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Robert Laffont
EAN : 9782221128077
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Le désert des tartares

Michel ARNAUD (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 20/12/2012

Un chef-d'œuvre de Dino Buzzati.

«Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d'espace et de temps où l'homme est placé et qu'il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d'une cellule de prison dont...

«Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d'espace et de temps où l'homme est placé et qu'il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d'une cellule de prison dont on barbouille les murs aux couleurs de l'infini, c'est le bastion où l'on guette jour après jour l'invasion des Tartares, sans savoir s'il existe réellement des Tartares, ni s'il y en a eu autrefois, ni si le danger existe de les voir surgir, au galop, de ce désert où l'on use ses yeux et sa vie à scruter l'horizon.»Marcel Brion

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EAN : 9782221128077
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • umavakili Posté le 16 Février 2020
    je m'appelle Uma je suis a l'école Decroly en 1ère secondaire j'ai 13 Ans .j'ai trouver l'histoire assez originale mes pas trop aimer le genre de l'histoire et l'histoire que racontait le livre .j'ai aussi trouver le livre pas simple a lire et l'histoire pas simple a comprendre je le conseillerais au enfant un peu plus âgée . je n'ai pas aimer les personnage car je n'arrivait pas a me mettre dans leur peau et a leur place . En lisant le livres je n'ai pas ressenti d'effet particulier et le livres ne ma pas spécialement toucher ou fais ressentire quelques chose de spécial . même si je n'ai pas beaucoup aimer le livre je le trouve malgré tout bien écrit et originale
  • VeroniquePascual Posté le 2 Février 2020
    Ce roman intemporel m’a donné une claque. Je le rapproche du roman de Kazuo Ishiguro « Les vestiges du jour ». Tous deux sont pour moi les descriptions terrifiantes d’une vie passée à rester immobile ( le majordome) ou à rêver de chimères ( le soldat). Ce sont des romans à lire comme un avertissement quand on commence à laisser sa jeunesse derrière soi, pour ne pas gaspiller les années qui restent. Ce que les deux héros ne font pas. On a envie de les secouer et de leur dire : « regarde, au nom du dévouement, au nom de la conscience professionnelle, au nom du service, par paresse, par habitude, tu as renoncé à la vraie vie, à l’amour, à la curiosité, à la réflexion. » Combien parmi nous se laissent séduire par la facilité, engluer par la routine, se mentent à eux-mêmes, se prétendent audacieux mais ne font pas l’effort de vivre pleinement ? Ne rien laisser de soi, c’est normal. Il faut être modeste et objectif, nous sommes ordinaires et on nous oubliera. Mais ne rien se laisser à soi-même, c’est atroce. Si on n’en est pas conscient, tant mieux. Mais si on se réveille... Ce roman intemporel m’a donné une claque. Je le rapproche du roman de Kazuo Ishiguro « Les vestiges du jour ». Tous deux sont pour moi les descriptions terrifiantes d’une vie passée à rester immobile ( le majordome) ou à rêver de chimères ( le soldat). Ce sont des romans à lire comme un avertissement quand on commence à laisser sa jeunesse derrière soi, pour ne pas gaspiller les années qui restent. Ce que les deux héros ne font pas. On a envie de les secouer et de leur dire : « regarde, au nom du dévouement, au nom de la conscience professionnelle, au nom du service, par paresse, par habitude, tu as renoncé à la vraie vie, à l’amour, à la curiosité, à la réflexion. » Combien parmi nous se laissent séduire par la facilité, engluer par la routine, se mentent à eux-mêmes, se prétendent audacieux mais ne font pas l’effort de vivre pleinement ? Ne rien laisser de soi, c’est normal. Il faut être modeste et objectif, nous sommes ordinaires et on nous oubliera. Mais ne rien se laisser à soi-même, c’est atroce. Si on n’en est pas conscient, tant mieux. Mais si on se réveille de sa léthargie, alors commencent les regrets, les frustrations et c’est insupportable. Les héros de ces deux romans sont nos miroirs. Miroir du Rised, terni par une vie fade et paresseuse. Ne soyons pas comme eux. Eveillons-nous ! Que les lectures de ces deux livres nous servent à quelque chose !
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  • Zosse Posté le 31 Janvier 2020
    Un livre qui nous fait comprendre que te temps passe vite, qu'il ne faut jamais attendre et rester fidèle à ses amis
  • Blackbooks Posté le 5 Janvier 2020
    Je m'appelle Giovanni Drogo. Jeune lieutenant, je rêve de gloire, de batailles et d'actes héroïques. Chevauchant, l'épée dressée devant moi, ma détermination inspire à la terreur. Je suis le fourreau de mon arme, je sens le tranchant et la force du métal sur ma peau. Mes hommes se réfugient derrière ma fougue et mon audace et ensemble nous terrassons l'ennemi. Tels sont mes rêves en ces nuits arides dans cette citadelle de Bastiani, où je viens d'échoir. « Jamais, de par-là, n'était venu l'ennemi, jamais on n'y avait combattu, jamais rien n'y était arrivé ». Mais, ma vie passe inéluctablement, je la vois qui défile à côté de moi. Je ne la maîtrise plus, elle m'échappe depuis que je suis ici. « Le temps passait, toujours plus rapide , son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s' arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d’œil en arrière. " Arrête ! Arrête ! " . » Le quotidien m'assaille et m'ennuie. Je suis devenu un figurant, loin de la vie que j'avais imaginé. J'aimerai vivre, mais je ne possède pas cette chance. Je subis de plein fouet la monotonie de cette affection. Combien de fois n'ai-je pas désiré... Je m'appelle Giovanni Drogo. Jeune lieutenant, je rêve de gloire, de batailles et d'actes héroïques. Chevauchant, l'épée dressée devant moi, ma détermination inspire à la terreur. Je suis le fourreau de mon arme, je sens le tranchant et la force du métal sur ma peau. Mes hommes se réfugient derrière ma fougue et mon audace et ensemble nous terrassons l'ennemi. Tels sont mes rêves en ces nuits arides dans cette citadelle de Bastiani, où je viens d'échoir. « Jamais, de par-là, n'était venu l'ennemi, jamais on n'y avait combattu, jamais rien n'y était arrivé ». Mais, ma vie passe inéluctablement, je la vois qui défile à côté de moi. Je ne la maîtrise plus, elle m'échappe depuis que je suis ici. « Le temps passait, toujours plus rapide , son rythme silencieux scande la vie, on ne peut s' arrêter même un seul instant, même pas pour jeter un coup d’œil en arrière. " Arrête ! Arrête ! " . » Le quotidien m'assaille et m'ennuie. Je suis devenu un figurant, loin de la vie que j'avais imaginé. J'aimerai vivre, mais je ne possède pas cette chance. Je subis de plein fouet la monotonie de cette affection. Combien de fois n'ai-je pas désiré fuir, combattre et mourir face à cet ennemi furtif. « Tout s'enfuit, les hommes, les saisons, les nuages , et il est inutile de s'agripper aux pierres, de se cramponner au sommet d'un quelconque rocher, les doigts fatigués se desserrent, les bras retombent inertes, on est toujours entraîné dans ce fleuve qui semble lent, mais qui ne s'arrête jamais . » Face à moi le désert, salvateur ou mortifère, mystérieux et intrigant m'appelle. Je contemple mon destin dans cette étendue inhabitée, attendant la rencontre avec mon destin. C'est peut-être ce soir ? Un cheval vient de rentrer sans son cavalier. Je frémis, je tremble, je suis prêt à affronter ma gloire, à oublier mes craintes, mes phobies. Je vais devenir acteur de ma vie, je vais vivre. Non, las, fatigué, je me recroqueville dans mes rêves, je m'isole et m'éloigne des autres. Le temps file. Chaque espoir se révèle vain, je suis désormais commandant d'une armée expectante. Depuis combien d'années suis-je ici à errer dans ce fort ? Je suis vieux et usé, je ne réaliserai pas mes ambitions, point de gloire pour moi. Le combat est désormais tout autre, je n'ai point vécu pour guerroyer, non mon ennemi est tout autre, proche de moi. Je sens qu'il se rapproche, me happe, je sens son souffle froid envahir mes membres, mon cœur se pétrifie. Mon adversaire ne viendra pas du désert, monter sur son alezan arme au poing, vociférant pour m'effrayer. Non, il est plus sournois, il tournoie, virevolte, m'enserre dans sa cape noire, me frôlant au passage de sa longue faux… « Les fantômes, naguère aimables, n'étaient donc pas venus jouer avec les rayons de lune, ils n'étaient pas sortis, innocentes créatures, de jardins parfumés, mais ils venaient de l'abîme. »
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  • Benedictux Posté le 28 Décembre 2019
    Grâce, solitude, élégance, universel, intemporel, frustrant, vivifiant. Merci Dino Buzzati pour cette âcre douceur.
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