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EAN : 9782266173810
Code sériel : 2807
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Antonin, paysan du Causse 1897-1974

Date de parution : 09/02/2007

Elle est là, la magie de la terre, la mémoire d'un peuple ! Dans ce pays des Causses et du Quercy, terre de légendes et de superstitions. Dans ce village de Bories au parler rugueux, aux senteurs profondes. Et dans le regard émerveillé de cet homme, Antonin, qui se souvient...
L'enfance,...

Elle est là, la magie de la terre, la mémoire d'un peuple ! Dans ce pays des Causses et du Quercy, terre de légendes et de superstitions. Dans ce village de Bories au parler rugueux, aux senteurs profondes. Et dans le regard émerveillé de cet homme, Antonin, qui se souvient...
L'enfance, le travail des champs, les fêtes, les solidarités villageoises, les veillées, les foires... Un monde que la Grande Guerre va bouleverser.

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EAN : 9782266173810
Code sériel : 2807
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Annette55 Posté le 3 Octobre 2021
    J’ai lu beaucoup de romans du terroir de Christian Signol ,au moins une dizaine il y a bien longtemps. Lorsqu’hier, à la suite de rangements , j’ai retrouvé celui - là , j’ai eu envie de re- découvrir son univers . Plus qu’un roman pour moi, l’histoire «  d’Antonin , paysan du Causse » figure à mes yeux comme le témoignage important d’une époque révolue , une lecture instructive , entre la fin du XIX° siècle et l’après deuxième guerre mondiale , Antonin est né en 1897 , mort en 1974. L’auteur dépeint dans la première partie : les Causses , chères à son coeur, chênes nains et genévriers, maisons aux toits orangés ,murs des lauzes , pierres chaudes ,terres hautes, notes grêles des cabrettes, , fond des combes silencieuses,. S’y ajoutent l’importance de la religion alors, les habitudes industrieuses des habitants du Bourg, , du Causse du Martel, les nombreuses corvées réservées aux femmes : préparation de la soupe au pain, lessive à la main des draps de chanvre, «  Les femmes étaient dures au mal et courageuses » . Levées à la pointe du jour, elles se couchaient tard sans jamais s’arrêter de trimer ,de la cuisine à l’étable... J’ai lu beaucoup de romans du terroir de Christian Signol ,au moins une dizaine il y a bien longtemps. Lorsqu’hier, à la suite de rangements , j’ai retrouvé celui - là , j’ai eu envie de re- découvrir son univers . Plus qu’un roman pour moi, l’histoire «  d’Antonin , paysan du Causse » figure à mes yeux comme le témoignage important d’une époque révolue , une lecture instructive , entre la fin du XIX° siècle et l’après deuxième guerre mondiale , Antonin est né en 1897 , mort en 1974. L’auteur dépeint dans la première partie : les Causses , chères à son coeur, chênes nains et genévriers, maisons aux toits orangés ,murs des lauzes , pierres chaudes ,terres hautes, notes grêles des cabrettes, , fond des combes silencieuses,. S’y ajoutent l’importance de la religion alors, les habitudes industrieuses des habitants du Bourg, , du Causse du Martel, les nombreuses corvées réservées aux femmes : préparation de la soupe au pain, lessive à la main des draps de chanvre, «  Les femmes étaient dures au mal et courageuses » . Levées à la pointe du jour, elles se couchaient tard sans jamais s’arrêter de trimer ,de la cuisine à l’étable , de l’étable aux champs et des champs aux bergeries . Elles étaient sèches et noueuses le plus souvent , brunies par le soleil . Les hommes étaient tisserands , paysans , balisaient les terres à l’aide de pierres , travaillaient âprement la terre et battaient le blé , chassaient , tuaient le cochon, confectionnaient les jambons , pâtés et autres cochonnailles . On usait du Chabrot , de présages et de proverbes de l’époque , on décortiquait les noix lors de veillées traditionnelles . Les petits plaisirs étaient magnifiés : fêtes et rencontres lors des foires . Mœurs et religion étaient étroitement liés , sans oublier le passage des ramoneurs , des contrebandiers de tabac ou du montreur d’ours. On travaillait dur mais on avait le bonheur de vivre chevillé au cœur …et au corps .Nul ne jalousait autrui. Malheureusement, la grande guerre leur fera perdre à jamais le bonheur de vivre , ils allaient : à l’Image d’Antonin , revenu diminué , blessé apprendre bien vite la désespérance . La vieille France d’hier , rude ,au mode de vie ancestral, les coutumes , croyances , façons de travailler , souvent frustres mais honnêtes disparaîtront . Quarante hommes ne reviennent pas de la grande guerre . Cela hâtera et sonnera la fin d’un cycle . De brusques changements surviennent , toute une noblesse terrienne disparaît , les familles partent vers Toulouse ou Paris , ce fut la première grande mutation des campagnes . Les peines furent trop lourdes à porter, le village perdit de son animation , s’endormît , l’exode rural de ces années - là signe la mort d’une époque . Le village accueillera bientôt des vacanciers . Antonin, résiste , il ne quitte pas sa terre, s’accroche à ses arpents , à ses pierres , à ses animaux après bien des désillusions . «  Là- bas où les pierres savaient chanter , elles veillaient sur lui. » . Un livre nostalgique , passéiste , au fond , décalé , riche d’enseignements pour savoir vraiment , dans le vent bleu d’hier , d’où nous venons … La roue du temps a basculé ! Et encore ,cet ouvrage a été écrit en 1985 , une éternité , n’est ce pas?
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  • meknes56 Posté le 31 Juillet 2019
    Comme d'habitude, Christian Signol nous offre avec sa plume magnifique une petite perle de roman. Comment ne pas aimé ce livre ?
  • StephanieMarcos Posté le 10 Août 2016
    Antonin, paysan du Causse est un roman du terroir magnifique. C'est beaucoup plus que d'entendre une histoire c'est rentrer dans l'histoire comme si, pour être présent dans ce coin de Provence, il fallait juste s'installer et écouter le lecteur nous conter cette vie d'antan. Ce roman contient trois parties et raconte la vie d'Antonin Laforgue dès sa naissance en 1897 jusqu'à son dernier souffle en 1974 et dont le narrateur est l'auteur Christian Signol. Les descriptions des paysages sont profondes et détaillées, on est attiré par ces terres de légendes et de mystères où les superstitions sont nombreuses et très présentes. Comme la croyance au mauvais œil, aux loups-garous, aux fées, aux dracs. Une des superstitions que j'ai retenue c'est qu'il fallait se méfier du premier jour d'avril car c'était ce jour là où Caïn tua son frère Abel. Il y avait de nombreuses expressions à cette époque comme celle-ci : "Femme muette n'est jamais battue", on connait ainsi les origines des fêtes, des dictions. La foi, les croyances, les prières, les mœurs et les religions étaient étroitement liées, en fait on apprend beaucoup de choses. Les femmes adultères devaient être dénoncées et frappées avec des paillades (ensemble de tiges de... Antonin, paysan du Causse est un roman du terroir magnifique. C'est beaucoup plus que d'entendre une histoire c'est rentrer dans l'histoire comme si, pour être présent dans ce coin de Provence, il fallait juste s'installer et écouter le lecteur nous conter cette vie d'antan. Ce roman contient trois parties et raconte la vie d'Antonin Laforgue dès sa naissance en 1897 jusqu'à son dernier souffle en 1974 et dont le narrateur est l'auteur Christian Signol. Les descriptions des paysages sont profondes et détaillées, on est attiré par ces terres de légendes et de mystères où les superstitions sont nombreuses et très présentes. Comme la croyance au mauvais œil, aux loups-garous, aux fées, aux dracs. Une des superstitions que j'ai retenue c'est qu'il fallait se méfier du premier jour d'avril car c'était ce jour là où Caïn tua son frère Abel. Il y avait de nombreuses expressions à cette époque comme celle-ci : "Femme muette n'est jamais battue", on connait ainsi les origines des fêtes, des dictions. La foi, les croyances, les prières, les mœurs et les religions étaient étroitement liées, en fait on apprend beaucoup de choses. Les femmes adultères devaient être dénoncées et frappées avec des paillades (ensemble de tiges de céréales coupées et dépouillées de leur grains). Les paysans craignaient la faim, les loups qui hantaient les contrées, la maladie et la guerre. Les mariages arrangés étaient fréquents. Pour Noël, une truffe pouvait être un cadeau. Il existait des chansons ancestrales des bergers et des bergères. Ce qui m'a beaucoup marquée c'est le fait que pour se soigner, le médecin n'est pas sollicité tout de suite, d'abord le malade est soigné avec des plantes, ensuite s'il était jugé nécessaire on faisait venir un guérisseur. Par exemple, le père d'Antonin tomba malade et son épouse, pour le soigner, va pratiquer la divination à l'aide de feuilles afin de connaître le mal dont il souffrait, mais aussi pour connaître le nom du Saint à prier. Mais n'allant pas mieux elle va faire venir un guérisseur mais le père décédera. Ainsi, les plantes étaient aussi utilisées pour leurs vertus médicinales mais le médecin était appelé bien trop tard ou pas du tout. Dans ce roman on se rend compte de la dureté de la vie, les guerres, la résistance, les maquisards, la fièvre aphteuse, la grippe espagnole. On est présent à l'arrivée du tracteur après la guerre, l'exode rural, l'essor industriel, la culture intensive, les procédés pour améliorer le rendement, les bras qui deviennent inutiles avec les machines, les commerçants et les artisans perdant leurs clients, l'école qui ferme, le tourisme, les résidences secondaires, la solitude, la nostalgie, l'expropriation. Antonin va se sentir de plus en plus étranger à ce monde et va finir par être l'une des rares personnes à rester dans son village de Bories où il aimera, prendra soin et luttera pour sa terre ancestrale jusqu'au bout. Ce roman est excellent, les dialogues sont rares mais ils sont pertinents. J'ai apprécié la pause musicale entre les différentes parties et chapitres, et les nombreuses citations en patois du causse traduites juste après, ainsi que la conclusion signée et datée de 1986 par Christian Signol, qui est fier de ses racines, né dans le Quercy dans un village au pied du Causse qui, en écrivant ce roman permettra de ne jamais oublier les anciens du Causse de Martel. Le lecteur, Yves Mugler, a magnifiquement réussit à faire vivre ce récit, j'ai ressenti beaucoup d'émotions différentes, c'est un très bon roman du terroir.
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  • elematt44 Posté le 15 Mai 2013
    Très emballée et emportée par la plume de l'auteur (que j'affectionne particulièrement) dès les premières lignes, je me suis essoufflée à mi-parcours... quand il est question de progrès, de modernisation, de désertification des campagnes. En revanche, je me suis régalée avec la première partie du livre -dont l'action se situe entre la fin du 19è siècle et la Seconde Guerre mondiale- et dans laquelle Signol dépeint si merveilleusement les Causses chères à son coeur et leurs habitants aux rudes conditions de vie. Très récemment j'ai découvert ce beau département du Lot et les noms de villages évoqués dans le livre m'étaient donc pour quelques uns familiers. Cela m'a permis de mieux m'imprégner des lieux.
  • barjabulette Posté le 11 Septembre 2011
    Je le dis à chaque critique d'un livre de cet auteur : " je ne suis pas fan des histoires de terroir à la base", ce livre ne fera pas exception, je le répète MAIS il n'y à rien à faire C.Signol moi j'adore. Néanmois, j'ai trouvé ce roman ci un tantinent plus "trainant en longueur", plus lourd dans les descriptions que les autres. En général, C.Signol parle d'un aieul qu'il a bien connu, ici ce n'est pas le cas, c'est peut être ça qui donne un ton différent à ce roman. On y retrouve, tout de meme, l'ambiance des causses, l'air campagnard un peu bourru de l'époque, la dureté de la vie aussi, les détails qui émeuvent. Bien que différent des livres précédent que j'ai pu découvrir de cet auteur, il reste, tout de même, une lecture instructive et un joli roman à découvrir
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