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10/18
EAN : 9782264072665
Code sériel : 5353
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 720
Format : 108 x 177 mm

A malin, malin et demi

Jean ESCH (Traducteur)
Date de parution : 06/09/2018
North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, continue de dépérir. Cette ville, Douglas Raymer ne l’a jamais quittée. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d'une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une question qui torture ce policier à l’uniforme mal... North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, continue de dépérir. Cette ville, Douglas Raymer ne l’a jamais quittée. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d'une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une question qui torture ce policier à l’uniforme mal taillé. Avec  Sully, vieux loup de mer septuagénaire qui noie son diagnostic fatal dans l’alcool et la cigarette, ils sont les deux piliers branlants de cette ville bâtie de travers. Mais en quarante-huit heures, plus rien ne sera comme avant : un mur de l’usine s’effondre, les serpents envahissent les rues, les morts s’accumulent et entre catastrophes et révélations, tous les habitants de North Bath sont pris dans une sacrée tempête.

Richard Russo retrouve ici les personnages d’Un homme presque parfait, et nous livre une symphonie humaine féroce et déjantée.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean Esch
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EAN : 9782264072665
Code sériel : 5353
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 720
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Christlbouquine Posté le 29 Janvier 2020
    Bath est ce qu’on peut appeler un trou perdu. Une ville du bout du monde qui ne présente aucun attrait, ni pour d’éventuels visiteurs ni même pour ses habitants. Douglas Raymer n’en est jamais sorti, il est aujourd’hui chef de la police, veuf d’une femme qui s’apprêtait à le quitter pour un autre et intimement persuadé de sa propre incompétence. En moins de quarante huit heures la vie de cette ville oubliée et de ses habitants va prendre une tournure inattendue. Avec l’écroulement d’un des murs de l’ancienne usine, des serpents échappés et des tombes qui remontent à la surface emportées par l’orage ce sont tout un tas d’événements passés et de révélations qui vont refaire surface emportant les différents personnages dans une spirale infernale. Richard Russo est un conteur hors pair, capable de multiplier les personnages et les liens entre eux sans jamais perdre le lecteur et distillant ce qu’il faut d’humour et de suspens pour conserver l’intérêt du lecteur sur les 700 pages que compte le livre (version livre de poche). Cette comédie humaine, circonscrite à la ville de Bath, dessine le portrait d’une société habitée par des secrets, où les hommes, globalement, ne sont pas ni... Bath est ce qu’on peut appeler un trou perdu. Une ville du bout du monde qui ne présente aucun attrait, ni pour d’éventuels visiteurs ni même pour ses habitants. Douglas Raymer n’en est jamais sorti, il est aujourd’hui chef de la police, veuf d’une femme qui s’apprêtait à le quitter pour un autre et intimement persuadé de sa propre incompétence. En moins de quarante huit heures la vie de cette ville oubliée et de ses habitants va prendre une tournure inattendue. Avec l’écroulement d’un des murs de l’ancienne usine, des serpents échappés et des tombes qui remontent à la surface emportées par l’orage ce sont tout un tas d’événements passés et de révélations qui vont refaire surface emportant les différents personnages dans une spirale infernale. Richard Russo est un conteur hors pair, capable de multiplier les personnages et les liens entre eux sans jamais perdre le lecteur et distillant ce qu’il faut d’humour et de suspens pour conserver l’intérêt du lecteur sur les 700 pages que compte le livre (version livre de poche). Cette comédie humaine, circonscrite à la ville de Bath, dessine le portrait d’une société habitée par des secrets, où les hommes, globalement, ne sont pas ni bien malins ni très attentionnés et où les femmes sont soit des victimes résignées soit de fortes têtes combatives. C’est un roman magnifique à la fois par ce qu’il raconte de l’humain dont le microcosme de Bath est une belle illustration et par la galerie de personnages que Richard Russo nous montre et pour lesquels on ne peut s’empêcher de ressentir une grande tendresse mêlée à un peu de pitié. De situations improbables en rebondissements surprenants, Richard Russo aborde aussi de nombreux thèmes sociaux : l’alcoolisme, la violence, le chômage, l’infidélité. Mais il donne aussi suffisamment d’échappées lumineuses pour ne pas faire de ce roman un récit désespéré : l’entraide, l’amitié voire l’amour pour arriver à une forme de résilience chez la plupart de ses personnages. Pour ma part je lis Richard Russo avec un plaisir égal à celui que j’ai à lire Richard Ford ou John Irving, avec cette forme de récit à la fois profondément réaliste et rempli d’humour.
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  • nath59 Posté le 26 Novembre 2019
    Lire les œuvres de cet auteur est un plaisir, un immense plaisir. Rarement un écrivain n'aura fait preuve d'autant d'affection pour ses personnages. Pour moi l'un des plus grands auteurs américains.
  • liberliber Posté le 17 Août 2019
    Le début du roman de Richard Russo donne le ton des quelque 700 pages qui vont suivre. Nous sommes dans le cimetière de Hilldale à North Bath implanté à quelques mètres d'une zone polluée fréquemment arrosée par des pluies torrentielles. « Après une bonne tempête, rien ne vous certifiait que la tombe sur laquelle vous veniez vous recueillir renfermait le même cercueil que la semaine précédente » écrit l'auteur. Douglas Raymer, le chef de la police, assiste à l'inhumation du juge. Il chute malencontreusement dans le fosse et perd une télécommande de garage qu'il a retrouvée à côté de sa femme décédée dans un stupide accident. « Cette femme s'est amusée à descendre l'escalier comme un Slinky » décrit un témoin. On imagine la scène ! Douglas, persuadé que le propriétaire de la télécommande n'est autre que l'amant de son épouse, passe une bonne partie de son temps à tester le petit objet sur toutes les maisons du voisinage afin de découvrir l'identité du traître. Aux côtés de ce personnage pathétique et malchanceux qui va frôler la folie évolue une belle brochette de bras cassés, de bas du plafond, de Pieds-Nickelés mais aussi de vrais méchants. Richard Russo prend un malin plaisir à accentuer leurs défauts même s'il... Le début du roman de Richard Russo donne le ton des quelque 700 pages qui vont suivre. Nous sommes dans le cimetière de Hilldale à North Bath implanté à quelques mètres d'une zone polluée fréquemment arrosée par des pluies torrentielles. « Après une bonne tempête, rien ne vous certifiait que la tombe sur laquelle vous veniez vous recueillir renfermait le même cercueil que la semaine précédente » écrit l'auteur. Douglas Raymer, le chef de la police, assiste à l'inhumation du juge. Il chute malencontreusement dans le fosse et perd une télécommande de garage qu'il a retrouvée à côté de sa femme décédée dans un stupide accident. « Cette femme s'est amusée à descendre l'escalier comme un Slinky » décrit un témoin. On imagine la scène ! Douglas, persuadé que le propriétaire de la télécommande n'est autre que l'amant de son épouse, passe une bonne partie de son temps à tester le petit objet sur toutes les maisons du voisinage afin de découvrir l'identité du traître. Aux côtés de ce personnage pathétique et malchanceux qui va frôler la folie évolue une belle brochette de bras cassés, de bas du plafond, de Pieds-Nickelés mais aussi de vrais méchants. Richard Russo prend un malin plaisir à accentuer leurs défauts même s'il éprouve une affection communicative pour eux. Sauf pour l'affreux Roy qui frappe les femmes plus vite que son ombre. Parmi les protagonistes les plus « savoureux », il y a Sully, septuagénaire condamné par la médecine mais qui continue à picoler et à fumer. Jamais avare d'une bonne blague, il a donné à son chien le prénom de son meilleur ami, un gars bègue et plus que simplet. Une plaisanterie qui donne lieu à une succession de quiproquos réjouissants. Gus Moynihan, le maire de North Bath flanqué d'une épouse complètement toquée, qui tente de donner à une ville à l'économie atone et à la population inculte un dynamisme qu'elle n'a jamais connu. Peine perdue : les malheurs vont s'abattre sur la bourgade. Les égouts fuient dégageant une odeur pestilentielle, la terre tremble, l'orage gronde, un cobra se balade en liberté... Alors que Shuyler, la localité voisine, respire la réussite et le raffinement. Il y a aussi Carl Roebuck, un businessman raté et véreux, qui a « des problèmes de bite molle ». Parmi les femmes, il y a Ruth, la patronne du café, ancienne maîtresse de Sully et dame qui ne s'en laisse pas conter. Et aussi Charine, l'adjointe de Douglas. Elle est noire et un brin parano, persuadée que son chef se moque d'elle à cause de sa couleur de peau. Son frère Jerome, maniaque jusqu'à l'obsession, vaut aussi le détour. Avec leurs fêlures, leurs secrets, leurs inimitiés mais aussi leurs amitiés indicibles, leur solitude, leur besoin d'amour, ils sont à la fois drôles et touchants. Ils veulent partir mais, finalement, ils restent parce que c'est dans cette communauté qu'ils ont leurs racines, leurs habitudes. Et c'est le talent de Russo, formidable conteur à la langue fleurie et croqueur de personnages, de savoir nous faire rire du malheur des autres, surtout des hommes dominés par des femmes fortes et parfois hystériques ou tout simplement folles. Un portrait réjouissant et absurde de la comédie humaine !
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  • jmb33320 Posté le 31 Mai 2019
    North Bath est une ville (imaginaire) de l’état de New-York qui a toujours souffert de sa proximité avec sa voisine Schuyler Springs, plus prestigieuse, et dont les eaux de source ont eu le bon goût de ne pas se tarir rapidement. North Bath a périclité, ses maigres projets de revitalisation échouent régulièrement. Il faut dire qu’elle pue, littéralement, à cause de l’assèchement de ses eaux. Dougie Raymer en est le shérif. Depuis la mort accidentelle de sa femme un an plus tôt il n’est plus que l’ombre de lui-même. Nous faisons sa connaissance alors que, sous une chaleur accablante, il assiste aux funérailles du Juge Flatt, un homme cassant qui l’accablait de ses sarcasmes. C’est sûr, Dougie n’est pas une lumière et il va vivre quarante-huit heures d’enfer. Une question pourtant le taraude : avec qui sa femme allait-elle partir le jour fatal où elle est tombée dans l’escalier, ses valises posées sur le perron ? Dans ce roman joyeusement désespéré, qui met en scène principalement toute une galerie d’hommes et de femmes vieillissants, peu portés à l’optimisme mais tenaces malgré tout, les situations grotesques s’enchaînent implacablement, avec beaucoup de drôlerie. Chaque personnage est là avec sa vérité, ses erreurs et ses... North Bath est une ville (imaginaire) de l’état de New-York qui a toujours souffert de sa proximité avec sa voisine Schuyler Springs, plus prestigieuse, et dont les eaux de source ont eu le bon goût de ne pas se tarir rapidement. North Bath a périclité, ses maigres projets de revitalisation échouent régulièrement. Il faut dire qu’elle pue, littéralement, à cause de l’assèchement de ses eaux. Dougie Raymer en est le shérif. Depuis la mort accidentelle de sa femme un an plus tôt il n’est plus que l’ombre de lui-même. Nous faisons sa connaissance alors que, sous une chaleur accablante, il assiste aux funérailles du Juge Flatt, un homme cassant qui l’accablait de ses sarcasmes. C’est sûr, Dougie n’est pas une lumière et il va vivre quarante-huit heures d’enfer. Une question pourtant le taraude : avec qui sa femme allait-elle partir le jour fatal où elle est tombée dans l’escalier, ses valises posées sur le perron ? Dans ce roman joyeusement désespéré, qui met en scène principalement toute une galerie d’hommes et de femmes vieillissants, peu portés à l’optimisme mais tenaces malgré tout, les situations grotesques s’enchaînent implacablement, avec beaucoup de drôlerie. Chaque personnage est là avec sa vérité, ses erreurs et ses obstinations. Tout le monde a ses raisons et même le personnage le plus dangereux, Roy Purdy, a suffisamment d’épaisseur humaine pour être troublant. Ce n’est pas le premier roman de Richard Russo que je lis et je place celui-ci dans ses meilleurs, avec Le déclin de l’empire Whitting.
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  • Laeticia1200 Posté le 2 Avril 2019
    Quel livre jouissif! Russo nous livre une belle brochette de personnages. Malgré le ton et les situations souvent hilarantes, il brosse un portrait touchant et détaillé de tous ses personnages, y compris les nombreux crétins qui rendent le livre si addictifs. La petite ville de Bath, et sa communauté tissée serré, Russo m'a (presque) donné l'envie d'y vivre, malgré les multiples calamités qui l'assaillent. J'ai hâte de lire un autre Russo.
Lisez inspiré avec 10/18 !
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