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12-21
EAN : 9782266225625
Code sériel : 12357
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Zadig - Micromégas

Jacques de Guillebon (préface de)
Date de parution : 06/12/2012
LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Paré de toutes les perfections humaines, le jeune, riche et vertueux Zadig s’apprête à épouser la plus belle des filles de Babylone. Mais « qu’il est difficile d’être heureux dans cette vie ! ». Sa fiancée le trahit, des canailles le traînent en justice, des...
LES GRANDS TEXTES DU XVIIIe SIÈCLE

Paré de toutes les perfections humaines, le jeune, riche et vertueux Zadig s’apprête à épouser la plus belle des filles de Babylone. Mais « qu’il est difficile d’être heureux dans cette vie ! ». Sa fiancée le trahit, des canailles le traînent en justice, des fanatiques religieux le menacent, un ange déguisé en ermite vient à son secours... La destinée et l’admirable malice de Voltaire ne lui feront pas de cadeau.
Ce sulfureux Zadig contient tout le génie et toute la philosophie de Voltaire, sa cruauté, son esprit, sa gaieté et sa haine de la sottise humaine.

@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266225625
Code sériel : 12357
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LesPetitesAnalyses Posté le 14 Novembre 2021
    Et si notre cerveau était un organe moqueur ? Une pieuvre tentaculaire douée d’ironie qui amasse une quantité monstrueuse d’informations, les classe dans un endroit introuvable et les remet à disposition uniquement quand elle le décide. Qui n’a jamais vécu un de ces moments où l’on a un mot sur le bout de la langue sans jamais réussir à le retrouver ? Votre cerveau céphalopode avait ce précieux vocable mais il se bidonnait de vous voir agacé et si proche du but. Vous pédaliez dans la choucroute tant qu’il ne daignait pas vous laisser accéder à l’information tant recherchée. Plus vous quémandiez plus il se jouait de vous, les neurones hilares de votre situation ridicule. Nous ne sommes alors que pantins à la merci de notre encéphale qui tire sur les ficelles à sa guise. Dans le jargon actuel on dirait de notre cerveau qu’il est un … manipulateur pervers narcissique. Ce malin est capable du meilleur comme du pire. Tantôt il échafaude de brillantes idées et nous aide à les réaliser, tantôt il reste porte close et nous indique le chemin casse-gueule de la facilité. C’est qu’il est difficile à dompter le bougre ! Alors pourquoi ne pas tenter de l’apprivoiser... Et si notre cerveau était un organe moqueur ? Une pieuvre tentaculaire douée d’ironie qui amasse une quantité monstrueuse d’informations, les classe dans un endroit introuvable et les remet à disposition uniquement quand elle le décide. Qui n’a jamais vécu un de ces moments où l’on a un mot sur le bout de la langue sans jamais réussir à le retrouver ? Votre cerveau céphalopode avait ce précieux vocable mais il se bidonnait de vous voir agacé et si proche du but. Vous pédaliez dans la choucroute tant qu’il ne daignait pas vous laisser accéder à l’information tant recherchée. Plus vous quémandiez plus il se jouait de vous, les neurones hilares de votre situation ridicule. Nous ne sommes alors que pantins à la merci de notre encéphale qui tire sur les ficelles à sa guise. Dans le jargon actuel on dirait de notre cerveau qu’il est un … manipulateur pervers narcissique. Ce malin est capable du meilleur comme du pire. Tantôt il échafaude de brillantes idées et nous aide à les réaliser, tantôt il reste porte close et nous indique le chemin casse-gueule de la facilité. C’est qu’il est difficile à dompter le bougre ! Alors pourquoi ne pas tenter de l’apprivoiser à nouveau avec une petite analyse d’une œuvre classique parmi les classiques ? Celui du roman Zadig ou la Destinée par exemple. Tentons l’expérience. 😉 Les faits se déroulent dans des temps immémoriaux où tous les chemins mènent à la ville de Babylone. Zadig est un jeune homme aux nombreuses qualités mais, comme tout un chacun, est confrontée aux mésaventures de la vie. Les siennes sont autant périlleuses que rocambolesques et le feront parcourir le monde. Il rencontrera l’injustice, l’amour, la cruauté, le succès, les désillusions, … mais finira par revenir à Babylone et à devenir ce pour quoi il est destiné : être roi. Zadig ou la Destinée est un conte philosophique directement plus accessible que Candide, l’autre grande œuvre de Voltaire. L’auteur français nous emmène avec facilité dans les petites histoires du personnage principal qui sont autant de mini contes, la plupart ponctués par une morale clairement distincte et jamais avare de phrases qui font mouche « L’amour propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui fait une piqûre. » (P.26) ou de situations mordantes typiques de l’esprit voltairien comme celle où Zadig fut condamné à payer une somme d’argent avant d’être acquitté et d’être remboursé du même montant … moins une ribambelle de frais : « Le roi ordonna qu’on lui rendît l’amende des quatre cents onces d’or à laquelle il avait été condamné. Le greffier, les huissiers, les procureurs, vinrent chez lui en grand appareil lui rapporter ses quatre cents onces ; ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix-huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires. » Certes, l’ironie voltairienne s’immisce dans ce roman par petites touches et ne représente pas l’intérêt premier du livre mais on ne peut l’éviter quand elle surgit tellement elle semble actuelle. Comme l’indique le titre du roman, Zadig est pris dans un tourbillon de péripéties qui n’est autre que sa destinée. En effet, chaque aléa de la vie participe au destin du personnage principal qui est de devenir roi. Tels des dominos chaque évènement enclenche le suivant dans le but d’arriver à un endroit précis que l’on appelle le destin. Ainsi la liberté individuelle de Zadig est sans cesse confrontée à un ordre immuable des choses. D’un côté il subit des coups du sort et d’un autre côté son intelligence lui permet de s’en extirper. En conclusion, Zadig ou la Destinée est un court roman permettant d’entrer dans la pensée de Voltaire à peu de frais. Certes, il ne s’agit ici qu’une infime partie de la production de l’auteur mais cela est déjà assez pour avoir un aperçu de ce qui a fait sa renommée : Une écriture racée, un esprit affuté qui utilisa les variations de la langue française pour faire passer ses messages. Ce conte philosophique est à lire non seulement pour tenter de comprendre ce grand écrivain mais aussi pour entrer dans le siècle des Lumières par un ouvrage accessible.
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  • Lucas_Blanchard Posté le 4 Novembre 2021
    Malgré sa formule qui m'a un peu rebuté, Zadig est un conte que j'ai plutôt apprécié. Par mille et une péripétie, Zadig vit et voit l'injustice partout ou il va. Dans le récit, les malhonnêtes sont récompensés et les hommes juste sont puni. Malgré tout, Zadig parvient à combattre le flot inarrêtable du hasard (ou du destin) par son sens de la justice et sa capacité à poursuivre sa route à contre courant. Cette bref histoire nous montre que même dans l'adversité et dans l'iniquité, c'est le juste qui en sort vainqueur, non pas par sa justice personnelle, mais par celle du tout qu’est l’humanité. C'est donc avec de l'espoir qu'on finit le conte et cela est un motif suffisant pour le lire.
  • ODP31 Posté le 5 Août 2021
    Conte des mille et une désillusions. Zadig ou la Destinée ou Jamais récompensé de ses bonnes actions ou Pas de bol ou qu’il est difficile d’être heureux dans la vie ou j’hésite entre plusieurs titres. Zadig dispose d’un CV à faire baver un chasseur de têtes. Non content d’être beau, riche, éduqué, tempéré, charismatique, de donner son nom à une marque de prêt à porter, c’est un être doué de raison. Autant de défauts chez un même homme relève de la science-fiction ou du conte philosophique. Mais ce prince charmant, sorte de Thomas Pesquet babylonien, est malheureux en amour et son passeport accumule les coups de tampons au fil de ses exils. Inspiré par sa propre expulsion de la cour de Louis XV et par des chagrins de caleçons, François-Marie Arouet, qui a bien fait de prendre un pseudo pour la postérité, trousse cette histoire pour régler son compte à la providence. Il fait de Zadig un juge de paix qui règle les conflits des autres sans jamais résoudre les siens. Il aura l'oreille des rois, le coeur d'une reine, les cornes à l'occasion, la reconnaissance des humbles et la vindicte des puissants. Ulcéré comme toujours par l’injustice, l’intolérance religieuse et la bêtise sous... Conte des mille et une désillusions. Zadig ou la Destinée ou Jamais récompensé de ses bonnes actions ou Pas de bol ou qu’il est difficile d’être heureux dans la vie ou j’hésite entre plusieurs titres. Zadig dispose d’un CV à faire baver un chasseur de têtes. Non content d’être beau, riche, éduqué, tempéré, charismatique, de donner son nom à une marque de prêt à porter, c’est un être doué de raison. Autant de défauts chez un même homme relève de la science-fiction ou du conte philosophique. Mais ce prince charmant, sorte de Thomas Pesquet babylonien, est malheureux en amour et son passeport accumule les coups de tampons au fil de ses exils. Inspiré par sa propre expulsion de la cour de Louis XV et par des chagrins de caleçons, François-Marie Arouet, qui a bien fait de prendre un pseudo pour la postérité, trousse cette histoire pour régler son compte à la providence. Il fait de Zadig un juge de paix qui règle les conflits des autres sans jamais résoudre les siens. Il aura l'oreille des rois, le coeur d'une reine, les cornes à l'occasion, la reconnaissance des humbles et la vindicte des puissants. Ulcéré comme toujours par l’injustice, l’intolérance religieuse et la bêtise sous toutes ses formes, mêmes les plus avantageuses, Voltaire entraîne Zadig à chacune de ses escales au sommet du pouvoir avant de provoquer sa chute, victime des mauvais coups du sort, des envieux et des jaloux. Ce que j’adore chez Voltaire, c’est l’ironie joyeuse qui sous-titre le portrait de nos vicissitudes tout en y glissant ses propres rancoeurs. Un philosophe qui met les mains dans le cambouis. Dans ces moments d’introspections, conversations avec les nuages et débriefings de ses journées de labeur, Zadig comprend que l’homme ne peut maîtriser son destin. Le libre arbitre cède le pas à la prédestination car la fatalité est capricieuse. En ce sens, Zadig préfigure Candide, en moins naïf. Voltaire n’avait pas besoin de miroir : il avait ses personnages pour tempérer son optimisme. Comme dirait France Culture à des heures pas possibles, ce conte tente de répondre à la question : Pourquoi un homme maladivement vertueux ne peut pas être heureux ? Et ben, c'est pas la faute à Voltaire. C'est parce qu’il n’est pas tout seul sur Terre mon petit Caliméro de Mésopotamie et que la vie est un alliage de bien et de mal. Le règne du passable. Lecture saine dans un corps qui l'est moins et pour esprit chagrin , j’ai suivi Zadig dans ses voyages, présentant mon passeport vaccinal entre chaque chapitre par habitude. Impossible de terminer ce petit billet sans me rappeler du fameux lapsus « Zadig et Voltaire » d’un ancien secrétaire d’Etat il y a dix ans et de déguster d’autres perles d’internautes déchainés à sa suite : « Du côté de chez Swatch », « la critique de l’Américan Express », « Ainsi parlait Zara », « Alfa Roméo et Juliette », « Pour qui sonne le Carglass », « Barry Lipton »… Du réchauffé mais cela m'amuse toujours autant.
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  • s79wr8bpz4_1627845020960 Posté le 1 Août 2021
    Approche humoristique d’un conte philosophique racontant les péripéties d’un honnête homme menés par plus de bas que de haut. Destinée injuste qui nous fait résonner sur la vie avec une plume malicieuse et rigolote.
  • Mimicracra1111 Posté le 30 Juin 2021
    C'est un livre de philosophe et sous couvert de différents contes mettant en scène des personnages exotiques venus de contrées mythiques (pour l'époque), il brosse un portrait acide de son époque, où l'hypocrisie règne en maître. Corruption de la noblesse, mensonges du clergé, etc, etc, etc... Et il le fait parfaitement bien, avec un humour, certes un peu vieillot aujourd'hui, mais très bien amené. En cela, oui, Voltaire est un Grand Esprit sachant parfaitement manier la plume. Ces contes sont tous très bien pensés, cinglants à souhait, avec une vision lucide de son époque.
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