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EAN : 9782823868241
Code sériel : 15545
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe
Je tue les enfants français dans les jardins
Date de parution : 23/08/2018
Éditeurs :
12-21

Je tue les enfants français dans les jardins

Date de parution : 23/08/2018
Malaise au lycée.
Lisa, jeune professeur d'italien, se rend chaque jour au collège comme on va à la guerre, avec, en guise d'armée ennemie, les élèves. Au fond de la classe, les garçons... Lisa, jeune professeur d'italien, se rend chaque jour au collège comme on va à la guerre, avec, en guise d'armée ennemie, les élèves. Au fond de la classe, les garçons se disputent le rôle de commandant en chef en rivalisant d'insultes et de menaces. Du côté des filles, ce n'est... Lisa, jeune professeur d'italien, se rend chaque jour au collège comme on va à la guerre, avec, en guise d'armée ennemie, les élèves. Au fond de la classe, les garçons se disputent le rôle de commandant en chef en rivalisant d'insultes et de menaces. Du côté des filles, ce n'est guère plus apaisé : comment faire comprendre à une gamine de douze ans qu'elle ne doit pas se prostituer, même pour se payer des vêtements de marque?
Seule solution pour survivre sur ce champ de bataille où règne la loi du plus fort, se forger une carapace, en attendant son heure... l'heure de la contre-attaque.
 
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EAN : 9782823868241
Code sériel : 15545
Façonnage normé : EPUB3
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LeslyAzy Posté le 29 Avril 2022
    C'est un roman plein de colère que nous livre Marie Neuser. Lisa, jeune professeur d'italien dans un collège en zone prioritaire nous raconte son quotidien insupportable avec ses élèves de troisième alors qu'elle rêvait d'être LE professeur idéal. Entre insultes, harcèlements et violences, le quotidien de cette prof en colère nous met en colère. Malgré le titre peu flatteur et même un peu sordide (j'ai lu ce livre dans un jardin d'enfants et on m'a regardé d'un drôle d'air plusieurs fois), ce livre est plein de souffrance administré par des enfants. Il m'a révolté et encore plus alarmé sur la prise en charge des enfants dans les zones prioritaires: certains, comme écrit dans le livre, n'ont aucun respect pour les adultes ainsi que pour leurs parents et ça fait peur. Très rapide a lire, j'ai apprécié la fin, complètement irréaliste mais oh combien satisfaisante et sombre. Néanmoins, je regrette que certains personnages n'aient pas été développés plus que ça, notamment Samira.
  • springer67 Posté le 26 Janvier 2022
    Ce petit roman prend les allures d’un livre documentaire présentant la vie cauchemardesque des enseignants affectés dans les collèges difficiles de banlieue mais surtout le désenchantement de ces jeunes enseignants devant la violence qu’ils rencontrent au quotidien dans le cadre de leur profession. La fin de ce petit opus nous ramène cependant à la réalité à savoir qu’il s’agit d’un roman, mais je ne la déflorerais pas ici. En tous cas, roman hyper documenté par l’autrice qui est, on s’en doute rapidement, enseignante.  
  • ecceom Posté le 15 Janvier 2022
    L'Inéducation nationale Marine L.P : "Voilà le résultat du laxisme de la politique immigrationniste de l’UMPS. Quels enfants français ? Malik, Adrami, Noumein et Marel ?" Eric Z : "Voilà le résultat de la permissivité post-soixante-huitarde instaurée par ces enseignants marxistes". Jean Michel B. : "Voilà le résultat de la politique régressive menée sous les 35 ans de présidence S. Il faut créer des commissions d’étude pour mettre en place des groupes de travail qui réfléchiront à l’instauration d’observatoires. Et puis je déciderai tout seul." Frédérique R., porte-parole du SNES : "Voilà le résultat de la ségrégation sociale et culturelle à l’œuvre dans une société qui nie la diversité et l’enrichissement et met à mal notre modèle de vivre ensemble. La solution passe par l’embauche de 200 000 enseignants supplémentaires par an, une augmentation des salaires avec réduction des horaires et un abonnement gratuit à Télérama." Serge K pour les Inrocks : "Voilà le résultat des petites lâchetés face à la progéniture issue du ventre immonde de la bête féconde. Marie Neuser est l’Elia Kazan du roman franchouillard. En plus, l’héroïne écoute du jazz, cette musique de compromission bourgeoise." Jean-Luc M. : "Voilà le fruit des appels au racisme anti pauvres, anti immigrés, anti peuple,... L'Inéducation nationale Marine L.P : "Voilà le résultat du laxisme de la politique immigrationniste de l’UMPS. Quels enfants français ? Malik, Adrami, Noumein et Marel ?" Eric Z : "Voilà le résultat de la permissivité post-soixante-huitarde instaurée par ces enseignants marxistes". Jean Michel B. : "Voilà le résultat de la politique régressive menée sous les 35 ans de présidence S. Il faut créer des commissions d’étude pour mettre en place des groupes de travail qui réfléchiront à l’instauration d’observatoires. Et puis je déciderai tout seul." Frédérique R., porte-parole du SNES : "Voilà le résultat de la ségrégation sociale et culturelle à l’œuvre dans une société qui nie la diversité et l’enrichissement et met à mal notre modèle de vivre ensemble. La solution passe par l’embauche de 200 000 enseignants supplémentaires par an, une augmentation des salaires avec réduction des horaires et un abonnement gratuit à Télérama." Serge K pour les Inrocks : "Voilà le résultat des petites lâchetés face à la progéniture issue du ventre immonde de la bête féconde. Marie Neuser est l’Elia Kazan du roman franchouillard. En plus, l’héroïne écoute du jazz, cette musique de compromission bourgeoise." Jean-Luc M. : "Voilà le fruit des appels au racisme anti pauvres, anti immigrés, anti peuple, qui congestionnent la pensée de la troupe des supplétifs du capitalisme débridé". Ecce Om : "C’est un p***** de roman jouissif !" Lisa est un jeune professeur d’italien dans un collège (de Marseille semble t-il). Chaque jour, la boule au ventre, elle appréhende le moment où elle devra enseigner à la classe de 3ème 2 composée de jeunes caïds, de gamins incultes et en manque de valeurs. La situation va se dégrader jusqu’à l’insoutenable et Lisa, gorgée de Dante, vivre une descente aux enfers. Non seulement ce livre est court (moins de 150 pages), mais en plus, il est tellement passionnant et dérangeant qu'il se dévore avec délectation. Le lecteur partage le quotidien d’un enseignant livré à lui-même dans une de ces classes de cauchemar qu’on devine proche de certaines réalités. On suit la jeune Lisa prisonnière d’une spirale qui va l’entraîner inexorablement dans la haine pure et simple vis à vis de ses élèves, de ses bourreaux. Elle qui envisageait son métier comme un sacerdoce, doit désormais lutter pour sauver sa peau. Tout comme Lisa, on se surprend à éprouver l’envie de sortir une kalachnikov pour décimer toute la 3ème 2 (et accessoirement, les 3/4 de la salle des profs et des parents). Ce n’est pas bien ? Non, c’est vrai. Mais honnêtement, les notions de différences, les circonstances, l’environnement, le refus de stigmatiser, la France Benetton …Tout ça vole souvent en éclats quand on se met dans la peau de Lisa, qu’on partage sa colère et sa rage, quand comme elle, on refuse de réfléchir davantage ou d’admettre encore des excuses. Au moins le temps de la lecture. Car bien sûr, même si cette histoire sonne tellement vrai, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un roman, ce qui justifie des sentiments aussi exacerbés (comme quand elle en vient à se comparer aux poilus des tranchées). Marie Neuser écrit vach’ment bien, par sa mère et les morts que l’on nique ! C’est dégraissé, sensible, drôle souvent. Neuser tue les enfantillages des romans français tels que ceux d’Alexandre Jardin. C'est gonflé. Et bon sang, ça fait du bien !
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  • NicolasElie Posté le 6 Août 2021
    J’ai une admiration sans faille pour les profs. C’est comme un préambule. Une admiration sans faille pour ces p’tites nanas qu’on envoie dans la gueule des loups en imaginant que tout le monde va s’en sortir indemne. Pour les p’tits mecs aussi d’ailleurs. J’ai grandi dans une zone compliquée, où par moment, et quelques années plus tard, des bagnoles ont brûlé sur les parkings… Mais j’ai eu aussi la chance d’être un parmi ceux qui faisaient les malins. Un parmi ceux qui faisaient pleurer les profs d’italien. Je déconne. Tu crois que je vais te raconter ma vie ? J’ai jamais fait d’italien, et ma scolarité a échappé aux poncifs que tu peux lire un peu partout. Du bol, j’ai eu. J’ai pas vraiment connu le côté façonneur de sacs à merde dont parle Marie Neuser non plus. J’imagine qu’être le plus jeune des classes que j’ai croisées m’a permis d’échapper à ça aussi. La belle vie je te dis. Marie Neuser nous raconte un prof. Un de ces professeurs qui croient dur comme acier au carbone que tous les mômes ont leur chance. Que tous les mômes peuvent y arriver et que finalement obtenir une agrégation d’italien donne la capacité d’enseigner, quel que soit l’endroit où on te dit... J’ai une admiration sans faille pour les profs. C’est comme un préambule. Une admiration sans faille pour ces p’tites nanas qu’on envoie dans la gueule des loups en imaginant que tout le monde va s’en sortir indemne. Pour les p’tits mecs aussi d’ailleurs. J’ai grandi dans une zone compliquée, où par moment, et quelques années plus tard, des bagnoles ont brûlé sur les parkings… Mais j’ai eu aussi la chance d’être un parmi ceux qui faisaient les malins. Un parmi ceux qui faisaient pleurer les profs d’italien. Je déconne. Tu crois que je vais te raconter ma vie ? J’ai jamais fait d’italien, et ma scolarité a échappé aux poncifs que tu peux lire un peu partout. Du bol, j’ai eu. J’ai pas vraiment connu le côté façonneur de sacs à merde dont parle Marie Neuser non plus. J’imagine qu’être le plus jeune des classes que j’ai croisées m’a permis d’échapper à ça aussi. La belle vie je te dis. Marie Neuser nous raconte un prof. Un de ces professeurs qui croient dur comme acier au carbone que tous les mômes ont leur chance. Que tous les mômes peuvent y arriver et que finalement obtenir une agrégation d’italien donne la capacité d’enseigner, quel que soit l’endroit où on te dit d’aller. Elle s’appelle Lisa. Et elle décide de ne pas suivre le conseil du premier inspecteur d’académie qu’elle croise et qui lui dit de sauver sa peau, pas d’enseigner… Enseigner à des élèves qui n’ont pas envie d’apprendre, c’est évidemment très compliqué. Il y a des gosses qui sont des durs, des vrais, des voyous qui n’en ont rien à péter de la première affectation de leur professeur d’italien. Il sont là parce qu’on les y oblige mais veulent définitivement être ailleurs. J’ai croisé, il y a quelques années, un prof qui m’a raconté que certaines de ses élèves se prostituaient pour pouvoir acheter des vêtements de marque… Alors ne va pas imaginer que Marie Neuser invente, tu te goures. Dans l’ensemble, un gros tas de merde à façonner à sa convenance. C’est pas moi qui le dis, c’est elle. Et c’est là que c’est parfaitement mis en scène. Tu vois la bascule arriver, et tu assistes au moment précis où elle décide qu’elle cesse d’être une victime. Alors un roman, court, sur la vocation, sur notre capacité à devenir, sans que personne ne s’y attende, un assassin. La suite :
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  • Hale_Bopp Posté le 10 Décembre 2020
    Parfait. J'utilise rarement ce mot et pourtant il me semble convenir à ce roman noir. Noir il l'est, mais aussi d'un réalisme saisissant, d'une justesse dans les actes et les réactions mais aussi dans les mots choisis par l'autrice. Un livre sur l'enseignement et l'éducation qui aura, en cette année 2020, un résonance particulière. Si seulement certains livres pouvaient alerter plutôt que de servir de simples témoins d'une époque. Si seulement les gens d'en haut écoutaient.
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