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Nouveauté
Pour une archéologie de la Seconde Guerre mondiale
Collection : Sciences humaines
Date de parution : 06/10/2022
Éditeurs :
La Découverte
Nouveauté

Pour une archéologie de la Seconde Guerre mondiale

Collection : Sciences humaines
Date de parution : 06/10/2022
Après avoir raconté l’émergence et les évolutions récentes de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scientifique qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d’une histoire interdisciplinaire, Vincent... Après avoir raconté l’émergence et les évolutions récentes de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scientifique qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d’une histoire interdisciplinaire, Vincent Carpentier présente, dans une synthèse inédite, les grandes catégories de vestiges conservés ou mis au jour sur les théâtres de... Après avoir raconté l’émergence et les évolutions récentes de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, discipline scientifique qui met ses chercheurs et ses méthodes au service d’une histoire interdisciplinaire, Vincent Carpentier présente, dans une synthèse inédite, les grandes catégories de vestiges conservés ou mis au jour sur les théâtres de ce conflit majeur.
En premier lieu, il aborde les ouvrages défensifs ou logistiques – lignes fortifiées de l’Atlantique au Pacifique, aérodromes, bases de missiles, de U-Boote, abris, etc. –, dans lesquels le béton et l’acier occupent une place de choix. Puis il s’intéresse aux vestiges polymorphes des champs de bataille proprement dits, depuis les grains de sable d’Omaha Beach jusqu’aux épaves sous-marines, en passant par les théâtres d’affrontements ou le relèvement de corps de soldats. Enfin, il évoque les témoins matériels de la violence de masse, emblématique de cette guerre totale, à travers l’archéologie des destructions et les recherches dédiées aux camps d’internement, aux crimes de masse et à la Shoah.
Au fil de ce tour d’horizon international des traces matérielles de la Seconde Guerre mondiale et des réflexions qu’elles suscitent, Vincent Carpentier interroge les enjeux mémoriels ou idéologiques qui s’y rapportent, et souligne leur résonance avec une actualité marquée tant par les héritages géopolitiques du dernier grand conflit du XXe siècle que par la guerre qui fait rage aujourd’hui en Ukraine.
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EAN : 9782348055768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 154 x 240 mm
EAN : 9782348055768
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

Un panorama passionnant des thématiques, des méthodes et des questions éthiques inhérentes à ces recherches qui portent sur un passé non seulement récent, mais également marqué par une violence inédite. 
Alice Tillier-Chevallier / Archéologia
Que peuvent bien raconter les archéologues sur le monde contemporain,qui ne soit pas déjà abordé par les historiens ? À  cette question, Vincent Carpentier, spécialiste de l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale, offre une réponse passionnante.Son livre s’impose ainsi comme une synthèse approfondie sur les objets d’étude que sa discipline, toute nouvelle dans le paysage de la recherche, a fait émerger : les camps de prisonniers allemands en France (comme celui de La Glacerie, près de Cherbourg), les strates de guerre (matériaux et détritus issus des destructions consécutives aux bombardements et enfouis dans le sol), les restes d’édifices et de matériels de guerre (longtemps relégués au rang de vulgaires « pollutions »), des théâtres d’affrontement oubliés (îles de l’archipel des Palaos, dans le Pacifique, par exemple) ... Formidable mine d’informations, l’ouvrage soulève par ailleurs d’intéressantes réflexions sur la manière de gérer ce patrimoine souvent inesthétique. Magistral. ¦ 
Vincent Galvieux / Sciences et Avenir
Son ouvrage est donc un plaidoyer des plus convaincants pour une écriture originale et complémentaire de l’histoire « papier ». L’archéologie de la Seconde Guerre mondiale s’appuie sur des traces matérielles parfois inexplorées (20 000 épaves de bateaux et d’avions gisent le long des côtes françaises), délibérément dissimulées (scène du massacre de Katyn), transformées par le temps (forêt autour de Verdun), réemployées dans un but similaire (base sous-marine de Brest), conservées à titre d’exemple (dôme de Genbaku à Hiroshima), converties en musées(abri de défense passive devenu PC du colonel Roi-Tanguy à Paris) ou, ce que dénonce en conclusion l’auteur, sites aménagés en « lieux culturels hédonistes » (base sous-marine de Lorient). Cette étude témoigne de l’urgence de sauvegarder, du moins de documenter, ces traces.
L'Histoire