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L'Orange mécanique

Robert Laffont
EAN : 9782221130339
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
L'Orange mécanique
Édition anniversaire

Hortense CHABRIER (Traducteur), Georges BELMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 16/05/2012

Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s’ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture sur fond de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique...

Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s’ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture sur fond de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique qui le rend allergique à toute forme de violence.
Tout le génie de Burgess éclate dans ce livre sans équivalent, entre roman d’anticipation et conte philosophique. Le romancier, qui fut linguiste et compositeur, réussit en outre le prodige d’inventer une langue, le nadsat, dans laquelle son héros raconte sa propre histoire.
À l’occasion du centenaire de la naissance d’Anthony Burgess, son roman culte, L’Orange mécanique, s’enrichit aujourd’hui d’une postface inédite de l’auteur sur le film qu’en tira Stanley Kubrick, ainsi que de fac-similés de son tapuscrit, illustré de ses propres dessins, permettant de jeter un éclairage nouveau sur ce classique de la littérature anglaise.

« Je ne connais aucun écrivain qui soit allé aussi loin avec le langage. » William S. Burroughs

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EAN : 9782221130339
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cialanma Posté le 4 Octobre 2019
    Ecrit dans les 60's, époque vue comme bénite car reconstruction de l'Europe d'après-guerre, plein-emploi, développement de la société de consommation...Or, nous savons que la construction des grands ensembles, le développement des banlieues dortoirs sans âmes, sans réelles activités fédératrices ont commencé leur travail de corrosion sur le tissu social dès le début. Par ailleurs, quoique qu'on en pense, la Première puis la Seconde Guerre mondiales ont rebattu les cartes de la violence au sein des sociétés européennes. La Première Guerre a définitivement assis la brutalisation et la massification de la guerre quand la Seconde l'a totalisée et globalisée et a industrialisé la mort (les camps de concentration et d'extermination sont conduits comme des usines/entreprises avec un souci de rentabilité et d'efficacité, une politique de management des ressources humaines appliquée aux gardiens, commandants des camps - à ce sujet voir le livre de l'historien Fabrice de Almeida). Aussi, les 50's, les 60's ne sont pas aussi suaves et idylliques qu'elles n'y paraissent. La nuance: le pouvoir politique domine encore les sociétés face au pouvoir économique. Partant de ce postulat et d'un drame personnel grave Anthony Burgess réfléchit sur cette brutalisation de la société. Au lieu de choisir le caché il... Ecrit dans les 60's, époque vue comme bénite car reconstruction de l'Europe d'après-guerre, plein-emploi, développement de la société de consommation...Or, nous savons que la construction des grands ensembles, le développement des banlieues dortoirs sans âmes, sans réelles activités fédératrices ont commencé leur travail de corrosion sur le tissu social dès le début. Par ailleurs, quoique qu'on en pense, la Première puis la Seconde Guerre mondiales ont rebattu les cartes de la violence au sein des sociétés européennes. La Première Guerre a définitivement assis la brutalisation et la massification de la guerre quand la Seconde l'a totalisée et globalisée et a industrialisé la mort (les camps de concentration et d'extermination sont conduits comme des usines/entreprises avec un souci de rentabilité et d'efficacité, une politique de management des ressources humaines appliquée aux gardiens, commandants des camps - à ce sujet voir le livre de l'historien Fabrice de Almeida). Aussi, les 50's, les 60's ne sont pas aussi suaves et idylliques qu'elles n'y paraissent. La nuance: le pouvoir politique domine encore les sociétés face au pouvoir économique. Partant de ce postulat et d'un drame personnel grave Anthony Burgess réfléchit sur cette brutalisation de la société. Au lieu de choisir le caché il choisit l'exposition sans concession de cette violence. S'arrêter à cela revient à nier totalement les messages du roman et éviter de réfléchir aux problématiques qu'ils posent : la violence des pré-adolescents (sujet qui ne date pas d'Orange mécanique voir le dialogue d'Alex avec son assistant social), l'abrutissement des masses par la TV, l'entassement des moins aisés socialement dans des grands ensembles sans réelles perspectives d'avenir pour les parents et les enfants (je suis ouvrier, tu seras ouvrier mon fils), la dichotomie entre intellectuels nantis et masse populaire....Puis cette question languissante tout au long du roman : mieux vaut-il vivre dans une société qui assume sa violence et la violence qu'elle a créée et qu'elle créée ou vivre dans une société sans aucun libre-arbitre sous prétexte de contrôle voire d'éradication de la violence pour le plus grand bonheur de tous ? L’aumônier de la prison expose très bien cette question lorsqu'il s'oppose au traitement Ludovico administré à Alex. Orange mécanique rassemble plusieurs qualités : littéraire notamment par la maîtrise du récit et de la dystopie, philosophique sur la nature de la Femme et de l'Homme, de sciences sociales sur le que faire des masses, politique sur cette éternelle ambivalence de l'Etat son absence régulatrice et son omniprésence quasi totalitaire dans les vies quotidiennes etc...etc....Et bien sûr sa qualité voire sa haute valeur ajoutée linguistique. Le travail de création de la langue parlée par Alex et ses comparses est presque sans équivalence dans la littérature moderne; C'est pour cela qu'il vaut 1000 fois mieux lire Orange Mécanique que de se contenter de la pas très réussie adaptation cinématographique de Stanley Kubrick (qui a LARGEMENT mieux fait avec Barry Lyndon ou Shining alors qu'à mon sens il s'est planté sur orange mécanique).
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  • Nomic Posté le 25 Mai 2019
    Ce qui saute aux yeux en premier lieu dans A Clockwork Orange, c'est le langage. Une foule de néologismes : l'argot des jeunes dingues de ce futur. Pendant les trois ou quatre premières pages, je prenais la peine d'aller consulter le lexique à chaque occurrence. Mais ce n'est pas très viable : mieux vaut se laisser porter par le flot linguistique. Et ça marche : on comprend rapidement l'essentiel, et l'esprit comble les trous en reconnaissant les schémas familiers. Cet argot est un mélange d'importations du russe, de vieil anglais et de bizarreries diverses. Rendre cet amalgame plaisant, et même enthousiasmant à lire est une prouesse appréciable. Alex, 15 ans, aime bien sortir le soir avec son gang pour tabasser, violer, voler et tuer. Il finit par se faire choper, et se retrouve en prison où il subit un traitement destiné à lui rendre la violence physiologiquement insupportable. Une fois relâché, il est incapable de violence, alors c'est le monde qui, cette fois, est violent envers lui. Cette structure en deux actes se faisant écho autour d'un acte central fonctionne à merveille. La violence, qui semble tout d'abord venir exclusivement d'Alex et ses pairs, semple petit à petit omniprésente. Par la... Ce qui saute aux yeux en premier lieu dans A Clockwork Orange, c'est le langage. Une foule de néologismes : l'argot des jeunes dingues de ce futur. Pendant les trois ou quatre premières pages, je prenais la peine d'aller consulter le lexique à chaque occurrence. Mais ce n'est pas très viable : mieux vaut se laisser porter par le flot linguistique. Et ça marche : on comprend rapidement l'essentiel, et l'esprit comble les trous en reconnaissant les schémas familiers. Cet argot est un mélange d'importations du russe, de vieil anglais et de bizarreries diverses. Rendre cet amalgame plaisant, et même enthousiasmant à lire est une prouesse appréciable. Alex, 15 ans, aime bien sortir le soir avec son gang pour tabasser, violer, voler et tuer. Il finit par se faire choper, et se retrouve en prison où il subit un traitement destiné à lui rendre la violence physiologiquement insupportable. Une fois relâché, il est incapable de violence, alors c'est le monde qui, cette fois, est violent envers lui. Cette structure en deux actes se faisant écho autour d'un acte central fonctionne à merveille. La violence, qui semble tout d'abord venir exclusivement d'Alex et ses pairs, semple petit à petit omniprésente. Par la moindre parcelle de la société n'y échappe. Et la pire violence n'est pas tant physique. Les horreurs que commet Alex, certes atroces, sont souvent décrites d'une façon qui touche à la bouffonnerie. Par exemple quand il s'en prend à une vieille folle aux chats extrêmement tenace et trébuche dans les gamelles de lait. Cette horreur là est tellement grotesque qu'on peut presque en rire, la prendre la la légère, se dire que l'auteur en fait trop. Par contre, quand on plonge dans l'esprit d'Alex, et qu'on cherche à comprendre ce qu'il est, on heurte un mur. Il n'y a pas de justification pour le mal qui l'habite. Grand amateur de musique, il écoute Mozart et Bach en fantasmant des tueries. Et il ne change jamais. Pas de rédemption. Ce qui ne l'empêchera peut-être pas de trouver sa place dans la société. L'autre personnage fascinant est F. Alexander, qui subit à domicile une agression du gang. Sa femme en meurt. Et pourtant, quand deux ans plus tard Alex frappe à sa pote pour chercher du secours... il l’accueille. Il ne le reconnait pas, certes, mais malgré ce qui est arrivé la dernière fois qu'il l'a fait, il ouvre sa porte à un inconnu de nuit. Pourquoi ? Et il n'a même pas perdu ses idéaux constructivistes : il voit Alex comme une victime de l'oppression étatique, une victime de la société. Ce personnage n'est pas un saint, il a ses propres vues politiques et est prêt à presque tout pour les imposer, et on se demande à quel point il est sincère dans sa naïveté ou arbore cyniquement une bonté qui a pour unique but de servir ses fins politiques. Peut-être n'y a-t-il pas de différence entre les deux. A Clockwork Orange me laisse perplexe. Mais pas perplexe dans le mauvais sens du terme. Disons que face à un roman aussi radical, dans son langage comme dans son fond, je me sens un peu égaré. Dans ce cas, c'est une qualité. Je crois que j'ai beaucoup aimé A Clockwork Orange parce que c'est stimulant. Une plongée totale dans un esprit et une société malades, qui se contente de secouer avec violence et originalité des thèmes éternels sans avancer la moindre réponse.
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  • RaphThiKiMaster Posté le 16 Mars 2019
    Un roman qui ne perdra jamais de son actualité. Pour éradiquer le Mal, on voudra faire le Bien (toujours plus...), mais il n'est de Bien sans mal ; et au fond qu'est-ce le Mal ? Éternelle question, à chacun sa réponse car à chacun ses limites et ses codes. J'ai longtemps laissé mon volume de L'Orange Mécanique sur son étagère, ayant maintes et maintes dois vu le film (un de mes films préférés soit dit en passant). Pour une fois, je ne regrette pas car j'ai apprécié le coup de pouce à ma compréhension de lecture qui aurait pu être freinée par le vocabulaire nadsat d'Alex et ses drougs. Et bien que connaissant le films par cœur, ça a été un vrai moment de plaisir que de lire Burgess, que de plonger encore plus profond dans la vie d'Alex. Un roman qui fait réfléchir, qui mériterait d'être plus connu, trop éclipsé par sa non moins géniale adaptation du grand Kubrick !
  • Gwenaweb Posté le 15 Février 2019
    L'orange mécanique est un film que j'aime bien. J'avais bien accroché pendant ma période ado rebelle. Aujourd'hui je l'aime toujours autant, mais j'ai cessé de le regarder en boucle. À l'époque, j'ai foncé sur ce livre avec beaucoup de curiosité. Je pensais que la langue bizarre du film avait était inventée par ce bon Stan. Que nenni ! C'est bien l'auteur qui a inventé une langue rien que pour nos héros, en en mélangeant 2. Je me souviens que c'était laborieux et que ça avait fortement ralenti ma lecture, au point de mettre plusieurs semaines à lire ces 214 pages. Le nadsat, c'est compliqué. Autant dire que j'allais vers cette relecture à reculons. Je pense que ces 10 bonnes années entre ces lectures m'ont permis d'acquérir un peu de sagesse. Ça a été une surprise de constater que passées les premières pages, et passées les premières lignes à chaque fois que je reprenais le livre, je n'y faisais plus attention. Comme lorsque je lis un livre en anglais, je me concentre sur le contexte et le sens général plutôt que de m'attacher au sens précis de chaque mot. Aujourd'hui, je comprends mieux l'oeuvre (du moins, je pense). Je comprends que c'est une... L'orange mécanique est un film que j'aime bien. J'avais bien accroché pendant ma période ado rebelle. Aujourd'hui je l'aime toujours autant, mais j'ai cessé de le regarder en boucle. À l'époque, j'ai foncé sur ce livre avec beaucoup de curiosité. Je pensais que la langue bizarre du film avait était inventée par ce bon Stan. Que nenni ! C'est bien l'auteur qui a inventé une langue rien que pour nos héros, en en mélangeant 2. Je me souviens que c'était laborieux et que ça avait fortement ralenti ma lecture, au point de mettre plusieurs semaines à lire ces 214 pages. Le nadsat, c'est compliqué. Autant dire que j'allais vers cette relecture à reculons. Je pense que ces 10 bonnes années entre ces lectures m'ont permis d'acquérir un peu de sagesse. Ça a été une surprise de constater que passées les premières pages, et passées les premières lignes à chaque fois que je reprenais le livre, je n'y faisais plus attention. Comme lorsque je lis un livre en anglais, je me concentre sur le contexte et le sens général plutôt que de m'attacher au sens précis de chaque mot. Aujourd'hui, je comprends mieux l'oeuvre (du moins, je pense). Je comprends que c'est une dystopie, et que c'est une histoire inventée (même si le monde actuel ne tourne pas beaucoup plus rond que celui inventé par Burgess). Ça explique aussi les fringues bizarres (celles qui ont fait une partie du succès du film ne figurent pas dans le livre). Et surtout, ça met de la distance entre le lecteur et la violence décrite. Je comprends aussi que ça parle de choix. Le choix d'être bon ou mauvais opposé au fait de forcer un être humain a être bon. L'amour de ce héros pour la musique classique et ce bon vieux Ludwig van soi-même m'a beaucoup touchée. Le fait qu'on l'utilise contre lui aussi. J'ai fini par éprouver de l'empathie pour cet humain qui n'en porte que le nom. C'est un monstre et pourtant, je souffrais pour lui. Est-ce que ça veut dire que moi-même je suis humaine ?
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  • ketupa Posté le 6 Janvier 2019
    J'ai lu ce livre il y a quelques dizaines d'années (sans plus de précision, petits curieux), et je me souviens encore du feu d'artifice qu'il a provoqué. Plus violent et dérangeant que le film de Stanley Kubrick (qui n'est pourtant pas mal non plus, avec un Malcom McDowell éblouissant). Une plongée en apnée dans le gulliver du "héros", renforcée par la langue inventée par Burgess. Bref, je ne m'en suis jamais remis. Livre présent dans mon panthéon personnel.
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