920. Le divorce de leurs parents marginalisera Sarah et Emily et surtout les amènera à déménager sans cesse, leur mère étant incapable de se stabiliser. Le mariage de Sarah aura lieu le week-end de l'Easter Parade, fête américaine qui célèbre l'arrivée du printemps et sa cohorte d'espérances et de promesses. Pris en photo sur le vif, Sarah et son mari feront la une du journal local. Cette image restera celle des espoirs déçus des deux sœurs. Sarah aura rapidement des enfants alors qu'Emily enchaînera les aventures et les liaisons. Chacune sera le portrait symbolique de deux types de femmes qui traverseront leur vie en boîtant, l'une en mère de famille au foyer vivant à la campagne, l'autre célibataire, occupant un emploi et vivant à New-York. Par petites phrases apparemment anodines, l'auteur nous emmène dans les profondeurs de ses protagonistes, n'omettant pas l'importance des seconds rôles, ceux qui façonnent le destin des personnages principaux. Ce roman peut se... « Aucune des deux sœurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents. » Tel est l'incipit de ce formidable roman qui met en scène deux sœurs nées aux Etats-Unis dans les années 1920. Le divorce de leurs parents marginalisera Sarah et Emily et surtout les amènera à déménager sans cesse, leur mère étant incapable de se stabiliser. Le mariage de Sarah aura lieu le week-end de l'Easter Parade, fête américaine qui célèbre l'arrivée du printemps et sa cohorte d'espérances et de promesses. Pris en photo sur le vif, Sarah et son mari feront la une du journal local. Cette image restera celle des espoirs déçus des deux sœurs. Sarah aura rapidement des enfants alors qu'Emily enchaînera les aventures et les liaisons. Chacune sera le portrait symbolique de deux types de femmes qui traverseront leur vie en boîtant, l'une en mère de famille au foyer vivant à la campagne, l'autre célibataire, occupant un emploi et vivant à New-York. Par petites phrases apparemment anodines, l'auteur nous emmène dans les profondeurs de ses protagonistes, n'omettant pas l'importance des seconds rôles, ceux qui façonnent le destin des personnages principaux. Ce roman peut se lire d'une traite, il nous raconte des vies désenchantées, ordinaires mais avec tellement de justesse. De la belle littérature.
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  • cloceline Posté le 27 Juillet 2020
    Richard Yates, plante le décor dès la première phrase du roman: " Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents". Walter, le père défaillant, passe ses journées dans un journal républicain new-yorkais en tant que préparateur de copies et ses nuits au fond du bourbon ou du sky. Les petites? Il ne les voit pas beaucoup, de toute façon, elles bougent tout le temps. Obligées de suivre Pookie, leurs mère qui rêve sa vie en changeant de boulots et d'apparts, tous les 2 ans, espérant ainsi provoquer une ascension sociale. Les filles, donc, Sarah et Emily sont ballotées mais unies. Enfin.. unies, c'est vite dit. Emily, la cadette, se rend bien compte que l'ainée est plus jolie, préférée. Qu'on mise sur elle pour sortir la famille de l'embarras. On lui redresse les dents, si jamais elle pouvait épouser un beau partie, l'investissement financier serait justifié. Emily aussi à les dents de travers, mais l'investissement ne sera jamais fait. Moins séduisante, c'est avec sa tête, son esprit qu'elle espère sans sortir. Aussi quand elle décroche une bourse pour ses 4... Richard Yates, plante le décor dès la première phrase du roman: " Aucune des deux soeurs Grimes ne serait heureuse dans la vie, et à regarder en arrière, il apparaît que les ennuis commencèrent avec le divorce de leurs parents". Walter, le père défaillant, passe ses journées dans un journal républicain new-yorkais en tant que préparateur de copies et ses nuits au fond du bourbon ou du sky. Les petites? Il ne les voit pas beaucoup, de toute façon, elles bougent tout le temps. Obligées de suivre Pookie, leurs mère qui rêve sa vie en changeant de boulots et d'apparts, tous les 2 ans, espérant ainsi provoquer une ascension sociale. Les filles, donc, Sarah et Emily sont ballotées mais unies. Enfin.. unies, c'est vite dit. Emily, la cadette, se rend bien compte que l'ainée est plus jolie, préférée. Qu'on mise sur elle pour sortir la famille de l'embarras. On lui redresse les dents, si jamais elle pouvait épouser un beau partie, l'investissement financier serait justifié. Emily aussi à les dents de travers, mais l'investissement ne sera jamais fait. Moins séduisante, c'est avec sa tête, son esprit qu'elle espère sans sortir. Aussi quand elle décroche une bourse pour ses 4 années universitaire, son objectif est de devenir une intellectuelle. Sarah, coincée dans un mariage, très vite mère au foyer avec 3 garçonsVS Emily, journaliste, puis publicitaire, divorcée qui aimerait se fixer mais est toujours attiréE par des salauds.Les chemins des soeurs ne pourraient être plus différents. Mais comme nous le dit Yates dès la première phrase aucune "ne serait heureuse dans la vie"; Ainsi entre les années 1920 jusqu'aux début des 70, on suit l'évolution du regard qu'Emily pose sur l'époque, la condition féminine, sa vie et celle de sa soeur, un regard analytique, qui pourrait paraitre peu empathique. Un regard sans concession pour elle et les autres. Un constat où l'amertume se lie dans les rides. Au final, quelles cases cocher pour "réussir sa vie"? Mon avis: J'ai beaucoup aimé l'écriture de Richard Yates. C'est doux-amer, subtil dans certains détails. les personnages ne sont pas forcément sympathiques mais ça renforce le propos. Il montre aussi la difficulté d'être femme à cette époque à travers 3 générations: - Pookie, la mère divorcée qui espère refaire sa vie , prospérer; - Sarah, la jolie chose, réduite à sa beauté, qui ne se rebelle pas contre ce destin tracé: faire un bon mariage - Emily: qui doit exister et trouver sa place autrement et qui se perd dans ses expérimentations amoureuses. un esprit libre, qui se moque de ce que pense les autres. Oui. Mais un esprit heureux? Rien n'est moins sûr... L'auteur ne juge pas les choix des unes et des autres, c'est plutôt elles qui sont parfois intransigeantes. ET la vie, qui est plutôt vacharde.
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  • Opuscules Posté le 11 Juin 2020
    Mon libraire, d'ordinaire affable à forte tendance mutique, m'avait collé Richard Yates dans les bras un jour où j'errai sans but dans son antre, en pleine panne d'inspiration. Son visage s'était éclairé en me décrivant la puissance de cet auteur dont j'ignorai tout, il avait poussé sa métamorphose jusqu'à sourire franchement en le comparant à Carver. Le pétillement dans les yeux du bouquiniste taciturne a rapidement eu raison de moi et de ma faible volonté en matière de littérature américaine, et je suis rentrée avec sous le bras les deux romans de Yates qu'il avait en stock.  Depuis que j'ai dévoré les deux textes, j'ai compris le sourire du libraire. J'ai compris - ou du moins entrevu - ce qu'il entendait en qualifiant Yates de génie méconnu. J'ai compris son enthousiasme frénétique et son engouement viscéral pour l'écrivain.  Easter Parade est un diamant brut, un bijou littéraire rare et précieux. Il retrace la vie des sœurs Grimes, nées dans l'est des Etats-Unis dans les années trente. Sarah et Emily passent leur enfance sous le joug d'une mère délurée, aussi fantasque qu'alcoolique, qui enchaîne les déménagements en espérant toucher du bout des doigts la petite bourgeoisie de banlieue. Sarah, l'aînée, se marie et... Mon libraire, d'ordinaire affable à forte tendance mutique, m'avait collé Richard Yates dans les bras un jour où j'errai sans but dans son antre, en pleine panne d'inspiration. Son visage s'était éclairé en me décrivant la puissance de cet auteur dont j'ignorai tout, il avait poussé sa métamorphose jusqu'à sourire franchement en le comparant à Carver. Le pétillement dans les yeux du bouquiniste taciturne a rapidement eu raison de moi et de ma faible volonté en matière de littérature américaine, et je suis rentrée avec sous le bras les deux romans de Yates qu'il avait en stock.  Depuis que j'ai dévoré les deux textes, j'ai compris le sourire du libraire. J'ai compris - ou du moins entrevu - ce qu'il entendait en qualifiant Yates de génie méconnu. J'ai compris son enthousiasme frénétique et son engouement viscéral pour l'écrivain.  Easter Parade est un diamant brut, un bijou littéraire rare et précieux. Il retrace la vie des sœurs Grimes, nées dans l'est des Etats-Unis dans les années trente. Sarah et Emily passent leur enfance sous le joug d'une mère délurée, aussi fantasque qu'alcoolique, qui enchaîne les déménagements en espérant toucher du bout des doigts la petite bourgeoisie de banlieue. Sarah, l'aînée, se marie et se fond dans une vie de famille en apparence idyllique. Emily quant à elle grandit en devenant ce que certains qualifieront d'esprit libre. Elle s'investit dans ses études et son travail, enchaîne les relations sans jamais s'enfermer dans le carcan des bien-pensants. Au travers de ces destins d'apparence diamétralement opposée, Yates brosse le portrait amer d'une génération, avec pudeur et tendresse. Il nous jette à la figure le vide de l'existence et le néant qui s'invite le soir, quand la frénésie du dehors n'arrive plus à étouffer la solitude qui ronge. Les sœurs Grimes préféreront tout plutôt que le silence, peu importe qu'il s'agisse de l'alcool, des hommes ou des belles apparences pour cacher leurs drames silencieux. Enfermées dans leur époque et dans leur condition, elles n'empêcheront pas l'inéluctable explosion de leurs façades vouées à voler en éclat.  Le génie de Yates se terre dans les moindres recoins, il est dans tous les petits riens qui font la vie. Il est dans les taches de gras aux commissures des lèvres, il est dans les infimes détails que seule une plume de génie peut décrire. Il ne se passe pas grand'chose, dans Easter Parade, et pourtant tout se passe. L'amour, la mort, les espérances et les désillusions ; la vie dans ce qu'elle a de plus ordinaire et plus douloureux. Pour Yates, cette vie de presque rien est toujours sur la tangente, elle flirte souvent avec la folie, comme pour mieux y succomber.  Je souhaite à chacun de connaître ce que j'ai ressenti en terminant ce grand roman. Je souhaite à chacun de connaître l’exaltation du lecteur abasourdi, de ressentir un jour l'intense frémissement qui gronde dans chaque nerf, dans chaque synapse, le fourmillement qui électrise et retient le temps en suspens, après que la dernière page ait été tournée.Je souhaite à chacun de lire Yates, à cœur ouvert.
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  • AnitaMillot Posté le 28 Mai 2020
    La brune Sarah avait neuf ans et la blonde Emily cinq ans lorsque les parents Grimes divorcèrent – ce qui en 1930 n’était pas vraiment chose courante ! L’aînée, plus jolie, fut quelque peu jalousée par sa cadette (amoureuse transie de son fiancé au cours de son adolescence …) En revanche, Emily sera la première de la famille à aller à l’université, ce qui laissera toujours un énorme regret à sa grande soeur … Leur mère « Pookie » est une sorte de mythomane-alcoolique, qui ne peut s’empêcher d’embellir la réalité de leur vie routinière, par pur snobisme. Sarah et Emily auront très rapidement un même désir : la fuir … Tandis que Sarah choisira une existence d’épouse et mère bourgeoise (en cachant un terrible secret à son entourage), Emily – elle – ne parviendra jamais à trouver un équilibre sentimental ou une stabilité affective … Richard Yates est un maitre incontesté dans l’art de rendre attractive la contemplation de la banalité des êtres ordinaires – et des choses simples de la vie quotidienne – tout en abordant des sujets majeurs (et novateurs) ! Un très joli roman !
  • BartMacondo Posté le 5 Octobre 2017
    Une mère qui souffre du bovarysme essaie d'éduquer toute seule ses deux filles. Ce qui compte c'est les apparences: une belle maison (louée) dans une ville résidentielle de l'Etat de New York, de beaux vêtements, des fiancés pour ses filles qui semblent intéressants et ambitieux. Mais tout échoue. Pour toutes les trois. A un moment donné on croit que la fille cadette échappera au sort qui était réservé à sa mère et à sa soeur, mais elle aussi portera le fardeau de la vie. La solitude et la maladie mentale sont au rendez-vous. On ne rigole pas dans ce roman de Richard Yates. Mais on aimera d'autant plus les personnages, qui veulent être heureux et n'y arrivent pas.
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