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EAN : 9782258108387
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 444
Format : 140 x 225 mm
Les Coiffes rouges
Collection : Terres de France
Date de parution : 09/01/2014
Éditeurs :
Presses de la cité

Les Coiffes rouges

Collection : Terres de France
Date de parution : 09/01/2014

En 1924, le récit des célèbres grèves des penn-sardin, les sardinières de Douarnenez, en Bretagne, à travers le parcours d'une adolescente en pleine tourmente.

Epouses, filles, mères de marin, elles sont toutes penn-sardin à la conserverie Guéret sur le port de Douarnenez. Chaque jour, sous les ordres des contremaîtresses, elles s’échinent à une cadence... Epouses, filles, mères de marin, elles sont toutes penn-sardin à la conserverie Guéret sur le port de Douarnenez. Chaque jour, sous les ordres des contremaîtresses, elles s’échinent à une cadence infernale pour un salaire de misère. Parfois dures entre elles, les sardinières restent solidaires et aucune d’elles n’a oublié la... Epouses, filles, mères de marin, elles sont toutes penn-sardin à la conserverie Guéret sur le port de Douarnenez. Chaque jour, sous les ordres des contremaîtresses, elles s’échinent à une cadence infernale pour un salaire de misère. Parfois dures entre elles, les sardinières restent solidaires et aucune d’elles n’a oublié la vieille Clopine, mise à la porte et qui attend son heure, patiente. Un matin, avec tout l’éclat et l’insolence de sa jeunesse, surgit Dolorès.
Il y a presque cent ans, en 1924, sur les pavés de la ville rouge de Douarnenez, quelque quatre mille penn-sardin brandirent le drapeau de la révolte. Un roman « vrai » pour raconter ce magnifique symbole de la lutte ouvrière et de la dignité des femmes.
 
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EAN : 9782258108387
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 444
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

Un roman féministe sur les luttes ouvrières
France Dimanche
Aujourd’hui, les femmes réclament l’égalité professionnelle. En 1924, elles luttaient pour échapper à un salaire de misère… Ce roman est un hommage à la dignité des femmes.
Femme Actuelle

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lealeh 01/09/2019
    Un roman historique qui nous conte une partie de la vie de Dolorès sur fond de luttes ouvrières dans les usines de sardines bretonnes. Intéressant et pas indigeste comme je le craignais.
  • paulmaugendre 29/03/2018
    La sardine est à Douarnenez ce que sont les Bêtises à Cambrai, la Bergamote à Nancy et les Tomates à Marmande. A la différence près que ces petites bêtes se présentent par millions en mer un jour et que le lendemain elles ont disparu comme par enchantement. Peut-être noyées. Les premiers à ressentir cette défection sont bien sûr les pêcheurs qui comptent sur la manne maritime pour nourrir la famille. Ensuite les ouvrières des conserveries car pas de poisson, pas de travail. Et lorsqu'il y en trop de sardines, jamais assez pour les patrons, comme les ouvrières sont payées à l'heure au lieu du mille de sardines depuis les grèves de 1905, il ne faut pas traînailler, la contremaîtresse est là pour activer le mouvement. Dolorès Marquez est fille de pêcheur. Son père espagnol d'origine, Diego, s'est échoué sur la côte et s'est pris dans les filets des yeux de la belle Marie. Ils se sont mariés et n'ont eu que Dolorès comme enfant. Mais quelle enfant. Rousse au teint mat, un anachronisme qui n'est pas rédhibitoire pour ses consoeurs. Car Diégo a réussi à faire embaucher sa fille chez Monsieur Guéret où elle est employée au tri lors de la réception... La sardine est à Douarnenez ce que sont les Bêtises à Cambrai, la Bergamote à Nancy et les Tomates à Marmande. A la différence près que ces petites bêtes se présentent par millions en mer un jour et que le lendemain elles ont disparu comme par enchantement. Peut-être noyées. Les premiers à ressentir cette défection sont bien sûr les pêcheurs qui comptent sur la manne maritime pour nourrir la famille. Ensuite les ouvrières des conserveries car pas de poisson, pas de travail. Et lorsqu'il y en trop de sardines, jamais assez pour les patrons, comme les ouvrières sont payées à l'heure au lieu du mille de sardines depuis les grèves de 1905, il ne faut pas traînailler, la contremaîtresse est là pour activer le mouvement. Dolorès Marquez est fille de pêcheur. Son père espagnol d'origine, Diego, s'est échoué sur la côte et s'est pris dans les filets des yeux de la belle Marie. Ils se sont mariés et n'ont eu que Dolorès comme enfant. Mais quelle enfant. Rousse au teint mat, un anachronisme qui n'est pas rédhibitoire pour ses consoeurs. Car Diégo a réussi à faire embaucher sa fille chez Monsieur Guéret où elle est employée au tri lors de la réception des poissons, une place située tout en bas de l'échelle des ouvrières, en compagnie de gamines plus jeunes qu'elle. Sa beauté farouche attire l'attention de La Murène, la contremaîtresse, ce qui ne manque pas de déclencher l'ironie et les sarcasmes chez ses collègues. La Murène est, à tort ou à raison, soupçonnée de préférer les femmes aux hommes. cario4.pngEn sortant de l'usine, Dolorès remarque la Clopine, surnommée ainsi à cause de son pied-bot. La vieille femme avait eu le tort d'être à la pointe des grèves de 1905, et elle avait été licenciée, son nom écrit à l'encre rouge sur les carnets d'embauche des usiniers. Une amitié bourrue s'établit entre la vieille femme et la jeune fille. Des rumeurs de grève commencent à s'étendre et la Clopine n'est pas la dernière à prôner la révolte. Dolorès a l'esprit vif, la répartie facile, ne se laisse pas monter sur les pieds, et cela parfois joue en sa défaveur. Mais elle est jeune, insouciante et elle remarque que Joseph, surnommé Glazig à cause de ses yeux bleus, la regarde avec justement des yeux énamourés. Elle n'est pas insensible à ce gamin plus jeune qu'elle. Elle va quand même avoir bientôt dix-sept ans. A l'usine, c'est la course contre la montre, et les pêcheurs cario2.jpgsont tributaires des déplacements de bancs de poissons. Diego rêve de pouvoir aller comme certains de ses compères aller à la pêche à la langouste verte au large de la Mauritanie. Outre le fait qu'il serait parti durant de longues semaines, il lui manque les fonds nécessaires pour s'équiper pour une telle expédition. Et un jour alors qu'il allait aborder au quai avec ses marins, une chaloupe effectue une mauvaise manœuvre, et il se retrouve la main gauche coincée entre le plat-bord et la bordure de l'appontement. Il est handicapé et cela va dégénéré. Dolorès elle est importunée par la Murène qui l'incite à la voir chez elle, mais là encore de cette rencontre va découler un incident préjudiciable. Puis elle aura l'opportunité de devenir demoiselle de compagnie de Guéret dont la demeure est un véritable château. Elle pensait surtout pouvoir aider ses parents, mais elle est considérée comme une pestiférée par les autres ouvrières de l'usine, par la majorité même des habitants de la cité portuaire qui considèrent sa décision comme une trahison. Là encore les rumeurs vont bon train (être colporteur de ragots est un métier facile qui ne demande pas de diplôme) et on l'accuse de coucher avec le patron, un quinquagénaire. Ophélie, une vraie petite chipie, ne manque pas de l'asticoter à propos de certains événements douloureux dont Dolorès serait responsable. cario1.jpgDans ce docu-roman, c'est toute une époque qui nous est restituée sous nos yeux pleins de compassion. Le dur labeur des sardinières, jusqu'à seize heures de travail parfois, les pieds chaussés de sabot leur coupant la peau, les glissades sur les viscères des sardines, les doigts coupés en étêtant les poissons, les éclaboussures de la friture défigurant parfois les visages, sous l'œil vindicatif et les accès de colère de la contremaîtresse toujours à critiquer négativement ses ouvrières qui ne font pas attention. Le tri sélectif des poissons par des gamines de douze ans, l'école n'étant pas une priorité, effectués avec virtuosité afin de ne pas meurtrir la chair est une opération délicate, tout autant que l'étêtage ou la friture, mais les grades ne sont pas les mêmes et la paie, lâchée au compte-gouttes, arrive à peine à garnir les assiettes. Pourtant, des instants de joie sont préservés par les ouvrières elles-mêmes qui organisent de temps en temps des danses entre deux vacations, afin de se détendre. Quant au sertissage des boites de conserves, les soudeurs-sertisseurs sont remplacés par des machines qui possèdent l'avantage d'aller plus vite et de ne pas revendiquer. Entre l'été 1923 et le début de l'année 1925, on assiste à la montée en colère des ouvrières, les Penn-sardin ou Têtes de sardines appelées ainsi à cause de leur coiffe, aux grondements de révolte, et l'on découvre quelle fut la vie quotidienne de ce petit peuple courageux et exploité. Douarnenez est la deuxième ville française à élire un maire communiste, Sébastien Velly, après Saint-Junien, et naturellement, les bourgeois, l'Eglise et le commissaire de police Le Gleut qui préfère fricoter aux côtés des puissants que des pauvres, crient haro sur les meneurs. Ils prédisent que tout se terminera comme cela a commencé, une bulle qui éclate au moindre accrochage. Le rôle des syndicats prend alors toute sa signification, surtout lorsque la grève fermera les usines. Les patrons sont décrits comme des êtres fiers, dédaigneux de la basse classe, se sentant investis par leur richesse comme les maîtres du monde. Pourtant la grève générale aura bien lieu, tandis que les usiniers se réunissent devant une table abondamment chargée de victuailles. C'étaient eux qui nourrissaient les ouvrières, et non pas celles-ci contribuaient à leurs richesses. Un déni de la réalité, un mépris affiché envers celles qu'ils considéraient sans l'avouer comme leurs esclaves. Et des briseurs de grève seront embauchés auprès des syndicats jaunes et de la droite fascisante, semant le trouble. Des coups de feu seront même tirés sur le nouveau maire Daniel Le Flanchec. Quatre-vingt-dix ans ont passé, la leçon n'a pas été retenue et les patrons du CAC 40 continuent de pressurer leurs employés, exerçant le chantage de la délocalisation. Le travail est moins dur certes, mais l'esprit est le même. L'usine était un univers qu'elles exécraient, et rares étaient celles qui éprouvaient un vrai plaisir à s'y rendre. Les ouvrières n'avaient aucun moyen légal de se défendre, puisque la législation du travail accordait aux patrons des conserveries alimentaires la dérogation de faire travailler jusqu'à quarante-huit heures d'affilée. Deux jours sans dormir : on n'imposait pas labeur plus inhumain aux "forçats" de Zola. Et effectivement, le lecteur est plongé au cœur de la triste réalité et Zola ne pouvait pas ne pas être évoqué. Daniel Cario, au travers d'un roman historico-social mêle fiction, le personnage de Dolorès et ceux qui l'entourent, ses premiers émois et son émancipation, et réalité avec les personnages de Velly, Le Flanchec, Charles Tillon, le commissaire Le Gleut, des usiniers comme Béziers, le briseur de grève professionnel Léon Raynier et quelques autres. Et le lecteur ne restera pas insensible à cette page d'histoire, bretonne certes, mais dont de nombreuses régions sous des formes et des corporations différentes ont connu les mêmes combats.
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  • hoel 14/02/2014
    Le point fort de ce texte que l'éditeur qualifie de « roman vrai » est assurément l'important travail de documentation mené par Daniel Cario pour coller au plus près des faits. Ainsi, sa « fiction » est fortement ancrée dans le réel et les protagonistes croisent de nombreux personnages qui ont réellement existé, comme Sébastien Velly, l'un des premiers maires communistes de France, le député Charles Tillon ou encore la syndicaliste Lucie Colliard. Pour autant, l'auteur ne nous abreuve pas de données historiques superflues. La ville de Douarnenez et les conditions de travail des « penn-sardin » sont bien décrites. Les personnages sont globalement intéressants, pour ce qu'ils représentent surtout. La jeune sardinière qui vire pasionaria (tiens, elle se prénomme Dolorès, comme c'est curieux !). L'immigré espagnol devenu patron-pêcheur. Clopine, l'ouvrière boiteuse renvoyée à cause de son infirmité et qui garde depuis une dent contre son ex-employeur. Alcide Guéret, le patron bedonnant qui se prend d'affection pour Dolorès. Mais aussi : les impitoyables contremaîtresses, le commissaire de droite effrayé par la poussée « coco » dans sa ville, le petit mousse, etc. On peut comprendre la volonté de Daniel Cario de grossir les traits pour rendre son propos plus intelligible mais... Le point fort de ce texte que l'éditeur qualifie de « roman vrai » est assurément l'important travail de documentation mené par Daniel Cario pour coller au plus près des faits. Ainsi, sa « fiction » est fortement ancrée dans le réel et les protagonistes croisent de nombreux personnages qui ont réellement existé, comme Sébastien Velly, l'un des premiers maires communistes de France, le député Charles Tillon ou encore la syndicaliste Lucie Colliard. Pour autant, l'auteur ne nous abreuve pas de données historiques superflues. La ville de Douarnenez et les conditions de travail des « penn-sardin » sont bien décrites. Les personnages sont globalement intéressants, pour ce qu'ils représentent surtout. La jeune sardinière qui vire pasionaria (tiens, elle se prénomme Dolorès, comme c'est curieux !). L'immigré espagnol devenu patron-pêcheur. Clopine, l'ouvrière boiteuse renvoyée à cause de son infirmité et qui garde depuis une dent contre son ex-employeur. Alcide Guéret, le patron bedonnant qui se prend d'affection pour Dolorès. Mais aussi : les impitoyables contremaîtresses, le commissaire de droite effrayé par la poussée « coco » dans sa ville, le petit mousse, etc. On peut comprendre la volonté de Daniel Cario de grossir les traits pour rendre son propos plus intelligible mais ce faisant, il tombe parfois dans la caricature un peu facile. Les développements de l'histoire se laissent suivre agréablement bien qu'ils soient dans l'ensemble très prévisibles. Mais pouvait-il en être autrement s'agissant d'un roman historique dont on connaît la « fin » ? On se doute bien que tout cela va se terminer par la grande grève de 1924, qui a pris une ampleur nationale et aura vu défiler dans les rues de Douarnenez plusieurs milliers d'ouvrières réclamant, sabots aux pieds et drapeaux rouges en main, une augmentation significative de leur maigre salaire. Et pour peu qu'on en connaisse un peu les détails, on ne s'étonnera pas de certains rebondissements de l'intrigue, qui sont eux aussi véridiques. Seule la bluette entre Dolorès et Glazig, particulièrement mièvre, m'a semblé de trop, ou tout du moins prendre une part conséquente part rapport au reste. Avec Les coiffes rouges, Daniel Cario signe un honnête roman historique, fort intéressant, ainsi qu'un bel hommage à l'une des rares révoltes ouvrières menées par des femmes, les courageuses « penn-sardin » de Douarnenez.
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  • tamara29 09/02/2014
    Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les Presses de la Cité pour « Les coiffes rouges » de Daniel Cario reçu lors d’une opération Masse Critique. J’étais impatiente de commencer ce roman car la Bretagne, la lutte sociale, les conditions de la femme pouvaient suffire à me captiver. (Attention à ne pas confondre « les coiffes rouges » avec « les bonnets rouges »…:) ) Par le biais de l’héroïne, Dolorès, jeune fille (née d’un père marin espagnol et d’une mère couturière bretonne) qui va faire son apprentissage de la vie et du monde du travail, on pénètre dans l’histoire bretonne et sociale des années 20. On découvre la vie de ces ouvrières de conserveries de sardines de Douarnenez (appelées « Penn-sardin » -tête de sardine en breton-). Elles ont un travail pénible, harassant, travaillant de jour et de nuit selon l’arrivage des sardines, pour un salaire de misère, ce qui les amènera à demander une amélioration de leurs conditions de travail qui mènera à la grève de 1924. Si j’ai, effectivement, eu beaucoup d’intérêt à mieux connaître ce pan historique à la fois breton mais aussi à portée nationale (puisque la grève a permis une augmentation de salaires des... Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et les Presses de la Cité pour « Les coiffes rouges » de Daniel Cario reçu lors d’une opération Masse Critique. J’étais impatiente de commencer ce roman car la Bretagne, la lutte sociale, les conditions de la femme pouvaient suffire à me captiver. (Attention à ne pas confondre « les coiffes rouges » avec « les bonnets rouges »…:) ) Par le biais de l’héroïne, Dolorès, jeune fille (née d’un père marin espagnol et d’une mère couturière bretonne) qui va faire son apprentissage de la vie et du monde du travail, on pénètre dans l’histoire bretonne et sociale des années 20. On découvre la vie de ces ouvrières de conserveries de sardines de Douarnenez (appelées « Penn-sardin » -tête de sardine en breton-). Elles ont un travail pénible, harassant, travaillant de jour et de nuit selon l’arrivage des sardines, pour un salaire de misère, ce qui les amènera à demander une amélioration de leurs conditions de travail qui mènera à la grève de 1924. Si j’ai, effectivement, eu beaucoup d’intérêt à mieux connaître ce pan historique à la fois breton mais aussi à portée nationale (puisque la grève a permis une augmentation de salaires des ouvriers, les heures supplémentaires, etc.), j’ai eu un peu plus de mal avec la surabondance des genres : amour et premiers émois de la jeune fille, drames familiaux (accident de travail, pauvreté, alcoolisme, mort), harcèlement moral et/ou sexuel au travail (aussi bien de la part de la contremaîtresse que du patron), etc. Ces différents thèmes sont d’ailleurs poussés un peu trop à l’extrême, à mon goût, avec une multiplication de scènes tragiques et dramatiques… Cette impression-là ajoutée à la crédulité de la jeune fille m’ont un peu gênée. J’ai même éprouvée de l’agacement durant la période où elle est dame de compagnie de son ex-patron de la conserverie. Ce n’est pas tant que je trouve qu’elle retourne sa veste facilement mais plutôt le fait qu’elle retrousse sa jupe presque sans problème (j’ai eu un peu de mal à croire aux scènes « voyeur impuissant vs exhibitionniste néophyte ») au point où je ne me suis pas laissée embarquer par l’héroïne, alors que d’autres personnages auraient pu être plus approfondis. Bien entendu, cela n’enlève en rien aux qualités de l’écrivain D. Cario pour tout son travail historique et documentaire. Et il est bon de se rappeler ce que d'autres ont subi et quelles luttes ils ont dû mener pour rendre nos conditions de travail actuels un peu plus acceptables. Mais, vous l’aurez compris, je n’ai malheureusement pas réussi à m’imprégner totalement de l’atmosphère bretonne de l’époque, à y sentir la mer, le sel (et la sardine…). Et j’espère que ma grand-mère ne m’en voudra pas.
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  • Luniver 05/02/2014
    À Douarnenez, village de Bretagne, tout le monde vit au rythme de la sardine : les hommes partent à la pêche, les femmes les mettent en boîte. L'absence de poissons pendant plusieurs jours peut envoyer toute la population au chômage technique, sans autre ressource que les maigres économies réalisées. Devant la précarité de ce travail, les revendications se font plus virulentes à chaque nouvelle crise. Une grève s'est achevée quelques années plus tôt, et une autre est en gestation. Si certains ont regretté que cette nouvelle grève survienne un peu tard, j'ai pour ma part apprécié de pouvoir me plonger pleinement dans le travail à l'usine. Le lecteur a tout le temps de s'imprégner des conditions de travail abrutissantes, de la crainte du lendemain qui étaient le lot des ouvrières de l'époque. Le personnage de Dolorès m'a laissé une impression plus mitigée. Elle est intéressante dans la mesure au c'est à travers elle qu'on découvre le monde industriel, et les soucis domestiques des ouvriers (vie précaire, alcoolisme, …). Ces amourettes permettent parfois de temporiser et d'introduire un peu de légèreté dans l'histoire, mais à d'autres moments les intrigues amoureuses cassent le rythme du récit et paraissent inintéressantes. L'immersion dans cette page d'histoire est plutôt... À Douarnenez, village de Bretagne, tout le monde vit au rythme de la sardine : les hommes partent à la pêche, les femmes les mettent en boîte. L'absence de poissons pendant plusieurs jours peut envoyer toute la population au chômage technique, sans autre ressource que les maigres économies réalisées. Devant la précarité de ce travail, les revendications se font plus virulentes à chaque nouvelle crise. Une grève s'est achevée quelques années plus tôt, et une autre est en gestation. Si certains ont regretté que cette nouvelle grève survienne un peu tard, j'ai pour ma part apprécié de pouvoir me plonger pleinement dans le travail à l'usine. Le lecteur a tout le temps de s'imprégner des conditions de travail abrutissantes, de la crainte du lendemain qui étaient le lot des ouvrières de l'époque. Le personnage de Dolorès m'a laissé une impression plus mitigée. Elle est intéressante dans la mesure au c'est à travers elle qu'on découvre le monde industriel, et les soucis domestiques des ouvriers (vie précaire, alcoolisme, …). Ces amourettes permettent parfois de temporiser et d'introduire un peu de légèreté dans l'histoire, mais à d'autres moments les intrigues amoureuses cassent le rythme du récit et paraissent inintéressantes. L'immersion dans cette page d'histoire est plutôt réussie et on passe un moment de lecture agréable.
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