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Robert Laffont
EAN : 9782221121269
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Qui se souvient des hommes...

Date de parution : 09/04/2015

" Une épopée de la douleur et de la solitude. L'histoire des Indiens du cap Horn, détruits par le monde moderne après des millénaires de survie dans le vent noir, le froid fou et les tempêtes monstres. D'outre-tombe, ces fantômes, pauvres d'entre les pauvres, nous parlent. Et nous comprenons trop...

" Une épopée de la douleur et de la solitude. L'histoire des Indiens du cap Horn, détruits par le monde moderne après des millénaires de survie dans le vent noir, le froid fou et les tempêtes monstres. D'outre-tombe, ces fantômes, pauvres d'entre les pauvres, nous parlent. Et nous comprenons trop bien ce qu'ils ont à nous dire... " Michel Déon, Le Figaro magazine.

" Le livre le plus beau, c'est-à-dire le plus humain, le plus impressionnant que j'aie lu depuis longtemps. Non pas bien écrit, mais superbement écrit, sans apprêt, avec la force du naturel. Avec la violence magnifique et désespérée d'une infinie compassion pour un peuple, une peuplade, celle des Alakalufs, isolée, perdue, oubliée dans les solitudes glacées de la Terre de Feu. Un roman, un récit, un long cri magnifique de fraternité pour restituer un destin, pour rendre justice à ces hommes qui ont tout perdu, jusqu'à leur langue, leur identité, et qui vont disparaître de la planète. " Francis Mayor, Télérama.

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EAN : 9782221121269
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ChouettedeMinerve Posté le 21 Avril 2021
    J'ai lu plusieurs livres de Jean Raspail ( Le Président, L'anneau du pêcheur, Le camp des saints ). Ce livre est celui que je préfère, et de loin . C'est une parabole de la condition humaine, les Alakalufs c'est nous, jetés sur cette coque de noix perdue dans l'Univers qu'est notre petite planète que nous nous acharnons à détruire. Ce livre m'a mis des images magnifiques dans la tête, les paysages austères, grandioses, glacials de la Terre de feu et les malheureux indiens nus condamnés par un Dieu indifférent à y vivre et à y mourir petit à petit jusqu'au dernier, jusqu'à ce que leur souvenir lui même disparaisse de la mémoire des autres hommes, de toute façon eux aussi condamnés à disparaître dans un hiver nucléaire ou la canicule fatale du réchauffement climatique. On a dit parfois que Le camp des saints était un livre prophétique, je pense plutôt que le vrai livre prophétique de Raspail c'est celui-ci. Un cinéaste pourrait faire un grand film à partir de cette oeuvre magnifique et inspirée (mais j'imagine mal un producteur assez fou pour tenter de financer une telle adaptation !) "Le ciel se brise en pluie d'étoiles dans un vacarme d'épouvante. La nuit resplendit... J'ai lu plusieurs livres de Jean Raspail ( Le Président, L'anneau du pêcheur, Le camp des saints ). Ce livre est celui que je préfère, et de loin . C'est une parabole de la condition humaine, les Alakalufs c'est nous, jetés sur cette coque de noix perdue dans l'Univers qu'est notre petite planète que nous nous acharnons à détruire. Ce livre m'a mis des images magnifiques dans la tête, les paysages austères, grandioses, glacials de la Terre de feu et les malheureux indiens nus condamnés par un Dieu indifférent à y vivre et à y mourir petit à petit jusqu'au dernier, jusqu'à ce que leur souvenir lui même disparaisse de la mémoire des autres hommes, de toute façon eux aussi condamnés à disparaître dans un hiver nucléaire ou la canicule fatale du réchauffement climatique. On a dit parfois que Le camp des saints était un livre prophétique, je pense plutôt que le vrai livre prophétique de Raspail c'est celui-ci. Un cinéaste pourrait faire un grand film à partir de cette oeuvre magnifique et inspirée (mais j'imagine mal un producteur assez fou pour tenter de financer une telle adaptation !) "Le ciel se brise en pluie d'étoiles dans un vacarme d'épouvante. La nuit resplendit d'éclairs rouges et de lueurs de feu. Les glaciers fondent. Les montagnes se fendent. Réfugié au bord de sa grève, sur le dernier coin de sable encore sec, Lafko voit passer des vagues énormes charriant des carcasses de navires comme si une tempête formidable avait arraché du fond des mers toutes les épaves des temps anciens. [ ... ] Tout est calme désormais. Lafko marche sur des nuages, environné de silhouettes blanches qui lui font escorte par milliers et dont le ciel est entièrement peuplé. Enfin, une voix lui dit : " Te voilà. Sois le bienvenu chez toi, Lafko. C'est vrai que tu es petit et laid, que tu as l'intelligence misérable, que tu sens mauvais, que tu es sale. " Mais voit comme tu me ressembles ".
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  • ClotildeDionisi Posté le 1 Avril 2020
    Tout est dans le titre, et on ne le comprend qu'a la toute fin, ou il prend pleinement sens. Qui a jamais écrit de cette façon, aussi crue, épique, et déchirante, sur l'Homme, à travers la mort d'un peuple inconnu au bout du monde, tué par le choc des civilisations?
  • soniamanaa Posté le 1 Septembre 2019
    «  (…) On s’aperçoit qu’on a trop ri et qu’on aurait pas dû tellement rire. A grand coup d’aviron les sauvages regagnent le pays de la détresse. Des enfants se tiennent au fond du canot, accroupis devant un maigre feu de bois qui ne fume plus qu’il ne chauffe. Les regards ont de la peine à se dépendre. Ceux des Indiens , à ce moment là, expriment une mélancolie animale insoutenable. Cela ne fait aucun bruit, sinon au fond de l’âme de chacun où éclate silencieusement le tumulte que produit la fission du temps. » D’aucuns ont pu, par le passé, critiquer ce livre arguant qu’il manquait d’humanité. Il convient de le remettre dans son contexte. Raspail a réellement croisé le dernier canot des Alakalufs, ces Hommes, nomades de la mer, dont la litanie des noms perdus se rajoutent aux exactions héroïques de blancs civilisés… Des milliers d’années séparent Lafko de la civilisation des derniers de nos siècles. Son évolution ne lui permet pas l’élaboration de sentiments, de projections… Lui et son peuple sont Hommes, de l’instant, de la vie, et cela leur suffit. Aussi, quand les voiles, puis les moteurs des blancs apparaissent aux confins de ce monde infiniment désolé, se verront-ils emportés par... «  (…) On s’aperçoit qu’on a trop ri et qu’on aurait pas dû tellement rire. A grand coup d’aviron les sauvages regagnent le pays de la détresse. Des enfants se tiennent au fond du canot, accroupis devant un maigre feu de bois qui ne fume plus qu’il ne chauffe. Les regards ont de la peine à se dépendre. Ceux des Indiens , à ce moment là, expriment une mélancolie animale insoutenable. Cela ne fait aucun bruit, sinon au fond de l’âme de chacun où éclate silencieusement le tumulte que produit la fission du temps. » D’aucuns ont pu, par le passé, critiquer ce livre arguant qu’il manquait d’humanité. Il convient de le remettre dans son contexte. Raspail a réellement croisé le dernier canot des Alakalufs, ces Hommes, nomades de la mer, dont la litanie des noms perdus se rajoutent aux exactions héroïques de blancs civilisés… Des milliers d’années séparent Lafko de la civilisation des derniers de nos siècles. Son évolution ne lui permet pas l’élaboration de sentiments, de projections… Lui et son peuple sont Hommes, de l’instant, de la vie, et cela leur suffit. Aussi, quand les voiles, puis les moteurs des blancs apparaissent aux confins de ce monde infiniment désolé, se verront-ils emportés par une fracture temporelle impossible à gérer pour eux. L’écriture est puissante, ensorcelante, à la hauteur de ces paysages indociles et de ces Hommes égarés. Aucun musée, aucun récit ni de Byron, ni de Darwin, ni de Bougainville ne touchera le tréfonds de notre âme autant que ces mots jetés en détresse. Qui se souvient des hommes ? Très peu.
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  • La31 Posté le 30 Janvier 2019
    Pauvres Alakaluf du bout du monde, de la Terre de Feu. la survie du clan dans ces terres désolées nous ramène à l'aube de l'humanité.
  • fabiomalco Posté le 11 Janvier 2019
    On les appelle "les sauvages " . Nous le sommes plus qu'eux . Cela n'engage que moi, car si on les dit "laids, puants,méprisables ", nous , nous sommes aseptisés, javelisés est ce mieux ? Couvert de graisse de phoques ,ils n'avaient jamais froids , ils vivaient libres sans aucune haine, ils devaient être beaux . Dés notre contact, sois disant civilisé , on leur a donné l'alcoolisme, la maladie, la violence, la mort. On leur a pris leurs femmes, leurs enfants, pour s'amuser dans les lunapark. Alors, qui sont les sauvages ? Raspail a su me communiquer son amour ; Il faut le lire absolument et le garder précieusement
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