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EAN : 9782266295512
Code sériel : 6033
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Madame Bovary

Date de parution : 23/05/2019

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Depuis cent cinquante ans, cette pauvre Emma Bovary souffre et pleure dans cent, dans mille villages et villes de France. Parce qu’elle ne sait pas vivre, ni aimer, elle rêve ses amours et sa vie. Et cependant elle est belle, sensuelle, audacieuse. Mais une imagination...

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Depuis cent cinquante ans, cette pauvre Emma Bovary souffre et pleure dans cent, dans mille villages et villes de France. Parce qu’elle ne sait pas vivre, ni aimer, elle rêve ses amours et sa vie. Et cependant elle est belle, sensuelle, audacieuse. Mais une imagination déréglée, l’exaltation romanesque, un époux médiocre et obtus, l’absurde goût du luxe et des amants méprisables vont l’entraîner dans la ruine et une mort affreuse.
Pour diriger cet « orchestre des instincts et des sentiments féminins », qu’est selon lui Madame Bovary, Flaubert souffre mort et passion, à la fois grand prêtre et martyr de l’art, du style et de la beauté. Mais derrière la perfection du chef-d’œuvre apparaissent la crudité, la violence et l’érotisme, comme dans un roman d’aujourd’hui.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266295512
Code sériel : 6033
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Archive Posté le 14 Novembre 2020
    C'est l'histoire d'une dame qui s'éclate pas totalement dans son couple. Au début, l'enfance de Charles : un père coureur et dilapidateur de biens et une mère aimante voulant le meilleur pour son fils. Le début de son instruction (qui ne sert à rien pour le père : un baratineur réussi toujours) est confié à un prêtre, il a douze ans et tout cela est fait à la va-vite… Avec drôlerie Flaubert nous décrit un gars insipide et laborieux dans les études (de médecine), couvé par sa maman… Charles se dévergonde dans sa vie d'étudiant : il transgresse en jouant au domino ! Connait l'amour et la paresse…. Son premier mariage avec une veuve imbuvable est une cata : dépressive, possessive… Pauvre Charles. C'est parce que son père se casse une jambe qu'Emma, élevée par les Ursulines, fait la connaissance de Charles : la veuve revêche ne tarde pas à faire sa jalouse… Heureusement la vieille chouette crache du sang et clamse en plus qu'elle était radine… Charles et Emma se marie et là, ça se gâte : l'amour n'est pas du tout comme dans les livres à l'eau de rose qu'elle a lu au couvent ! Charles a la conversation « plate comme un trottoir », il est amoureux... C'est l'histoire d'une dame qui s'éclate pas totalement dans son couple. Au début, l'enfance de Charles : un père coureur et dilapidateur de biens et une mère aimante voulant le meilleur pour son fils. Le début de son instruction (qui ne sert à rien pour le père : un baratineur réussi toujours) est confié à un prêtre, il a douze ans et tout cela est fait à la va-vite… Avec drôlerie Flaubert nous décrit un gars insipide et laborieux dans les études (de médecine), couvé par sa maman… Charles se dévergonde dans sa vie d'étudiant : il transgresse en jouant au domino ! Connait l'amour et la paresse…. Son premier mariage avec une veuve imbuvable est une cata : dépressive, possessive… Pauvre Charles. C'est parce que son père se casse une jambe qu'Emma, élevée par les Ursulines, fait la connaissance de Charles : la veuve revêche ne tarde pas à faire sa jalouse… Heureusement la vieille chouette crache du sang et clamse en plus qu'elle était radine… Charles et Emma se marie et là, ça se gâte : l'amour n'est pas du tout comme dans les livres à l'eau de rose qu'elle a lu au couvent ! Charles a la conversation « plate comme un trottoir », il est amoureux et content de l'être, alors qu'Emma « de la mer n'aime que la tempête » ! Un bal dans le beau monde renforce son idée « mais qu'est-ce que j'ai été à me marier ? ». Elle s'abonne a des revues qui parle de la vie parisienne, elle rêve du vicomte qui l'a fait danser, bref elle s'emm… sec avec son Charles. Il est donc décider de changer d'air car Emma commence à faire dans la maladie nerveuse…On déménage à Yonville (à la frontière entre la Normandie et la Picardie, bref pas bien folichon….). Emma a un polichinelle dans le tiroir…. On découvre le personnage de Hornais, le pharmacien impie (sublime Jean Yanne au cinéma). Hornais essaie d'amadouer Bovary car il pratique la médecine illégale ! En racontant l'ennui dans le couple, Flaubert permet à tout le monde de s'identifier. Dans la deuxième partie, Emma est de plus en plus dégoûté par la platitude de Charles et son côté paysan qu'elle déteste (il a un couteau dans sa poche !). Elle est de plus en plus titillée par l'adultère en la personne de monsieur Léon qui a l'odeur de la ville et de la conversation artistique. Emma finalement se fait pécho par Rodolphe le beau parleur à un comice. Ce qui frappe chez Flaubert s'est sa vacherie : tout le monde en prend pour son grade ! Emma « sort » avec Rodolphe après une promenade à cheval: elle est heureuse. Puis Rodolphe prend peur car son amour n'est pas aussi intense que celui d'Emma qui veut s'enfuir avec lui… Rodolphe la congédie d'une lettre dont elle mettra deux mois à se remettre envisageant même le pire… Puis elle décide d'aimer Dieu et là c‘est le curé qui prend peur devant tant de ferveur mais rapidement la religion, trop éloigné de la vraie vie l'ennuie et elle se consacre à sa fille et à la charité. Ce livre est tout sauf pénible, comme certains lui en donne la réputation : il y a un style indépassable et des phrases très drôles comme par exemple : «J'ai connu des prêtres qui se déguisaient en bourgeois pour aller voir gigoter les danseuses" ou pour parler d'un chanteur lyrique qui a plus de tempérament que d'intelligence : "il y a chez lui du coiffeur et du toréador. »
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  • MartinServal Posté le 11 Novembre 2020
    L'intrigue est centrée sur Emma, cette consommatrice invétérée qui cherche à se divertir à tout prix pour éviter de regarder en face les épreuves de la vie, qui jouit, se lasse, s'amuse puis s'ennuie, se veut libertine puis bigote. Elle ne sait pas ce qu'elle cherche et oscille entre les extrêmes pendant tout le récit. Elle n'est dans le fond qu'une pauvre sotte. Et puis il y a Charles, le mari idiot utile, aussi cocu qu'aveugle sur les agissements de sa femme. Impossible d'éprouver de l'empathie tant pour Charles qui est trop bête pour que l'on s'attache à lui et qui finit par en devenir franchement exaspérant, que pour Emma qui ruine son mari pour accomplir son devoir conjugal avec d'autres. Le schéma se répète trois fois identiquement dans le livre, sans évolution, ce qui peut rendre ce récit cyclique un peu lassant à force de voir exactement les mêmes situations se reproduire. Emma s'entiche à chaque fois d'un homme et enchaîne les caprices car ce béguin soudain va de pair avec une détestation de son propre mari. S'ensuit une relation passionnelle qui finit comme toute bonne passion, par un déchirement, ce qui plonge Emma dans le désespoir puéril et... L'intrigue est centrée sur Emma, cette consommatrice invétérée qui cherche à se divertir à tout prix pour éviter de regarder en face les épreuves de la vie, qui jouit, se lasse, s'amuse puis s'ennuie, se veut libertine puis bigote. Elle ne sait pas ce qu'elle cherche et oscille entre les extrêmes pendant tout le récit. Elle n'est dans le fond qu'une pauvre sotte. Et puis il y a Charles, le mari idiot utile, aussi cocu qu'aveugle sur les agissements de sa femme. Impossible d'éprouver de l'empathie tant pour Charles qui est trop bête pour que l'on s'attache à lui et qui finit par en devenir franchement exaspérant, que pour Emma qui ruine son mari pour accomplir son devoir conjugal avec d'autres. Le schéma se répète trois fois identiquement dans le livre, sans évolution, ce qui peut rendre ce récit cyclique un peu lassant à force de voir exactement les mêmes situations se reproduire. Emma s'entiche à chaque fois d'un homme et enchaîne les caprices car ce béguin soudain va de pair avec une détestation de son propre mari. S'ensuit une relation passionnelle qui finit comme toute bonne passion, par un déchirement, ce qui plonge Emma dans le désespoir puéril et la bigoterie. Mais ses résolutions toutes vertueuses ne font pas long feu et un rien la fait retomber dans l'adultère : la machine repart pour un tour. De tout le roman, Emma se garde bien de raisonner une seule fois, de prendre du recul sur sa situation, de penser à autre chose qu'à sa petite personne, qu'elle éprouve la joie béate des amourettes ou le désespoir ridicule d'une adolescente déçue. Il est tout à fait saisissant de constater comme aucun des personnages de ce roman ne pense : ils sont, pour la plupart, enfermés dans leur volonté de s'enrichir par le travail, tandis qu'Emma, de son côté, consomme, ce qui la dispense de toute réflexion. Quelle société tragique que celle-ci, témoin de la révolution industrielle et en plein basculement dans l'ère de la consommation à grande échelle, où toute spiritualité a été remisée. Un temps censuré pour sa non conformité aux bonnes moeurs, cet ouvrage est pourtant le meilleur des réquisitoires contre la débauche et la luxure. Flaubert décrit son héroïne comme un être éternellement tiraillé entre la luxure et la continence, cédant à chaque fois aux sirènes de première et finissant toujours dans la douleur, la tristesse et les regrets. La morale de ce livre est bien simple : une vie de débauche peut sembler à première vue plus exaltante qu'une vie droite et rangée, mais elle mène irrémédiablement à la ruine, au regret, au chagrin et même à une mort prématurée. Mais cet ouvrage dresse également le tableau, plus large (et à mon avis plus intéressant), d'une société en plein essor industriel, reniant ses racines et reléguant son âme au second plan pour se laisser envoûter par la technique, la modernité, le progrès. Chacun cherche de l'avancement, son profit personnel, son enrichissement et délaisse l'esprit au profit du corps, courant ainsi à une fin aussi tragique que celle que connaîtra la famille Bovary. Emma n'est finalement qu'une personnification de cette société naissante qui fait le choix de la modernité matérialiste plutôt que de l'ancestralité spiritualiste. Flaubert, volontairement ou non, nous met en garde face à cela en explicitant à travers son roman les conséquences d'un tel choix.
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  • salimaselmani Posté le 10 Novembre 2020
    C'est le drame bourgeois d'une jeune femme qui s'est perdue dans ses rêves. Il aura fallu cinquante-trois mois de labeur acharné à Gustave Flaubert pour achever son ouvrage déclarant lui-même avec conviction : « La Bovary, c'est moi ». Madame Bovary fut le fruit d'une longue lutte intérieure pour le jeune Flaubert qui avait compris qu'il fallait qu'il rompe avec son lyrisme et mette un terme à son amour pour l'image et la métaphore afin de trouver une écriture qui lui serait propre. Ainsi donc, avec son chef d’œuvre Flaubert s'inscrit comme étant le premier des romanciers « modernes ». L'écrivain avait jusqu'ici écrit nombre d’œuvres qu'il s'était gardée de publié sous le conseil d'amis, tel que Tentation de Saint Antoine qui fût un dramatique échec auprès de ses amis, Louis Bouilhet et Maxime de Champ. C'est à partir d'octobre 1856 que Madame Bovary est publié dans la Revue de Paris sous forme de feuilleton. Ce roman relate d'un fait mal divers et c'est de l'histoire d'amis proches de sa famille que l'auteur s'inspire, la famille Delamare. Ils avaient habité le village de Ry dans la région de Rouen et les faits étaient récents. Eugène Delamare, officier de santé qui avait été l'élève... C'est le drame bourgeois d'une jeune femme qui s'est perdue dans ses rêves. Il aura fallu cinquante-trois mois de labeur acharné à Gustave Flaubert pour achever son ouvrage déclarant lui-même avec conviction : « La Bovary, c'est moi ». Madame Bovary fut le fruit d'une longue lutte intérieure pour le jeune Flaubert qui avait compris qu'il fallait qu'il rompe avec son lyrisme et mette un terme à son amour pour l'image et la métaphore afin de trouver une écriture qui lui serait propre. Ainsi donc, avec son chef d’œuvre Flaubert s'inscrit comme étant le premier des romanciers « modernes ». L'écrivain avait jusqu'ici écrit nombre d’œuvres qu'il s'était gardée de publié sous le conseil d'amis, tel que Tentation de Saint Antoine qui fût un dramatique échec auprès de ses amis, Louis Bouilhet et Maxime de Champ. C'est à partir d'octobre 1856 que Madame Bovary est publié dans la Revue de Paris sous forme de feuilleton. Ce roman relate d'un fait mal divers et c'est de l'histoire d'amis proches de sa famille que l'auteur s'inspire, la famille Delamare. Ils avaient habité le village de Ry dans la région de Rouen et les faits étaient récents. Eugène Delamare, officier de santé qui avait été l'élève du docteur Flaubert, fut le prototype de Charles Bovary. Au travers de son chef d’œuvre, Flaubert nous décrit l'histoire d'Emma Rouault, fille d'un fermier élevée dans un couvent depuis l'âge de treize ans. Emma est une jeune femme romanesque et ennuyée qui rêvait d'une vie mondaine comme les princesses de ses romans à l'eau de rose. Pourtant en se mariant à Charles Bovary ses rêveries devinrent des désillusions car ce dernier ne pouvait lui offrir qu'une vie au rythme monotone frustrant la jeune Emma au plus haut point. Après avoir goûté le temps d'une soirée au monde auquel elle aurait voulu appartenir, la jeune femme sombre dans la dépression. Les mariés décident alors de quitter leur petite bourgade afin d’emménager à Yonville, là-bas elle fait la connaissance de personnalités locales : le pharmacien Monsieur Homais, le curé Bournisien, le clerc d'un notaire Léon Dupuis et enfin de Rodolphe Boulanger, propriétaire du château local. Après avoir mis au monde une fillette qu'elle trouve laide et dont elle refuse de s'occuper ayant souhaité avoir un garçon ; Emma est déçue, elle perd tout espoir d'une vie meilleure et n'éprouve plus de sentiments à l'égard de son mari. Elle fait des dépenses luxueuses auprès de son marchand d'étoffes et finit par céder aux avances de Rodolphe et Léon. Cependant ces jeunes hommes égoïtes et sans scrupule se retrouvent lassés par le désir de voyage et de vie trépidante d'Emma. Emma croule sous les dettes qu'elle doit au marchand mais elle ne peut payer et personne, ni même ses amants, accepte de l'aider. C'est alors qu'elle choisit de se suicider en avalant de l'arsenic se donnant une mort longue et douloureuse. Charles, lui, ne sachant que faire meurt de chagrin laissant leur petite fille derrière. Début 1857, on reproche le coup d’œil « scientifique » de Flaubert porté sur la vie et les comportements humains. L’héroïne du roman commet l'adultère qui choque puisqu'à l'époque c'était une chose inconcevable. L'auteur, son éditeur et le roman furent jugés pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ». En février, ils furent acquittés et le roman connu un important succès en librairie. Les faits, les personnages et les lieux sont l'équivalent de ce qu'avait usé Stendhal pour écrire Le Rouge et le Noir. Cependant à la différence de Le Rouge et le Noir qui avait fait oublier le fait divers, Flaubert a entretenu une sorte de mythe jusqu'à nos jours.
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  • sld09 Posté le 17 Octobre 2020
    C'est le premier "classique" que j'ai lu de ma propre initiative lorsque j'étais ado et j'avais adoré. Je l'ai relu récemment et l'histoire m'a semblé bien moins romantique qu'à l'époque. Par contre la plume de Flaubert est toujours aussi savoureuse.
  • Toinet6789 Posté le 11 Octobre 2020
    Fille d'un riche fermier, Emma a été élevée au couvent. Elle rêve d'une vie mondaine se réfugie dans ses rêves pour rompre son 'ennui. Elle épouse Charles Bovary, médecin, qui ne lui offre qu'une vie routinière, bien vite monotone et frustrante. Elle donne naissance à une petite fille, alors qu’elle aurait préféré un garçon. Pour laisser libre cours à ses dépenses luxueuses chez son marchand d'étoffes, M. Lheureux. Elle repousse les avances de Rodolphe et de Léon, puis elle finit par céder. Vite lassés par son sentimentalisme pointu, ses amants l’abandonnent. Entretemps, elle a accumulé une dette envers M. Lheureux, qui exige d'être remboursé. Comme ses anciens amants refusent de lui prêter la somme nécessaire, elle se suicide par désespoir. Charles meurt de chagrin et leur fillette est adoptée.
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