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            Le Dernier Bain

            Robert Laffont
            EAN : 9782221221334
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Le Dernier Bain

            Collection : Les Passe-Murailles
            Date de parution : 23/08/2018

            Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
            Jane, une jeune Anglaise cachée dans l’appartement d’aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention,...

            Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
            Jane, une jeune Anglaise cachée dans l’appartement d’aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris… Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République.
            Il ignore que certains d’entre eux souhaitent sa mort et qu’il ne lui reste plus que trois jours à vivre.
            Par cette fiction qui nous propulse dans le coeur battant de l’Histoire, Gwenaële Robert détruit l’image sublime et mensongère que David nous a laissée de son ami Marat. Du bout de sa plume, grâce à un dispositif romanesque et à un sens de la reconstitution impressionnants, elle gratte le vernis de la peinture pour révéler la réalité du monstre.

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            EAN : 9782221221334
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : Watermark (Tatouage numérique)
            Robert Laffont
            12.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • MediathequeSaintPaulien Posté le 2 Mars 2019
              Le Livre du Mois de Mars 2019 Agréable lecture de ce roman. Beaucoup veulent éliminer Marat, nous savons bien qui aura le dernier mot, mais malgré tout on suit avec intérêt les agissements des protagonistes de ce récit.
            • si-bemol Posté le 22 Février 2019
              « Sur la toile, il y a un homme. Mais dans l'ombre une femme homicidée, rejetée dans les ténèbres, et un peintre ambitieux qui aspire à la lumière de l'éternité. (…) Maintenant, autour du corps sans vie de Marat, je ne vois plus qu'eux : Charlotte et David. Je devine leurs souffles au-dessus de l'Ami du peuple, leurs âmes, également éprises d'absolu, se disputant l'immortalité de la gloire. » Assise dans une salle du Louvre devant la copie du tableau de David « La mort de Marat » (l'original est à Bruxelles), la narratrice contemple la « scène de crime » picturale, magnifiée par David à la gloire de l'Ami du peuple qui était aussi le sien. Son regard s'introduit dans le tableau, fouille les ombres et les recoins, explore l'invisible, convoque les fantômes et, derrière les vérités assénées, part à la rencontre d'une vérité tout autre, écrasée par le poids de la légende et du discours officiel de l'Histoire. 23 Messidor, an II – 11 juillet 1793. La diligence en provenance d'Evreux fait son entrée à Paris. Une jeune fille de 24 ans en descend, elle se nomme Charlotte Corday. Au même moment vivent ou se terrent dans différents quartiers de... « Sur la toile, il y a un homme. Mais dans l'ombre une femme homicidée, rejetée dans les ténèbres, et un peintre ambitieux qui aspire à la lumière de l'éternité. (…) Maintenant, autour du corps sans vie de Marat, je ne vois plus qu'eux : Charlotte et David. Je devine leurs souffles au-dessus de l'Ami du peuple, leurs âmes, également éprises d'absolu, se disputant l'immortalité de la gloire. » Assise dans une salle du Louvre devant la copie du tableau de David « La mort de Marat » (l'original est à Bruxelles), la narratrice contemple la « scène de crime » picturale, magnifiée par David à la gloire de l'Ami du peuple qui était aussi le sien. Son regard s'introduit dans le tableau, fouille les ombres et les recoins, explore l'invisible, convoque les fantômes et, derrière les vérités assénées, part à la rencontre d'une vérité tout autre, écrasée par le poids de la légende et du discours officiel de l'Histoire. 23 Messidor, an II – 11 juillet 1793. La diligence en provenance d'Evreux fait son entrée à Paris. Une jeune fille de 24 ans en descend, elle se nomme Charlotte Corday. Au même moment vivent ou se terrent dans différents quartiers de Paris d'autres personnages qui ne se connaissent pas mais qu'unissent sans qu'ils le sachent une haine commune, un même désir de vengeance, dont nous découvrirons les motifs au fil des pages : Jane Ashley, une jeune anglaise, Marthe Brisseau, lingère à la Conciergerie et grand-mère revancharde d'un bâtard de Marat, Théodose Billot, un moine malgré lui défroqué et perdu… Tous rêvent de précipiter la mort de Marat, seule Charlotte Corday passera à l'acte : Jean-Paul Marat n'a plus que trois jours à vivre et sa baignoire, bientôt, entrera dans l'histoire. A partir du tableau de David qui campe Marat dans la posture quasiment évangélique d'un martyr laïc sacrifié sur l'autel de la cause supérieure du peuple, gisant plein de douceur et de grâce, Gwenaële Robert mêle la fiction à l'histoire pour nous introduire dans le contexte effrayant de la Terreur et dans la vérité de l'un de ses plus effroyables bourreaux, sanctifié pour l'éternité du temps de l'art par un peintre ambitieux, avide de fortune et de gloire. Avec une grande puissance d'évocation, elle sait restituer à merveille le quotidien du Paris révolutionnaire, ses petits métiers, ses bruits et ses odeurs, son incessante activité, sa ci-devant noblesse aux abois, l'exaltation des petites gens dans cette liberté, cette égalité nouvelles, mais aussi la vaste purge républicaine, l'ivresse de la délation dans l'impunité… et la peur, constante, omniprésente, qui fait courber la tête d'un peuple écrasé par l'ombre gigantesque du Comité de salut public et de sa guillotine. Un roman historique iconoclaste, documenté et bien écrit - l'écriture est superbe -, qui met à mal dans un portrait résolument à charge la légende longtemps véhiculée de « l'Ami du peuple » et nous le restitue dans la nudité de son âme, infiniment cruelle et sombre. Un roman passionnant et un bon moment de lecture. [Challenge Multi-DÉFIS 2019]
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            • Sophneur Posté le 27 Janvier 2019
              J'ai beaucoup apprécié le dernier bain. D'une écriture fluide, Gwenaëlle Robert nous fait faire un saut de le temps à travers le célèbre tableau de David, "La mort de Marat". L'histoire se déroule quelques mois avant les prémices de la Terreur, la reine est alors encore en vie, en captivité attendant de subir le même sort qu'a connu son époux. Les personnages que l'on y retrouve sont différents les uns des autres, certains ont réellement existé, d'autre non, mais tous possèdent un lien proche ou lointain avec Marat. Bien que le sort qui lui est réservé soit connu d'avance, il est facile de croire qu'un autre personnage pourrait prendre la place de Charlotte Corday pour en finir avec lui. Le dernier bain est donc un livre très bien écrit et construit que j'ai beaucoup apprécié et qui a très bien réussit à satisfaire mon appétit de lectrice et de jeune femme intéressée par l'histoire.
            • sorayabxl Posté le 16 Janvier 2019
              Le dernier bain de Gwenaële Robert est un excellent roman historique sur l’assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday en juillet 1793. La révolution française est alors en pleine phase de Terreur et les radicaux de la Montagne comme Marat encourage un climat de délation. Tout individu suspect est considéré comme un ennemi de la patrie et risque la guillotine. Charlotte, qui se situe politiquement du côté des Girondins plutôt que des Montagnards, n’a alors que vingt-quatre ans. Mais elle est déterminée à mettre un terme à la Terreur en éliminant Marat. Elle aurait dit, lors de son procès : « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille. » Le contexte historique est intégré de manière très réussie dans le récit. Sans en faire trop, Robert distille ici et là de nombreux détails intéressants sur la vie quotidienne à Paris pendant la Terreur. On apprend par exemple que l’été 1793 est si chaud que la bière vient à manquer, ou encore que de nombreux écrivains publics étaient d’anciens moines, « reconvertis » de force suite à la dissolution des couvents et des abbayes. Le roman souligne également la grande influence alors exercée par Marat et le culte de la... Le dernier bain de Gwenaële Robert est un excellent roman historique sur l’assassinat de Jean-Paul Marat par Charlotte Corday en juillet 1793. La révolution française est alors en pleine phase de Terreur et les radicaux de la Montagne comme Marat encourage un climat de délation. Tout individu suspect est considéré comme un ennemi de la patrie et risque la guillotine. Charlotte, qui se situe politiquement du côté des Girondins plutôt que des Montagnards, n’a alors que vingt-quatre ans. Mais elle est déterminée à mettre un terme à la Terreur en éliminant Marat. Elle aurait dit, lors de son procès : « J’ai tué un homme pour en sauver cent mille. » Le contexte historique est intégré de manière très réussie dans le récit. Sans en faire trop, Robert distille ici et là de nombreux détails intéressants sur la vie quotidienne à Paris pendant la Terreur. On apprend par exemple que l’été 1793 est si chaud que la bière vient à manquer, ou encore que de nombreux écrivains publics étaient d’anciens moines, « reconvertis » de force suite à la dissolution des couvents et des abbayes. Le roman souligne également la grande influence alors exercée par Marat et le culte de la personnalité dont il fait l’objet : « C’est surtout Marat, l’idole, qui excite l’imagination des commerçants. Son effigie est partout : ici sa tête est montée sur une bague, là son visage apparaît sur des tabatières. Les femmes le veulent à leur doigt, les hommes dans leurs poches. » C’est sans aucun doute cette popularité, combinée à sa responsabilité directe dans la multiplication des exécutions, qui fait de Marat une cible de choix pour les opposants au régime. Car l’originalité du roman Le dernier bain est de suggérer que Marat aurait très bien pu être assassiné par quelqu’un d’autre, et que c’est un peu un hasard si c’est Charlotte Corday qui a finalement commis l’acte meurtrier. Jane l’anglaise, Théodose l’ancien prêtre… sont autant de personnages qui nourrissent eux-aussi une haine profonde à l’égard du révolutionnaire. Robert choisit de ne pas s’attacher à un personnage en particulier et multiplie les points de vue. Au sein d’un même chapitre, on passe souvent du point de vue d’un personnage à un autre, mais toujours de manière fluide. Ce qui pourrait rendre l’identification du lecteur difficile est en réalité un atout car ce procédé d’écriture permet de donner une vraie consistance aux personnages, dont les destins finissent par se croiser. En ce qui concerne Charlotte, elle serait aujourd’hui considérée comme une terroriste kamikaze. Elle sait très bien que son acte la condamne à la guillotine, mais elle se voit comme une martyre de la cause révolutionnaire et aspire à une gloire posthume : « Il faut que la postérité retienne son nom. Elle veut que l’on écrive dans les récits qui forgeront sa légende : « Elle s’appelait Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont. » » Enfin, Le dernier bain est aussi l’occasion pour Robert d’évoquer la baignoire de Marat, conservée au Musée Grévin à Paris, et le fameux tableau de David, La Mort de Marat, peint en 1793, dont l’original est conservé aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles. Comme dans La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, l’auteure s’amuse à imaginer les raisons derrière les choix esthétiques du peintre. Alors que David présente Marat comme un martyr, Charlotte n’est même pas représentée. Un choix délibéré, peut-être pour la condamner à l’oubli ? Une tentative bien vaine, comme en attestent les nombreux ouvrages qui sont aujourd’hui consacrés à la jeune femme, souvent présentée comme une véritable héroïne de la révolution. On lui a même consacré des poèmes et un opéra !
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            • Felina Posté le 5 Janvier 2019
              J'avais beaucoup apprécié le premier roman de Gwenaële Robert "Tu seras ma beauté", qui s'inspire de Cyrano de Bergerac. Cette fois-ci, le sujet est beaucoup plus historique car lié à l'Histoire avec un grand H. La royauté française a été renversée. Les dernier membres de la famille royale sont enfermés au secret dans la tour et le roi est mort, vive le roi ou plutôt Marat, l'un des grands maîtres de la terreur. La France est sans dessus dessous, et l'homme, qui vit cloîtré dans sa baignoire sabot pleine de soufre, rongé par une maladie incurable, encourage la délation. Tout le monde redoute tout le monde, et chacun dénonce chacun. Dans ce Paris, écrasé par la canicule et la folie, plusieurs personnages, disparates, évoluent, bientôt réunis par un chamboulement historique. Un autre. D'une plume fine et talentueuse, Gwenaële Robert plonge son lecteur dans le Paris de la Terreur, période s'il en est la plus sanglante de la révolution française. Les moines sont déculottés ou décapités. Les femmes se rebellent et les hommes ont soif de pouvoir et d'argent. Les quartiers populaires parisiens sont au bord de l'étincelle, et le peuple oscille entre ferveur et terreur. A travers le petit oeil de... J'avais beaucoup apprécié le premier roman de Gwenaële Robert "Tu seras ma beauté", qui s'inspire de Cyrano de Bergerac. Cette fois-ci, le sujet est beaucoup plus historique car lié à l'Histoire avec un grand H. La royauté française a été renversée. Les dernier membres de la famille royale sont enfermés au secret dans la tour et le roi est mort, vive le roi ou plutôt Marat, l'un des grands maîtres de la terreur. La France est sans dessus dessous, et l'homme, qui vit cloîtré dans sa baignoire sabot pleine de soufre, rongé par une maladie incurable, encourage la délation. Tout le monde redoute tout le monde, et chacun dénonce chacun. Dans ce Paris, écrasé par la canicule et la folie, plusieurs personnages, disparates, évoluent, bientôt réunis par un chamboulement historique. Un autre. D'une plume fine et talentueuse, Gwenaële Robert plonge son lecteur dans le Paris de la Terreur, période s'il en est la plus sanglante de la révolution française. Les moines sont déculottés ou décapités. Les femmes se rebellent et les hommes ont soif de pouvoir et d'argent. Les quartiers populaires parisiens sont au bord de l'étincelle, et le peuple oscille entre ferveur et terreur. A travers le petit oeil de la lorgnette, l'auteure immerge son lecteur au coeur de la grande Histoire, dont le noeud central est le célèbre tableau peint par David: "La mort de Marat". Gwenaële Robert va au travers de cette oeuvre dépeindre à son tour, dans cette oeuvre de fiction captivante, la face cachée de l'ami du peuple, qui, cloué au fond de sa baignoire sabot, se repaît de son pouvoir en attisant la suspicion et la délation de tout un chacun. C'est à qui va dénoncer son voisin un peu trop bruyant, son ex-femme trop exaspérante, un homme avec une attitude suspecte, un autre avec un tatouage tendancieux... L'atmosphère irrespirable de ce mois de messidor, an II, écrasé par la canicule s'apprête à passer trois jours de liesse pour la commémoration de la prise de la Bastille. L'auteure va dépeindre son monstre assoiffé de pouvoir et de reconnaissance par le biais de plusieurs personnages, totalement disparates, mais tous habités d'une haine réelle pour cet homme qui a d'une façon ou d'une autre brisé leurs vies respectives. Ces différents êtres humains, pas forcément de basse extraction, menés par leur sensibilité et leur vision de la justice, souhaitent d'une manière ou d'une autre la mort de cet homme, malgré son état de déchéance déjà avancé. Bien sûr, ce roman est une fiction, mais il est ponctué de faits réels que l'auteure est allée glaner dans des recherches assez pointues, telles que les informations concernant la baignoire dans laquelle Marat barbote tout au long de l'histoire. Le lecteur au cours de ce récit côtoie la fiction mais également la vérité historique, qui donne une certaine crédibilité à l'ensemble. (...)
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