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Pocket
EAN : 9782266311373
Code sériel : 18010
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Le Bon Docteur Cogan

Date de parution : 25/02/2021
Finistère, 1935. A treize ans, Yvonne Trédudon est placée comme bonne à tout faire auprès du docteur Cogan qui a quitté Paris avec femme et enfants pour vivre à Plouvern. La petite campagnarde découvre, émerveillée, une maison de maître, un couple cultivé qui l’initie à la lecture, et des fillettes... Finistère, 1935. A treize ans, Yvonne Trédudon est placée comme bonne à tout faire auprès du docteur Cogan qui a quitté Paris avec femme et enfants pour vivre à Plouvern. La petite campagnarde découvre, émerveillée, une maison de maître, un couple cultivé qui l’initie à la lecture, et des fillettes charmantes. Le docteur, lui, gagne peu à peu le respect des villageois grâce à son expérience et à son dévouement. Mais qui sont vraiment les Cogan ? Quelle est la raison de cette haine que certains leur manifestent au début de l’Occupation ?

« Ce roman est une histoire tout d'abord paisible mais des bruits de bottes se font entendre et soudain, tout devient intrigant... » Le Télégramme

« L'un des écrivains Bretons contemporains les plus talentueux. » Le Courrier indépendant
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EAN : 9782266311373
Code sériel : 18010
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Quand le barde du néo-polar devient au fil des ans l'écrivain du petit peuple breton.
Bretons

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JuLaLectrice Posté le 31 Mai 2021
    J'ai choisi ce bouquin sans trop savoir pourquoi, la couverture me plaisait plutôt bien et j'ai été intrigué par une histoire sur la 2nde guerre mondiale écrit par un breton, et quelle surprise ! On suit le personnage très agréable d'Yvonne, qui nous fait rencontrer la famille Cogan, une famille plus qu'attachante avec laquelle on a envie de vivre. L'intrigue met en place l'Occupation et la Résistance bretonne qui, nous le savons, était très présente. Inspiré de faits réels et traités avec justesse sans pour autant en devenir lourd ou pesant. Certains passages, dialogue ou dicton sont écrits en breton mais traduits avec les annotations, ce qui à mon goût apporte un plus, rend la lecture encore plus agréable et amusante. Je ne peux que vous conseiller ce roman d'Hervé Jaouen !
  • lolols28 Posté le 6 Octobre 2020
    Lu par hasard mais quelle découverte ! Des personnages attachants, proches de nous . Cette histoire est inspirée de faits réels. Pendant l'occupation en pays bigouden, des héros ordinaires vont tenter de sauver une famille juive. Il est question d'amour fillial, de respect, d'intégration face a la haine aveugle. Admirablement écrit .
  • Valmyvoyou_lit Posté le 14 Décembre 2019
    Ce roman s’inscrit dans un grand cycle breton, mais chaque histoire est totalement indépendante des autres. C’est le premier livre d’Hervé Jaouen que je lis. Marie-Françoise est lectrice dans un EHPAD. Elle fait la connaissance d’Yvonne qui lui confie la mission d’écrire son histoire à partir de ses confidences. Elle aurait pu écrire le récit de manière plus académique, mais elle décide de le restituer en respectant la manière de s’exprimer d’Yvonne. Aussi, le récit est émaillé d’expressions bretonnes, avec leur traduction. Certaines tournures de phrases rappellent le « parler » des campagnes de l’époque, ce qui donne une forte authenticité. En 1974, lors d’une remise de médaille dans son village natal, Yvonne est révoltée quand elle reconnaît la personne décorée. Elle raconte. Dès le départ, on sait qu’un drame a changé sa vie. On ne découvre la scène qu’à la fin et je peux vous dire qu’elle me marquera. Elle est tellement chargée d’émotions que les larmes me sont venues. En 1935, âgée de treize ans, Yvonne entre au service de la famille du docteur Cogan, à Plouvern. Elle n’est pas traitée comme une employée, mais comme une amie. Elle s’attache fortement au médecin, à sa femme Fanny et à leurs deux... Ce roman s’inscrit dans un grand cycle breton, mais chaque histoire est totalement indépendante des autres. C’est le premier livre d’Hervé Jaouen que je lis. Marie-Françoise est lectrice dans un EHPAD. Elle fait la connaissance d’Yvonne qui lui confie la mission d’écrire son histoire à partir de ses confidences. Elle aurait pu écrire le récit de manière plus académique, mais elle décide de le restituer en respectant la manière de s’exprimer d’Yvonne. Aussi, le récit est émaillé d’expressions bretonnes, avec leur traduction. Certaines tournures de phrases rappellent le « parler » des campagnes de l’époque, ce qui donne une forte authenticité. En 1974, lors d’une remise de médaille dans son village natal, Yvonne est révoltée quand elle reconnaît la personne décorée. Elle raconte. Dès le départ, on sait qu’un drame a changé sa vie. On ne découvre la scène qu’à la fin et je peux vous dire qu’elle me marquera. Elle est tellement chargée d’émotions que les larmes me sont venues. En 1935, âgée de treize ans, Yvonne entre au service de la famille du docteur Cogan, à Plouvern. Elle n’est pas traitée comme une employée, mais comme une amie. Elle s’attache fortement au médecin, à sa femme Fanny et à leurs deux petites filles. Le docteur Cogan est apprécié des habitants du village, mais il gêne le rebouteux. Un événement, durant l’Occupation, oblige le couple Cogan à expliquer à Yvonne les lois de Vichy. C’est un choc pour la jeune fille. Elle sait qu’il y a la guerre, mais elle ne connaît pas l’horreur de l’idéologie nazie. Pendant que je lisais le prologue, qui relate les circonstances de la rencontre entre Marie-Françoise et Yvonne, je n’étais pas certaine d’aimer ce livre. Puis, le premier chapitre est arrivé et je suis entièrement entrée dans cette histoire que j’ai adorée. J’ai été très touchée par la gentillesse et la bienveillance des Cogan. Ils ont pris Yvonne sous leur aile, l’ont initiée à la lecture et l’ont considérée comme un membre de leur famille. Le dévouement de l’adolescente envers eux est motivé par les sentiments qu’elle leur porte. A plusieurs reprises, elle aura, hélas, l’occasion de le prouver. La famille de la jeune bonne est également attachante, en particulier, son frère, Jean-François. Malheureusement, à Plouvern, comme partout en France, il y a la Collaboration avec ces Français qui font du zèle. Elle se glisse partout, même dans des professions insoupçonnables. Hervé Jaouen... La suite sur mon blog
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  • Beaucharmeur007 Posté le 3 Décembre 2019
    Yvonne Trédudon est le troisième enfant d’une longue fratrie née au seuil de l’autre siècle. A douze ans, elle trouve un emploi chez les Cogan, juifs laïcs d’origine roumaine. Nous sommes au milieu des années trente, une période d’insouciance qui compte panser les plaies de la guerre passée. Dans son nouveau foyer, la demoiselle fait son éducation et s’attache aux membres du clan. A Plouvern, petit village des monts d’Arrée, le maître de maison exerce comme médecin. Ses qualités professionnelles en font un notable de la région, même si quelques rebouteux dénigrent sa réputation. Lorsque Hitler décide de bouleverser l’équilibre mondial, tout bascule. Après la défaite de la France, le gouvernement provisoire signe des accords douteux avec l’Allemagne et, afin de tempérer l’ardeur de l’occupant, promulgue les lois de Vichy. Les juifs apatrides sont arrêtés, laissant momentanément tranquilles ceux de nationalité française. Un fonctionnaire venu de Quimper décide de faire montre d’un zèle particulier et interdit à monsieur Cogan d’exercer. Le maire trouve une parade et lui délivre une dérogation provisoire. Les mois se succèdent et la tension se resserre aussi vite que la situation se dégrade un peu partout. Si une partie de la population vit dans la... Yvonne Trédudon est le troisième enfant d’une longue fratrie née au seuil de l’autre siècle. A douze ans, elle trouve un emploi chez les Cogan, juifs laïcs d’origine roumaine. Nous sommes au milieu des années trente, une période d’insouciance qui compte panser les plaies de la guerre passée. Dans son nouveau foyer, la demoiselle fait son éducation et s’attache aux membres du clan. A Plouvern, petit village des monts d’Arrée, le maître de maison exerce comme médecin. Ses qualités professionnelles en font un notable de la région, même si quelques rebouteux dénigrent sa réputation. Lorsque Hitler décide de bouleverser l’équilibre mondial, tout bascule. Après la défaite de la France, le gouvernement provisoire signe des accords douteux avec l’Allemagne et, afin de tempérer l’ardeur de l’occupant, promulgue les lois de Vichy. Les juifs apatrides sont arrêtés, laissant momentanément tranquilles ceux de nationalité française. Un fonctionnaire venu de Quimper décide de faire montre d’un zèle particulier et interdit à monsieur Cogan d’exercer. Le maire trouve une parade et lui délivre une dérogation provisoire. Les mois se succèdent et la tension se resserre aussi vite que la situation se dégrade un peu partout. Si une partie de la population vit dans la résilience, certains prennent les armes et organisent l’opposition. En face, une milice antisémite se met en place sous la férule d’un abbé connu pour ses positions extrêmes. Hervé Jaouen revient sur une page sombre de l’histoire européenne et, à travers les souvenirs d’Yvonne, nous parle d’un temps que les moins 80 ans n’ont pas vécu. Avec un bon sens inné et une acuité naturelle, elle devient la voix des persécutés et raconte l’innommable. Ici, pas de grands combats héroïques ni de faits glorieux qui ont changé le cours de la guerre, mais le quotidien sous le nazisme, avec mille petites lâchetés, du courage pour surmonter les épreuves et l’envie d’un monde meilleur. Un livre rédigé également pour que l’horreur ne se reproduise plus.
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