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J'ai un nom
Anne Le Bot (traduit par)
Date de parution : 27/10/2022
Éditeurs :
Pocket

J'ai un nom

Anne Le Bot (traduit par)
Date de parution : 27/10/2022
Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on... Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique qu’elle a sans doute été violée – ce que de pénibles examens confirment.
Son agresseur présumé, Brock Turner, est...
Le 17 janvier 2015, Chanel et sa sœur assistent à une fête sur le campus de Stanford. Quelques heures plus tard, Chanel se réveille dans une chambre d’hôpital : on lui explique qu’elle a sans doute été violée – ce que de pénibles examens confirment.
Son agresseur présumé, Brock Turner, est un athlète prometteur soutenu par ses parents et dont la ligne de défense ne variera pas : la victime était consentante. Lors du verdict, Chanel, jusque-là sidérée et mutique, lit une déclaration qui restera dans les mémoires et contribuera à faire changer la loi.
Ce récit, qui questionne lourdement un système pénal conçu pour protéger les plus forts, marque surtout par le courage de la victime qui, grâce à lui, réussit à se réapproprier son identité. Entrelaçant douleur, résilience et humour, il est en passe de devenir un classique moderne.
  
« Un récit puissant. »
 Télérama
« Une saisissante humanité. »
Marie-Claire

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Le Bot
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EAN : 9782266327336
Code sériel : 18730
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 496
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266327336
Code sériel : 18730
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 496
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une saisissante humanité » 
 
Madame Figaro
 « Un récit puissant » 
 
Télérama
 « Chanel Miller est le symbole américain des violences sexuelles » 
 
Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • iris29 18/02/2024
    Coup de coeur... Tu as un nom, Chanel Miller. Tu l'avais avant , tu l'as depuis la parution de ce livre, mais pendant trois ans , tu ne l'as pas eu. Les gens, les américains, te connaissaient juste par ton nom de victime, un nom sensé protéger ton anonymat. Et ce nom, "Emily Doe", tu l'as porté trois ans, trois ans de procédures... entre le moment de ton viol et celui où tout le barnum juridique a été fini. Et pour quel résultat ? Ton agresseur a éccopé de six mois, il ne fera que 3 mois ! Oui, oui, vous avez bien lu : 3 mois de prison pour avoir violé... C'est carrément du foutage de gueule , si vous me permettez de m'emporter un peu ... Pour comprendre , il faut remonter le temps . Chanel , qui n'était plus étudiante, qui avait emploi et petit-ami, a suivi sa soeur et des amies à elle, à une soirée étudiante, à l'université de Standford, à 10 mn de chez elle. C'est leur maman qui les y a accompagnées. Là, elle va piccoler, se souviendra à peine d'avoir fait la fofolle à la soirée, et puis elle se réveillera dans un chambre d'hôpital. On lui fait comprendre qu'elle aurait été violée, elle ne se souvient de rien, on l'a retrouvée dénudée, près d'une benne à ordure. Sauvée par deux étudiants suédois qui passaient par là... L'agresseur a tout de suite été arrêté, il s'agit d'un première année, il est brillant en natation, va peut-être aller aux Jeux Olympiques, cette histoire pourait bousiller sa future carrière, à ce pauvre chéri... Pendant trois ans, personne ne se demandera ce que ça lui a bousillé à elle ! Il faut savoir qu'aux USA, les viols sur campus sont très fréquents, que souvent c'est au cours de soirée très arrosée, et que la société dans son ensemble regarde tout cela avec beaucoup de détachement et de bienveillance (pour le violeur ...). Le fait qu'elle soit bourrée jouera en sa défaveur, le fait ne se rappelle de rien, jouera en sa défaveur ( l'agresseur du coup changera de ligne de défense, et affirmera à la deuxième audition qu'elle était consentante, voire qu'elle aurait aimé ça, alors qu'il a quasiment été pris en flagrant délit et ça passera nickel.... ). le fait qu'il soit un brillant sportif, que sa famille ait engagé un excellent avocat, jouera en la défaveur d' Emily Doe... Il ne prendra que trois mois. Désormais Chanel Miller, n'a plus qu'un seul droit, celui de lire un texte pour expliquer son point de vue, lors du procés final , elle écrira une longue lettre de douze pages. Cette lettre va toucher les gens présents à l'audience, et sera reprise,avec son consentement, en ligne, et elle fera le buzz sur Twitter. Elle atteindra plus de 15 millions de vues, sera publiée dans les plus grands journaux nationaux, lue par le maire de New York, reprise par Hillary Clinton... Cette Emily Doe, sans le vouloir, deviendra la porte parole de millions de femmes , ayant subi une agression, ou ayant de l'empathie pour toutes les femmes qui en ont subie. 495 pages que j'ai lues en deux jours, que j'ai dévorées, car cette lecture est facile, pas aussi pesante et lourde que le pourrait un tel sujet. On est frappé par la personnalité de Chanel Miller, qui s'effondre , puis remonte en selle, pour affronter le tribunal, pour prendre les coups à la place de ses parents, de sa petite soeur, qu'elle veut protéger à tout prix. On est frappé devant tant de courage, de force, d'humanité, de sincérité, de lucidité. On est surpris par son talent d'écrivaine. On est indignés devant l'inhumanité de l'appareil de la justice, qui demande disponibilité à la victime et aux témoins comme si le temps était suspendu, comme si la vie (les examens, le travail) ne devaient pas continuer, déplaçant les jours d'audience, comme s'ils étaient des pions ou de gentils soldats. On est énervés par les questions de l'avocat de la défense pour qui aucune question n'est taboue, et qui oriente pour mieux manipuler le jury. On est indignés sur la peine demandée, la sentence. On est révoltés, outrés , et totalement solidaires de toutes les Emily du monde, et de Chanel, totalement séduits par sa personnalité, sa résilience. A la fin, la "toute petite Emily Doe" a "secoué le mammouth", a fait tomber le juge, a réveillé l'université, a contribué à changer la loi, mais son agresseur n'a fait que 3 mois ... Il s'appelle Brock Turner et son nom est celui d'un violeur. Il n'a pas d'excuses. Elle s'appelle Chanel Miller et la victime est devenue forte. . C'est édifiant, c'est puissant, c'est magnifique et très facile à lire. Désormais cette Emily Doe a un nom, son livre a traversé l'Atlantique pour attérir dans les mains d'une petite française, je souhaite à ce livre un grand voyage, il y a du boulot en France, aussi ... Coup de coeur... Tu as un nom, Chanel Miller. Tu l'avais avant , tu l'as depuis la parution de ce livre, mais pendant trois ans , tu ne l'as pas eu. Les gens, les américains, te connaissaient juste par ton nom de victime, un nom sensé protéger ton anonymat. Et ce nom, "Emily Doe", tu l'as porté trois ans, trois ans de procédures... entre le moment de ton viol et celui où tout le barnum juridique a été fini. Et pour quel résultat ? Ton agresseur a éccopé de six mois, il ne fera que 3 mois ! Oui, oui, vous avez bien lu : 3 mois de prison pour avoir violé... C'est carrément du foutage de gueule , si vous me permettez de m'emporter un peu ... Pour comprendre , il faut remonter le temps . Chanel , qui n'était plus étudiante, qui avait emploi et petit-ami, a suivi sa soeur et des amies à elle, à une soirée étudiante, à l'université de Standford, à 10 mn de chez elle. C'est leur maman qui les y a accompagnées. Là, elle va piccoler, se souviendra à peine d'avoir fait la fofolle à la soirée, et puis elle se réveillera dans un chambre...
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  • gourmande_de_lectures 20/01/2024
    Une œuvre coup de poing, sans faux semblant et sans filtre. Comment réaliser que l’on a été victime d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol (déjouée seulement par l’intervention de personnes passant par là ayant trouvé la scène se jouant devant leurs yeux « louche ») lorsqu’on n’en a aucun souvenir ? Comment gérer les mots de la société face à ses maux ? « J’ignorais que l’argent pouvait ouvrir en grand les portes des cellules. J’ignorais que si une femme était ivre au moment de l’agression, elle ne serait pas prise au sérieux. J’ignorais que si l’homme était ivre au moment de l’agression, les gens compatiraient avec lui. J’ignorais que ma perte de mémoire lui serait bénéfique. J’ignorais qu’être victime signifiait qu’on ne vous croyait pas ». Cette citation résume parfaitement tout le parcours et les épreuves que traversera Chanel Miller. C’est une œuvre vibrante, choquante, terrifiante, révoltante mais nécessaire. Quelle femme ne se reconnaîtrait pas dans ce harcèlement de rue également dénoncé dans cet ouvrage ? Toutes les fois où l’on a dû changer des trottoir, mettre ses écouteurs pour ne plus entendre les insultes ou les mots graveleux sur notre passage, changer ses habitudes de promenade après une mauvaise rencontre… Cet ouvrage m’a beaucoup remuée face à sa vérité et à mon impuissance. Mon seul bémol peut être: une plume très particulière, l’autrice écrivant comme elle parle, jetant ses émotions en pâture. C’est puissant mais cela était parfois un peu trop dense pour moi. À lire absolument Une œuvre coup de poing, sans faux semblant et sans filtre. Comment réaliser que l’on a été victime d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol (déjouée seulement par l’intervention de personnes passant par là ayant trouvé la scène se jouant devant leurs yeux « louche ») lorsqu’on n’en a aucun souvenir ? Comment gérer les mots de la société face à ses maux ? « J’ignorais que l’argent pouvait ouvrir en grand les portes des cellules. J’ignorais que si une femme était ivre au moment de l’agression, elle ne serait pas prise au sérieux. J’ignorais que si l’homme était ivre au moment de l’agression, les gens compatiraient avec lui. J’ignorais que ma perte de mémoire lui serait bénéfique. J’ignorais qu’être victime signifiait qu’on ne vous croyait pas ». Cette citation résume parfaitement tout le parcours et les épreuves que traversera Chanel Miller. C’est une œuvre vibrante, choquante, terrifiante, révoltante mais nécessaire. Quelle femme ne se reconnaîtrait pas dans ce harcèlement de rue également dénoncé dans cet ouvrage ? Toutes les fois où l’on a dû changer des trottoir, mettre ses écouteurs pour ne plus entendre les insultes ou les mots graveleux sur notre passage, changer ses habitudes de promenade après une mauvaise rencontre… Cet ouvrage...
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  • MargueriteDesPalmiers 10/10/2023
    KNOW MY NAME by Chanel Miller should be required reading for all high school seniors. This book is such a necessary and important work. I went through every emotion reading it. I am amazed at the author’s courage, defiance, strength, and perseverance. And yes, as she wishes in her acknowledgments, “May the world be full of more Carls and Peters.”
  • delphvu 18/04/2023
    Chanel Miller est une jeune californienne qui démarre dans la vie : un travail, un petit ami. Tout va bien pour elle ! Un week-end, elle participe avec sa jeune sœur étudiante à une soirée dans une fraternité sur le campus de Stanford. Elle danse, elle boit...Quelques heures plus tard, c’est la stupéfaction lorsqu’elle se réveille dans une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été retrouvée abandonnée derrière une benne à ordure, inconsciente et qu’elle a probablement été violée. L’agresseur : Brock Turner est un élève de l’université, nageur promu à un bel avenir dans l’équipe nationale... Commence alors pour Chanel, un parcours éprouvant : se souvenir alors qu’elle a un trou noir, se défendre face à la justice, à l’avocat de Brock qui n’en démord pas. Selon lui, elle était consentante et en plus, elle était ivre... Refusant d’en parler à ses parents au début, elle finit par leur expliquer que la jeune femme prénommée Emily Doe, dont tous les médias parlent en mal, la faisant passer pour une fille alcoolique et dépravée ; c’est elle. Sa famille va heureusement la soutenir durant les longs mois de cette atroce procédure pendant laquelle toute son intimité va être dévoilée, pour tenter de la faire passer pour une fille légère et la rendre coupable à la place de son agresseur. Après des mois de procès, le verdict tombe : Brock est condamné à 6 mois de prison (il n’en fera que 3 !) alors qu’en cumulant tous les chefs d’accusation contre lui, il encourait 14 ans de prison...Face à l’injustice de cette décision, Chanel rédige une lettre qu’elle lira devant l’auditoire et marquera à tout jamais l’histoire du droit aux USA. Cette déclaration a permis de faire évoluer la loi en faveur des victimes de viol. Depuis, cette lettre a été lue plus de 18 millions de fois et a sensibilisé l’opinion publique, libéré la parole des victimes. Un documentaire qui fait froid dans le dos et qui interroge sur le système pénal aux USA, fait pour protéger les plus forts. Un témoignage choc d’une victime qui voit sa vie bousillée, qui perd son identité, son travail, la confiance en soi, qui sombre dans la dépression... Brutal, poignant, choquant et immensément courageux ! Difficile de ne pas avoir la rage après cela ! Chanel Miller est une jeune californienne qui démarre dans la vie : un travail, un petit ami. Tout va bien pour elle ! Un week-end, elle participe avec sa jeune sœur étudiante à une soirée dans une fraternité sur le campus de Stanford. Elle danse, elle boit...Quelques heures plus tard, c’est la stupéfaction lorsqu’elle se réveille dans une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été retrouvée abandonnée derrière une benne à ordure, inconsciente et qu’elle a probablement été violée. L’agresseur : Brock Turner est un élève de l’université, nageur promu à un bel avenir dans l’équipe nationale... Commence alors pour Chanel, un parcours éprouvant : se souvenir alors qu’elle a un trou noir, se défendre face à la justice, à l’avocat de Brock qui n’en démord pas. Selon lui, elle était consentante et en plus, elle était ivre... Refusant d’en parler à ses parents au début, elle finit par leur expliquer que la jeune femme prénommée Emily Doe, dont tous les médias parlent en mal, la faisant passer pour une fille alcoolique et dépravée ; c’est elle. Sa famille va heureusement la soutenir durant les longs mois de cette atroce procédure pendant laquelle toute son intimité va être dévoilée, pour tenter de...
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  • julienraynaud 13/04/2023
    Livre gagné, que je n'aurais jamais acheté par moi-même. Une lecture enrichissante, surtout quand on apprécie les séries et films américains qui traitent de procès. le fait que ce soit une histoire vraie, très ancrée dans le réel à la fin du livre notamment, est un plus indéniable. Chanel Miller parvient à mettre le lecteur au centre du récit, au centre de son histoire à elle. Nous assistons, impuissants, à son calvaire judiciaire. Nous ressentons la détresse et l’isolement des victimes, l’injustice de leur place, tout ça, a-t-on envie de dire, au nom de la présomption d’innocence qui protège l’accusé. Deux conseils avant de vous lancer dans le lecture. Primo, évitez le web, afin de ne pas en lire trop sur l’autrice et son histoire. Deuxio, essayez de trouver un exemplaire sans défaut d’impression. Sur le mien, les « a » avaient très souvent leur cercle rempli d’encre, ce qui était gênant. C’est une broutille au vu de la force de ce récit.
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