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Le travail qui guérit

Plon
EAN : 9782259264976
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 132 x 201 mm
Le travail qui guérit
L'individu, l'entreprise, la société

Date de parution : 18/10/2018
Le psychiatre Jean-Michel Oughourlian s’est immergé dans les extraordinaires « usines apprenantes » de la Fondation Amipi où le travail guérit. L’entreprise est un lieu de production, c’est aussi un lieu où se fabrique l’être humain. 
Elles sont six, réparties entre Nantes, le Mans, Tours et Cholet. Six usines où sont fabriqués les système de câblages électriques équipant les voitures haut de gamme de PSA et Renault, entre autres. Leur particularité ? Tous leurs opérateurs (700 sur un effectif total de 830 personnes) sont des handicapés mentaux :... Elles sont six, réparties entre Nantes, le Mans, Tours et Cholet. Six usines où sont fabriqués les système de câblages électriques équipant les voitures haut de gamme de PSA et Renault, entre autres. Leur particularité ? Tous leurs opérateurs (700 sur un effectif total de 830 personnes) sont des handicapés mentaux : porteurs de trisomie 21, souffrant d’autisme, de schizophrénie, de retards cognitifs importants, etc.
Pourtant, ils travaillent tous. Ils ont un salaire, des contraintes (les horaires, le rendement, la qualité), en somme une vie professionnelle (et personnelle) normale. Et un objectif : la réinsertion en milieu « classique » (usine, entrepôt, commerce…).
Le psychiatre Jean-Michel Oughourlian s’est immergé dans ces extraordinaires « usines apprenantes » de la Fondation Amipi – Bernard Vendre. Son constat ? « L’usine réussit là où la psychiatrie a échoué. A l’hôpital, beaucoup parmi ces opérateurs seraient des légumes. Là, ils progressent. »
C’est le travail qui guérit. L’entreprise est un lieu de production, c’est aussi un lieu où se fabrique l’être humain. Sa dimension n’est pas seulement financière : elle est aussi sociologique.
Qu’est-ce que l’intelligence ? Comment le travail des mains peut-il agir sur les neurones et les synapses du cerveau ? Quel rôle tient le mimétisme dans la « normalisation » de ceux que l’on appelle handicapés ?
S’appuyant sur des études neurologiques, ce livre est d’abord un récit. L’histoire d’Angèle, d’Antoine ou de Jérémie qui, comme Bernard Vendre, eurent un jour droit à ce verdict terrible : « Débile il est, débile il restera. » Mais débiles, ils ne le sont plus…
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EAN : 9782259264976
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 144
Format : 132 x 201 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Eve-Yeshe Posté le 24 Avril 2019
    Quand j’ai vu ce livre sur NetGalley, je me suis dit qu’il était pour moi, car le sujet m’intéresse depuis longtemps (tout comme celui de l’arriération mentale sur lequel j’ai planché autrefois). L’auteur nous démontre, dans ce livre, l’importance du travail dans l’insertion des personnes atteintes de handicaps physiques et surtout mentaux, par différentes approches. En effet, que peut-on faire d’eux une fois qu’ils ont dépassé l’âge d’être en IMP. Il développe la notion de mimétisme, qui permet à chaque individu de construire son moi. Il cite au passage les grands Maîtres, Lacan, Henri Ey, et celui qui l’a vraiment inspiré : René Girard qui disait notamment : « Il postulait que tout désir humain est mimétique, suggéré par le désir de l’autre. Ici se situait, pour lui, le ressort de la violence, engendrée par la convoitise d’un même objet. » Il nous parle également des neurones miroirs qui s’activent lors de la compréhension de l’action qui se déroule devant nous. Une fois établi le processus, il faut passer de l’hôpital psychiatrique à ce que l’auteur appelle « l’usine apprenante », car il faut sortir l’individu de son isolement, sinon il y perdra sa vie. Pour cela, il préconise la démarche initiatique, en gros, la... Quand j’ai vu ce livre sur NetGalley, je me suis dit qu’il était pour moi, car le sujet m’intéresse depuis longtemps (tout comme celui de l’arriération mentale sur lequel j’ai planché autrefois). L’auteur nous démontre, dans ce livre, l’importance du travail dans l’insertion des personnes atteintes de handicaps physiques et surtout mentaux, par différentes approches. En effet, que peut-on faire d’eux une fois qu’ils ont dépassé l’âge d’être en IMP. Il développe la notion de mimétisme, qui permet à chaque individu de construire son moi. Il cite au passage les grands Maîtres, Lacan, Henri Ey, et celui qui l’a vraiment inspiré : René Girard qui disait notamment : « Il postulait que tout désir humain est mimétique, suggéré par le désir de l’autre. Ici se situait, pour lui, le ressort de la violence, engendrée par la convoitise d’un même objet. » Il nous parle également des neurones miroirs qui s’activent lors de la compréhension de l’action qui se déroule devant nous. Une fois établi le processus, il faut passer de l’hôpital psychiatrique à ce que l’auteur appelle « l’usine apprenante », car il faut sortir l’individu de son isolement, sinon il y perdra sa vie. Pour cela, il préconise la démarche initiatique, en gros, la transmission du maître au disciple, à l’instar des compagnons. « On apprend en travaillant et on travaille en apprenant ». C’est ce qui est utilisé dans le cadre des AMIPI (Association d’aide matérielle et intellectuelle aux personnes inadaptées). Les personnes ainsi réinsérées, dans les usines apprenantes, montrent qu’ils sont capables d’exécuter des tâches parfois compliquées, dans l’électronique, par exemple car ils sont motivés par le désir de bien faire, parfois par leur côté perfectionniste, et peuvent, si on leur fait confiance, diriger des équipes car la hiérarchie est importante. Mais dans notre XXIe siècle, ce discours heurte certains car on pense hélas plus aux loisirs, au temps libre qu’au travail, en oubliant un peu vite que le chômage implique une perte de m’estime de soi. En se basant sur les enfants enfermés dans les orphelinats en Roumanie, à l’époque de Ceausescu, l’auteur a montré que ces enfants avaient des cerveaux atrophiés à l’IRM mais qu’il y avait une capacité de résilience des neurones, si on entrait en relation avec eux. Il faut donc de l’humain, « Mais il est vrai que, dans notre société, l’humain tend à disparaître. » L’auteur insiste également sur une dérive possible du mimétisme : la rivalité qui peut survenir entre les personnes de l’équipe, les jalousies possibles, certains pouvant tout faire pour interdire à l’autre de progresser, car il risquerait de la dépasser. Il développe d’autres notions : le goût de l’effort, l’inter individualité, la normalisation par le travail, mais aussi le risque encouru par l’être humain s’il cesse de fabriquer, construire, travailler, ce qu’il exprime par cette phrase : « S’il ne fabrique plus, l’être humain cessera de se fabriquer. S’il cesse de tailler des pierres, sa propre pierre intérieure restera en jachère. » ou encore : « Travailler permet d’être quelque chose au lieu de n’être rien ». Jean-Michel Oughourlian nous propose dans ce livre le travail considérable qu’il a fait pour permettre à ces personnes de vivre une vie la plus normale possible, en mettant en avant leurs possibilités, leurs richesses, ce qu’ils peuvent apporter à notre société. Combat d’une vie, davantage que travail, d’ailleurs. Je précise qu’il est l’auteur, d’un autre ouvrage, plus connu du public : « Le troisième cerveau ». Je suis admirative et de ce fait, j’ai eu énormément de mal à rédiger cette critique qui m’a pris presque deux mois et risque de s’avérer dithyrambique et difficile à lire pour ceux qui vont la lire. J’ai abordé les thèmes qui m’ont le plus intéressée, car chaque chapitre est en lui-même une mine d’informations et de réflexions. Un grand merci à NetGalley et aux éditions Plon qui m’ont permis de le découvrir.
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  • Cannetille Posté le 14 Mars 2019
    Jean-Michel Oughourlian est un psychiatre renommé pour ses travaux de recherche sur la mimétique et pour son engagement contre l'exclusion, notamment celle résultant de maladies handicapantes. Il approuve et soutient ici l'expérience concluante de l'Association AMIPI, qui réussit à rendre à une vie normale des personnes handicapées mentales, en les intégrant dans ses "usines apprenantes". De la même façon que c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en leur rendant la confiance en eux et en les plaçant en situation d'apprentissage progressif basé sur la mimétique, que ces usines parviennent à faire progresser et à rendre autonomes des personnes jusqu'alors exclues et reléguées en milieu psychiatrique. Au-delà du plaidoyer pour le développement de telles initiatives dans la lutte contre le handicap et l'exclusion, cet ouvrage est aussi une réflexion sur l'avenir de notre société : le développement de l'intelligence artificielle ne va-t-il pas exclure un grand nombre d'êtres humains du travail, donc des apprentissages structurants qui permettent à tout un chacun de développer son intelligence et son identité ? Selon l'auteur, la notion de handicap se confond avec celle de l'exclusion : tandis que l'intégration fait d'une personne dite handicapée quelqu'un d'ordinaire, toute exclusion fait d'une personne dite normale une... Jean-Michel Oughourlian est un psychiatre renommé pour ses travaux de recherche sur la mimétique et pour son engagement contre l'exclusion, notamment celle résultant de maladies handicapantes. Il approuve et soutient ici l'expérience concluante de l'Association AMIPI, qui réussit à rendre à une vie normale des personnes handicapées mentales, en les intégrant dans ses "usines apprenantes". De la même façon que c'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est en leur rendant la confiance en eux et en les plaçant en situation d'apprentissage progressif basé sur la mimétique, que ces usines parviennent à faire progresser et à rendre autonomes des personnes jusqu'alors exclues et reléguées en milieu psychiatrique. Au-delà du plaidoyer pour le développement de telles initiatives dans la lutte contre le handicap et l'exclusion, cet ouvrage est aussi une réflexion sur l'avenir de notre société : le développement de l'intelligence artificielle ne va-t-il pas exclure un grand nombre d'êtres humains du travail, donc des apprentissages structurants qui permettent à tout un chacun de développer son intelligence et son identité ? Selon l'auteur, la notion de handicap se confond avec celle de l'exclusion : tandis que l'intégration fait d'une personne dite handicapée quelqu'un d'ordinaire, toute exclusion fait d'une personne dite normale une sorte de handicapé pour la société. A lire et à diffuser autour de soi pour contribuer à changer le regard sur le handicap, et peut-être aussi, sur le travail.
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