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            Parce que les tatouages sont notre histoire

            Robert Laffont
            EAN : 9782221216781
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 176
            Format : 1 x 215 mm
            Parce que les tatouages sont notre histoire

            Date de parution : 03/01/2019

            « Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu’on ne sera plus et ce que l’on devient. Et dans ce genre d’acte, il y...

            « Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu’on ne sera plus et ce que l’on devient. Et dans ce genre d’acte, il y a toujours du vivant et du mort, le présent et le passé. Toutes les histoires sont vraies, tous les personnages ont existé et existent. Ils se font tous écho, réveillent leurs tatouages ensemble. C’est un livre qui ne ment pas car il rend hommage au relief de la chair et convoque nos ressources dormantes. »
            Héloïse Guay de Bellissen, dont le corps revêt de nombreux dessins et inscriptions, s’interroge en écrivain sur la signification, l’esthétique, la portée du tatouage. Dans le salon de son mari tatoueur, elle assiste à des scènes drôles, bouleversantes, intrigantes, qu’elle mêle ici à ses propres expériences et à d’autres histoires ou légendes provenant de tous les coins du monde et de toutes les époques… Pour creuser le sens de ce geste ancestral qu’est le tatouage, Héloïse Guay de Bellissen donne aussi la parole à la peau, à la cicatrice, au symbole… Son texte pénètre le corps et l’esprit comme une musique, tour à tour douce et tranchante, capable de nous emmener dans les recoins les plus sombres et mystérieux de l’écriture, pour d’un coup s’envoler avec légèreté vers la beauté.

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            EAN : 9782221216781
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 176
            Format : 1 x 215 mm

            Ils en parlent

            « Les tatouages fascinent, font peur, intriguent, donnent envie. Que ce soit pour les non tatoués ou les encres, le regard est attiré par ces marques sur la peau, à essayer de savoir l'histoire qui se cache derrière. Héloïse Guay de Bellissen nous en dévoile quelques-unes dans son nouveau livre. Par une écriture toute en délicatesse et pudeur, l'auteure donne la parole à ceux et celles qui ont un jour décidé de marquer leur peau, de se l'approprier ainsi pour se ré-approprier leur histoire. »
            Isabelle Verlingue / PAGE DES LIBRAIRES

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Bookworm84 Posté le 3 Août 2019
              Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop... Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop douloureuse. Celui pour faire la paix avec soi, avec son corps. Celui pour se souvenir. Celui pour se cacher. Celui qui revêt la forme d’un rite d’initation. Celui qui donne l’appartenance à une famille. Il y a même l’erreur de jeunesse. Et d’autres encore. Tant de raisons pour vouloir graver dans sa peau un dessin indélébile, tant de symboles, d’émotions, d’histoires qui se dissimulent derrière ces méandres d’encre. Héloïse Guay de Bellissen explore nombreux de ces chemins qui conduisent au tatouage, dévoilant même certains des siens. Elle donne aussi la parole à la peau, cet épiderme malmené pour y faire pénétrer l’encre, y graver un motif. Mais aussi à divers éléments, plus ou moins abstraits. Autant de voix, autant de récits qui font de ce roman un livre qui entre en résonance, en particulier lorsque l’on a soi-même, déjà, franchi le pas du tatouage. Ce livre est un coup de coeur pour moi, une lecture qui ne m’a pas du tout laissée indifférente, surtout alors que je suis dans une longue période de réflexion pour un second tatouage. C’est un livre écrit par une autrice qui, en plus de savoir de quoi elle parle, a le talent pour rendre avec justesse l’éventail des raisons qui peuvent pousser à être tatoué, l’éventail des émotions humaines qui émanent de ces motifs. Elle évoque aussi ses propres sentiments, toujours avec une très belle plume. Et pour terminer cette chronique, je vous laisse avec un extrait de l’introduction qui m’a emportée d’office : "Se tatouer, c’est aussi profond, même lorsque cela devient une erreur de jeunesse, que d’entamer l’écriture d’un livre. Les deux sont intimes, c’est à l’intérieur et ça doit se terminer en dehors."
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            • Bookworm84 Posté le 3 Août 2019
              Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop... Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop douloureuse. Celui pour faire la paix avec soi, avec son corps. Celui pour se souvenir. Celui pour se cacher. Celui qui revêt la forme d’un rite d’initation. Celui qui donne l’appartenance à une famille. Il y a même l’erreur de jeunesse. Et d’autres encore. Tant de raisons pour vouloir graver dans sa peau un dessin indélébile, tant de symboles, d’émotions, d’histoires qui se dissimulent derrière ces méandres d’encre. Héloïse Guay de Bellissen explore nombreux de ces chemins qui conduisent au tatouage, dévoilant même certains des siens. Elle donne aussi la parole à la peau, cet épiderme malmené pour y faire pénétrer l’encre, y graver un motif. Mais aussi à divers éléments, plus ou moins abstraits. Autant de voix, autant de récits qui font de ce roman un livre qui entre en résonance, en particulier lorsque l’on a soi-même, déjà, franchi le pas du tatouage. Ce livre est un coup de coeur pour moi, une lecture qui ne m’a pas du tout laissée indifférente, surtout alors que je suis dans une longue période de réflexion pour un second tatouage. C’est un livre écrit par une autrice qui, en plus de savoir de quoi elle parle, a le talent pour rendre avec justesse l’éventail des raisons qui peuvent pousser à être tatoué, l’éventail des émotions humaines qui émanent de ces motifs. Elle évoque aussi ses propres sentiments, toujours avec une très belle plume. Et pour terminer cette chronique, je vous laisse avec un extrait de l’introduction qui m’a emportée d’office : "Se tatouer, c’est aussi profond, même lorsque cela devient une erreur de jeunesse, que d’entamer l’écriture d’un livre. Les deux sont intimes, c’est à l’intérieur et ça doit se terminer en dehors."
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            • Apoapo Posté le 2 Juillet 2019
              Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon,... Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon, Couper, S'écrire, se déroulent (sauf le dernier) trois récits qui s'emboîtent et se font écho de façon diablement sagace : l'un, autobiographique, qui retrace l'histoire des tatouages réalisés sur le corps de l'auteure – avec un petit clin d’œil dédicatoire à sa mère grièvement malade – ; le deuxième, contemporain, tiré de la mise en forme littéraire des observations et des conversations avec certains clients, nommés, du mari de l'auteure, tatoueur de son métier ; le troisième, historique, avec l'indication du lieu, de la date et de la circonstance, qui narre une histoire ancienne de tatouage ou un événement s'y rapportant. En général le premier récit est écrit en italiques, et, pour compliquer encore sa structure, il se présente parfois comme une série de textes proférés par des personnages imaginaires ou abstraits, ex. : « le sentiment amoureux », « l'arbre », « le corps marqué »..., et comporte quelquefois de citations. L'auteure se réfère à elle-même comme « la fille-livre ». Dans les trois récits de chaque chapitre, les techniques narratives utilisées sont, pour la plupart, celles de la nouvelle, avec tout ce qu'elle implique d'ellipses, de concision, de soin pour une chute inopinée et surprenante. Les premiers chapitres, peut-être à cause de l'effet de surprise, peut-être par l'urgence que l'auteure avait à les raconter, m'ont semblé à la fois renfermer des histoires plus intéressantes – celles que l'auteure cite aussi dans une vidéo de présentation du livre – et avoir été mieux construites dans le jeu perspicace de renvois entre les récits dont je parlais. Mais le livre se lit rapidement et l'intérêt ne se distend pas. En le refermant, un tableau très vaste et multiforme émerge des implications psychologiques, des références esthétiques, historiques, culturelles ainsi que de certaines motivations qui animent cette pratique culturelle devenue récemment banalisée. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la photo de couverture, représentant Olive Oatman en 1863, dont l'histoire est aussi contée dans le chapitre « Être marqué » : le regard profond et intelligent de cette jeune fille en coiffure et habits victoriens, avec son menton tatoué, de par le contraste entre un classicisme certain et un unique élément disruptif dans ses traits, entre en résonance, emblématiquement, avec le style du livre.
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            • Apoapo Posté le 2 Juillet 2019
              Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon,... Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon, Couper, S'écrire, se déroulent (sauf le dernier) trois récits qui s'emboîtent et se font écho de façon diablement sagace : l'un, autobiographique, qui retrace l'histoire des tatouages réalisés sur le corps de l'auteure – avec un petit clin d’œil dédicatoire à sa mère grièvement malade – ; le deuxième, contemporain, tiré de la mise en forme littéraire des observations et des conversations avec certains clients, nommés, du mari de l'auteure, tatoueur de son métier ; le troisième, historique, avec l'indication du lieu, de la date et de la circonstance, qui narre une histoire ancienne de tatouage ou un événement s'y rapportant. En général le premier récit est écrit en italiques, et, pour compliquer encore sa structure, il se présente parfois comme une série de textes proférés par des personnages imaginaires ou abstraits, ex. : « le sentiment amoureux », « l'arbre », « le corps marqué »..., et comporte quelquefois de citations. L'auteure se réfère à elle-même comme « la fille-livre ». Dans les trois récits de chaque chapitre, les techniques narratives utilisées sont, pour la plupart, celles de la nouvelle, avec tout ce qu'elle implique d'ellipses, de concision, de soin pour une chute inopinée et surprenante. Les premiers chapitres, peut-être à cause de l'effet de surprise, peut-être par l'urgence que l'auteure avait à les raconter, m'ont semblé à la fois renfermer des histoires plus intéressantes – celles que l'auteure cite aussi dans une vidéo de présentation du livre – et avoir été mieux construites dans le jeu perspicace de renvois entre les récits dont je parlais. Mais le livre se lit rapidement et l'intérêt ne se distend pas. En le refermant, un tableau très vaste et multiforme émerge des implications psychologiques, des références esthétiques, historiques, culturelles ainsi que de certaines motivations qui animent cette pratique culturelle devenue récemment banalisée. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la photo de couverture, représentant Olive Oatman en 1863, dont l'histoire est aussi contée dans le chapitre « Être marqué » : le regard profond et intelligent de cette jeune fille en coiffure et habits victoriens, avec son menton tatoué, de par le contraste entre un classicisme certain et un unique élément disruptif dans ses traits, entre en résonance, emblématiquement, avec le style du livre.
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            • corally4 Posté le 30 Mai 2019
              Belle découverte que cet ouvrage qui m’a appris beaucoup sur les tatouages. En fait je n’aime pas vraiment les tatouages, parfois cela m’agresse, et me mets mal à l’aise quand je vois des personnes des deux sexes couverts de dessins. Je n’en comprends pas la raison dans notre société, alors que je ne suis pas choquée pas les scarifications de certaines peuplades. Et pourtant, c’est identique. Grâce à » Parce les tatouages sont notre histoire », je vois mieux la signification, et l’enjeu. L’auteure nous conte avec délicatesse l’histoire de certains tatoués fréquentant le salon de son mari : l’oiseau de l’un, les étoiles d’une jeune fille, les fleurs, tous ont un passé, un but et une raison d’orner un bras ou un torse… certains disparaitront au profit d’un autre symbole car le « propriétaire » a changé de vie A toute époque, dans contrée, les tatouages ont existé, avec leur signification, et leur raison. Ce court récit bien conçu et écrit nous éclaire parfaitement. LISEZ-le vraiment.
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