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            Ecoute le chant du vent

            10/18
            EAN : 9782264070036
            Code sériel : 5161
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 312
            Format : 108 x 177 mm
            Ecoute le chant du vent

            Hélène MORITA (Traducteur)
            Date de parution : 05/01/2017
            Jazz, nostalgie et étrangeté : découvrez avec cet opus les débuts du maître japonais.
            Écoute le chant du vent : Au Japon, dans les années 1970. Un jeune homme use tous les soirs les sièges d’un bar miteux de sa ville natale. Là, il refait le monde autour d’une assiette de frites en compagnie de son meilleur ami, « le Rat ». Ensemble, ils... Écoute le chant du vent : Au Japon, dans les années 1970. Un jeune homme use tous les soirs les sièges d’un bar miteux de sa ville natale. Là, il refait le monde autour d’une assiette de frites en compagnie de son meilleur ami, « le Rat ». Ensemble, ils lisent, écoutent de la musique, philosophent, regardent le temps passer, profitent de ces soirées douces et chaudes… Jusqu’au jour où surgit une femme mystérieuse, farouche, attirante, qui n’a que quatre doigts…

            Flipper, 1973 : Le narrateur d’Écoute le chant du vent est désormais traducteur en freelance. Ressassant les souvenirs d’une ex-petite amie qui s’est suicidée, des manifestations étudiantes auxquelles il a assisté, il est perdu dans le passé. La nostalgie l’envahit et avec elle, le souvenir obsédant d’un vieux flipper qu’il adorait…


             
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            EAN : 9782264070036
            Code sériel : 5161
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 312
            Format : 108 x 177 mm
            10/18

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Murasaki Posté le 24 Août 2019
              Deux nouvelles ou courts romans dans ce livre d'Haruki Murakami qui paraît quelques décennies après son écriture. "Ecoute le chant du vent" est le premier écrit publié par Murakami. "Flipper, 1973" en est la suite, avec en lien le personnage du Rat, romancier, buveur et philosophe né, et ami du narrateur. A ce narrateur, Murakami prête son goût pour le jazz entre autres particularités. Dans la préface, l'auteur nous révèle la genèse de sa carrière d'écrivain, à l'aube de la trentaine, alors qu'il travaillait dans un tout autre domaine. Décidé à écrire un seul roman, comme une parenthèse dans sa vie, Murakami allait devenir un des écrivains japonais les plus connus de sa génération. J'ai aimé ce premier roman, j'y ai retrouvé tout ce qui me met en joie chez Murakami et crée même une addiction. La simplicité de l'écriture, le délire de la pensée, les métaphores originales qui ne sont pas là pour faire joli mais pour préciser au mieux la pensée ou l'image, l'absence de malice ou de jugement des autres, la sincérité des personnages, leur côté brut et sans détour, leur vérité. On trouve dans cette nouvelle-roman quelques esquisses de ses futurs personnages. Dans cette première nouvelle,... Deux nouvelles ou courts romans dans ce livre d'Haruki Murakami qui paraît quelques décennies après son écriture. "Ecoute le chant du vent" est le premier écrit publié par Murakami. "Flipper, 1973" en est la suite, avec en lien le personnage du Rat, romancier, buveur et philosophe né, et ami du narrateur. A ce narrateur, Murakami prête son goût pour le jazz entre autres particularités. Dans la préface, l'auteur nous révèle la genèse de sa carrière d'écrivain, à l'aube de la trentaine, alors qu'il travaillait dans un tout autre domaine. Décidé à écrire un seul roman, comme une parenthèse dans sa vie, Murakami allait devenir un des écrivains japonais les plus connus de sa génération. J'ai aimé ce premier roman, j'y ai retrouvé tout ce qui me met en joie chez Murakami et crée même une addiction. La simplicité de l'écriture, le délire de la pensée, les métaphores originales qui ne sont pas là pour faire joli mais pour préciser au mieux la pensée ou l'image, l'absence de malice ou de jugement des autres, la sincérité des personnages, leur côté brut et sans détour, leur vérité. On trouve dans cette nouvelle-roman quelques esquisses de ses futurs personnages. Dans cette première nouvelle, comme dans la deuxième, on peut noter également que l'environnement sociétal est fortement occidentalisé : nourriture, vêtements, cinéma, musique et littérature, peu de place est laissé au mode de vie nippon et à sa culture. Cela situe ces deux premiers tomes de la saga du Rat à une époque où le Japon "absorbait" l'occident, avant qu'un nouvel équilibre culturel se fasse entre identité japonaise et modernité copiée sur l'occident, en particulier les USA. C'est du moins mon observation toute personnelle... Mais il est vrai également que les Japonais se sont intéressés à la culture occidentale, en particulier musique et littérature, depuis bien longtemps, bien avant que les occidentaux daignent accorder de l'intérêt à la culture japonaise (réflexion personnelle à nouveau). Pour revenir à nos moutons - ou à nos éléphants, poulets etc... comme Murakami le fait - je dirais que ce livre a une qualité addictive par le bienfait qu'il procure. A quoi cela tient-il ? Sans doute à la liberté que l'on sent chez les personnages, à leur originalité, leur non-conformisme, à leur absence de complexes ou faux-semblants ; ça fait du bien ! J'éprouve une grande satisfaction à lire cet auteur, bien qu'il me déconcerte ou me choque parfois. Cette fois je n'ai pas été choquée, juste agréablement transportée et souvent surprise.
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            • Flocava1 Posté le 16 Août 2019
              Toujours du bonheur de lire murakami et au fur et à mesure on est dans ses chaussons et on retrouve des codes, des repères, des personnages clés. Magique
            • frandj Posté le 21 Janvier 2019
              Il est particulièrement intéressant de découvrir Murakami avant Murakami, quand on est vraiment fan de cet auteur: son originalité était-elle déjà perceptible dans ses tout premiers textes, restés longtemps inédits ? La réponse est: oui, d'une certaine manière. Cette façon nonchalante de raconter une histoire volontairement sans queue ni tête, ces personnages à côté de leurs pompes, ces douces dérives dans la digression, cette façon de capter l'attention sans avoir l'air d'y toucher… oui, on retrouve cela dans les romans publiés ultérieurement. Pour commencer à écrire, Murakami a volontairement largué certains des postulats littéraires généralement admis: ici l'auteur ne se soucie pas d'analyse psychologique, ou d'approfondissement des personnages ou de progression dramatique. Ce faisant, il est devenu un romancier à nul autre pareil. En fait, je n'ai lu que "Ecoute le chant du vent". Le narrateur, un étudiant nonchalant, vit presque hors du temps, partagé entre musique, cigarettes, bière et rencontres fortuites, sans compter son amitié avec "le Rat" (qui reparaitra plus tard, dans "La course au mouton sauvage"). Il parait que cette histoire se situe entre le 8 et le 26 Août 1970, mais l'auteur aurait tout aussi bien choisir de raconter une autre tranche de vie du héros, dont... Il est particulièrement intéressant de découvrir Murakami avant Murakami, quand on est vraiment fan de cet auteur: son originalité était-elle déjà perceptible dans ses tout premiers textes, restés longtemps inédits ? La réponse est: oui, d'une certaine manière. Cette façon nonchalante de raconter une histoire volontairement sans queue ni tête, ces personnages à côté de leurs pompes, ces douces dérives dans la digression, cette façon de capter l'attention sans avoir l'air d'y toucher… oui, on retrouve cela dans les romans publiés ultérieurement. Pour commencer à écrire, Murakami a volontairement largué certains des postulats littéraires généralement admis: ici l'auteur ne se soucie pas d'analyse psychologique, ou d'approfondissement des personnages ou de progression dramatique. Ce faisant, il est devenu un romancier à nul autre pareil. En fait, je n'ai lu que "Ecoute le chant du vent". Le narrateur, un étudiant nonchalant, vit presque hors du temps, partagé entre musique, cigarettes, bière et rencontres fortuites, sans compter son amitié avec "le Rat" (qui reparaitra plus tard, dans "La course au mouton sauvage"). Il parait que cette histoire se situe entre le 8 et le 26 Août 1970, mais l'auteur aurait tout aussi bien choisir de raconter une autre tranche de vie du héros, dont la vie est minimaliste. Et le plus fort, c'est que l'on ne s'ennuie pas en lisant cette longue nouvelle. Il n'en reste pas moins que Murakami a fait beaucoup mieux dans ses romans plus récents. Il a plus clairement structuré ses histoires, fixant une trame bien déterminée (quoique semi-fantastique), tout en conservant ce style d'écriture faussement paresseuse, mouvante comme des sables mouvants. On s'y enlise avec plaisir…
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            • Guillaume72 Posté le 4 Avril 2018
              Ce n'est pas forcément la meilleure production de l'auteur, mais on sent quand même la griffe d'un grand narrateur derrière ces nouvelles qui correspondent à ses oeuvres de jeunesse. La préface n'est pas inintéressante puisqu'elle nous permet de découvrir le procédé créatif de Murakami, et explique notamment le sens de la phrase courte et percutante qu'il a su développer. Il part en effet d'un texte rédigé en anglais (avec sa connaissance plus limitée du vocabulaire de cette langue) avant de trauire en japonais. Les deux textes présentés sont fortement teintés de nostalgie. Lire du Murakami, c'est un peu comme visiter une station balnéaire après la saison... On suit avec intérêt l'évolution sentiementale des personnages. Certains paraissent irréels, comme issus d'une génération spontanée au cours de l'histoire. C'est notamment le cas deux deux jumelles. L'oeuvre conserve donc la caractère onirique cher à l'auteur, tout comme cette quête d'un flipper que seul un Murakami pouvait nous faire partager avec intérêt.
            • michaelfenris Posté le 3 Octobre 2017
              Lorsqu’on ouvre un roman d’Haruki Murakami, on doit se préparer à un éloge de la lenteur et de la contemplation, un défilé de pages où il ne se passe a priori pas grand chose, mais, et c’est là toute la force de l’auteur, une véritable plongée dans une atmosphère à nulle autre pareille. Comme dans un film de Wong Kar Wai, Murakami est capable d’un petit rien d’écrire une histoire, entre onirisme, rêverie contemplative et réalité brute. Et on se surprend à constater que notre lecture nous a emmené pas seulement vingt ou trente pages plus loin, mais là où l’auteur voulait nous emmener très précisément. En préface à ses deux romans, Ecoute le chant du Vent, et Flipper 1973, Murakami nous apprend qu’il les appelle "écrits sur la table de la cuisine ». A l’époque jeune barman, il n’avait guère de temps à se consacrer à l’écriture, et c’était souvent sa journée finie qu’il commençait à coucher ses histoires sur papier. Conscient de vouloir faire « autre chose », il a déjà rédigé en Anglais, langue qu’il maitrisait mal, avant de traduire en Japonais. C’est peut-être pourquoi ces deux oeuvres apparaissent si dépouillées mais en même temps si profondes, si... Lorsqu’on ouvre un roman d’Haruki Murakami, on doit se préparer à un éloge de la lenteur et de la contemplation, un défilé de pages où il ne se passe a priori pas grand chose, mais, et c’est là toute la force de l’auteur, une véritable plongée dans une atmosphère à nulle autre pareille. Comme dans un film de Wong Kar Wai, Murakami est capable d’un petit rien d’écrire une histoire, entre onirisme, rêverie contemplative et réalité brute. Et on se surprend à constater que notre lecture nous a emmené pas seulement vingt ou trente pages plus loin, mais là où l’auteur voulait nous emmener très précisément. En préface à ses deux romans, Ecoute le chant du Vent, et Flipper 1973, Murakami nous apprend qu’il les appelle "écrits sur la table de la cuisine ». A l’époque jeune barman, il n’avait guère de temps à se consacrer à l’écriture, et c’était souvent sa journée finie qu’il commençait à coucher ses histoires sur papier. Conscient de vouloir faire « autre chose », il a déjà rédigé en Anglais, langue qu’il maitrisait mal, avant de traduire en Japonais. C’est peut-être pourquoi ces deux oeuvres apparaissent si dépouillées mais en même temps si profondes, si intenses, comme si l’auteur avait puisé en lui la quintessence de ce qu’il lui était possible d’écrire. Que fait-on dans ces deux premiers opus? On contemple. On boit de la bière, beaucoup de bière, et on fume.Beaucoup aussi. On croise des personnages impossibles, comme cette fille à qui il manque un doigt, qui apparait et disparait dans la vie du premier personnage. On rencontre un traducteur qui couche avec des jumelles qu’il n’arrive pas à distinguer, on assiste à « l’enterrement » d’un vieux tableau électrique défectueux ( en fait sa noyade dans une retenue d’eau) on suit le parcours désespéré d’un amoureux des vieux flippers à la recherche de la machine sur laquelle il a établi un record. On découvre le personnage du Rat, un écrivain qui ne veut jamais écrire une seule ligne d’amour et de mort dans ses romans, qui passe sa vie entre le souvenir d’une femme qu’il a aimé et qui habite près du port, et le J’s Bar, sorte de repère immuable par rapport à tout ce qui fuit et se transforme inexorablement: la jeunesse, la société, le passé, la vie. L’auteur lui-même parle d’une forme de « trilogie du rat », celui-ci revenant dans un dernier roman écrit par la suite. Certes, on m’accusera de ne pas faire forcément preuve de discernement en ce qui concerne Murakami, on pourra considérer que ses deux première oeuvres n’ont pas encore la puissance des suivantes, peu importe. Je suis loin d’avoir lu la totalité de son oeuvre, mais je sais que ce sera forcément le cas un jour au l’autre.Ne serait-ce que parce que Murakami est un auteur différent, avec un style et une poésie qui lui est propre.
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            • Par Belfond

              Haruki Murakami, l'histoire d'un grand écrivain

              Connu pour ses œuvres fortes aux univers singuliers, la plume d’Haruki Murakami nous emmène habilement dans des époques où imaginaire et réalité se côtoient, où culture et universalité s’entremêlent, et où hasard et certitude composent la mélodie. À travers ses romans, l’auteur japonais permet à chacun de se reconnaître dans des histoires emplies d’exotisme et de poésie, au cœur desquelles la vie de ses personnages se font et se défont, sans logique ni raison, effleurant chaque fois un peu plus la fragilité de l’humain.

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