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La Faim
André Gide (préface de), Octave Mirbeau (préface de)
Date de parution : 23/02/2023
Éditeurs :
Archipoche

La Faim

André Gide (préface de), Octave Mirbeau (préface de)
Date de parution : 23/02/2023
L’errance physique et mentale d’un jeune écrivain torturé par la faim et par la misère dans la capitale norvégienne… La Faim (1890), récit initiatique et semi-autobiographique le plus célèbre de Knut Hamsun, prix Nobel de littérature 1920, a eu une influence considérable sur la littérature du XXe siècle. Avant-propos d'Octave Mirbeau. Préface d'André Gide.
Un jeune homme pauvre erre dans les rues de Christiania, la capitale norvégienne. Parfois, pour quelques pièces, un journal achète les articles qu’il rédige à grand-peine. Mais la faim le... Un jeune homme pauvre erre dans les rues de Christiania, la capitale norvégienne. Parfois, pour quelques pièces, un journal achète les articles qu’il rédige à grand-peine. Mais la faim le torture et brouille sa conscience, la recherche d’un gîte hante ses jours et ses nuits. Ses seuls biens, l’un après... Un jeune homme pauvre erre dans les rues de Christiania, la capitale norvégienne. Parfois, pour quelques pièces, un journal achète les articles qu’il rédige à grand-peine. Mais la faim le torture et brouille sa conscience, la recherche d’un gîte hante ses jours et ses nuits. Ses seuls biens, l’un après l’autre, rejoignent le mont-de-piété, jusqu’aux boutons de sa jaquette.
Et sa raison part en lambeaux. Il apostrophe les passants, alterne les phases d’abattement, de colère et d’exaltation ; mais, par absurde fierté, se refuse au vol et à la mendicité. Parvenu à « la complète folie de la faim », il en vient à sucer des cailloux, à ronger des os. Et toujours, au comble du désespoir, un miracle ajourne sa fin, prolonge son supplice.
Où est l’issue de ce labyrinthe ? Celle qu’il appelle Ylajali l’y guidera-t-elle ?
Nul avant Knut Hamsun n’était sorti de la misère pour la raconter, à la première personne, sous la forme à peine déguisée d’un roman. Plus que la faim, fidèle compagne de son héros, « les troubles intellectuels et les déformations morales » qu’elle entraîne sont le sujet de ce livre halluciné dont André Gide, à la veille de sa mort, n’avait pas oublié le choc qu’il produisit en 1895, lors de sa révélation au public français.
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EAN : 9791039202800
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9791039202800
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lalyM 24/05/2024
    La faim ... en voilà un mot difficile à définir et pourtant si simple ! Avoir faim = La faim est une sensation qui accompagne normalement le besoin de manger. LE BESOIN et non L ENVIE ! Manger est un besoin .... Je ne m'étalerai pas sur ce qui se passe dans notre corps si on s'arrête de manger ... Ce serait beaucoup trop long mais je vous invite à regarder les effets de la faim sur wikipédia ... tout y est super bien expliqué ! Alors ce livre ... le début m'a beaucoup fait penser au début du livre bel-ami de Maupassant. La suite serait : et si George Duroy n'avait pas rencontré Forestier, et si George Duroy n'était pas l'homme manipulateur qu'on connaît ? ici notre personnage est un homme qui pense aux autres avant de penser à lui ! Quand il réussi à avoir un peu d'argent, il aide les autres ... De plus, il est persuadé que Dieu le protège... Quand il se met devant sa page blanche, il attend que le divin lui vienne en aide pour écrire ses articles, ses histoires. Biensuuuur, si son âme est pure, son corps, lui, a faim !! Un très bon livre que je conseille mais accrochez-vous tout de même car par moments, j'ai voulu engueuler cet homme ! Pourquoi quand il s'agit d'un BESOIN et non d'une ENVIE ne pense t'il pas à lui ??? Sans doute pour les raisons que je viens d'expliquer mais pour moi, ces raisons sont idiotes ! Quand j'ai fait mes études pour devenir aide-soignante, la première chose qu'on m'a dite c'est : " avant de prendre soin des autres, prend soin de toi ! ". Un conseil que le narrateur n'a sans doute pas eu ou n'a pas voulu croire ! La faim ... en voilà un mot difficile à définir et pourtant si simple ! Avoir faim = La faim est une sensation qui accompagne normalement le besoin de manger. LE BESOIN et non L ENVIE ! Manger est un besoin .... Je ne m'étalerai pas sur ce qui se passe dans notre corps si on s'arrête de manger ... Ce serait beaucoup trop long mais je vous invite à regarder les effets de la faim sur wikipédia ... tout y est super bien expliqué ! Alors ce livre ... le début m'a beaucoup fait penser au début du livre bel-ami de Maupassant. La suite serait : et si George Duroy n'avait pas rencontré Forestier, et si George Duroy n'était pas l'homme manipulateur qu'on connaît ? ici notre personnage est un homme qui pense aux autres avant de penser à lui ! Quand il réussi à avoir un peu d'argent, il aide les autres ... De plus, il est persuadé que Dieu le protège... Quand il se met devant sa page blanche, il attend que le divin lui vienne en aide pour écrire ses articles, ses histoires. Biensuuuur, si son âme est pure, son corps, lui, a faim !! Un très...
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  • tessy2 17/05/2024
    "C'était au temps où j'errais, la faim au ventre, dans Christiana, cette ville singulière que nul ne quitte avant qu'elle lui ait imprimé sa marque " Une fois n'est pas coutume, j'ai eu envie de mettre l'incipit du roman. Car en le terminant, je suis retournée vers cette première page intriguante. Dès les premières lignes, on vous annonce la couleur. Le héros de cette histoire va sillonner la ville, non pas la peur au ventre mais la faim au ventre. Qui est-il ? Un écrivain en devenir, un écrivain passionné, qui " écrit comme possédé", mais un écrivain dont les articles de journaux sont refusés , qui n'arrive pas à joindre les deux bouts. C'est un personnage solitaire, en marge, mais cultivé, certainement brillant. On le suit, au plus près. On partage son quotidien. Et on ne nous épargne rien. Il tente de survivre en vendant le peu qu'il lui reste pour pouvoir écrire. Il écrira sous le réverbère, sur le trottoir, lorsque sa dernière bougie se sera éteinte. Cette ténacité, cette passion, ou plutôt cette seconde nature qu'est l'écriture chez lui, m'a touchée. Mais ne vous y trompez pas, ce personnage n'est pas attachant. Il est même souvent exécrable. Malgré tout, il n'est jamais véritablement larmoyant. Il rejette d'ailleurs la moindre aide. Il refuse la pitié. Il est l'anti Bel -ami, comme j'ai pu le lire dans une autre critique. En effet, c'est son strict opposé. Il ne cherche pas à s'élever coûte que coûte. Il préfère endurer la faim plutôt que de demander de l'aide. Et malheureusement, il va vite tomber dans une misère insoutenable pour nous lecteurs, qui assistons à son agonie. Puis la faim brouillera bientôt ses pensées. On se demandera s'il devient fou. Mais peut-être l'était -il déjà ? La faim nourrit sa folie, comme sa folie entraîne sa faim. Mon avis Gros avantage des challenges : nous faire découvrir de nouveaux auteurs. Et cette année, figure dans le challenge solidaire, Knut hamsun, un écrivain norvégien, prix Nobel de littérature, qui m'était, je l'avoue, complètement inconnu. Une lecture donc, assez intimidante, que j'ai lu finalement avec beaucoup de plaisir. Le style est agréable et ne manque pas de romanesque. Toutefois, l'intrigue est mince. L'unique sujet est la faim. Rien ne nous est épargné : maux de ventre, vomissements, perte de cheveux, et troubles psychiatriques. C'est bien cela qui me faisait peur. Mais l'auteur a un talent fou car il nous en fait une histoire très digeste (sans mauvais jeu de mots). Son approche psychologique est très intéressante, et inspirera beaucoup d'autres auteurs comme Kafka par exemple et lui vaudra le surnom de Dostoïevski norvégien. Flots de pensées et réflexions parfois cyniques pourront même vous amener à sourire, voire à rire. Un roman grandement autobiographique qui nous rappelle le statut précaire des écrivains et artistes en général. "C'était au temps où j'errais, la faim au ventre, dans Christiana, cette ville singulière que nul ne quitte avant qu'elle lui ait imprimé sa marque " Une fois n'est pas coutume, j'ai eu envie de mettre l'incipit du roman. Car en le terminant, je suis retournée vers cette première page intriguante. Dès les premières lignes, on vous annonce la couleur. Le héros de cette histoire va sillonner la ville, non pas la peur au ventre mais la faim au ventre. Qui est-il ? Un écrivain en devenir, un écrivain passionné, qui " écrit comme possédé", mais un écrivain dont les articles de journaux sont refusés , qui n'arrive pas à joindre les deux bouts. C'est un personnage solitaire, en marge, mais cultivé, certainement brillant. On le suit, au plus près. On partage son quotidien. Et on ne nous épargne rien. Il tente de survivre en vendant le peu qu'il lui reste pour pouvoir écrire. Il écrira sous le réverbère, sur le trottoir, lorsque sa dernière bougie se sera éteinte. Cette ténacité, cette passion, ou plutôt cette seconde nature qu'est l'écriture chez lui, m'a touchée. Mais ne vous y trompez pas, ce personnage n'est pas attachant. Il est même souvent exécrable. Malgré tout, il...
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  • Beepsy 15/05/2024
    Il m'a été agréable de découvrir ce classique de la littérature. La plume est étrange mais on s'y habitue très vite en suivant cet homme et sa descente dans la misère. Son orgueil le perd à chaque décision. On se questionne sur sa possible folie. Mais qui est sur c'est qu'on vit avec lui son désespoir et son abominable faim. Je recommande !
  • bldomingo 01/05/2024
    Il me tardait de finir ce texte, mais ne pouvais le lâcher. Il est obsédant. L'auteur raconte, en détail, sans rien omettre, les résultats de la faim sur son organisme et son cerveau. Il souffre, son estomac rejette tout aliment, perd ses cheveux, délire, et parcourt la ville dans tous les sens pour chercher un sou, un abri, dans la solitude la plus totale, de plus en plus délabré, de plus en plus fou. Il n'y a qu'une expérience vécue pour provoquer un témoignage aussi cru, précis, sur l'intérieur et l'extérieur de l'homme qui meurt de faim. Il souffre d'autant plus que son éducation l'empêche de tout acte délictueux, et le pousse à, malgré son dénuement total, donner le peu qu'il possède. Par orgueil, pour ne pas être le dernier des derniers.
  • Marti94 29/01/2024
    Voilà un roman bien étrange qui a tout pour me plaire à l'exception des dérives de son auteur car vers la fin de sa vie Knut Hamsun a cautionné honteusement le nazisme. Il est mort dans un hôpital psychiatrique et ceci explique peut-être cela. Mais je ne ferai pas le procès de l'auteur (il en a eu un) puisqu'il n'est pas question d'idéologie dans son premier roman qui date de 1890 et que j'ai beaucoup aimé. Son titre a changé dans la dernière traduction de Régis Boyer qui considère que "Faim" est plus juste que "La faim". Effectivement, ce n'est pas la même chose. Il faut dire que je pensais avant d'ouvrir le livre qu'il s'agissait d'un essai sur la faim mais pas du tout, il est question d'un jeune norvégien famélique errant dans les rues de Kristiania, une ville qu'il connaît bien. Il n'y a pas d'intrigue à proprement parler, on navigue dans l'esprit torturé du narrateur qui pourrait ne pas être sans cesse sur le point de mourir de faim. Mais il a probablement besoin d'être dans un état de manque, affamé, pour trouver l'inspiration, cherchant à écrire pour vendre ses textes aux journaux afin de gagner quelques sous pour vivre. Je l'ai pris pour un fou m'attendant au pire mais non, il est juste différent de son entourage. C'est comme s'il cherchait volontairement à dépouiller son âme et sa raison semble vaciller. Il est borderline même en amour alors que tout semble possible dans sa vie s'il n'avait pas d'absurdes sursauts d'orgueil. Il déborde même de générosité par moments, préférant donner que recevoir quitte à rester plusieurs jours sans manger. Expérience vécue ou pas, Knut Hamsun explore la psychologie tortueuse du narrateur de façon surprenante avec un langage très moderne pour l'époque comme quand il écrit "Mon cerveau nerveux sorti ses antennes" expression amusante que j'aime bien. Une deuxième lecture du lauréat du prix Nobel de littérature 1920 va s'imposer rapidement. Challenge Riquiqui 2024 Challenge Solidaire 2024 Challenge Multi-défis 2024 Challenge ABC 2023-2024 Challenge XIXème siècle illimité Challenge Nobel illimité Voilà un roman bien étrange qui a tout pour me plaire à l'exception des dérives de son auteur car vers la fin de sa vie Knut Hamsun a cautionné honteusement le nazisme. Il est mort dans un hôpital psychiatrique et ceci explique peut-être cela. Mais je ne ferai pas le procès de l'auteur (il en a eu un) puisqu'il n'est pas question d'idéologie dans son premier roman qui date de 1890 et que j'ai beaucoup aimé. Son titre a changé dans la dernière traduction de Régis Boyer qui considère que "Faim" est plus juste que "La faim". Effectivement, ce n'est pas la même chose. Il faut dire que je pensais avant d'ouvrir le livre qu'il s'agissait d'un essai sur la faim mais pas du tout, il est question d'un jeune norvégien famélique errant dans les rues de Kristiania, une ville qu'il connaît bien. Il n'y a pas d'intrigue à proprement parler, on navigue dans l'esprit torturé du narrateur qui pourrait ne pas être sans cesse sur le point de mourir de faim. Mais il a probablement besoin d'être dans un état de manque, affamé, pour trouver l'inspiration, cherchant à écrire pour vendre ses textes aux journaux afin de gagner quelques sous pour...
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