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Robert Laffont
EAN : 9782221202210
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 1 x 215 mm

L'Espérance d'un baiser

Le témoignage de l'un des derniers survivants d'Auschwitz

Date de parution : 21/09/2017

 

« Dans cet univers de négation, la force de l’espérance a été ma source de survie. »
Raphaël a 18 ans lorsqu’il s’engage dans la Résistance. Le 8 janvier 1944, il est arrêté, torturé et emprisonné, avant d’être transféré au camp de Drancy. Il y croise une jeune femme, Liliane...

« Dans cet univers de négation, la force de l’espérance a été ma source de survie. »
Raphaël a 18 ans lorsqu’il s’engage dans la Résistance. Le 8 janvier 1944, il est arrêté, torturé et emprisonné, avant d’être transféré au camp de Drancy. Il y croise une jeune femme, Liliane Badour, dont il tombe amoureux.
À l’arrivée à Auschwitz, après la « sélection », il est désigné pour le travail forcé tandis que Liliane entre au camp de Birkenau. Alors que tout est organisé autour de la disparition systématique de la vie, Raphaël nourrit l’espoir de revoir Liliane. Avec l’aide d’autres prisonniers, il parvient à lui écrire et tente de la sauver.
Plus d’une fois, Raphaël est miraculeusement épargné : il échappe à la chambre à gaz, à la pendaison après une évasion manquée, il survit aux marches et aux trains de la mort.
À sa libération, il part à la recherche de Liliane. 

« Là-bas, nous disions que si quelques-uns s’en sortaient, notre seul devoir serait de raconter. Par respect pour les morts et pour le bien de la société. » Simone Veil.

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EAN : 9782221202210
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanashi Posté le 14 Avril 2020
    Encore un témoignage sur la Shoah qui est bouleversant. Encore un vécu différent, mais pas moins atroce, dans cet enfer. J'ai été émue par l'écriture simple et efficace. Mais comment ne pas l'être ? J'ai également apprécié les premiers chapitres, où l'auteur décrit ses origines, les brassages de populations et la vie quotidienne à la fin du XIXe et au début du XXe. Une époque qui me fascine... Le chapitre sur le retour des camps, le retour à la vie, les combats administratifs pour se faire reconnaître, les relents de xénophobie restant (et ce malgré 60 millions de morts..) est tout aussi poignant. Un livre difficile et passionnant. A lire et relire. A partager sans limite, pour un devoir de mémoire toujours plus nécessaire. Surtout en cette année 2020...
  • Cancie Posté le 28 Avril 2019
    Raphaël Esrail est né en Turquie, en 1925, dans une famille juive qui émigre en France et s’installe à Lyon l’année suivante. Adolescent, il est très attentif à l’actualité et entre aux Éclaireurs Israélites de France. Cette organisation tente d’aider au mieux les Juifs étrangers réfugiés dans les camps situés à la fois en zone occupée comme en zone libre, en leur préparant des colis. Élève ingénieur à l’École Centrale de Lyon, il sera ensuite recruté par la Résistance juive pour la confection de faux papiers. Il va continuer sa double vie d’étudiant et de faussaire jusqu’au 8 janvier 1944 où il est arrêté en se rendant au laboratoire de faux papiers. Emprisonné à Montluc, il est torturé mais ne parle pas. Le 25 janvier, il est transféré avec une cinquantaine de Juifs, dans un camion militaire allemand bâché, jusqu’au camp de Drancy. C’est durant les six jours de son passage à Drancy qu’il fait connaissance avec Liliane, sa future femme. Le 3 février, c’est le départ dans un convoi de déportation qui durera trois jours et dont le terminus est Auschwitz pour lui et Birkenau, pour elle. Ils arriveront à y survivre onze mois avec l’espoir chevillé au corps de se revoir. C’est... Raphaël Esrail est né en Turquie, en 1925, dans une famille juive qui émigre en France et s’installe à Lyon l’année suivante. Adolescent, il est très attentif à l’actualité et entre aux Éclaireurs Israélites de France. Cette organisation tente d’aider au mieux les Juifs étrangers réfugiés dans les camps situés à la fois en zone occupée comme en zone libre, en leur préparant des colis. Élève ingénieur à l’École Centrale de Lyon, il sera ensuite recruté par la Résistance juive pour la confection de faux papiers. Il va continuer sa double vie d’étudiant et de faussaire jusqu’au 8 janvier 1944 où il est arrêté en se rendant au laboratoire de faux papiers. Emprisonné à Montluc, il est torturé mais ne parle pas. Le 25 janvier, il est transféré avec une cinquantaine de Juifs, dans un camion militaire allemand bâché, jusqu’au camp de Drancy. C’est durant les six jours de son passage à Drancy qu’il fait connaissance avec Liliane, sa future femme. Le 3 février, c’est le départ dans un convoi de déportation qui durera trois jours et dont le terminus est Auschwitz pour lui et Birkenau, pour elle. Ils arriveront à y survivre onze mois avec l’espoir chevillé au corps de se revoir. C’est à l’âge de 91 ans qu’il décide d’écrire son témoignage, sa petite-fille, Aurélie (33 ans), le poussant à le faire depuis bien des années. Président de l’Union des déportés d’Auschwitz, Raphaël Esrail qui a connu toute l’horreur de cette guerre, un des derniers survivants des camps de concentration et d’extermination le plus tristement célèbre, nous livre, dans L’espérance d’un baiser, un témoignage personnel indispensable. Ce récit nous relate une réalité d’une cruauté et d’une violence inouïes où la mort est omniprésente et peut s’abattre à chaque instant. Dans la première partie du livre, l’auteur décrit avec pudeur et justesse, sans aucun pathos, les épouvantables conditions de vie à Auschwitz et à Birkenau. Pour survivre à la faim et au froid, aux coups, à la maladie, bref aux conditions horribles et insoutenables, il fallait une force physique et une force mentale hors du commun : « C’était un abattoir humain, une usine de mort à la cadence inimaginable. » Le fait d’avoir été pris parce qu’il était résistant l’a aidé, dit-il, à titre personnel. Il savait pourquoi il était là. Ceux qui étaient pris uniquement parce qu’ils étaient juifs ne pouvaient pas comprendre. Raphaël Esrail raconte ensuite la fin des camps et le difficile retour à la réalité. C’est la vague négationniste de la fin des années soixante-dix qui lui fait prendre conscience de la fragilité, dans le « grand public », des connaissances de la réalité de la déportation et de l’assassinat des Juifs. En 1988, prenant sa retraite d’ingénieur, il retourne se bagarrer, non pas pour raconter son propre martyre, mais pour le devoir de mémoire : « celle, glorieuse, des Résistants, et celle, douloureuse, des Juifs. » Pour cela, il témoigne auprès des jeunes, contribue à la formation d’enseignants en organisant des voyages à Auschwitz et par des publications comme le DVD-Rom « Mémoire Demain ». Il faut continuer inlassablement la transmission de la mémoire de la Shoah pour qu’il n’y ait plus jamais ça ! Au vu de ce qui se passe dans le monde actuel, il est plus que jamais indispensable d’être vigilant si l’on ne veut pas revivre un tel enfer. Le respect et la tolérance de l’autre sont deux valeurs fondamentales si l’on veut vivre en paix et libres ! L’espérance d’un baiser est un livre poignant à lire absolument !
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  • helene6467 Posté le 11 Février 2019
    A lire pour ne pas oublier. L'auteur nous livre avec réalisme son engagement dans la résistance, son arrestation et sa déportation vers les camps de la mort. Sa rencontre à Drancy avec Liliane Badour entretiendra sa flamme de l'espoir dans l'enfer d'Auschwitz. Dans la dernière partie, l'auteur nous explique la difficile reconstruction psychologique et matérielle pour les survivants et mène une réflexion sur le devoir de mémoire.
  • prune42 Posté le 24 Avril 2018
    Raphaël Esrail a 18 ans en janvier 1944 lorsqu'il est arrêté à Lyon pour fabrique de faux papiers. Torturé à la prison de Montluc puis transféré à Drancy, il rencontre une jeune fille, Liliane Badour, dont il tombe amoureux. Raphaël est déporté à Auschwitz, Liliane à Birkenau mais il ne cessera jamais de tenter de la voir et de lui écrire des petits messages. Raphaël connaît au camp l'épuisement, la faim lancinante, la maladie, les traitements inhumains mais avec quelques camarades, ils se soutiennent dans les pires moments. Liliane connaît sensiblement le même sort à Birkenau et échappe plusieurs fois de peu aux Sélections. En janvier 1945, Auschwitz est évacué, ce sont les Marches de la Mort pour fuir l'avancée des Russes. Transférés à Dachau jusqu'en avril, Raphaël et ses camarades sont libérés début mai. A son retour en France, le jeune homme cherche Liliane et la retrouve. Ensemble, ils vont apprendre à se reconstruire et ils témoignent notamment dans des établissements scolaires, pour faire connaître ce qui s'est passé. Je n'ai pas vu l'émission littéraire où a été invité Raphaël Esrail pour parler de son livre autobiographique mais lisant beaucoup de livres sur la Seconde Guerre Mondiale et les camps... Raphaël Esrail a 18 ans en janvier 1944 lorsqu'il est arrêté à Lyon pour fabrique de faux papiers. Torturé à la prison de Montluc puis transféré à Drancy, il rencontre une jeune fille, Liliane Badour, dont il tombe amoureux. Raphaël est déporté à Auschwitz, Liliane à Birkenau mais il ne cessera jamais de tenter de la voir et de lui écrire des petits messages. Raphaël connaît au camp l'épuisement, la faim lancinante, la maladie, les traitements inhumains mais avec quelques camarades, ils se soutiennent dans les pires moments. Liliane connaît sensiblement le même sort à Birkenau et échappe plusieurs fois de peu aux Sélections. En janvier 1945, Auschwitz est évacué, ce sont les Marches de la Mort pour fuir l'avancée des Russes. Transférés à Dachau jusqu'en avril, Raphaël et ses camarades sont libérés début mai. A son retour en France, le jeune homme cherche Liliane et la retrouve. Ensemble, ils vont apprendre à se reconstruire et ils témoignent notamment dans des établissements scolaires, pour faire connaître ce qui s'est passé. Je n'ai pas vu l'émission littéraire où a été invité Raphaël Esrail pour parler de son livre autobiographique mais lisant beaucoup de livres sur la Seconde Guerre Mondiale et les camps de concentration, j'ai eu envie de découvrir celui-ci quand j'ai su de quoi il parlait. Ce témoignage est fort, il ne laisse pas indifférent, j'ai notamment apprécié toute la partie consacré aux camps de concentration. La 1ère partie sur les débuts de R. Esrail dans la Résistance et ses origines familiales m'a paru néanmoins un peu longue. La dernière partie du livre sur le devoir de mémoire et la transmission aux générations futures est intéressante, l'auteur nous invite à ne pas faire d'amalgame entre les Nazis et les Allemands et à ne pas oublier. J'ai vu hier soir un documentaire à la télé intitulé "Je reviendrai" sur un rescapé des camps de la mort, Zysman Wenig, je l'ai trouvé bien fait et cela correspond vraiment à ce qu'écrit Raphaël Esrail sur Auschwitz, tous deux ont vécu quasiment les mêmes expériences. J'ai noté aussi grâce à ma lecture quelques titres de DVD sur le sujet et un autre témoignage, "Ginette Kolinka, une famille française dans l'histoire" qui a vécu aussi cette période et témoigné sur son expérience de déportée.
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  • cdisaintemarguerite Posté le 19 Décembre 2017
    Ce livre est le témoignage édifiant d'un des derniers rescapés de l'holocauste et du camp d'Auschwitz. L'auteur de ce livre raconte avec justesse, pudeur, ce qu'il a vécu. Quelle grandeur d'esprit ! L'émotion est palpable à chaque page. Ce livre est à mettre entre toutes les mains!!! Philippe Dumoulin
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