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Robert Laffont
EAN : 9782221249642
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 122 x 182 mm

Soudain l'été dernier

Jacques GUICHARNAUD (Traducteur), Bernard OUDIN (Introduction)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 19/11/2020
Dans un jardin tropical vénéneux et inquiétant, la richissime Mrs Venable tente de convaincre le jeune et très beau docteur Sucre : sa nièce Catherine est coupable, c’est elle qui est responsable de la mort de Sébastien, son fils unique et adoré, décédé dans des circonstances étranges l’été dernier. La... Dans un jardin tropical vénéneux et inquiétant, la richissime Mrs Venable tente de convaincre le jeune et très beau docteur Sucre : sa nièce Catherine est coupable, c’est elle qui est responsable de la mort de Sébastien, son fils unique et adoré, décédé dans des circonstances étranges l’été dernier. La sentence exigée par la vieille femme est terrible : une lobotomie pour faire taire Catherine et faire cesser ses insupportables ragots.
Tennessee Williams convoque ici les thèmes qui lui sont chers : la vieillesse et la beauté des femmes, la folie et son cortège diabolique, tout cela sous un soleil blanc, aveuglant, incandescent, qui donne un charme salé insupportable à cette grande pièce de théâtre.
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EAN : 9782221249642
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Isa0409 Posté le 26 Mai 2021
    #x2600; « Ce n’était pas la folie des grandeurs, c’était la grandeur elle-même. » (P.34) #x2600; Le soleil est haut dans le ciel, l’après-midi touche à sa fin, nous sommes en automne. Il fait étonnamment lourd, la lumière du soleil est aveuglante et l’on peine à fixer l’étoile à son zénith sans plisser les yeux, sans élever dans les airs une main qui ferait écran : cette ambiance étrange, dans cette demeure de la Nouvelle-Orléans est annonciatrice d’un drame à venir, d’une vérité prête à éclater et dont on voudrait se protéger. Mais il n’est aucune main qui puisse faire taire les paroles que l’on s’apprête à entendre... #x2600; Sébastien est mort. Soudainement, l’été dernier. Sa mère, Violette Venable, ne s’en est toujours pas remise : il faut dire que mère et fils formaient un duo fusionnel, Violette et Sébastien, Sébastien et Violette, un couple bien plus intrigant que conformiste, déchaînant foules et cancans à chacune de leur apparition. Cette relation œdipienne s’est pourtant fragilisée après que Violette eut une attaque : pour ses vacances d’été, Sébastien remplaça sa mère par sa cousine pour un voyage qui lui fut fatal. Aujourd’hui, en cette après-midi écrasante, l’atmosphère est poisseuse et sale, et aucune fleur du merveilleux... #x2600; « Ce n’était pas la folie des grandeurs, c’était la grandeur elle-même. » (P.34) #x2600; Le soleil est haut dans le ciel, l’après-midi touche à sa fin, nous sommes en automne. Il fait étonnamment lourd, la lumière du soleil est aveuglante et l’on peine à fixer l’étoile à son zénith sans plisser les yeux, sans élever dans les airs une main qui ferait écran : cette ambiance étrange, dans cette demeure de la Nouvelle-Orléans est annonciatrice d’un drame à venir, d’une vérité prête à éclater et dont on voudrait se protéger. Mais il n’est aucune main qui puisse faire taire les paroles que l’on s’apprête à entendre... #x2600; Sébastien est mort. Soudainement, l’été dernier. Sa mère, Violette Venable, ne s’en est toujours pas remise : il faut dire que mère et fils formaient un duo fusionnel, Violette et Sébastien, Sébastien et Violette, un couple bien plus intrigant que conformiste, déchaînant foules et cancans à chacune de leur apparition. Cette relation œdipienne s’est pourtant fragilisée après que Violette eut une attaque : pour ses vacances d’été, Sébastien remplaça sa mère par sa cousine pour un voyage qui lui fut fatal. Aujourd’hui, en cette après-midi écrasante, l’atmosphère est poisseuse et sale, et aucune fleur du merveilleux jardin de cette résidence ne saura masquer la vilénie de chacun des personnages. Entre soif d’héritage, besoin de vengeance et cri de défense, les mots que s’apprêtent à échanger les membres de cette famille fracassée par la disparition du beau Sébastien s’avèrent être des armes à double tranchant... à moins que le doux et gentil docteur Sucre n’accepte de faire taire l’une d’entre eux à tout jamais ? #x2600; Il faut dire que chacun des personnages est habité par une rage dévorante, pernicieuse et fallacieuse. La rage d’une mère, désemparée par la perte d’un fils idéalisé et idolâtré, emporté dans la fleur de l’âge ; la rage d’un cousin dont les yeux voient danser devant lui un héritage à portée de main ; la rage d’une cousine, amoureuse, dévastée elle aussi, et qui meurt de parler, de dire et raconter ce fameux été, la chaleur et la perversion, le corps qu’on utilise pour attirer d’autres corps, le mal à l’âme, jusqu’au drame. Oui, il est des vérités que l’on ne saurait entendre, des bouches que l’on voudrait faire taire et des mots que l’on ferait ravaler. La vérité brûle parfois, comme un soleil ardent et salé sur une blessure à vif. #x2600; « La vie de la plupart des gens... est-ce rien de plus qu’une traînée de déchets, chaque jour quelques déchets de plus, de longues, longues traînées de déchets jusqu’au grand nettoyage final, la mort...? » (P.35)
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  • TiboLexie Posté le 17 Février 2021
    "Il y avait un accord entre nous, une sorte de contrat ou de pacte, qu'il a rompu l'été dernier quand il s'est détaché de moi et qu'il a décidé de l'amener, elle à ma place." Et il est bien là le problème pour cette mère à l'amour écrasant. Pourquoi son fils accessoirement poète a-t-il préféré amener, cette fois, sa cousine en vacance plutôt qu'elle qui l'idolâtre ? Cette mère est-elle ignorante ou se doute-t-elle de la raison (de l'abandon) même si cela l'afflige ? On dit que la vérité libère alors la cousine, fraichement accompagnatrice payera-t-elle le prix en la divulguant ? L'art de dire beaucoup en si peu de mots. Tennessee Williams ne déroge pas à la règle avec cette pièce brève et intense. J'ai malheureusement eu du mal à comprendre la mère et le fils.
  • tristantristan Posté le 2 Décembre 2017
    Tennessee Williams est un parfait connaisseur de l'âme humaine et il a le don de retranscrire les sentiments avec le brio que l'on attend d'un grand écrivain.
  • Pachy Posté le 27 Novembre 2017
    Soudain l’été dernier, son fils est mort. Mme Venable (Tante Vi) est dévastée. C’est le prolongement d’elle-même qui vient de lui être enlevé. Ce fils qu’elle avait façonné, ce fils qui ne montrait aucune vie privé, pas de vie personnelle. Quand madame Venable dit nous, en parlant de Sébastien, elle dit je. Il est mort loin d’elle, parti en voyage avec sa cousine Catherine. Tante Vi doit se venger, exterminer cette créature. Elle inagine un plan machiavélique. Un docteur en chirurgie psychiatrique, travaille sur un procédé d’avenir, comportant de très gros risques, pratique des lobotomies sur des psychopathes criminels que lui envoie l’état. Lui promettant au docteur son aide financière pour ses recherches elle exige que Catherine soit lobotomisé. Il règne une tension extrême tout au long de cette pièce. La vérité est enfouie sous un scénario qui laisse suer une angoisse qui n’a d’égal que l’envie pour le lecteur qui comprend que la vérité n’est pas celle que l’on nous expose. Excellent pièce qui a connu une excellente adaptation pour le cinéma par Joseph L. Mankiewicz Elizabeth Taylor Katharine Hepburn Montgomery Clift. Offrez-vous à vivre un grand moment théâtral suivi d’un même grand moment de plaisir cinématographique. On peut cependant regretté des... Soudain l’été dernier, son fils est mort. Mme Venable (Tante Vi) est dévastée. C’est le prolongement d’elle-même qui vient de lui être enlevé. Ce fils qu’elle avait façonné, ce fils qui ne montrait aucune vie privé, pas de vie personnelle. Quand madame Venable dit nous, en parlant de Sébastien, elle dit je. Il est mort loin d’elle, parti en voyage avec sa cousine Catherine. Tante Vi doit se venger, exterminer cette créature. Elle inagine un plan machiavélique. Un docteur en chirurgie psychiatrique, travaille sur un procédé d’avenir, comportant de très gros risques, pratique des lobotomies sur des psychopathes criminels que lui envoie l’état. Lui promettant au docteur son aide financière pour ses recherches elle exige que Catherine soit lobotomisé. Il règne une tension extrême tout au long de cette pièce. La vérité est enfouie sous un scénario qui laisse suer une angoisse qui n’a d’égal que l’envie pour le lecteur qui comprend que la vérité n’est pas celle que l’on nous expose. Excellent pièce qui a connu une excellente adaptation pour le cinéma par Joseph L. Mankiewicz Elizabeth Taylor Katharine Hepburn Montgomery Clift. Offrez-vous à vivre un grand moment théâtral suivi d’un même grand moment de plaisir cinématographique. On peut cependant regretté des tirades de Mme Venable un peu longues dans son dialogue face au docteur dans le début de la pièce. Le livre, lui, est suivi d'une seconde pièce : "Le train de l'aube ne s'arrêtera plus ici".
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  • LaetitiaTitia Posté le 29 Septembre 2016
    Très belle pièce de théâtre ! Dès le début j'avoue avoir pris position pour Catherine, car les propos de Madame Venable me semblaient étranges, la relation très fusionnelle qu'elle avait avec son fils... De plus les thèmes comme l’homosexualité étaient rarement abordés à cette époque. De plus j'ai apprécié le dénouement qui est bien ficelé, [masquer]car pour moi sa mort est décrite de manière symbolique, les enfants qui lui couraient après, c'était les garçons avec qui il s'absentait l'après-midi... Pendant qu'ils le frappaient Sébastian est mort d'une crise cardiaque...[/masquer]
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