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Robert Laffont
EAN : 9782221240564
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Maître et Marguerite

Claude LIGNY (Traducteur), Marianne GOURG (Introduction)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 03/01/2019
Une nouvelle édition de l’un des titres phares de la collection « Pavillons Poche », le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, Le Maître et Marguerite, qui voit ici sa traduction de Claude Ligny augmentée d'un appareil critique et d’une introduction de la spécialiste de la littérature russe Marianne Gourg.

Pour retrouver l’homme qu’elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le Maître et Marguerite est aussi l’une des histoires d’amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son...

Pour retrouver l’homme qu’elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le Maître et Marguerite est aussi l’une des histoires d’amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu’il n’aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d’admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd’hui considéré comme l’égal de Dostoïevski, Gogol ou Tchekhov.
Cette édition s’accompagne d’un appareil critique et d’une introduction de la spécialiste de la littérature russe Marianne Gourg, qui a également révisé la traduction.

« Le texte-testament de Boulgakov. Un acte de pure folie littéraire comme de pure liberté. » Télérama

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EAN : 9782221240564
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Arimbo Posté le 8 Mai 2020
    Grâce soit rendue au confinement, il m'a permis d'avoir le temps d'aborder quelques monuments de la littérature, laissés en rade depuis longtemps! (Ceci dit, je n'arriverais sans doute pas à terminer À la Recherche du Temps Perdu! Je ne suis qu'au début de A L'ombre des jeunes filles en fleur!). Je sors bouleversé, émerveillé, ému, de la lecture de ce roman, un récit qui mêle fantastique et réalité, dans cette tradition russe unique, héritée de Pouchkine et de Gogol. Il est difficile de résumer cette histoire assez complexe, avec un récit principal et un récit secondaire que l'on découvrira comme le roman du Maître consacré à Pilate. Un récit où interviennent de nombreux personnages, avec des "petits rôles" savoureux, telle cette Annouchka, surnommée "la peste". Il y a une portée symbolique forte à ce roman que Boulgakov débuta en 1928 termina en 1940 quelques semaines avant sa mort, et qui ne fut publié que bien plus tard...Mais, comme le dit Satan-Woland, dans une phrase prophétique "les manuscrits ne brûlent pas" . Boulgakov y règle, de façon burlesque et fantastique, ses comptes avec le monde du théâtre qui lui fera toute sa vie des tracasseries puisque, sauf une, ses pièces... Grâce soit rendue au confinement, il m'a permis d'avoir le temps d'aborder quelques monuments de la littérature, laissés en rade depuis longtemps! (Ceci dit, je n'arriverais sans doute pas à terminer À la Recherche du Temps Perdu! Je ne suis qu'au début de A L'ombre des jeunes filles en fleur!). Je sors bouleversé, émerveillé, ému, de la lecture de ce roman, un récit qui mêle fantastique et réalité, dans cette tradition russe unique, héritée de Pouchkine et de Gogol. Il est difficile de résumer cette histoire assez complexe, avec un récit principal et un récit secondaire que l'on découvrira comme le roman du Maître consacré à Pilate. Un récit où interviennent de nombreux personnages, avec des "petits rôles" savoureux, telle cette Annouchka, surnommée "la peste". Il y a une portée symbolique forte à ce roman que Boulgakov débuta en 1928 termina en 1940 quelques semaines avant sa mort, et qui ne fut publié que bien plus tard...Mais, comme le dit Satan-Woland, dans une phrase prophétique "les manuscrits ne brûlent pas" . Boulgakov y règle, de façon burlesque et fantastique, ses comptes avec le monde du théâtre qui lui fera toute sa vie des tracasseries puisque, sauf une, ses pièces seront refusées par la censure. Cette tyrannie des "autorités littéraires" sera aussi moquée dans son livre inachevé, le Roman Théâtral. Dans ce roman, Satan, le diable vient à Moscou. Satan c'est Woland, accompagné de ses extravagants acolytes, une drôle de trinité formée par deux lascars: le grand échalas Koroviev et le petit gros Azazzelo, et un énorme chat qui parle, Behemoth. Satan n'est pas ici celui qui apporte le mal, mais plutôt une sorte de justicier impitoyable qui va dévoiler et punir la laideur et les mensonges de tout ce monde du Théâtre des Variétés de Moscou. Wolan et ses acolytes, par leurs pouvoirs magiques vont chambouler complètement la vie de tout ce petit monde littéraire et théâtral (l'incroyable description burlesque du spectacle de Woland et compagnie au Théâtre, celles non moins savoureuses au restaurant des auteurs littéraires), et apporter la folie ou la mort à certains des membres de cette confrérie. Et puis au milieu de ce roman d'une magnifique construction, apparaissent les héros, le Maitre et Marguerite. Le Maitre, (est-ce Boulgakov?) est un auteur tourmenté et pessimiste, qui n'a pas confiance en lui, qui a choisi, par désespoir, d'être enfermé dans une clinique psychiatrique. Marguerite, son amante, c'est le personnage solaire, merveilleux du roman. Une héroïne positive, charismatique, dont l'amour pour le Maitre bousculera tout. Oui, pour Boulgakov, on peut dire que la femme est l'avenir de l'homme! A l'inverse de la Marguerite du Faust de Goethe, c'est elle qui va pactiser avec Woland-Satan, et les deux amants, le Maitre et Marguerite, dans la mort, quitteront la terre et sa médiocrité pour la contrée du bonheur. Et inséré dans le roman, il y a le récit écrit par le Maître sur l'histoire de Pilate et son remords éternel lié à sa lâcheté à n'avoir pas gracié Yeshoua, un Jésus décrit plutôt comme une sorte de "hippie", de moine bouddhiste, que comme le Fils du Dieu des chrétiens. Quel sens prend ce récit dans le roman? Faut il y voir, un sens autobiographique? On sait que Boulgakov a obtenu de façon totalement inattendue, l'aide de Staline pour qu'une de ses pièces de théâtres puisse être jouée, après lui avoir écrit, en substance "soit vous m'aidez à ce que ma pièce puisse être jouée, soit je me suicide". Et donc ce fait d'avoir été "protégé" par Staline (même si, au demeurant, les censeurs vont quand même lui mettre sans arrêt des bâtons dans les roues) et que donc il a échappé au Goulag, ce qui n'a pas été le cas de beaucoup d'autres écrivains de son époque, a sans doute été perçu par lui comme de la lâcheté, qualifiée de la pire des fautes par Yeshoua. Mais c'est peut être aussi une allégorie de la lâcheté de tous ceux qui, dans l'Union Soviétique des années 30, se sont tus devant la répression de milliers d'innocents. En conclusion, c'est un roman merveilleux, magnifiquement construit et écrit, avec une dimension magique et subversive, dont je n'ai sans doute pas compris toute la richesse, les références littéraires, les symboles tels que les thèmes de la lune, de l'orage, de la nuit... Et on y rit et on y pleure. On pleure d'émotion dans le dernier chapitre, quand Marguerite et le Maître s'en vont sur leurs chevaux, libérés de la "boue" de la terre, quand le Maître redonne sa liberté à Pilate, quand le Maitre et Marguerite arrivent à leur maison éternelle. Et on rit quand, dans l'épilogue, l'auteur raconte de façon désopilante, les dernières conclusions de l'enquête sur les événements qui se sont produits à Moscou, un vrai sommet d'humour slave... Il y a aussi en arrière plan, je trouve, toute une réflexion sur la vérité et le mensonge, cette vérité fabriquée omniprésente à l'ère soviétique. Mais finalement, à notre époque contaminée par les fake-news propagées sur les réseaux sociaux, les contre-vérités de toutes sortes utilisées comme des armes, avons nous vraiment progressé?
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  • afriqueah Posté le 6 Mai 2020
    Ceci n’est pas une critique, ni un billet pour parler babeliote. Ce serait plutôt une constatation à l’envers. A l’endroit, un livre, un peu comme un amant, m’attend et me promet d’avance de me faire passer par des sentiments divers bien entendu, du plaisir, de la tristesse, des interrogations, et pour cela, pour que cette promesse soit tenue, il doit assurer. Comme un petit chat, il se love sur mon ventre, me demande de le prendre et de le caresser. Comme un chiot, il me regarde jusqu’à ce que j’en passe par ses désirs à lui. Un livre, ça m’attend, et c’est un bonheur de le retrouver encore et encore. D’ailleurs, un bon livre, je n’ai juste pas envie de le finir, j’économise les dernières pages, et boum, c’est comme la fin d’une histoire d’amour, et hop, heureusement, un autre se présente. Un peu comme l’image d’une vie, non ? Je plaisante. Bref, je me suis aperçue que « le Maitre et Marguerite, » au bout de la page 286, ne m’avait donné ni promesse, ni plaisir, et surtout pas ce bonheur de le retrouver. Comme c’était plutôt une tâche morale (on doit finir un livre) j’ai quand... Ceci n’est pas une critique, ni un billet pour parler babeliote. Ce serait plutôt une constatation à l’envers. A l’endroit, un livre, un peu comme un amant, m’attend et me promet d’avance de me faire passer par des sentiments divers bien entendu, du plaisir, de la tristesse, des interrogations, et pour cela, pour que cette promesse soit tenue, il doit assurer. Comme un petit chat, il se love sur mon ventre, me demande de le prendre et de le caresser. Comme un chiot, il me regarde jusqu’à ce que j’en passe par ses désirs à lui. Un livre, ça m’attend, et c’est un bonheur de le retrouver encore et encore. D’ailleurs, un bon livre, je n’ai juste pas envie de le finir, j’économise les dernières pages, et boum, c’est comme la fin d’une histoire d’amour, et hop, heureusement, un autre se présente. Un peu comme l’image d’une vie, non ? Je plaisante. Bref, je me suis aperçue que « le Maitre et Marguerite, » au bout de la page 286, ne m’avait donné ni promesse, ni plaisir, et surtout pas ce bonheur de le retrouver. Comme c’était plutôt une tâche morale (on doit finir un livre) j’ai quand même sauté une centaine de pages – je sais , c’est honteux, que le diable m’emporte- tellement ça me courait de continuer cette lecture sur un diable qui intervient dans Moscou. Couverture violette, je déteste cette couleur, en plus. Alors, de ce chef d’œuvre reconnu par beaucoup comme tel, je vais quand même, malgré l’ennui profond qu’il m’a procuré, citer quelques passages, celui où Marguerite entre chez un ennemi de son Maitre, abat son marteau sur le piano à queue, complètement innocent pourtant dans cette affaire, « l’instrument gronda, hurla, résonna, râla. », vide des seaux d’eau dans les tiroirs du bureau et jette de l’encre sur les draps, casse tous les verres et les potiches : vengeance jouissive pour elle comme pour moi lectrice. D’ailleurs, cela m’a bien donné une petite idée, je n’en dirai pas plus. Faisons attention à notre vocabulaire, aussi. Boulgakov se charge de nous rappeler que certains mots, devenus vides de sens, peuvent reprendre du poil de la bête, et que le diable m’emporte si je me trompe, car le diable seul sait, le diable sait d’où est sorti ce roman, et Marguerite donnerait son âme au diable pour retrouver l’homme de sa vie. A tous les diables, un livre qui n’appelle pas à être repris en main, j’avoue, je l’abandonne.
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  • L_M Posté le 30 Avril 2020
    Annoncé comme l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature, j'avoue être un peu resté sur ma faim en parcourant ce roman de plus de 600 pages. Si j'ai pu y savourer plusieurs représentations satiriques de la société soviétique, j'ai été perdue dans une trame narrative que j'ai trouvée un brin décousue. J'apprécie toutefois l'impression d'avoir découvert un livre qui ne ressemble à aucun autre, par sa trame narrative, par l'intelligence de l'écrivain qui nous emmène avec aisance à Moscou mais aussi à Jérusalem aux côtés de l'inattendu Ponce Pilate. Je ne le déconseille à personne, mais ce ne sera pas ma plus belle lecture de l'année, peut être le savourerai-je mieux à une autre époque de ma vie ?
  • mh17 Posté le 26 Avril 2020
    Irréductible Le roman de Boulgakov est brillant, anti-conformiste, truffé de références et contient beaucoup, beaucoup de farce. Alors parfois, c'est un peu étouffe chrétien. Il faut faire une pause, boire un coup pour éviter le hoquet, avant de reprendre la lecture. Mais quand on a fini, on a envie de le relire pour savourer. J'ai essayé de récapituler quelques tranches du mille-feuilles: -un roman parodique de l'Evangile selon Saint-Matthieu dont le personnage principal est Ponce-Pilate. Un complice ? Un lâche ? Une victime ? Un jouet du Destin ? -un roman sur le Maître, le romancier qui écrit le Ponce Pilate. Il n'est pas édité, il brûle son manuscrit, il est persécuté par le régime et se retrouve chez les fous... -un roman carnavalesque : le Diable et sa très fine équipe, en redresseurs de torts. Ils punissent les lâches, les carriéristes, les profiteurs, les corrompus du régime. -un roman romantique faustien parodique. Marguerite devient une sorcière à balai à frou-frou, puis une reine Margot pour retrouver son bien aimé le Maître. -un roman métaphysique: si le Diable est très présent, Dieu brille par son absence. Le Créateur est peut-être las de sa Création à l'image du Maître.
  • Vermeer Posté le 26 Avril 2020
    Victime de la censure, Boulgakov mit plus de quarante à pouvoir publier son roman maintes fois remanié. C'est d'ailleurs sa veuve qui le fit pour lui après sa mort. Pourtant il n'évoque pas directement la dictature stalinienne mais plutôt la médiocrité, les bassesses humaines qu'elle a engendrées. Ce roman mêle trois récits. Celui d'un certain Professeur W qui arrive brusquement à Moscou dans les années 1930. Il s'agit là d'un conte fantastique car W (Woland) sème la pagaille parmi les fonctionnaires et privilégiés du régime corrompus, médiocres, cupides. Il révèle leurs mensonges, bassesses, leur cynisme. Tous se retrouvent hospitalisés dans un même asile où se trouve également le Maître très amoureux de Marguerite. Il tente depuis des années d'achever un roman dont il n'est jamais satisfait (comme Boulgakov lui-même) sur Ponce Pilate qui par intérêt et lâcheté (pire défaut humain selon Woland) sacrifie Jésus qu'il sait innocent. Ce roman mêle donc un conte fantastique, une histoire d'amour et l'histoire de Ponce Pilate. La frontière entre réel et imaginaire, Bien et Mal est souvent floue comme une critique de la société rationnelle et bureaucratique dans laquelle vivait l'auteur.
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