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EAN : 9782264068781
Code sériel : 5158
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

La Voix secrète

Collection : Grands Détectives
Date de parution : 05/01/2017
Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses... Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l’espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l’assassin s’instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui  les entraînera tous deux dans les coulisses d’un Paris mystérieux et violent.
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EAN : 9782264068781
Code sériel : 5158
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NatM Posté le 21 Février 2020
    Avant de vous donner mon avis sur ce livre, petit rappel d'histoire : au tournant des années 1835 et 1836, le criminel Pierre-François Lacenaire défraye l’actualité. Il sera jugé et condamné à mort, en novembre 1835, pour assassinats, tentative d’assassinat, vols et escroqueries, son éducation distingue Lacenaire, bourgeois déclassé, des malfrats habituels des cours d’assises, de même que son attitude face au crime et au châtiment : loin de concevoir du remords pour ses multiples forfaits, Lacenaire les revendique, en prétendant avoir déclaré la guerre à une société injuste. C’est à la prison parisienne de la Conciergerie, dans les quelques semaines qui précèdent sa mort sur l’échafaud, le 9 janvier 1836, que Lacenaire, la conscience tranquille et impatient de côtoyer la lame de la guillotine, qu'il écrit ses mémoires. Et c'est là que démarre le roman de Michaël Mention... Si la finalité de l'histoire est entendue, l'auteur nous fait côtoyer au plus près ce poète meurtrier à la personnalité bien trempée ! Des crimes d'enfants se produisent dans Paris, des similitudes avec ceux de Lacenaire apparaissent et le chef de la Sûreté, Allard se tourne alors vers celui-ci afin qu'il l'éclaire sur une enquête qui piétine. Il faut savoir... Avant de vous donner mon avis sur ce livre, petit rappel d'histoire : au tournant des années 1835 et 1836, le criminel Pierre-François Lacenaire défraye l’actualité. Il sera jugé et condamné à mort, en novembre 1835, pour assassinats, tentative d’assassinat, vols et escroqueries, son éducation distingue Lacenaire, bourgeois déclassé, des malfrats habituels des cours d’assises, de même que son attitude face au crime et au châtiment : loin de concevoir du remords pour ses multiples forfaits, Lacenaire les revendique, en prétendant avoir déclaré la guerre à une société injuste. C’est à la prison parisienne de la Conciergerie, dans les quelques semaines qui précèdent sa mort sur l’échafaud, le 9 janvier 1836, que Lacenaire, la conscience tranquille et impatient de côtoyer la lame de la guillotine, qu'il écrit ses mémoires. Et c'est là que démarre le roman de Michaël Mention... Si la finalité de l'histoire est entendue, l'auteur nous fait côtoyer au plus près ce poète meurtrier à la personnalité bien trempée ! Des crimes d'enfants se produisent dans Paris, des similitudes avec ceux de Lacenaire apparaissent et le chef de la Sûreté, Allard se tourne alors vers celui-ci afin qu'il l'éclaire sur une enquête qui piétine. Il faut savoir que les deux hommes ont l'un pour l'autre un grand respect, ce qui n'est pas du goût de tout le monde, notamment Canler, l'adjoint d'Allard . Sous couvert de ce roman Michael Mention nous plonge dans les mémoires de Lacenaire, dont je ne connaissais que le nom, j'ai trouvé cette histoire passionnante ce qui m'a vraiment donné envie d'en savoir davantage sur ce personnage. L'enquête criminelle est très bien menée, avec une narration addictive, ce qui permet également de faire connaissance avec les protagonistes ayant connus de prés Lacenaire.
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  • QuandOpheLit Posté le 9 Janvier 2020
    Chronique d’un polar historique où passé et présent se font écho. Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Lire un roman de Michaël Mention, c’est avoir la garantie de passer un bon moment et surtout de retrouver une grande qualité de plume. Alors je vous l’accorde, ça fait un peu groupie, pour autant, vous me connaissez maintenant et vous savez que je reste objective, quel que soit l’auteur. Que ce soit un copain, une connaissance ou un ami, en matière de chronique, je suis incorruptible ! Dans La voix secrète, j’ai retrouvé avec plaisir le style de Michaël. Des phrases courtes, le plus souvent, une écriture dynamique et, bien que le sujet soit ici historique, il arrive à y mêler des réflexions plus personnelles et plus générales qui font écho à... Chronique d’un polar historique où passé et présent se font écho. Durant l’hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d’enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Lire un roman de Michaël Mention, c’est avoir la garantie de passer un bon moment et surtout de retrouver une grande qualité de plume. Alors je vous l’accorde, ça fait un peu groupie, pour autant, vous me connaissez maintenant et vous savez que je reste objective, quel que soit l’auteur. Que ce soit un copain, une connaissance ou un ami, en matière de chronique, je suis incorruptible ! Dans La voix secrète, j’ai retrouvé avec plaisir le style de Michaël. Des phrases courtes, le plus souvent, une écriture dynamique et, bien que le sujet soit ici historique, il arrive à y mêler des réflexions plus personnelles et plus générales qui font écho à notre époque. Il utilise des images et métaphores sans en abuser, et le ton général ne sent ni la poussière, ni le vieux bois bien que nous soyons projetés en 1835 et 1836. Autre point fort de ce roman, sa construction, avec deux points de vue narratifs. Pour les uns, un narrateur omniscient, pour les autres, un Lacenaire sûr de lui, égocentrique, orgueilleux mais diablement intelligent. Les autres personnages ne sont pas en reste. Brossés avec soin, on s’attache à la bienveillance d’Allard et au mal être de Canler. Pas de description physique précise, en revanche, une plongée dans leurs psychés et leurs état d’âmes qui les rend « vivants ». L’auteur profite de l’intrigue pour nous décrire l’intérêt de la science pour les criminels. Déjà, à l’époque, cette dernière se devait de tout expliquer. Si les méthodes nous paraissent dorénavant incongrues, il est assez amusant d’apprendre qu’une simple bosse pouvait vous définir en tant que tueur et si aujourd’hui les moulages ont laissé la place aux IRM, cette fascination pour le côté obscur de l’être humain demeure. Autre interpellation, l’état de la société française de l’époque. Bien sûr, l’auteur n’a rien dénaturé, au contraire, il décrit le climat avec justesse, mais comme beaucoup d’entre nous, je pense que j’avais oublié à quel point l’ Histoire n’est qu’un éternel recommencement. Alors certes, je vous entends déjà me dire qu’il y a eu beaucoup d’améliorations, je vous l’accorde bien sûr. Mais comment ne pas voir dans cette France postrévolutionnaire des similitudes avec les débats sociaux actuels ? Privilégiés et nantis se battent pour conserver leurs avantages tandis que d’autres cherchent uniquement à survivre… La France « d’en bas » contre celle « d’en haut »… N’y voyez pas une position politique, juste une image générale. Je grossis le trait volontairement, toutefois, ce serait se voiler la face que de ne pas y trouver quelques similitudes, même si la République a vaincu la Monarchie… ( En 1836, nous sommes sous le règne de Louis-Philippe 1er qui sera visé par de nombreux attentats perpétrés par des républicains ). Un des thèmes abordés au moyen de l’histoire: le choc post-traumatique et ses conséquences. Un sujet plus que jamais d’actualité. Au travers d’un personnage clef, Michaël décrit les conséquences d’un traumatisme d’ampleur et ce sans pathos, ni excès. Côté intrigue, pas de doute, nous sommes bien dans un polar historique. Des meurtres, des policiers, un ou des tueurs (hors de question de vous révéler quoi que ce soit), et une enquête qui vous fera découvrir le Paris de l’époque et notamment la Conciergerie, Châtelet et ses halles… Enfin, je dois vous avouer que le choix de l’extrait choisi pour cette chronique n’est pas anodin. Ecrire est un exercice difficile. J’ai souvent entendu « tu ne peux pas faire ça », « ce doit être comme ça »… Au diable le conservatisme, les règles vous enferment dans un carcan et font de vous des copies qu’on forme et déforme au point d’en perdre votre identité. Si vous écrivez, faîtes nous rêver. Libérez-vous des contraintes et emportez nous dans votre univers ! Ce choix, Michaël le fait pour ses romans. Si vous vous penchez sur son œuvre, vous verrez qu’il est un touche à tout et que, le plus souvent, il met dans le mille. Roman contemporain, polar historique, roman noir… Découvrir ses livres est un plaisir parce qu’il se renouvelle à chaque fois et ce pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. S’il fallait un dernier mot pour vous convaincre, La voix secrète est un polar historique à l’intrigue bien menée, une construction qui apporte rythme et tension narrative, des personnages bien campés et des thèmes plus que jamais d’actualité, le tout porté par la très belle plume de son auteur.
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  • collectifpolar Posté le 27 Décembre 2019
    Le compte rendu de Julie. Un roman noir et un tueur qui n'épargnent pas la société  En effet, Lacenaire incarcéré en écrivant ses mémoires n'épargne pas la société, il n'a pas sa langue dans sa poche en étant franc et n'a pas peur de dire ce qu'il pense. On ressent une ambivalence avec ce personnage d'autant plus que Pierre-François Lacenaire a réellement existé et était un poète et un assassin du XIXème siècle, on ne peut pas l'adorer après ce qu'il a fait mais on ne peut pas le détester non plus en plus qu'il va se montrer être d'une grande aide pour la police. Sa relation avec le policier Allard est touchante, on comprend Allard qui compatit pour son ami Lacenaire même s'il peut dépasser les bornes contre ses supérieurs.  L'enquête d'enfants disparus et tués cause du fil à retordre aux flics ainsi que pour nous lecteur, ainsi je n'ai rien vu venir et j'ai douté de plusieurs personnages. Cependant, attention aux âmes sensibles surtout ceux qui sont touchés par la cause des enfants car les enfants ne sont pas épargnés dans cette enquête, moi cela ne m'a pas gêné en n'étant pas une âme trop sensible.  Un autre flic va se montrer ambiguë... Le compte rendu de Julie. Un roman noir et un tueur qui n'épargnent pas la société  En effet, Lacenaire incarcéré en écrivant ses mémoires n'épargne pas la société, il n'a pas sa langue dans sa poche en étant franc et n'a pas peur de dire ce qu'il pense. On ressent une ambivalence avec ce personnage d'autant plus que Pierre-François Lacenaire a réellement existé et était un poète et un assassin du XIXème siècle, on ne peut pas l'adorer après ce qu'il a fait mais on ne peut pas le détester non plus en plus qu'il va se montrer être d'une grande aide pour la police. Sa relation avec le policier Allard est touchante, on comprend Allard qui compatit pour son ami Lacenaire même s'il peut dépasser les bornes contre ses supérieurs.  L'enquête d'enfants disparus et tués cause du fil à retordre aux flics ainsi que pour nous lecteur, ainsi je n'ai rien vu venir et j'ai douté de plusieurs personnages. Cependant, attention aux âmes sensibles surtout ceux qui sont touchés par la cause des enfants car les enfants ne sont pas épargnés dans cette enquête, moi cela ne m'a pas gêné en n'étant pas une âme trop sensible.  Un autre flic va se montrer ambiguë Canler que j'ai particulièrement aimé mais on va  aussi détester certains personnages mais je vous en dit pas plus pour pas spoiler.  En conclusion, je vous conseille "la voix secrète" de Michaël Mention, un polar historique et roman noir qui joue avec nos nerfs où on est également dans la tête d'un assassin qui écrit ses mémoires. Grâce à ce livre, j'ai découvert des personnes et des faits historiques dont je ne connaissais pas? Je remercie Geneviève pour le concours " La Millième chasse au livre spéciale Noël" qui m'a permis de le gagné, ça a été une excellente découverte. Foncez le découvrir à votre tour 
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  • lehibook Posté le 20 Mai 2019
    « La voix secrète » de Michaël Mention.Nous sommes en 1835 sous le règne de Louis-Philippe dans une période troublée par des attentats politiques et des tensions exacerbées par l’inégalité et la violence sociale . La police n’avait pas , en plus , besoin d’un insaisissable tueur en série d’enfants qui enflamme la presse et la colère populaire. En désespoir de cause , elle fait appel à Lacenaire en attente de son exécution , avec qui le tueur semble entretenir une mystérieuse rivalité. Et l’intrigue va se nouer autour de ce fascinant personnage marginal et dandy, meurtrier et écrivain ( Inoubliable incarnation par Marcel Herrand dans « Les enfants du paradis » ! ) à la recherche de la mort et de la gloire littéraire. Un très bon roman .
  • cassie56 Posté le 15 Février 2019
    L’auteur a un style très percutant, et j’ai bien aimé l’alternance de point de vue, entre un point de vue omniscient, et un récit à la première personne de Lacenaire. Lacenaire est un assassin mais l’auteur nous le rend finalement assez vite sympathique, j’avoue que je le préférais aux supérieurs d’Allard, qui me semblaient corrompus. On plonge dans le Paris du 19ème sous le règne de Louis-Philippe, le peuple gronde, la révolution semble loin et n’a apparemment rien changé dans les privilèges. J’ai apprécié suivre tour à tour Allard et Lacenaire sur les traces de l’assassin. Je regrette seulement qu’il n’y ait pas plus d’indices, permettant au lecteur de se faire une opinion de l’assassin et du mobile. Néanmoins, ce fut une très bonne lecture, je recommande aux amateurs. En bref: un très bon polar!
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