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            Le Premier Cercle

            Robert Laffont
            EAN : 9782221200599
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 1008
            Format : 122 x 182 mm
            Le Premier Cercle

            Louis MARTINEZ (Traducteur)
            Collection : Pavillons Poche
            Date de parution : 22/11/2018
            L’un des grands chefs-d’oeuvre de la littérature du XXe siècle, réédité à l’occasion du centenaire de la naissance d’Alexandre Soljenitsyne.

            « Quand on décrit les prisons, on s’attache toujours à en noircir les horreurs. N’est-ce pas encore pire quand il n’y a pas d’horreurs ? Quand l’atroce naît de la grisaille méthodique des semaines ? Et du fait qu’on oublie que la seule vie dont on dispose sur terre est...

            « Quand on décrit les prisons, on s’attache toujours à en noircir les horreurs. N’est-ce pas encore pire quand il n’y a pas d’horreurs ? Quand l’atroce naît de la grisaille méthodique des semaines ? Et du fait qu’on oublie que la seule vie dont on dispose sur terre est brisée ? » Pour les zeks, les détenus politiques qui peuplent les charachkas, ce premier cercle de l’enfer pénitentiaire, la notion du temps devient abstraite ; chaque jour, chaque heure, c’est la même chose, c’est le silence, l’ennui. Les charachkas, c’est oublier qu’on est en vie.
            Sous la plume d’Alexandre Soljenitsyne coulent des souvenirs douloureux. Avec un cynisme brûlant et une violence voilée, l’auteur décrit le régime concentrationnaire soviétique en un long cri de rage, celui d’un homme qui n’a jamais cessé de lutter pour la liberté.

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            EAN : 9782221200599
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 1008
            Format : 122 x 182 mm
            Robert Laffont

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • meknes56 Posté le 9 Août 2019
              Découverte plutôt mitigé d'un auteur russe fort connu. Pas le meilleur de cet auteur.
            • Sachenka Posté le 8 Septembre 2017
              Les dirigeants communistes ne manquaient d’imagination pour réprimer leurs propres citoyens. Toutefois, comme certains le croient, les fameux goulags n’étaient pas toujours la seule solution. Comme dans l’enfer de Dante, le système pénitentiaire russe comportait quelques cercles, et parfois certains ne s’arrêtaient qu’au premier. Surtout ceux qui, malgré leurs opinions divergentes ou leurs faux pas (ou simplement la malchance d’une dénonciation mensongère), avaient une expertise à offrir à l’empire. C’est ce qu’Alexandre Soljenitsyne essaie de faire connaitre, plongeant dans des souvenirs surement douloureux, en racontant son histoire et celle de centaines, voire de milliers, autres compatriotes ou ressortissants de pays satellites voisins. Et c’est toute une histoire ! Avec ses 978 pages (dans l’édition Robert Laffont), ce pavé peut en intimider plus d’un. Mais pas moi ! Alors je m’y suis lancé. Dès le début, Innokenti Volodine, un conseiller d’État de deuxième classe, prend le risque de contacter une ambassade « ennemie » d’un complot. Le chapitre se termine sur cette conversation téléphonique terminée trop tôt lorsque la ligne fut coupée Voilà, j’étais happé ! Toutefois, ce Volodine disparaît aussitôt. Dans les chapitres qui suivent, je ne retrouve plus aucun repère, je suis confronté à... Les dirigeants communistes ne manquaient d’imagination pour réprimer leurs propres citoyens. Toutefois, comme certains le croient, les fameux goulags n’étaient pas toujours la seule solution. Comme dans l’enfer de Dante, le système pénitentiaire russe comportait quelques cercles, et parfois certains ne s’arrêtaient qu’au premier. Surtout ceux qui, malgré leurs opinions divergentes ou leurs faux pas (ou simplement la malchance d’une dénonciation mensongère), avaient une expertise à offrir à l’empire. C’est ce qu’Alexandre Soljenitsyne essaie de faire connaitre, plongeant dans des souvenirs surement douloureux, en racontant son histoire et celle de centaines, voire de milliers, autres compatriotes ou ressortissants de pays satellites voisins. Et c’est toute une histoire ! Avec ses 978 pages (dans l’édition Robert Laffont), ce pavé peut en intimider plus d’un. Mais pas moi ! Alors je m’y suis lancé. Dès le début, Innokenti Volodine, un conseiller d’État de deuxième classe, prend le risque de contacter une ambassade « ennemie » d’un complot. Le chapitre se termine sur cette conversation téléphonique terminée trop tôt lorsque la ligne fut coupée Voilà, j’étais happé ! Toutefois, ce Volodine disparaît aussitôt. Dans les chapitres qui suivent, je ne retrouve plus aucun repère, je suis confronté à des nouveaux personnages, Reutman, Nerjine, Roubine, Vereniov, Iakonov, etc. Qui sont-ils ? Des malchanceux qui ont atterri dans le premier cercle pénitentiaire : la charachka. Que de destins et de vies gâchées ! On apprendra peu à peu leur histoire (comment ils en sont arrivés là) et leur quotidien dans ces laboratoires russes ultra secrets. Après tout, pourquoi gaspiller le talent (scientifiques et techniciens émérites) dans des travaux physiques en Sibérie quand on peut lui trouver une utilité ? N’empêche, les têtes fortes, qu’elles se tiennent tranquille, sinon elles sont refoulées aux cercles suivants. D’ailleurs, certains du groupe finiront par rejoindre le goulag. Tout cela, j’aurais dû m’en douter. Comme dans d’autres de ses romans (par exemple, L’archipel du goulag et La pavillon des cancéreux), Soljenitsyne ne s’intéresse pas qu’au sort d’un seul individu, il s’attaque à décrire, à dénoncer une situation érigée en un système (malheureusement) efficace. Et c’est tout à son honneur. Évidemment, la charachka, même si ce n’était pas aussi terrible que le goulag, ça restait tout de même un centre de détention. Au-delà des longueus heures de travail monotone et silencieux, il y avait les abus et harcèlements des militaires chargés de les surveiller mais également la situation pénible des proches des prisonniers, tout autant suspects, bien souvent victimes d’ostracisme et de discrimination. Cette monotonie que les personnages vivent, le lecteur la ressentira aussi. Impossible de passer à côté. Soljenitsyne a livré un témoignange très complet de la situaiton. Donc, ceux qui recherchent les péripéties et les émotions fortes, passez votre tour. Toutefois, si vous êtes fascinés par l’histoire et le régime communiste tout particulièrement, vous serez servi.
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            • Kyuss Posté le 20 Décembre 2013
              Un livre d'une lenteur incroyable, très compliqué à expliquer, mais très intéressant. Chaque personnage est peint traits par traits. Soljenitsyne a une écriture particulière, marquante, mais vraiment pas abordable du tout.
            • moravia Posté le 17 Février 2013
              Un véritable chef d'oeuvre. A lire pour ceux et celles qui aiment que L Histoire soit en toile de fond du roman. Bien meilleur qu'une journée d'Ivan D.
            • Luniver Posté le 24 Juillet 2012
              Volodine est un jeune diplomate soviétique destiné à une belle carrière sans tâche. Cependant, quand il apprend qu'un docteur, vieil ami de la famille, va être emprisonné pour avoir envoyé des médicaments en Occident, il tente de le prévenir d'une cabine téléphonique. La conversation sera enregistrée et brutalement interrompue. La bande va être confiée à une charachka, premier cercle de l'enfer des goulags, qui ressemble des scientifiques dont la pensée n'est pas pleinement conforme aux dogmes du parti, mais dont les capacités sont trop précieuses pour être envoyés dans les camps de déportation. Soljenitsyne nous entraîne dans ce récit dans toute la société soviétique et nous décrit des tranches de vie de plus d'une vingtaine de personnages : le prisonnier accusé de toutes les trahisons pendant la guerre alors qu'il a simplement cherché à sauver sa peau, le prisonnier arrivé là par hasard par la dénonciation d'un voisin qui lorgnait sur son appartement, le communiste convaincu qui est passé de héros de la révolution à traître antisoviétique sans avoir changé son comportement d'un iota. La surveillance est constante dans la charachka, les restrictions de plus en plus sévères et humiliantes. Il faut dire que l'administration voit dans chaque morceau de fer une puissante... Volodine est un jeune diplomate soviétique destiné à une belle carrière sans tâche. Cependant, quand il apprend qu'un docteur, vieil ami de la famille, va être emprisonné pour avoir envoyé des médicaments en Occident, il tente de le prévenir d'une cabine téléphonique. La conversation sera enregistrée et brutalement interrompue. La bande va être confiée à une charachka, premier cercle de l'enfer des goulags, qui ressemble des scientifiques dont la pensée n'est pas pleinement conforme aux dogmes du parti, mais dont les capacités sont trop précieuses pour être envoyés dans les camps de déportation. Soljenitsyne nous entraîne dans ce récit dans toute la société soviétique et nous décrit des tranches de vie de plus d'une vingtaine de personnages : le prisonnier accusé de toutes les trahisons pendant la guerre alors qu'il a simplement cherché à sauver sa peau, le prisonnier arrivé là par hasard par la dénonciation d'un voisin qui lorgnait sur son appartement, le communiste convaincu qui est passé de héros de la révolution à traître antisoviétique sans avoir changé son comportement d'un iota. La surveillance est constante dans la charachka, les restrictions de plus en plus sévères et humiliantes. Il faut dire que l'administration voit dans chaque morceau de fer une puissante radio capable de communiquer les secrets d'état à l'Occident, et dans chaque prisonnier laissé seul cinq minutes un individu prêt à creuser un tunnel d'évasion. Les épouses des prisonniers ont également un sort peu enviable : obligée de cacher leur situation d'épouse de déporté si elles veulent continuer à travailler, garder un logement et ne pas se faire cracher au visage par tout leur entourage. On fait aussi un détour par les gens «libres» qui ne sont pas mieux lotis : pression constante, doctrine mouvante qu'il faut suivre cependant à la lettre pour éviter la «trahison», risque de dénonciation permanente, tâches impossibles à réaliser avec la menace de l'accusation de «sabotage» en cas d'échec,… L'ambiance est assez pesante : on ressent tout le poids de la bureaucratie écrasante et paranoïaque, totalement coupée du monde réel, d'un système dans lequel personne ne peut rester innocent bien longtemps.
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