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EAN : 9782264033604
Code sériel : 2801
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 176
Format : 108 x 177 mm

Une chambre à soi

Clara MALRAUX (Traducteur)
Date de parution : 16/05/2001

Bravant les conventions avec une irritation voilée d'ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu'à une époque toute récente, les femmes étaient savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, nécessairement, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie...

Bravant les conventions avec une irritation voilée d'ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu'à une époque toute récente, les femmes étaient savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, nécessairement, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi.

« Pourquoi un sexe est-il si prospère et l’autre si pauvre ? Quel est l’effet de la pauvreté sur le roman ? » Virginia Woolf

Traduit de l'anglais
par Clara Malraux

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EAN : 9782264033604
Code sériel : 2801
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 176
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Une chambre à soi. Ou plus littéralement un lieu pour soi. Tel est le sujet de la conférence donnée par Virginia Woolf en 1928. Même si elle s’en défend, son sujet est le métier d’écrivain autant que la place de la femme dans la société. Une démonstration brillante, un désir profond de la mise en oeuvre de talents d’écrivains, hommes ou femmes. On retrouve dans cet essai la virtuosité du langage et l’ironie mordante propre à Woolf.
Adeline Savy-Hadjadj-Auphan / Librairie Le Divan

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Imaninkedwitch Posté le 3 Février 2020
    La primera vez que leí este ensayo feminista, me lo tomé como algo muy personal porque ella me apasiona. Hoy os lo recomiendo un millón de veces. A cualquiera de vosotr@s, que estáis en esa búsqueda de una habitación propia, de un camino que recorrer con paso firme y a l@s que vivís para crear.
  • mamansand72 Posté le 31 Janvier 2020
    Virginia Woolf est une autrice classique et féministe dont je n’avais encore rien lu. Cet essai, mis en avant dans la librairie que je fréquente régulièrement, a attiré mon regard et la quatrième de couverture m’a également appelée. Je m’attendais à quelque chose d’un peu ennuyeux, verbeux...a priori idiots ! Le texte est dense, riche, intelligent et terriblement moderne bien qu’écrit il y a quasiment un siècle. C’est en effet un essai empreint de féminisme traitant de la place des femmes dans la littérature et plus spécifiquement des écrivaines de romans. A travers ce sujet, Virginia Woolf décrit la société anglaise de la fin du 19ème siècle, les relations entre hommes et femmes et les conventions sociales de cette époque durant laquelle tout pouvoir est essentiellement masculin. C’est une analyse très fine, subtile et empreinte d’humour et d’ironie qu’elle nous livre. Dans son discours, elle fait de nombreuses références à d’autres auteurs emblématiques tels que les sœurs Brontë, Shakespeare (elle imagine l’œuvre qu’aurait pu créer sa sœur !), Jane Austen, Tolstoï ou Proust.
  • Chestakova Posté le 22 Septembre 2019
    On ressort de cette lecture avec l'impression vivante d'avoir partagé un moment avec une femme d'exception, dont l'écriture porte la pensée dans un souffle naturel et lumineux.
  • LouDeBergh Posté le 11 Août 2019
    Voilà quelques jours, je suis tombée sur « La Grande Traversée » de France culture, une émission retraçant en cinq épisodes de deux heures la vie et l'oeuvre de la brillante Virginia Woolf. J'en ai été autant bouleversée qu'émerveillée et suis entrée dans une sorte « d'obsession » pour l'écrivaine, la femme et la grande féministe qu'elle était. Je me suis mise à écouter et lire tout ce que je pouvais attraper au vol à son sujet, ai eu le sentiment de percevoir la vie - la réalité comme elle l'appelle – sous un angle bien différent, me suis sentie infiniment proche d'elle et me suis précipitée à la librairie pour acheter son superbe essai : Une chambre à soi, ouvrage culte s'il en est et merveille d'écriture. Virginia Woolf m'avait effectivement toujours fascinée. Elle portait encore, collée contre sa peau, cette image de petite chose frêle, éthérée et déprimée, vivant pour et par la littérature dans un savoureux mélange qui, pour les chroniqueurs de l'époque et nombre de ses biographes, ne pouvait finir que par un suicide…Tout en étant couverte d'un voile mystérieux qui ne demandait qu'à s'ôter. J'avais bien entendu vu (et aimé) le film The Hours de Stephan... Voilà quelques jours, je suis tombée sur « La Grande Traversée » de France culture, une émission retraçant en cinq épisodes de deux heures la vie et l'oeuvre de la brillante Virginia Woolf. J'en ai été autant bouleversée qu'émerveillée et suis entrée dans une sorte « d'obsession » pour l'écrivaine, la femme et la grande féministe qu'elle était. Je me suis mise à écouter et lire tout ce que je pouvais attraper au vol à son sujet, ai eu le sentiment de percevoir la vie - la réalité comme elle l'appelle – sous un angle bien différent, me suis sentie infiniment proche d'elle et me suis précipitée à la librairie pour acheter son superbe essai : Une chambre à soi, ouvrage culte s'il en est et merveille d'écriture. Virginia Woolf m'avait effectivement toujours fascinée. Elle portait encore, collée contre sa peau, cette image de petite chose frêle, éthérée et déprimée, vivant pour et par la littérature dans un savoureux mélange qui, pour les chroniqueurs de l'époque et nombre de ses biographes, ne pouvait finir que par un suicide…Tout en étant couverte d'un voile mystérieux qui ne demandait qu'à s'ôter. J'avais bien entendu vu (et aimé) le film The Hours de Stephan Daldry, mais je n'avais jamais réussi à aller au bout de Mrs Dalloway pour une raison qui m'échappe encore. C'est sans doute mieux car c'est, dotée de ce très beau bagage de connaissance (les dizaines d'heures d'émissions écoutées en quelques jours), que je recommence mon petit bout de chemin avec Virginia. J'ai le sentiment d'avoir appris à la connaître, à l'apprivoiser, d'avoir compris son fonctionnement, mais surtout, son immense force (malgré toutes les étiquettes que l'on a pu lui coller), la pureté de sa langue, et sa puissance littéraire. J'ai redécouvert une écrivaine bravant les conventions avec une magnifique ironie, une femme infiniment libre, une acrobate de la littérature voltigeant entre les styles et les genres, une funambule de génie cheminant entre l'imaginaire et le réel, l'amour et la haine, le calme et la folie. Une iconoclaste somme toute, une frondeuse, une femme hautement inflammable. Dans Une chambre à soi, Virginia Woolf analyse avec ironie, force et légèreté, les causes du silence littéraire des femmes pendant de très nombreuses décennies. Elle rappelle comment, jusqu'à une époque toute récente (qui semble parfois résonner encore aujourd'hui), les femmes étaient savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et nécessairement réduites au silence. Elle développe une théorie selon laquelle ce dont elles auraient « simplement » eu besoin pour affirmer leur génie et développer leur talent, était du temps, de l'argent (la capacité de le gagner seule, entend-elle) et une chambre à elles. Une chambre à soi, c'est le cheminement de Virginia Woolf sur le sujet : Les femmes et le roman. Son questionnement, elle l'entame au bord d'une rivière (celle qui la vit se donner la mort) et le poursuit dans le parc de l'université. Elle se voit refoulée à l'entrée de la bibliothèque universitaire en tant que femme non accompagnée, puis se retranche chez elle, observant depuis sa fenêtre le tout Londres se mouvoir à ses pieds. Pourquoi y a-t-il si peu, voire pas du tout, de femmes écrivains jusqu'au XVIIIème siècle ? Et pourquoi, au milieu du XXème siècle, celles qui résistent ont tant de peine à faire éclater leur génie et leur puissance ? Virginia aborde avec force et fantaisie le peu de liberté accordée aux femmes, leur dépendance financière, leur manque d'instruction, la nécessité de garder leur vertu, leur réclusion dans les maisons et toutes les considérations masculines plaidant en défaveur des femmes créatrices : « Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l'homme en doublant ses dimensions naturelles ». Le tout se trouve cité avec un humour et une ironie délicieusement anglaise. Une chambre à soi se transforme autant en véritable petit plaisir de lecture qu'en admirable réflexion sur la femme et la littérature de manière générale. On y découvre son admiration pour Shakespeare, Jane Austen, Charlotte Brontë, on se trouve baigné dans son univers empli de poésie, chahuté dans ses combats radicalement féministes, emporté par sa verve et sa force. Virginia Woolf, au travers de ce superbe essai, se donne les moyens de vivre encore un peu en nous toutes. Délicatement, elle nous tape sur l'épaule alors que nous faisons la vaisselle ou couchons les enfants, et nous rappelle la force des mots. Elle nous rappelle que si nous parvenons à gagner « cinq cent livres » par an, à nous ménager une chambre à nous, fermée à clefs dans laquelle, comme les hommes dans leur bureau, nous ne serons pas en permanence dérangées, si nous acquérons l'habitude de la liberté et le courage d'écrire exactement ce que nous pensons, si nous parvenons à échapper un peu au salon commun, si nous apprenons à voir les humains non pas seulement dans leurs rapports avec les autres mais dans leur rapport avec la réalité, avec « la vie vivifiante », avec le ciel, avec la terre, avec le Beau, si nous parvenons à regarder plus loin, à marcher seule, à comprendre que nous aussi, nous sommes en relation avec le monde, alors la poétesse qui est en chaque femme (quelle qu'en soit la forme prise) pourra jaillir avec une puissance infinie.
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  • Cynthia_56 Posté le 20 Juin 2019
    Le fond de cet essai est vraiment intéressant. L'autrice y raconte le destin des femmes-écrivain à travers des figures comme Jane Austen. J'ai parfois frissonné en voyant comment les femmes étaient autrefois traitées. J'aurai aimé accrocher beaucoup plus à ce livre. Mais ça ne l'a pas fait. J'ai eu beaucoup de soucis avec la plume que j'ai trouvé trop recherchée, des phrases trop longues où j'ai perdu le sens du propos. Beaucoup de fioritures dans un livre pourtant très petit. Je ne comprenais pas certains passages que je lisais et j'avais vraiment l'impression de perdre du temps. Du coup, j'ai préféré abandonner cette lecture à un chapitre de la fin.
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