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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350871455
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 124
Format : 142 x 207 mm

Le joli mois de mai

Date de parution : 19/08/2010

Drôle de chasse.

Aimé et Martial sont les hommes à tout faire d’une vaste propriété qui accueille chaque week-end, dans ses chambres d’hôtes, des citadins venus chasser. Un mois plus tôt, Martial a retrouvé dans les bois, Louis Yoke, le maître de maison, mort d’une balle dans la gorge. Le défunt a...

Aimé et Martial sont les hommes à tout faire d’une vaste propriété qui accueille chaque week-end, dans ses chambres d’hôtes, des citadins venus chasser. Un mois plus tôt, Martial a retrouvé dans les bois, Louis Yoke, le maître de maison, mort d’une balle dans la gorge. Le défunt a laissé un testament par lequel il lègue à cinq de ses anciens clients chasseurs l’ensemble de ses biens.
Le roman débute à la tombée de la nuit alors que débarquent les cinq héritiers : un inspecteur à la retraite, un couple que l’avarice rend fous, un militaire très discret et un tenancier de bordel homosexuel. Sans l’ombre d’une pensée pour le défunt, dans un égoïsme crasse, en silence, avidement, on attend le notaire.
Qui ne viendra jamais.

Incidemment, Aimé dévoile l’histoire de Louis Yoke – dit Monsieur Louis - et de ces faux héritiers qu’il a, en réalité, lui-même convoqués. Tous ont croisé la même femme, Lucette, à une époque de leur vie. Tous l’ont presque oubliée. Tous l’ont fait souffrir, parfois sans même s’en rendre compte, jusqu’à la mort. C’est sa propre mère que venge Aimé. Ses crimes, invisibles, égrènent le roman qui débute entre chien et loup, à l’heure où il ne fait ni jour ni nuit, où l’on ne peut distinguer si c’est ce sont des chiens ou des loups qui arrivent au loin.
Émilie de Turckheim sème indices et embûches avec l’efficacité d’un maître du suspense.

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EAN : 9782350871455
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 124
Format : 142 x 207 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marie504 Posté le 14 Novembre 2019
    Cette lecture m'a été conseillée par mon conjoint qui l'a bien appréciée. J'ai également beaucoup apprécié ce huis-clos. Le style peut surprendre au premier abord. Le narrateur est un homme naïf et le style employé est simple et parlé. Cinq personnes sont convoquées en tant que héritiers de Monsieur Louis qui vient de décéder. Ce dernier laisse ses biens (maison, forêt et élevage de porc) à cinq clients qui venaient chasser sur ses terres, clients tous très particuliers. Ils sont accueillis par Aimé, le valet de pied, et son acolyte, Mathias, défiguré suite à un accès de folie de Monsieur Louis. Le notaire est sensé venir les rencontrer le lendemain matin. Au fur et à mesure, le narrateur révèle des informations sordides sur ses origines et sur la jeunesse de sa mère, Lucette, baptisée Pipette par Louis. Et on comprend peu à peu le contexte et l'objet réel de ces convocations. L'humour de ce livre est grinçant, mais on passe un agréable moment en compagnie de ces personnages tous plus singuliers les uns que les autres.
  • penepuce Posté le 9 Juillet 2019
    Quel talent ! Emilie nous emmène dans un huit-clos très drôle. On découvre l'histoire et les sous-entendus page après page avec un final de toute beauté. Je recommande.
  • Marech20 Posté le 2 Février 2019
    Un court roman, pas forcément évident à lire du fait du style, très oral, et des personnages pas forcément amicaux. On se doute que ce qui se passe n'est pas anodin...et ne ressemble pas à ce que cela semble être. Et la chute le prouve, tout s'explique, tout s'imbrique, tous avaient une bonne raison d'être là, et d'y rester...
  • redmary Posté le 13 Février 2018
    Monsieur Louis vient de mourir d'un coup de fusil. Sans héritiers, ses deux employés de maison sont chargés d'accueillir cinq anciens clients qui bénéficient de la succession selon le testament...douteux du défunt. Les invités arrivent et doivent se faire aux bizarreries des deux employés, l'un étant hostile et handicapé physique et mental, l'autre, Aimé, semblant plus accessible... Jusqu'à ce que, un par un, les invités succombent ou disparaissent. Le lecteur ne peut se détacher de cette histoire qui en cache d'autres, tout en se régalant de l'atmosphère noire et cynique à souhait de ce roman un peu atypique :-)
  • AnneSophieMLPAP Posté le 27 Mars 2016
    M. Louis étant décédé, Aimé, son valet de pied, se voit attribuer la lourde tâche d’en informer ses cinq héritiers et de les loger dans l’attente du notaire. Aidé de Martial, son comparse plus âgé qui est totalement défiguré, ils vont tout préparer dans la maison de campagne de M. Louis, où ils vivent encore en compagnie du chat Grin en attendant de savoir ce que les futurs propriétaires feront d’eux. Ils se doivent d’accueillir au mieux leurs convives qui viennent de Paris et de ses alentours, et qui exercent dans des corps de métiers tous plus différents les uns que les autres. Cependant, tout ne va pas se dérouler comme prévu, loin de là, et il se pourrait bien qu’ils ne soient pas totalement en sécurité dans ce logis. Tout d’abord, il faut souligner l’originalité de la narration de l’ouvrage. En effet, Aimé s’adresse directement au lecteur, et le fait même participer par le biais de petites remarques comme « Je dois vous dire que », « Si vous voyez ce que je veux dire », ou encore « Je vous dirai plus tard pourquoi. » Nous avons donc l’impression d’avoir notre place dans le récit, et cela offre de... M. Louis étant décédé, Aimé, son valet de pied, se voit attribuer la lourde tâche d’en informer ses cinq héritiers et de les loger dans l’attente du notaire. Aidé de Martial, son comparse plus âgé qui est totalement défiguré, ils vont tout préparer dans la maison de campagne de M. Louis, où ils vivent encore en compagnie du chat Grin en attendant de savoir ce que les futurs propriétaires feront d’eux. Ils se doivent d’accueillir au mieux leurs convives qui viennent de Paris et de ses alentours, et qui exercent dans des corps de métiers tous plus différents les uns que les autres. Cependant, tout ne va pas se dérouler comme prévu, loin de là, et il se pourrait bien qu’ils ne soient pas totalement en sécurité dans ce logis. Tout d’abord, il faut souligner l’originalité de la narration de l’ouvrage. En effet, Aimé s’adresse directement au lecteur, et le fait même participer par le biais de petites remarques comme « Je dois vous dire que », « Si vous voyez ce que je veux dire », ou encore « Je vous dirai plus tard pourquoi. » Nous avons donc l’impression d’avoir notre place dans le récit, et cela offre de surcroît une certaine proximité avec Aimé, un personnage teinté d’humour pour lequel nous sommes tentés de prendre parti. Il nous relate les faits dans un français assez mal maîtrisé, qui m’a quelque peu déstabilisée au début de ma lecture. Il écrit par exemple : « Le premier qu’a descendu l’escalier c’est le policier qu’a pris sa retraite, mais qu’a gardé son air policier. » Cependant, je m’y suis assez rapidement habitué, et cette façon de parler fait finalement tout le charme d’Aimé. Le Joli Mois de mai est presque un huis clos, dans lequel Aimé va donc nous faire part de la venue des fameux héritiers qui n’attendent qu’une chose : que le testament ait été lu et exécuté afin de pouvoir repartir et passer à autre chose. En effet, lesdits invités ne semblent pas être extrêmement éprouvés par la mort de M. Louis, mais bien davantage intéressés par l’héritage à se partager. Aimé va entrecouper son récit de passages plus personnels, dans lequel il va se livrer au lecteur qui fait ici office de confident. Il parlera donc de Martial, pour lequel il fait preuve d’une réelle bienveillance, mais aussi de sa vie passée, lors de laquelle il fut entouré de M. Louis et de Lucette. Aimé pourrait parfois paraître un peu simple. En effet, de par ses remarques, on peut s’apercevoir qu’il est assez peu cultivé. C’est un homme de la terre, tout comme Martial, et tous deux surnomment les cinq Parisiens les têtes de chien. Néanmoins, une réelle humanité abonde de ses réflexions. Martial parle très peu et est plus effrayant qu’autre chose à cause de son apparence – et les invités feront à son propos des remarques abjectes –, mais cela n’empêche pas Aimé de s’occuper de lui et de le protéger. Quant à la fin du Joli Mois de mai, je la qualifierai ainsi : absolument inattendue !
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