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Robert Laffont
EAN : 9782221118443
Façonnage normé : EPUB2
Format : 153 x 240 mm
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Papillon

Collection : Vécu
Date de parution : 24/11/2011

Dans le milieu, on l'appelait Papillon : jamais là où on le croyait, arrivant quand on ne l'attendait plus, "allant de fleur en fleur". C'étaient les années 30. Et en 1930, justement, il "tombe" : il est arrêté pour un meurtre qu'il n'a pas commis, car Henri Charrière n'est ni...

Dans le milieu, on l'appelait Papillon : jamais là où on le croyait, arrivant quand on ne l'attendait plus, "allant de fleur en fleur". C'étaient les années 30. Et en 1930, justement, il "tombe" : il est arrêté pour un meurtre qu'il n'a pas commis, car Henri Charrière n'est ni un barbeau, ni un tueur. Commence alors la plus fantasque des aventures. Condamné au bagne à vie à Cayenne, grâce à de faux témoignages, il refuse cette peine aussi injuste que démesurée : la grande cavale a pris le départ.  
Ce livre fut un énorme succès lors de sa parution en 1969, et fut adapté au cinéma avec Steve McQueen et Dustin Hoffman.   

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EAN : 9782221118443
Façonnage normé : EPUB2
Format : 153 x 240 mm
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LaBiblidOnee Posté le 3 Juin 2021
    « - Comment tu t’appelles ? - Papillon. - Papillon ? Tu es un papillon ? Pauvre de toi. Un papillon ça vole et ça a des ailes. Où sont les tiennes ?  - je les ai perdues. - Faut les retrouver, comme ça tu pourras t’évader. Les gaffes ils n’ont pas d’ailes ». C’est dans la marine que l’auteur réalise son tatouage éponyme : un papillon au bas du cou comme une prédiction, un animal totem. Ce récit débute dans les années 1930 lorsque, délinquant jugé coupable d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il est envoyé sur les traces de Dreyfus (sans Zola à ses côtés) au Bagne de Cayenne, autrement dit « aux durs » : là où sont envoyés « les durs ». C’est sans compter sur la détermination de notre insaisissable Papillon qui, éperdu de liberté, ne cesse de s’envoler par-delà les failles du système comme entre les mailles détendues d’un filet mal tricoté. Il saisit sa chance dès son transfert où, en graissant quelques pattes, il s’évade avec deux complices. Il met alors à profit ses notions de navigation pour rejoindre la terre ferme… Mais les pays alentours rejettent les bagnards comme la mer ses déchets. C’est donc le début d’une incroyable épopée qui nous est... « - Comment tu t’appelles ? - Papillon. - Papillon ? Tu es un papillon ? Pauvre de toi. Un papillon ça vole et ça a des ailes. Où sont les tiennes ?  - je les ai perdues. - Faut les retrouver, comme ça tu pourras t’évader. Les gaffes ils n’ont pas d’ailes ». C’est dans la marine que l’auteur réalise son tatouage éponyme : un papillon au bas du cou comme une prédiction, un animal totem. Ce récit débute dans les années 1930 lorsque, délinquant jugé coupable d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il est envoyé sur les traces de Dreyfus (sans Zola à ses côtés) au Bagne de Cayenne, autrement dit « aux durs » : là où sont envoyés « les durs ». C’est sans compter sur la détermination de notre insaisissable Papillon qui, éperdu de liberté, ne cesse de s’envoler par-delà les failles du système comme entre les mailles détendues d’un filet mal tricoté. Il saisit sa chance dès son transfert où, en graissant quelques pattes, il s’évade avec deux complices. Il met alors à profit ses notions de navigation pour rejoindre la terre ferme… Mais les pays alentours rejettent les bagnards comme la mer ses déchets. C’est donc le début d’une incroyable épopée qui nous est contée, un jeu de trape-trape grandeur nature où les complices iront de séparations en retrouvailles. Par chance, les populations locales jugent les bagnes inhumains et sont donc relativement bienveillantes avec les évadés. En outre, il existe une très grande solidarité entre prisonniers, bagnards et évadés, qui font tous jouer leurs relations pour aider l’un des leurs dans le besoin. Enfin, notre « héros » a une cachette infaillible pour son « épargne », qui lui ouvrira plus d’une porte. Ah, s’ils savaient d’où vient l’argent, ceux qui l’acceptent ! Mais l’argent n’a pas d’odeur… Surtout dans les pays où la population est si pauvre que les gardiens et directeurs de prison s’achètent comme le pain et les cigarettes se trafiquent. On vit mille vies dans ces 600 pages dont voici un infime aperçu : Après escale sur une île de lépreux pour acheter un bateau convenable, nos gus se font choper et mettre en prison par un pays qui traque les clandestins sur leurs rives. Mais ce n’est pas une simple prison mal surveillée qui va retenir un papillon : un sciage de barreau et quelques entourloupes plus tard, il s’est envolé de nouveau ! Accueilli par des indiens qui lui offrent femmes et enfants, il repart hélas par esprit de vengeance - des comptes à régler en France - se fait dénoncer chez des bonnes soeurs à qui il a offert des perles (une longue histoire^^), repasse par la case prison surveillée par des gros méchants qui le mettent au cachot, envahi deux fois par jour par les marées montantes charriant crabes et autres joyeusetés. Homme d’action ne se laissant jamais abattre, il va fuir de nouveau, se faire rattraper, dynamiter un mur de prison, se briser les deux pieds en fuyant, rappelant par-là « L’Astragale » d’Albertine Sarrazin, récit qui lui a donné envie d’écrire le sien, et tellement d’aventures encore que vous n’en reviendrez pas ! « Tous ces gens, tous ces êtres que j’ai connus dans cette cavale valent la peine de l’avoir faite ». Dès le départ, on enchaîne très vite 6 cavales (et ce n’est pas fini) au point de trouver l’évasion un peu facile et le récit un peu exagéré… On se croirait avec les Daltons, ne va-t-on pas se lasser ? C’est alors que la pénitentiaire le ramène aux travaux forcés. « Ah ! M’y voilà bien revenu dans le chemin de la pourriture. J’avais pourtant pu m’en débarrasser très vite et je volais sur la mer vers la liberté, vers la joie de pouvoir être de nouveau un homme, vers la vengeance aussi ». Nouveau suspense, car notre Papillon national a une soif de liberté incommensurable, et cherche déjà à s’envoler de nouveau vers de nouvelles incroyables aventures, quitte à s’enfuir dans des tonneaux ou même à se jeter à la mer : Autant se faire dévorer vivant par les requins en tentant quelque chose, que de leur être jeté en pâture une fois mort comme finissent tous les cadavres des durs - y compris celui de son meilleur ami, ce qui l’a énormément choqué. A cela s’ajoutera l’arrivée de la seconde guerre mondiale. Quelle conséquence aura-t-elle dans les bagnes ? A travers son récit volage, malgré l’incroyable optimisme du personnage et ses belles envolées, nous revisitons la triste Histoire d’une punition à vie, de conditions inhumaines et dégradantes organisées par le pays des droits de l’Homme : « Puisque vous êtes le dénommé Papillon, faites-moi confiance, je vous couperai les ailes et vous n’êtes pas prêt de vous envoler ». Mais de son corps emprisonné, toujours les pensées s’envolent, libres et chaque fois plus fortes, telles celles du Vagabond des étoiles de Jack London. « Les images du passé m’arrachent de ma cellule avec une telle puissance que je vis vraiment plus d’heures libres que d’heures de réclusion ». Et heureusement. Car les travaux forcés, à côté des deux années de réclusion et d’isolement total qu’il subira en punition de sa cavale, sans aucune parole ni jamais de contact, c’est presque la liberté. On est d’ailleurs surpris par cette impression de fausse liberté à l’intérieur du bagne : on se déplace, on joue, on commerce. Juste assez pour éviter toute révolte. Tellement sûrs que toute évasion est impossible… sauf à s’envoler. Toutes ces aventures emmènent le lecteur dans des univers très différents à chaque fois. Le langage parlé de l’auteur contribue à nous immerger dans l’action car il n’est que verbe et tout entier, même dans ses réflexions, tendu vers sa prochaine action. Finalement, en ce qui me concerne, qu’importe si ce récit n’est pas totalement autobiographique : Ce livre a été pour moi comme la jungle dans laquelle Henri Charrière nous emmène, comme cette vase de sables mouvants dans laquelle a péri son ami et complice : plus je m’enfonçais dedans, plus les péripéties, l’intrication des liens humains et les images d’anthologie m’empêchaient de faire demi tour. L’évolution du personnage aussi qui, d’animé par un esprit de vengeance, est petit à petit gagné par la bonté de ceux qu’il rencontre, et par la prise de conscience du prix de la liberté, et du poids de son attitude passée dans la balance. Un repentir mesuré, chèrement acquis et généreusement délivré. Ainsi parce qu’il a le mérite de nous intéresser au système qu’il dénonce, que les aventures décrites sont au moins issues de situations vécues (même si pas toutes par l’auteur), et parce que l’ensemble est finalement aussi prenant que divertissant, j’ai pris plaisir à cette lecture : elle parvient à nous intriguer pour ses évasions, nous intéresse pour son côté historique et le recours aux bagnes, nous captive pour ses aventures invraisemblables que seuls les livres pourront - espérons-le - nous faire vivre. Un récit riche dont l’essentiel demeure en refermant l’ouvrage : le contenu incroyable de la vie d’un bagnard évadé, un homme qui suit sa propre ligne de conduite, son propre code de l’honneur, bref : une aventure faite d’action et d’images, digne d’une bande dessinée, où la cruauté la plus sadique côtoie l’humanité la plus digne. « Un homme n’est jamais perdu. Malgré tout ce qu’il a pu commettre à un moment donné de sa vie, il y a toujours une chance de le récupérer et d’en faire un homme bon et utile à la communauté. N’est-ce pas vous autres ? » « Et s'envoler Comme les papillons. Trois petits tours et puis partir, Car papillon jamais revenir. » (Louis Chedid)
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  • Croco85 Posté le 28 Février 2021
    Quelle aventure! J'ai dévoré ce livre, qui nous fait vivre le destin d'Henri Charrière comme si on y était! Je ne me suis pas ennuyé 1 minute entre les évasions, la vie au bagne, la découverte d'une tribu indienne et j'en passe.. J'irai chercher la suite ("banco") avec plaisir.
  • Okenwillow Posté le 1 Octobre 2020
    Ce livre autobiographique a inspiré en 1973 le film du même nom de Franklin J. Schaffner avec Steve McQueen, Dustin Hoffman. Très controversé ce livre de souvenirs n'est en fait qu'un assemblage de ses propres anecdotes mêlées à des histoires de compagnons de bagnes. Autrement dit, Charrière se serait largement inspiré des vies d'autres forçats pur écrire son livre. Toutefois les aventures qu'il décrit, s'il est difficile voire impossible de savoir lesquelles peuvent lui être attribuées, n'en est pas moins passionnant. La vie du bagne, la misère des forçats condamnés à de lourdes peines de travaux forcés est révoltante, et on en apprend beaucoup sur leur condition de détention, les peines dans la peine, en cas de délits au sein du bagne. On y découvre un monde à part, celui des « durs » et des relégués, ceux du milieu et les petits délinquants, leur rapports sociaux, leur organisation au sein de cette microsociété, dangereuse mais d'une richesse surprenante. Il y a aussi la volonté d'un homme, jeune et en bonne santé, qui ne veut pas se résoudre à une mort lente, et qui durant des années mettra au point de nombreuses cavales au nom de la liberté. Fort et... Ce livre autobiographique a inspiré en 1973 le film du même nom de Franklin J. Schaffner avec Steve McQueen, Dustin Hoffman. Très controversé ce livre de souvenirs n'est en fait qu'un assemblage de ses propres anecdotes mêlées à des histoires de compagnons de bagnes. Autrement dit, Charrière se serait largement inspiré des vies d'autres forçats pur écrire son livre. Toutefois les aventures qu'il décrit, s'il est difficile voire impossible de savoir lesquelles peuvent lui être attribuées, n'en est pas moins passionnant. La vie du bagne, la misère des forçats condamnés à de lourdes peines de travaux forcés est révoltante, et on en apprend beaucoup sur leur condition de détention, les peines dans la peine, en cas de délits au sein du bagne. On y découvre un monde à part, celui des « durs » et des relégués, ceux du milieu et les petits délinquants, leur rapports sociaux, leur organisation au sein de cette microsociété, dangereuse mais d'une richesse surprenante. Il y a aussi la volonté d'un homme, jeune et en bonne santé, qui ne veut pas se résoudre à une mort lente, et qui durant des années mettra au point de nombreuses cavales au nom de la liberté. Fort et dépaysant, ce livre que je qualifierais de semi-autobiographique m'a donné envie d'en lire un autre, celui de René Belbenoit et Philippe Schmitz (Matricule 46635 : L'Extraordinaire aventure du forçat qui inspira Papillon)Le français très approximatif du récit pourra rendre la lecture pénible de temps à autres, mais l'ensemble est si captivant que l'on plonge dans l'aventure de Papillon avec plaisir.
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  • Zakouline Posté le 4 Juillet 2020
    Pavé, challenge de mon adolescence. A travers cette histoire, on découvre l'univers carcéral du bagne de Guyane. Une histoire poignante qui vous tient en haleine. Une terrible autobiographie un peu remancée.
  • GoldDThom Posté le 27 Mai 2020
    Recommandé un ami au détour d’une conversation, je me suis lancé dans la lecture de « Papillon » rempli d’envie et d’impatience, pressé de découvrir ce best seller de la littérature qui n’est parvenu à ma connaissance que très récemment… J’ai très rapidement été happé par le rythme endiablé de cette odyssée. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman où j’y ai appris également énormément, notamment sur le système pénitentiaire français de l’entre deux guerres, le mode de vie des bagnards, les relations entre les gaffes et les dures… Autant de termes qui donne une authenticité très pure à ce récit. Je me suis peu à peu entiché de ce héros qui dégage, paradoxalement à sa condamnation, un sens moral très droit. Toutes ces aventures à l’autre bout de monde m’ont fait voyager à chaque page. J’y ai vu un mélange du Comte de Monte-Cristo et de Voyage au Coeur des Ténèbres. La chaleur étouffante et omniprésente de cette région du globe, s’allie parfaitement au rythme incessant de ses cavales qui rythment finalement les périodes d’emprisonnement de Papillon, alors qu’on aurait pu imaginer l’inverse. Pendant deux semaines, je parcourais moi-même « le chemin de la pourriture », sidéré... Recommandé un ami au détour d’une conversation, je me suis lancé dans la lecture de « Papillon » rempli d’envie et d’impatience, pressé de découvrir ce best seller de la littérature qui n’est parvenu à ma connaissance que très récemment… J’ai très rapidement été happé par le rythme endiablé de cette odyssée. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman où j’y ai appris également énormément, notamment sur le système pénitentiaire français de l’entre deux guerres, le mode de vie des bagnards, les relations entre les gaffes et les dures… Autant de termes qui donne une authenticité très pure à ce récit. Je me suis peu à peu entiché de ce héros qui dégage, paradoxalement à sa condamnation, un sens moral très droit. Toutes ces aventures à l’autre bout de monde m’ont fait voyager à chaque page. J’y ai vu un mélange du Comte de Monte-Cristo et de Voyage au Coeur des Ténèbres. La chaleur étouffante et omniprésente de cette région du globe, s’allie parfaitement au rythme incessant de ses cavales qui rythment finalement les périodes d’emprisonnement de Papillon, alors qu’on aurait pu imaginer l’inverse. Pendant deux semaines, je parcourais moi-même « le chemin de la pourriture », sidéré de découvrir cette vie qui m’était totalement inconnue. Lire pour le plaisir, et le plaisir de découvrir résume parfaitement ce livre bouleversant d’authenticité et de justesse dans le témoignage livré.
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