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EAN : 9782264080943
Code sériel : 5781
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
À Paraître
Une fille du Régent
Date de parution : 02/06/2022
Éditeurs :
10/18
En savoir plus
9.10 €
Date de parution: 02/06/2022
À Paraître

Une fille du Régent

Date de parution : 02/06/2022
Mésaventure sous la Régence !
 
À la mort du roi Louis XIV, son neveu, Philippe d’Orléans, est nommé régent du royaume de France. Tout en continuant à mener une vie frivole, il gouverne le pays... À la mort du roi Louis XIV, son neveu, Philippe d’Orléans, est nommé régent du royaume de France. Tout en continuant à mener une vie frivole, il gouverne le pays avec son âme damnée, le machiavélique abbé Dubois, comme, en son temps, Louis XIII l’avait fait avec le cardinal de... À la mort du roi Louis XIV, son neveu, Philippe d’Orléans, est nommé régent du royaume de France. Tout en continuant à mener une vie frivole, il gouverne le pays avec son âme damnée, le machiavélique abbé Dubois, comme, en son temps, Louis XIII l’avait fait avec le cardinal de Richelieu.
Lorsque le récit commence, le Régent fait sortir du couvent breton où elle est enfermée depuis son plus jeune âge sa fille cachée et illégitime, Hélène de Chaverny. Amoureuse d’un jeune chevalier, Gaston de Chanlay, celle-ci ignore qu’il est mêlé à une conspiration, initiée par la noblesse bretonne, visant à assassiner le Régent. Dubois, dont les espions sont partout, compte bien mettre à profit cette situation pour assouvir ses ambitions personnelles.
Avec le Régent et Dubois, Dumas nous offre en outre un duo fascinant qui, à l’ombre de la raison d’État, pactise ou s’affronte selon les circonstances. Sans conteste un très grand cru qui se savoure avec un plaisir fou.
 
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EAN : 9782264080943
Code sériel : 5781
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
10/18
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9.10 €
Date de parution: 02/06/2022

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JeffreyLeePierre Posté le 30 Janvier 2022
    Je devais déjà à Bertrand Tavernier la découverte de Jim Thompson, alors pourquoi pas un Dumas méconnu ? Méconnu mais pas mineur. Avec tout son métier, Dumas tisse autour de son héroïne et de son héros un savant écheveau d’obligations contradictoires et de circonstances contraires, rendant leurs amours impossibles. Du grand classique. Mais surtout, il leur oppose un grand méchant fabuleux, qui est le vrai phare de ce livre. Bien que n’étant pas (encore) cardinal, l’abbé Dubois est un adversaire grandiose, élevant la crapulerie au rang des beaux-arts. Si l’on y ajoute son franc-parler de libre penseur, on comprend le visible plaisir que Jean Rochefort aura à lui donner vie dans Que la fête commence. Petite anecdote : cet abbé Dubois a vraiment existé et, semble-t-il, inspiré la comptine contrepèterie « Il court, il court, le furet ». Et dire que je l’avais innocemment apprise à mes enfants… En tous cas, le vrai était un sacré loustic, et il a même réussi à vraiment finir cardinal sur ses vieux jours, grâce à Louis XV. À ses côté, le régent Philippe d’Orléans est un peu plus palôt que dans le film de Tavernier. Notamment, pour un débauché notable, on le voit finalement peu en... Je devais déjà à Bertrand Tavernier la découverte de Jim Thompson, alors pourquoi pas un Dumas méconnu ? Méconnu mais pas mineur. Avec tout son métier, Dumas tisse autour de son héroïne et de son héros un savant écheveau d’obligations contradictoires et de circonstances contraires, rendant leurs amours impossibles. Du grand classique. Mais surtout, il leur oppose un grand méchant fabuleux, qui est le vrai phare de ce livre. Bien que n’étant pas (encore) cardinal, l’abbé Dubois est un adversaire grandiose, élevant la crapulerie au rang des beaux-arts. Si l’on y ajoute son franc-parler de libre penseur, on comprend le visible plaisir que Jean Rochefort aura à lui donner vie dans Que la fête commence. Petite anecdote : cet abbé Dubois a vraiment existé et, semble-t-il, inspiré la comptine contrepèterie « Il court, il court, le furet ». Et dire que je l’avais innocemment apprise à mes enfants… En tous cas, le vrai était un sacré loustic, et il a même réussi à vraiment finir cardinal sur ses vieux jours, grâce à Louis XV. À ses côté, le régent Philippe d’Orléans est un peu plus palôt que dans le film de Tavernier. Notamment, pour un débauché notable, on le voit finalement peu en action et il est surtout d’une mièvrerie un peu exagérée dès qu’il s’agit de sa fille (celle du titre). Reste que ce Dumas-là a clairement choisi son camp et exalte les joies des coups tordus réussis au détriment des vertueux. En plus, il se permet deux trois coups de griffes à ses contemporains, comme ce titre de chapitre « Où Dubois prouve que sa police particulière était mieux faite pour cinq cent mille livres que notre police générale n’est faite pour trois millions ». Moralité (?) : jubilatoire et donc fortement recommandé.
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  • Biblioroz Posté le 1 Septembre 2021
    Diable, comme c'est vivant et passionnant de traverser une petite page de la Régence sous la plume affutée, ironique ou tendre selon les propos, d'Alexandre Dumas ! Cette page nous est offerte avec un cortège de dialogues savoureux et sarcastiques donnant un petit esprit facétieux à une histoire pourtant relativement funèbre. Hiver 1719, le Régent Philippe d'Orléans, talonné par son ministre l'abbé Dubois, arrive à l'abbaye de Chelles où sa seconde fille, nommée abbesse pour se ranger de quelques dissipations antérieures, semble animer le cloître avec des nuits de musiques et d'orgies. Ce genre de déportement dépasse la grande indulgence du duc qui s'en vient gronder sa fille et qui repart en la croyant folle alors qu'elle vient de jeter au feu instruments de musique et partitions pour faire pénitence. Pour se consoler, le Régent va ensuite voir sa fille aînée bien-aimée la duchesse de Berry. Trop tard pour empêcher que celle-ci se marie en secret avec son amant que le duc avait exilé à Cognac. Une mésalliance intolérable pour Philippe d'Orléans ! Reste son fils, qui va sur ses seize ans, mais qui préfère annoter de ses idées théologiques un rouleau de papier plutôt que faire la cour à la maîtresse de... Diable, comme c'est vivant et passionnant de traverser une petite page de la Régence sous la plume affutée, ironique ou tendre selon les propos, d'Alexandre Dumas ! Cette page nous est offerte avec un cortège de dialogues savoureux et sarcastiques donnant un petit esprit facétieux à une histoire pourtant relativement funèbre. Hiver 1719, le Régent Philippe d'Orléans, talonné par son ministre l'abbé Dubois, arrive à l'abbaye de Chelles où sa seconde fille, nommée abbesse pour se ranger de quelques dissipations antérieures, semble animer le cloître avec des nuits de musiques et d'orgies. Ce genre de déportement dépasse la grande indulgence du duc qui s'en vient gronder sa fille et qui repart en la croyant folle alors qu'elle vient de jeter au feu instruments de musique et partitions pour faire pénitence. Pour se consoler, le Régent va ensuite voir sa fille aînée bien-aimée la duchesse de Berry. Trop tard pour empêcher que celle-ci se marie en secret avec son amant que le duc avait exilé à Cognac. Une mésalliance intolérable pour Philippe d'Orléans ! Reste son fils, qui va sur ses seize ans, mais qui préfère annoter de ses idées théologiques un rouleau de papier plutôt que faire la cour à la maîtresse de son père… Affreusement désappointé par sa progéniture, le Régent se tourne alors vers le couvent des augustines de Clisson où une fille d'un ancien amour y est soigneusement cachée depuis des années. Changement de décor, nous voilà aux abords du couvent où l'on assiste avec tendresse aux rendez-vous amoureux d'Hélène de Chaverny avec le chevalier Gaston de Chanlay dont la barque glisse depuis plusieurs mois sur le lac, se dirigeant silencieusement vers les roseaux en contrebas d'une fenêtre où la belle attend le signal convenu. Ils sont jeunes, ils s'aiment mais l'une est rappelée à son père dont elle ignore complètement l'existence et l'autre fait partie d'un petit groupe de conspirateurs bretons et vient d'être désigné pour éliminer le Régent. L'Histoire est en marche et nos amoureux séparés envisagent un avenir sombre même s'ils ont la chance de cheminer vers Rambouillet presque conjointement. Gaston, transi d'amour, est un honnête homme, quelque peu naïf, plaçant l'honneur au-dessus de tout. Il ne se méfie pas de l'étendue du pouvoir du diabolique Dubois qui est également prêt à tout pour assouvir son ambition, celle de décrocher la mitre d'archevêque ou un chapeau de cardinal. Corrompre l'entourage du chevalier pour une poignée de louis est chose aisée surtout lorsque Gaston est absorbé à guetter Hélène à chaque relais et savourer le moindre frôlement de robe ou perception de souffle. De trahisons en méprises, de multiples mystifications face à la crédulité du pauvre Gaston en sournoiseries de plus en plus cataclysmiques de l'abbé Dubois, la menace de la Bastille se fait sentir pour les conspirateurs. La prison d'État abrite déjà les anciens sujets de la conspiration de Cellamare. Amours, regards tendres échangés et angoisses étreignent cet adorable couple mais le caractère visiblement inévitable de l'acte dicté par l'honneur assombrit dangereusement leur avenir. Hélène ignore encore que son chevalier avait engagé sa parole vis-à-vis de quatre Bretons qui attendent au pays. Et comme le stipule Gaston, le Breton est constant dans la haine comme dans l'amour. Ce roman alliant Histoire, amour et tragédie s'amuse à entremêler des destins quitte à abuser les pauvres jeunes en se jouant des identités, faisant presque penser à une pièce burlesque. Le Régent nous apparaît ici plein de mansuétude, je ne sais pas du tout si c'était un des traits de son caractère à l'époque ou si Alexandre Dumas lui a généreusement prêté cette qualité pour le besoin de la rédaction de cette aventure. Mes lacunes en Histoire de France ne me permettent pas de faire la comparaison ! Quant à l'abbé Dubois, qui suit son Altesse comme son ombre et devance bien souvent les ordres qu'il doit en recevoir, son portrait est on ne peut plus machiavélique et ses manigances font toujours suite à son sourire de singe. le duc d'Orléans le traite justement de faquin à plusieurs reprises et son impertinence se reflète superbement dans chacun des échanges de ce duo explosif irrésistible. le Régent est loin d'imposer ses volontés et cède immanquablement devant la tête de fouine de son ministre qui, de son côté, sauve le Régent de sa sensiblerie. Cette page d'Histoire est réellement prenante et je l'ai dévorée en deux petits jours me figurant le carrosse du couvent sur les routes glissantes de cet hiver 1719, les lettres habilement décachetées à la vapeur pour déjouer le complot, les querelles faisant émerger les épées, les chevaux couverts d'écume pour déjouer le destin. Et on y trouve, pour les fervents admirateurs des écrits du XIXe siècle des exclamations amoureuses enflammées désuètes, des coeurs fondants de bonheur ou lamentablement désespérés, un vocabulaire et des temps de verbe oubliés et cette richesse des échanges pleins de politesse même lorsqu'ils sont finement mais diablement railleurs.
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  • GoodBooksGoodFriends Posté le 22 Juillet 2021
    Mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour relire Alexandre Dumas après avoir été conquise par Le Comte de Monte Cristo (Le Comte 💙) ? Honnêtement, je n'en ai aucune idée mais sachez qu'après avoir lu Une fille du Régent, je regrette d'avoir mis tant de temps... Et je compte bien récidiver avec Monsieur Dumas plus rapidement cette fois. Dans Une fille du Régent, ce dernier, Philippe d'Orléans, a fort à faire entre ses filles, son fils qui lui ressemble tellement peu, la fille illégitime dont il décide soudainement de prendre soin, les complots visant à lui ôter la vie, tout cela se mélangeant parfois joyeusement. C'est "aidé" (si l'on peut dire) de Dubois, ministre cynique, manipulateur et calculateur qu'il va tenter de faire face et de se protéger tout en restant fidèle à ses valeurs. J'ai passé un moment de lecture tout à fait divertissant avec ce roman entrainant, où les manigances laissent place à de nouveaux complots et autres jeux de dupes. Les personnages sont bien croqués, mauvais à souhait, ou dignes comme on peut l'attendre de gentilhommes. J'ai souri et pouffé souvent, je ne me rappelais pas Dumas aussi drôle dans Le Comte de Monte Cristo. Pour résumer mon impression, je vous recommande chaudement ce roman... Mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour relire Alexandre Dumas après avoir été conquise par Le Comte de Monte Cristo (Le Comte 💙) ? Honnêtement, je n'en ai aucune idée mais sachez qu'après avoir lu Une fille du Régent, je regrette d'avoir mis tant de temps... Et je compte bien récidiver avec Monsieur Dumas plus rapidement cette fois. Dans Une fille du Régent, ce dernier, Philippe d'Orléans, a fort à faire entre ses filles, son fils qui lui ressemble tellement peu, la fille illégitime dont il décide soudainement de prendre soin, les complots visant à lui ôter la vie, tout cela se mélangeant parfois joyeusement. C'est "aidé" (si l'on peut dire) de Dubois, ministre cynique, manipulateur et calculateur qu'il va tenter de faire face et de se protéger tout en restant fidèle à ses valeurs. J'ai passé un moment de lecture tout à fait divertissant avec ce roman entrainant, où les manigances laissent place à de nouveaux complots et autres jeux de dupes. Les personnages sont bien croqués, mauvais à souhait, ou dignes comme on peut l'attendre de gentilhommes. J'ai souri et pouffé souvent, je ne me rappelais pas Dumas aussi drôle dans Le Comte de Monte Cristo. Pour résumer mon impression, je vous recommande chaudement ce roman méconnu d'Alexandre Dumas !
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  • Nitocris2021 Posté le 23 Juin 2021
    Pas le meilleur Dumas mais ça reste passionnant et trépidant. Roman d'histoire, roman d'aventure, roman d'amour, ce livre comblera tous les goûts même si son souffle romanesque est moins puissant que d'autres romans du génial écrivain. Un roman qui fera découvrir une période d'histoire mal connue.
  • sandraboop Posté le 13 Janvier 2021
    Il est de tradition de commencer l'année avec Alexandre Dumas et je n'y deroge pas avec "Une fille du Régent". [On commence aussi l année fatiguée et enrhumée ce qui n aide pas à la lecture...] Encore une fois, je suis soufflée par cette plume qui ravit mon esprit. Tout glisse, avec de bons mots, le rythme est présent sans bousculer le dénouement. C est un réel plaisir. On découvre le couple formé par le Régent (Philippe d'Orléans) et son ministre et ancien précepteur (Dubois). On découvre un Regent plutôt gentilhomme et de bonne nature manipulé au nom de la raison d état (et par ambition, c est qu il voudrait être cardinal le Dubois) par ledit ministre. Un régent qui aime la chaire et ses enfants. Il a d ailleurs une fille illegitime élevée au couvent de Clisson qu'il s apprête à faire venir à ses côtés. La pauvre enfant se croit orpheline et ignore tout de sa lignée. Mais le Régent ne fait pas l unanimité et de conspiration en conspiration, celle de Nantes prend forme pour appuyer le roi d Espagne dans son désir d annexer la France. Des gentilhommes bretons prennent par au complot, dont le chevalier de... Il est de tradition de commencer l'année avec Alexandre Dumas et je n'y deroge pas avec "Une fille du Régent". [On commence aussi l année fatiguée et enrhumée ce qui n aide pas à la lecture...] Encore une fois, je suis soufflée par cette plume qui ravit mon esprit. Tout glisse, avec de bons mots, le rythme est présent sans bousculer le dénouement. C est un réel plaisir. On découvre le couple formé par le Régent (Philippe d'Orléans) et son ministre et ancien précepteur (Dubois). On découvre un Regent plutôt gentilhomme et de bonne nature manipulé au nom de la raison d état (et par ambition, c est qu il voudrait être cardinal le Dubois) par ledit ministre. Un régent qui aime la chaire et ses enfants. Il a d ailleurs une fille illegitime élevée au couvent de Clisson qu'il s apprête à faire venir à ses côtés. La pauvre enfant se croit orpheline et ignore tout de sa lignée. Mais le Régent ne fait pas l unanimité et de conspiration en conspiration, celle de Nantes prend forme pour appuyer le roi d Espagne dans son désir d annexer la France. Des gentilhommes bretons prennent par au complot, dont le chevalier de Chanlay, qui voue une haine au duc d orleans (tout nous est expliqué et je n en dirais pas plus). Mais alors, de Nantes à Clisson il n y a qu un pas, de l amoureux au conspirateur aussi. Tour à tour on espère, on tremble et puis on découvre et accepte. Ici il est question d amour (sentiment amoureux et filial) d honneur (la parole donnée, le sens du devoir, le sens du sacrifice), de manipulations, sournoiseries et d ambitions. Le petit clin d'#x0153il aux prisonniers célèbres de la Bastille et à son gouverneur non moins célèbre Delaunay est savoureux. Un très bon moment de lecture, mais je vous laisse faire votre propre opinion
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…