Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221130339
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

L'Orange mécanique

Édition anniversaire

Hortense CHABRIER (Traducteur), Georges BELMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 16/05/2012

Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s’ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture sur fond de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique...

Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s’ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture sur fond de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique qui le rend allergique à toute forme de violence.
Tout le génie de Burgess éclate dans ce livre sans équivalent, entre roman d’anticipation et conte philosophique. Le romancier, qui fut linguiste et compositeur, réussit en outre le prodige d’inventer une langue, le nadsat, dans laquelle son héros raconte sa propre histoire.
À l’occasion du centenaire de la naissance d’Anthony Burgess, son roman culte, L’Orange mécanique, s’enrichit aujourd’hui d’une postface inédite de l’auteur sur le film qu’en tira Stanley Kubrick, ainsi que de fac-similés de son tapuscrit, illustré de ses propres dessins, permettant de jeter un éclairage nouveau sur ce classique de la littérature anglaise.

« Je ne connais aucun écrivain qui soit allé aussi loin avec le langage. » William S. Burroughs

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221130339
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sebpanama Posté le 22 Avril 2020
    Il est vrai que l'argot utilisé par le narrateur tout au long du livre peut-être déstabilisant, mais si vous arrivez à vous y faire, le livre est vraiment intéressant et vaut le coup d'être lu. Qui a t'il finalement de plus important que de disposer de son libre-arbitre? C'est là le thème de ce livre, du moins c'est ce que moi j'en retiens comme message essentiel.
  • Tuclasakoi Posté le 20 Mars 2020
    Il faudrait être complètement bézoumni pour lire ce roman rempli de violence tzarrible dans lequel on ne peut plus se bidonsker à cause des milichiens. Dès le début, il faut s’accrocher et pas seulement à cause du langage utilisé par Alex et ses drougs pour le moins déroutant et je dois l’avouer, qui rend la lecture loin d’être aisée. Mais cette écriture codée reste pourtant insuffisante pour masquer la violence inouïe qui transparaît dès les premières lignes. Une violence qui semble malheureusement être devenue banale pour Alex notre « Humble Narrateur’ qui « n’a pas 15 ans ». Une violence brute, aveugle, hors normes qu’il exerce avec les membres de sa bande qu’il appelle «ses drougs». Ensemble, il écume les rues et les maisons à la recherche de sensations fortes qu’ils exercent sous forme de rapines, de viols et de destructions. Mais lorsqu’une de leurs escapades tourne mal et qu’Alex est laissé par ses drougs, c’est en prison que le jeune homme se retrouve où il devra subir la violence quotidienne du monde carcéral. Alors quand après deux ans d’enfer, on lui propose une porte de sortie, Alex s’empresse d’accepter. Devenu le cobaye d’une expérience gouvernementale destinée à ‘guérir la violence’ par des... Il faudrait être complètement bézoumni pour lire ce roman rempli de violence tzarrible dans lequel on ne peut plus se bidonsker à cause des milichiens. Dès le début, il faut s’accrocher et pas seulement à cause du langage utilisé par Alex et ses drougs pour le moins déroutant et je dois l’avouer, qui rend la lecture loin d’être aisée. Mais cette écriture codée reste pourtant insuffisante pour masquer la violence inouïe qui transparaît dès les premières lignes. Une violence qui semble malheureusement être devenue banale pour Alex notre « Humble Narrateur’ qui « n’a pas 15 ans ». Une violence brute, aveugle, hors normes qu’il exerce avec les membres de sa bande qu’il appelle «ses drougs». Ensemble, il écume les rues et les maisons à la recherche de sensations fortes qu’ils exercent sous forme de rapines, de viols et de destructions. Mais lorsqu’une de leurs escapades tourne mal et qu’Alex est laissé par ses drougs, c’est en prison que le jeune homme se retrouve où il devra subir la violence quotidienne du monde carcéral. Alors quand après deux ans d’enfer, on lui propose une porte de sortie, Alex s’empresse d’accepter. Devenu le cobaye d’une expérience gouvernementale destinée à ‘guérir la violence’ par des méthodes s’assimilant à de la torture, à coups de films violents et de musique classique. Alex en sort complètement bouleversé et reconditionné. Il est devenu une « orange mécanique » comme le titre du roman de l’homme qu’il a violenté lors de ses nombreuses sorties meurtrières. Désormais sans repères et sans foyer, Alex se retrouve totalement démuni et devient la victime de son passé. Roman dystopique d’Anthony Burgess dont on ne peut sortir qu’ébranlé par cette apologie de violence. Une violence inacceptable qui accompagne le lecteur du début à la fin et qui communique un véritable sentiment de malaise. Une violence ‘soignée’ par une autre violence, celle qui prive Alex de la liberté de choisir. Comme le dit si bien l’auteur : « Quiconque est incapable de choisir cesse d’être un homme. » L’adaptation cinématographique de Stanley Kubrick date des années 70 et j’avoue ne pas être trop pressée de comparer le film au roman éponyme. Âmes sensibles, s’abstenir!
    Lire la suite
    En lire moins
  • JohnnyTheFox Posté le 14 Février 2020
    À peler avec précaution
  • Tradal Posté le 31 Décembre 2019
    Avant le film, il y a eu le roman, plus fort et plus visionnaire encore.Stanley Kubrick a un peu édulcoré ou modifié cette histoire de jeunes qui s'adonnent à la violence pour la violence.Le livre comporte un petit précis de "nazdack" l'argot utilisé par Alex et ses compagnons.Pour redécouvrir l'Orange Mécanique.Passionnant.Superbe livre !!! On peut mieux y apprécier le parler si spécial d'Alex et des Droogs !!! Kubrick a formidablement adapté le film !
  • Cialanma Posté le 4 Octobre 2019
    Ecrit dans les 60's, époque vue comme bénite car reconstruction de l'Europe d'après-guerre, plein-emploi, développement de la société de consommation...Or, nous savons que la construction des grands ensembles, le développement des banlieues dortoirs sans âmes, sans réelles activités fédératrices ont commencé leur travail de corrosion sur le tissu social dès le début. Par ailleurs, quoique qu'on en pense, la Première puis la Seconde Guerre mondiales ont rebattu les cartes de la violence au sein des sociétés européennes. La Première Guerre a définitivement assis la brutalisation et la massification de la guerre quand la Seconde l'a totalisée et globalisée et a industrialisé la mort (les camps de concentration et d'extermination sont conduits comme des usines/entreprises avec un souci de rentabilité et d'efficacité, une politique de management des ressources humaines appliquée aux gardiens, commandants des camps - à ce sujet voir le livre de l'historien Fabrice de Almeida). Aussi, les 50's, les 60's ne sont pas aussi suaves et idylliques qu'elles n'y paraissent. La nuance: le pouvoir politique domine encore les sociétés face au pouvoir économique. Partant de ce postulat et d'un drame personnel grave Anthony Burgess réfléchit sur cette brutalisation de la société. Au lieu de choisir le caché il... Ecrit dans les 60's, époque vue comme bénite car reconstruction de l'Europe d'après-guerre, plein-emploi, développement de la société de consommation...Or, nous savons que la construction des grands ensembles, le développement des banlieues dortoirs sans âmes, sans réelles activités fédératrices ont commencé leur travail de corrosion sur le tissu social dès le début. Par ailleurs, quoique qu'on en pense, la Première puis la Seconde Guerre mondiales ont rebattu les cartes de la violence au sein des sociétés européennes. La Première Guerre a définitivement assis la brutalisation et la massification de la guerre quand la Seconde l'a totalisée et globalisée et a industrialisé la mort (les camps de concentration et d'extermination sont conduits comme des usines/entreprises avec un souci de rentabilité et d'efficacité, une politique de management des ressources humaines appliquée aux gardiens, commandants des camps - à ce sujet voir le livre de l'historien Fabrice de Almeida). Aussi, les 50's, les 60's ne sont pas aussi suaves et idylliques qu'elles n'y paraissent. La nuance: le pouvoir politique domine encore les sociétés face au pouvoir économique. Partant de ce postulat et d'un drame personnel grave Anthony Burgess réfléchit sur cette brutalisation de la société. Au lieu de choisir le caché il choisit l'exposition sans concession de cette violence. S'arrêter à cela revient à nier totalement les messages du roman et éviter de réfléchir aux problématiques qu'ils posent : la violence des pré-adolescents (sujet qui ne date pas d'Orange mécanique voir le dialogue d'Alex avec son assistant social), l'abrutissement des masses par la TV, l'entassement des moins aisés socialement dans des grands ensembles sans réelles perspectives d'avenir pour les parents et les enfants (je suis ouvrier, tu seras ouvrier mon fils), la dichotomie entre intellectuels nantis et masse populaire....Puis cette question languissante tout au long du roman : mieux vaut-il vivre dans une société qui assume sa violence et la violence qu'elle a créée et qu'elle créée ou vivre dans une société sans aucun libre-arbitre sous prétexte de contrôle voire d'éradication de la violence pour le plus grand bonheur de tous ? L’aumônier de la prison expose très bien cette question lorsqu'il s'oppose au traitement Ludovico administré à Alex. Orange mécanique rassemble plusieurs qualités : littéraire notamment par la maîtrise du récit et de la dystopie, philosophique sur la nature de la Femme et de l'Homme, de sciences sociales sur le que faire des masses, politique sur cette éternelle ambivalence de l'Etat son absence régulatrice et son omniprésence quasi totalitaire dans les vies quotidiennes etc...etc....Et bien sûr sa qualité voire sa haute valeur ajoutée linguistique. Le travail de création de la langue parlée par Alex et ses comparses est presque sans équivalence dans la littérature moderne; C'est pour cela qu'il vaut 1000 fois mieux lire Orange Mécanique que de se contenter de la pas très réussie adaptation cinématographique de Stanley Kubrick (qui a LARGEMENT mieux fait avec Barry Lyndon ou Shining alors qu'à mon sens il s'est planté sur orange mécanique).
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.