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Julliard
EAN : 9782260029762
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 1 x 205 mm

Hope

Date de parution : 02/02/2017

« Dans le ferry, je regarde Brooklyn rétrécir. Je me tourne vers Manhattan. Il est neuf heures, c’est le jour de la rentrée scolaire. Je ferme les yeux, le soleil réchauffe ma peau. Les nuages s’écartent pour laisser place au grand bleu. Il faut arrêter de regarder en arrière. Les...

« Dans le ferry, je regarde Brooklyn rétrécir. Je me tourne vers Manhattan. Il est neuf heures, c’est le jour de la rentrée scolaire. Je ferme les yeux, le soleil réchauffe ma peau. Les nuages s’écartent pour laisser place au grand bleu. Il faut arrêter de regarder en arrière. Les souvenirs filent des torticolis et rendent malheureux. L’avenir est un trou noir. Il se dresse devant moi. Crève, Bianca. Rêve, Bianca. Cours, Bianca, tu vas rater ta rentrée. Le bateau arrive à quai. Je suis la dernière à le quitter. Je me perds dans la foule. Welcome to New York. »
Bianca vient de quitter la France en laissant derrière elle son mal de vivre. De New York, elle absorbe sans retenue l’énergie frénétique, se laisse entraîner par un tourbillon de rencontres, découvre l’univers du mannequinat, sa violence et sa solitude. Aux prises avec la complexité d’une ville aussi bouillonnante que ses émotions, Bianca doit apprivoiser ses fantômes et apprendre à slalomer parmi les vivants.
Dans cette fresque en perpétuel mouvement, on retrouve l’héroïne du premier roman de Loulou Robert, Bianca, paru en 2016. Avec son écriture sauvage et son sens inné de la narration, l’auteure poursuit ici son exploration du récit initiatique.

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EAN : 9782260029762
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 1 x 205 mm
Julliard

Ils en parlent

« Loulou Robert écrit à la manière d'un tireur d'élite. Le mot ajusté, un doigt délicat sur la gâchette. Elle dézingue les clichés de la morale et les autels de la conformité. »
Catherine Belin / Le Républicain Lorrain
« Magnifique roman d'apprentissage, écrit au diapason de la vie newyorkaise. Une œuvre survoltée. » 
Sébastien Dubos / La Dépêche du Midi

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lirealaurore Posté le 8 Juin 2020
    Mon seul regret, ne pas avoir lu Bianca... Ce 1er tome que je devine me manque, m'attire tout le long de ma lecture. En dehors de cette remarque, un livre brut, sincère et cru, que je recommande. La jeunesse de l'auteure est un atout, elle va à l essentiel et ses phrases globalement courtes, nous emmènent dans son tourbillon de vie.
  • le_Bison Posté le 5 Février 2020
    Les primevères sont derrière moi, comme une autre histoire. A bord du ferry, un vent glacial s'emmêle dans les méandres de ma crinière grasse qu'un shampoing à la moelle de bambou ne serait rendre l'éclat de sa jeunesse. Les hauts buildings de Manhattan s'érigent face à moi, je me sens petit, minable, une poussière d'étoile, de vie, de Ground Zero. Je la vois, elle, ravissante brune. Bianca. Quelque chose dans ses yeux, son regard qui me pénètre. J'ai envie de respirer ses cheveux, je ne sais pas ce que sent la moelle de bambou ? Une musique dans un bar, playlist d'une autre époque. David Bowie est resté dans son corps. Deep Purple est dans le mien. Je fais un compromis, Guns N' Roses pour raviver ses souvenirs. Elle est seule devant son verre de bière. Je connais bien cette situation. Devant ma pinte, à la regarder. Ou sur un banc, à l'observer. Sa mélancolie, sa tristesse, son envie. Je plonge dans son regard, comme un poivrot dans son verre, ou un pauvre type dans le vide du haut de son immeuble. La situation m'est familière, ces flashs sont fréquents dans les putains de vie. No Hope. Une flaque de sang... Les primevères sont derrière moi, comme une autre histoire. A bord du ferry, un vent glacial s'emmêle dans les méandres de ma crinière grasse qu'un shampoing à la moelle de bambou ne serait rendre l'éclat de sa jeunesse. Les hauts buildings de Manhattan s'érigent face à moi, je me sens petit, minable, une poussière d'étoile, de vie, de Ground Zero. Je la vois, elle, ravissante brune. Bianca. Quelque chose dans ses yeux, son regard qui me pénètre. J'ai envie de respirer ses cheveux, je ne sais pas ce que sent la moelle de bambou ? Une musique dans un bar, playlist d'une autre époque. David Bowie est resté dans son corps. Deep Purple est dans le mien. Je fais un compromis, Guns N' Roses pour raviver ses souvenirs. Elle est seule devant son verre de bière. Je connais bien cette situation. Devant ma pinte, à la regarder. Ou sur un banc, à l'observer. Sa mélancolie, sa tristesse, son envie. Je plonge dans son regard, comme un poivrot dans son verre, ou un pauvre type dans le vide du haut de son immeuble. La situation m'est familière, ces flashs sont fréquents dans les putains de vie. No Hope. Une flaque de sang qui s'épanche sur le trottoir dans l'anonymat d'une rue, du sang qui s'écoule le long d’une poignée dans la froideur d'une salle de bain, une tache de sang dans le fauteuil du salon, un verre de whisky à terre, une âme partie vers un autre ciel. Je détourne le regard. Pour celui d'une rose. Axl au chant, elle au regard. Son sourire qui me hante. Sa vie tourbillonne, comme le piment dans un chili, comme les glaçons dans un verre vide. Je me sers un bourbon. Elle redemande un apple cider. Nos regards se mélangent. Elle a sa vie, maintenant à NY ou ailleurs. Je reste dans la poussière de mon ranch. Elle me parle de sa vie d'avant, de celle de maintenant, de son prof, de Jeff son cancéreux disparu. Elle a pris quelques grammes, son anorexie est derrière elle. Sic... Je me mettrai bien derrière elle aussi, mais pas sûr que mon regard ne l'intéresse. Trop triste, sujet inconnu. Elle a la force de continuer à vivre, je tente de survivre de loin, enfilant les bouquins comme autant de bouteilles de whisky vides. J'enchaîne les romans de Loulou. J'adore son prénom. J'adore son regard. J'adore son sourire. Mais ce que j'adore le plus, c'est sa plume. Sans concession. D'une profonde tristesse qui ne m'est pas étrangère. Quelle putain d'écriture, quelle putain de femme. Il pleut. Je regarde l'eau s'écouler sur la fenêtre de ma vie. Les larmes de Loulou sont les miennes. Sa rage lui appartient comme mon verre vide à moi. Ou mes émotions. Loulou, ses mots, mes maux, se mélangent, s'envolent comme les pétales d'une rose qu'une bourrasque de vent aurait défleurie. Loulou, je l'aime... « La tristesse est une prison. »
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  • juliettemoro Posté le 17 Juillet 2019
    Genial ! J’ai adorée !
  • annemariesomers990 Posté le 31 Mars 2019
    Histoire agréable à lire, j'ai passé un bon moment de détente
  • Enell Posté le 3 Mars 2019
    Hope est la suite de Bianca, premier roman de Loulou Robert. Bianca est partie vivre à New York pour se reconstruire auprès de son père. New-York, la ville de tous les possibles, les pires comme les meilleurs. Pendant longtemps, Bianca connaîtra les pires. Ce roman nous permet d’entrer dans le milieu interlope newyorkais. Loulou Robert connaît bien la ville, cela se sent. Elle a beaucoup d’empathie pour Bianca dot elle décrit puissamment les forces et les faiblesses, les espoirs et la désespérance. Je regrette un peu que la ville efface un peu Bianca qui a perdu de sa révolte et de son acuité pour observer ceux qui l’entoure. Mais l’intrigue est juste et puissante, j’ai donc eu beaucoup de plaisir à suivre Bianca dans ce nouvel opus.

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