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        Mai 68

        Perrin
        EAN : 9782262075682
        Code sériel : 721
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 108 x 177 mm
        Mai 68
        Mémoires

        Olivier WIEVIORKA (Préface)
        Collection : Tempus
        Date de parution : 05/04/2018
        Le préfet de police de mai 68 parle.
        Préfet de police de Paris de fin 1966 au printemps 1971, Maurice Grimaud a été l’un des acteurs clés de Mai 68 puisqu’il était le principal responsable du maintien de l’ordre dans la capitale. Conjuguant tolérance et fermeté, il est unanimement salué pour sa parfaite gestion de la crise. Au fil... Préfet de police de Paris de fin 1966 au printemps 1971, Maurice Grimaud a été l’un des acteurs clés de Mai 68 puisqu’il était le principal responsable du maintien de l’ordre dans la capitale. Conjuguant tolérance et fermeté, il est unanimement salué pour sa parfaite gestion de la crise. Au fil des pages, il décrit avec talent  « la révolution au quotidien » mais aussi le fonctionnement de ses services au cours d’un mois inouï l qui a révolutionné la société sans renverser l’Etat. Tout en confessant la griserie ressentie dans le tumulte de l’action, il dévoile aussi sa perception d’un mouvement dont cet humaniste a d’emblée deviné l’ampleur : la fracture béante entre les élites et la jeunesse avait à ses yeux trahi la belle espérance de la Libération. Un témoignage capital et captivant, devenu introuvable depuis plusieurs années.
         
        Incarnation du grand serviteur de l’Etat, Maurice Grimaud (1913-2009) a été notamment et successivement conseiller technique au cabinet de François Mitterrand, alors ministre de l’Intérieur (1954) ; préfet ; directeur général de la Sûreté nationale lors de l’affaire Ben Barka ; préfet de police de Paris ; directeur de cabinet de Gaston Defferre (entre 1981 et 1984), et à ce titre l’un des pères des lois de décentralisation.


        Cartouche couleur :
        « Son témoignage est, et reste, irremplaçable pour qui veut comprendre. »
        O. Wieviorka
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        EAN : 9782262075682
        Code sériel : 721
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 108 x 177 mm
        Perrin
        9.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • daniel_dz Posté le 6 Août 2018
          Un témoignage clé sur les événements de Mai 68: celui de Maurice Grimaud, préfet de police malgré lui, un homme admirable qui est parvenu à gérer les violences en respectant les manifestants et ses agents tout en restant loyal envers ses supérieurs. « Je n’avais pas souhaité être préfet de police, mais puisque j’étais à ce poste, il n’était pas question que j’abandonne les affaires de l’État à la rue, c’est-à-dire à l’émeute. » Voilà Maurice Grimaud, haut fonctionnaire qui s’est vu confier la préfecture de police de Paris en janvier 1967 alors qu’il ne le souhaitait pas. Un fonctionnaire loyal. On lui confie une mission, il l’exécute, consciencieusement. Neuf ans après les événements, il raconte ici ses souvenirs des événements de Mai 68. Certains lecteurs seront intéressés par les événements eux-mêmes et plus particulièrement par la manière avec laquelle le préfet de police les a gérés. Ceux-là seront comblés : Maurice Grimaud en donne un compte-rendu détaillé au jour le jour. Personnellement, je cherchais plutôt, d’une part, à mieux connaître l’homme Maurice Grimaud, dont j’avais beaucoup entendu parler et, d’autre part, je cherchais à compléter mon image du niveau de violence qu’avait connu Paris à cette époque. Sur ces deux aspects, le livre... Un témoignage clé sur les événements de Mai 68: celui de Maurice Grimaud, préfet de police malgré lui, un homme admirable qui est parvenu à gérer les violences en respectant les manifestants et ses agents tout en restant loyal envers ses supérieurs. « Je n’avais pas souhaité être préfet de police, mais puisque j’étais à ce poste, il n’était pas question que j’abandonne les affaires de l’État à la rue, c’est-à-dire à l’émeute. » Voilà Maurice Grimaud, haut fonctionnaire qui s’est vu confier la préfecture de police de Paris en janvier 1967 alors qu’il ne le souhaitait pas. Un fonctionnaire loyal. On lui confie une mission, il l’exécute, consciencieusement. Neuf ans après les événements, il raconte ici ses souvenirs des événements de Mai 68. Certains lecteurs seront intéressés par les événements eux-mêmes et plus particulièrement par la manière avec laquelle le préfet de police les a gérés. Ceux-là seront comblés : Maurice Grimaud en donne un compte-rendu détaillé au jour le jour. Personnellement, je cherchais plutôt, d’une part, à mieux connaître l’homme Maurice Grimaud, dont j’avais beaucoup entendu parler et, d’autre part, je cherchais à compléter mon image du niveau de violence qu’avait connu Paris à cette époque. Sur ces deux aspects, le livre a répondu à mes attentes. Le livre de Maurice Grimaud respire la sincérité, confirmant tout le bien que j’avais entendu dire de lui. Sans doute faudrait-il également entendre ses détracteurs pour modérer cette belle image, mais en attendant, l’homme force mon respect. Son humanité est remarquable. D’un côté, il doit maintenir l’ordre. Il a divers corps à sa disposition: la Police municipale, la Gendarmerie, les CRS. Il doit répartir les forces, organiser les mouvements avec agilité, coordonner les actions. On le voit développer des tactiques avec la rigueur militaire d’un général. Sauf qu’ici, il n’a pas face à lui un ennemi dont, pour paraphraser un terroriste islamique, le sang impur devrait abreuver les sillons nationaux. Non, face à lui, ce sont des jeunes, qui auraient pu être ses proches. Des jeunes avec lesquels il aurait peut-être même manifesté, s’il avait eu 20 ans. « Je percevais dans les rumeurs qui montaient de leur troupe juvénile plus d’un écho à mes pensées, mais je n’étais pas chargé de changer la société, seulement de défendre l’ordre dans la rue. Il fallait pourtant empêcher, dans leur intérêt et dans le nôtre, que ces jeunes hommes ne périssent sous les ruines du temple dont ils ébranlaient frénétiquement les colonnes. » Pendant tout le temps des événements de Mai, on le verra s’efforcer de canaliser les manifestants, en leur laissant un espace d’expression, en infléchissant les ordres, souvent plus durs, de ses supérieurs. Maurice Grimaud n’hésitait pas à sortir de son bureau et à marcher pour prendre le pouls de la rue, que ce soit du côté des manifestants ou du côté de ses hommes. Car il se montrait également fort soucieux de ses hommes, de leur fatigue, de leur difficulté à rester maîtres d’eux-mêmes sous les coups et les insultes. À ce propos, Maurice Grimaud se félicite d’avoir pu éviter les affrontements mortels et je crois qu’on peut effectivement louer son attitude modératrice. Il ne nie cependant pas la violence dont ont fait preuve les forces de l’ordre, malgré ses exhortations. En quelque sorte, il « excuse » cette violence d’une manière qui pourrait paraître naïve ou simpliste, mais que je trouve (malheureusement) très pragmatique: les agents ont été très fort malmenés par les manifestants, c’est indéniable, et poussés à bout, ils auraient pu craquer et se laisser aller à une violence mortelle. « Les coups qu’ils vont porter seront le substitut de la mort qu’ils n’ont pas le droit de donner. » Ce livre est le témoignage d’un point de vue. Certes, il faut le compléter par d’autres points de vue. Mais si vous vous intéressez aux événements de Mai 68 à Paris, vous ne pouvez faire l’économie de ce témoignage-là. Et puis, me semble-t-il, Maurice Grimaud est un personnage dont l’exemple est à suivre. Je vous recommande donc de faire sa connaissance. Son style lyrique suranné vous énervera peut-être. Moi, il m’a touché, renforçant l’image d’homme simple et profondément humain que je me suis faite de Maurice Grimaud.
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        • Par Lisez

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